"L'UNESCO".

Le siège de l'UNESCO, à Paris (75)

On connaît bien cet acronyme, mais sans savoir la plupart du temps ce qu'il signifie exactement.

Il s'agit de l' "United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization"ou "Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture".

Le logotype de l'UNESCO

Cette institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies a été créée le 16 novembre 1945.

Le siège de l'UNESCO, à Paris (75)

 

Et son siège, à la forme caractéristique, a été inauguré en 1958, à Paris (75).

Le siège de l'UNESCO, à Paris (75)

L'UNESCO est actuellement dirigée, pour la première fois, par une femme : Audrey Azoulay. Cette haute fonctionnaire et femme politique française, née le 4 août 1972, conseillère culturelle du président de la République François Hollande de 2014 à 2016, puis ministre de la Culture et de la Communication de 2016 à 2017, en est en effet la directrice générale depuis le 13 novembre 2017.

Audrey Azoulay, directrice de l'UNESCO

Source : wikipedia.org

"Une prébende" ou "Des prébendes".

Ce substantif féminin désigne :

  • avant la Révolution française de 1789 :
    • la part de biens prélevée sur les revenus d'une église et attribuée à un clerc pour sa subsistance et en compensation du ministère accompli,
    • ou : le titre auquel est attachée une prébende,
  • et de nos jour, par analogie, dans le registre soutenu :
    • un poste honorifique, une sinécure lucrative, obtenus par faveur,
    • ou : les avantages, revenus et profits attachés à une charge, à une fonction quelconque.

On dit par exemple : "Sitôt les élections gagnées, les vainqueurs s'empressent de se partager les prébendes".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

Ne dites pas : "Faire allégeance" !

Mais : "PRÊTER allégeance" !

L'allégeance est l'obligation de fidélité et d'obéissance qui incombe à une personne envers la nation à laquelle elle appartient et le souverain dont elle est sujette.

Et, par extension : une manifestation de soutien, voire de soumission envers une personne ou un groupe.

"Mettre sous le joug" et "Passer sous le joug", "Subir le joug" ou "Vivre sous le joug".

Ces différentes locutions verbales relèvent du langage courant.

Utilisées essentiellement au sens figuré, elles font référence au "Joug", une pièce de bois (simple, double, frontale, de nuque) fixée soit en avant, soit en arrière des cornes du boeuf pour y attacher un dispositif d'attelage.

Un joug ancien, en bois massifDeux boeufs sous le joug

Et qui symbolise, par métaphore, dans le registre soutenu : la domination, la tyrannie, l'esclavage, la servitude, l'asservissement ; la sujétion, la contrainte matérielle ou morale.

Ou, plus généralement : tout ce qui entrave, freine ou gêne la liberté, l'épanouissement, le progrès.

  • "Mettre sous le joug", c'est donc : soumettre, asservir.

On dit par exemple : "Staline a mis sous le joug des centaines de millions de personnes".

  • et "Passer sous le joug", "Subir le joug" ou "Vivre sous le joug", c'est : subir la domination, la tyrannie, l'esclavage, la servitude, l'asservissement.

On dit par exemple : "Une grande partie de l'Europe a vécu sous le joug nazi durant plusieurs années".

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Un mariniste".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • un pratiquant du "Marinisme", un style littéraire caractéristique de l'écriture baroque italienne, née à la suite de la publication, en 1623, de l’Adone par le poète italien Giambattista Marino, mieux connu en France sous le nom de Cavalier Marin ou encore Jean-Baptiste Marini,

Le poète baroque italien Giambattista Marino, mieux connu en France sous le nom de Cavalier Marin ou encore Jean-Baptiste Marini

  • un partisan de la femme politique française d'extrême-droite Marine Le Pen,
La femme politique française Marine Le Pen (© Gérard Julien / AFP)
La femme politique française Marine Le Pen (© Gérard Julien / AFP)
  • ou : un peintre de marine.

Un mariniste ou peintre de marine

Source : wikipedia.org et wiktionary.org

"Une usine à gaz".

Cette locution nominale féminine est fréquemment utilisée, au sens figuré, dans le domaine de la politique.

Relevant du registre familier, elle désigne, de façon péjorative : un système lourd et complexe, peu maniable et/ou peu compréhensible.

Ou un projet jugé trop cher, trop complexe, et dont le mode de fonctionnement paraît inaccessible aux non-initiés.

Et cela, bien sûr, en référence à la complexité des installations d'usines productrices de gaz, comportant d'innombrables enchevêtrements de tuyaux, de cheminées et de cuves, au fonctionnement compliqué.

Une usine à gaz

On dit par exemple : "Le gouvernement nous propose une nouvelle usine à gaz !".

Cette expression est ancienne puisqu'elle date de l'aube de la révolution industrielle, au début du XIXe siècle, lorsque les grandes capitales d'Europe occidentale se dotèrent progressivement de l'éclairage au gaz pour améliorer la salubrité et la sécurité urbaine. À Paris et Londres, notamment, s'étaient ainsi développé de vastes complexes industriels, auxquels leur fonctionnement compliqué et souvent dangereux avait rapidement valu une très mauvaise réputation. Au point que l'image forte de ces complexes industriels tentaculaires reste gravée dans la mémoire collective, au-delà de leur disparition, dès les années 1880, lorsque l'éclairage au gaz tomba en désuétude au profit de l'électricité.

