L'origine souvent méconnue du surnom de Jean-Paul Belmondo, "Bébel".

Il s'agit du surnom de l'acteur français Jean-Paul Belmondo, né le 9 avril 1933.

Contrairement à ce que pense la plupart des gens, "Bébel" n’est nullement - au départ - un diminutif de "Belmondo". Ses copains du Conservatoire (Michel Beaune, Bruno Cremer , Jean-Pierre Marielle, Jean-Pierre Mocky, Claude Rich, Jean Rochefort, Pierre Vernier, Annie Girardot, Françoise Fabian, excusez du peu !) l’appelaient en effet "Pépel" en référence à "Pépel Wasska", le clochard cambrioleur interprété par Jean Gabin dans "Les bas-fonds", réalisé en 1936 par Jean Renoir, d'après la pièce de 1902 de l'auteur dramatique russe Maxime Gorki... car Jean-Paul portait toujours le même pull !

Et ce n'est que par la suite que "Pépel" est devenu "Bébel"…

Jean-Paul Belmondo

Bébel est le fils de Paul Belmondo (1898-1982), un médailleur et sculpteur de renom d'origine piémontaise et sicilienne, né à Alger, et de Madeleine Rainaud-Richard (1901-1997) une artiste-peintre qui a rencontré son futur mari sur le banc de l'École nationale supérieure des beaux-arts.

Et il est le père de Paul Belmondo, né le 23 avril 1963, dont les carrières de pilote automobile et d'acteur n'ont pas notablement marqué les esprits, du moins à ma connaissance.

Producteur et directeur de théâtre, Jean-Paul Belmondo a alterné au début de sa carrière films populaires et films d'Art et Essai avant de pencher nettement pour la première catégorie.

Sa gouaille de titi parisien et ses cascades sans doublure contribuent à en faire rapidement l'une des plus grandes vedettes du cinéma français.

Champion incontesté du box-office au même titre que Louis de Funès et Alain Delon à la même époque, Jean-Paul Belmondo a attiré dans les salles, en cinquante ans de carrière, près de 130 millions de spectateurs. Et, entre 1969 et 1982, il a joué à quatre reprises dans les films les plus vus de l'année en France : "Le Cerveau" (1969), "Peur sur la ville" (1975), "L'Animal" (1977) et "L'As des as" (1982), égalant le record de Fernandel et n'étant dépassé sur ce point que par Louis de Funès.

Affiche du film français "l'animal" de Claude Zidi (1977)Affiche du film français "L'as des as" de Gérard Oury (1982)

Il a tourné sous la direction de grands réalisateurs français, tels que Alain Resnais, Louis Malle, Philippe de Broca, Henri Verneuil, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, François Truffaut, Claude Sautet, Jean-Pierre Melville, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Georges Lautner ou encore Gérard Oury, ainsi qu'avec quelques réalisateurs étrangers comme Vittorio De Sica, Mauro Bolognini ou Peter Brook.

Affiche du film français "À bout de souffle" de Jean-Luc Godard (1960)Affiche du film français "Un singe en hiver" de Henri Verneuil (1962)

Un grand nombre de ses films sont devenus des classiques du cinéma français, comme "À bout de souffle" (1960), "Léon Morin, prêtre" (1961), "Un singe en hiver" (1962), "Le Casse" (1971) ou "Le Professionnel" (1981).

Affiche du film français "Le casse" de Henri Verneuil (1971)Affiche du film français "Le profesionnel" de Georges Lautner (1981)

Ou encore - et personnellement je les adore - : "Borsalino" (1970) et "Le Magnifique" (1973).

Affiche du film français "Borsalino" de Jacques Deray (1970)Affiche du film français "Le magnifique" de Philippe de Broca (1973)

Ainsi que trois films sortis en 1964 : "Cent mille dollars au soleil" et "Week-end à Zuydcoote" de Henri Verneuil,et "L'homme de Rio" de Philippe de Broca.

Affiche du film français "Cent mille dollars au soleil" de Henri Verneuil (1964)Affiche du film français "Week-end à Zuydcoote" de Henri Verneuil (1964)

Quand on songe que deux autres films de Bébel sont sortis cette année là ("Échappement libre" de Jean Becker" et "La chasse à l'homme" d'Édouard Molinaro) !

Affiche du film français "Week-end à Zuydcoote" de Henri Verneuil (1964)Affiche du film français "L'homme de Rio" de Philippe de Broca (1964)

À partir du milieu des années 1980, ses films marquent le pas et attirent de moins en moins de spectateurs, tandis que la critique ne l'épargne pas. Il est moins présent au cinéma et se produit surtout au théâtre.

Jean-Paul Belmondo

Il obtient cependant en 1989 le César du meilleur acteur pour son rôle dans "Itinéraire d'un enfant gâté", une distinction qu'il refuse.

Affiche du film français "Itinéraire d'un enfant gâté" de Claude Lelouch (1988)

Depuis le début des années 2000, des problèmes de santé l'ont contraint à se retirer du cinéma et des planches, si l'on excepte "Un homme et son chien", sorti en 2009.

Affiche du film français "Un homme et son chien" de Francis Huster (2009)

Pour l'ensemble de sa carrière, il reçoit une Palme d'honneur au cours du festival de Cannes 2011 puis, lors de la cérémonie des Césars 2017, ainsi qu'un Lion d'or pour la carrière à la Mostra de Venise 2016.

Jean-Paul Belmondo

Jean-Paul Belmondo a été l'ami inséparable de l'acteur et réalisateur français Charles Gérard pendant plus de soixante-et-onze. Ils partageaient la même passion du sport, et notamment de la boxe et du tennis.Charles Gérard et Jean-Paul Belmondo : 71 annnées d'une amitié indéfectible

Et l'indéfectible complicité qui les unissaient remontait à leur rencontre à l’Avia Club, en 1948.

Source : wikipedia.org

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