"Anticonstitutionnellement".

Cet adverbe signifie "d'une manière anticonstitutionnelle, de façon contraire aux règles  constitutionnelles de l’organisation des pouvoirs publics d’un gouvernement".

Il est relativement célèbre car traditionnellement considéré ou réputé être le plus long mot de la langue française avec ses 25 lettres.

Il n'en est pourtant absolument rien puisque :

  • le mot "intergouvernementalisation" est plus long qu'"anticonstitutionnellement" (26 lettres),
  • ainsi que la forme conjuguée "anticonstitutionnalisassions", du verbe "anticonstitutionnaliser" (28 lettres),
  • enfin, il est possible d’en trouver d'encore plus longs, dès lors que l’on entre dans des domaines techniques, notamment en chimie, en médecine ou en physique, spécialement avec les noms autodescriptifs de molécules. Le record de longueur - avec 50 lettres ! - appartient ainsi à une molécule aux propriétés bactéricides nommée "diisobutylphénoxyéthoxyéthyldiméthylbenzylammonium".

Citons également, pour l'anecdote et en guise de conclusion, les trois noms de communes les plus longs de France, avec 38 lettres chacun :

  • "Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur" (70),
  • "Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont" (14),
  • et "Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson" (51).

Source : wikipedia.org

"Déclarer sa flamme".

  • On le sait, malheureusement, le législateur n'a jamais été avare d' imagination lorsqu'il s'est agit d'instaurer de nouvelles taxes en vue de remplir les coffres de l'État. Et si, par exemple, nombre de nos très anciennes bâtisses ne comportent que très peu d'ouvertures extérieures, ce n'est pas forcément en raison des rigueurs du climat local ou de la radinerie de leur propriétaire à l'égard des vitriers ; mais bien plutôt parce qu'il existait, de 1798 à 1926, un impôt sur... les portes et fenêtres !

Dans le même ordre d'idée, fut même établie, dès 1871, une taxe sur... les allumettes ! Étendue par la suite aux briquets, avant de finir par être abrogée en 1999, elle fut même un temps baptisée "Taxe solidarité reboisement"... ce dont je me souviens pour l'avoir régulièrement acquittée à la fin des années 1980, lorsque, étant devenu fabricant d'objets promotionnels, ma petite entreprise eu l'heur de connaitre quelque succès avec ses coffrets-puzzles de 12 boîtes d'allumettes, régulièrement vendus à d'importants clients par dizaines de milliers d'exemplaires.

Même à raison de "seulement" 2 centimes de francs par boîte, cela représentait donc tout de même, pour une commande de 10 000 coffrets, la bagatelle d'environ 350 € (d'il y à 30 ans ; soit près de 600 € d'aujourd'hui !). Au moins aurais-je eu le privilège, via mes clients, de contribuer activement au reboisement de mon pays, en un temps où la notion même de compensation carbone n'existait même pas encore ! Mais, comme dirait l'autre, tout ceci ne me rajeunit pas...

  • En dépit de tout cela, et contrairement à ce que certains de nos amis étrangers pourraient penser, "Déclarer sa flamme" ne consiste nullement à informer l'administration fiscale de la quantité de briquets et boites d'allumettes que l'on possède, pas plus que du nombre de feux dont dispose sa cuisinière à gaz...

Mais plutôt, et cela est - vous me l'accorderez - bien plus romantique : à faire part de l'ardeur de ses sentiments à la personne dont on est épris !

Car la France, c'est bien connu, n'est pas que le pays qui a inventé la TVA, impôt sans doute le plus copié et utilisé à travers le monde, mais également le pays de l'Amour avec un grand "A" !