Sources : wikipedia.org, www.lefigaro.fr et www.linternaute.fr

"Se mettre du couscous sous la botte".

Cette ignoble locution verbale raciste en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme vestimentaire est semble-t-il utilisée dans les milieux néofascistes français pour signifier : effectuer une ratonnade, brutaliser des Maghrébins.

Source : www.dico2rue.com

"La LOPPSI 2".

Cet acronyme désigne la Loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure.

Cette loi française qui concerne la gestion de la police et de la gendarmerie pour la période 2009-2013 a été nommée LOPPSI 2 en référence à la LOPSI de 2002 qui avait le même objet et porte presque le même nom mais sans le mot "performance", a été élaboré par les ministres de l'Intérieur UMP (Union pour un Mouvement Populaire) Michèle Alliot-Marie puis Brice Hortefeux.

Le texte concerne en particulier la lutte contre la criminalité générale, la récidive, la délinquance routière, la "cyber-pédopornographie" et l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs. Il donne également de nouveaux pouvoirs à la police et prévoit d'en déléguer aux polices municipales et aux entreprises de sécurité privée.

Le Conseil constitutionnel a invalidé, par sa décision du 10 mars 2011, 13 des 142 dispositions du texte adopté par le Parlement.

Source : wikipedia.org

Les mots "Boycott" et "Boycotter" ne sont pas des anglicismes !

Le britannique Charles Cunningham Boycott (1832-1897), à l'origine des mots "Boycott" ou "Boycottage" et du verbe "Boycotter"

Pas plus que le substantif masculin "Boycottage" (boï-ko-tage), synonyme de "Boycott" ou l'adjectif "Boycotté/ée/ées/és" (boï-ko-té").

"Boycotter" (boï-ko-té) un verbe désignant, selon le contexte, le fait de :

  • refuser collectivement :
    • d'acheter, de vendre ou d'utiliser un ou des produits,
    • de participer à une manifestation ou à une action publique (administrative, politique, sportive, etc), afin de l'empêcher de réussir,
  • ou cesser volontairent toute relation avec un individu, une collectivité (société, pays, etc.) ; refuser de l'accueillir ou de répondre à ses invitations ; lui interdire, par une mise en quarantaine collective, l'exercice de ses activités professionnelles, de ses échanges économiques.

Contrairement à ce que l'on croit souvent, me semble-t-il, il ne s'agit nullement de mots anglais, mais de mots dérivant du nom du britannique Charles Cunningham Boycott, né le 12 mars 1832 et mort le 19 juin 1897.

D'abord capitaine de l'armée britannique, il devient, après sa démission, propriétaire terrien dans le comté de Mayo, en Irlande.

C'est dans ce comté que se passe l'événement qui rend son nom célèbre, puisque c'est contre lui qu'est lancé le premier blocus répertorié de l'histoire contemporaine, même s'il n'est pas appelé "boycott" à l'époque.

John Crichton, troisième comte Erne possédait des terres qu'il faisait administrer par Charles Cunningham Boycott. Durant l'été 1879, à l'appel du dirigeant de la Ligue Agraire ("Land League") Charles Stewart Parnell et face à de mauvaises récoltes cette année-là, les fermiers se coordonnèrent afin d'obtenir du comte Erne une réduction de 25 % de leurs loyers sur la même période. Mais celui-ci refuse et envoie le capitaine Boycott expulser les mauvais payeurs. Boycott subit alors un blocus de leur part qui alla jusqu'à sacrifier leur récolte, les mercenaires moissonneurs, protégés par l'armée britannique, étant arrivés trop tard. Cette action très dure entraîna la ruine de Charles Cunningham Boycott, dont le patronyme est rapidement devenu un substantif et un verbe. Dès 1880 en France, année au cours de laquelle on le retouve dans les colonnes du journal Le Figaro.

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et Le Robert

"La LOPSI".

Cet acronyme désigne la Loi n° 2002-1094 du 29 août 2002 d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure.

Cette loi française concernant la gestion de la police et de la gendarmerie est la première mesure phare de la législature élue en juin 2002, lors de la réélection de Jacques Chirac à la Présidence de la République.

Concrétisant l'un des axes de campagne de Jacques Chirac, la lutte contre l'insécurité, elle s'appuie sur les lois Pasqua de 1995, et doit mettre un frein à l'accroissement des faits de délinquance, alors que 4 millions de crimes et délits ont été recensés en 2001.

Présentée en conseil des ministres le 10 juillet 2002, elle est défendue par Nicolas Sarkozy, Ministre d'État, ministre de l'Intérieur. Examiné en urgence en juillet à l'Assemblée nationale, le projet de loi est adopté conforme par le Sénat, et validé par le Conseil constitutionnel le 22 août. Une semaine plus tard, il parait au Journal officiel.

En 2011, la loi LOPPSI 2 reprendra son nom, à un mot près.

Source : wikipedia.org

"Les salopards en casquette".

Des ouvriers français en grève en 1936 : la plupart portent une casquette

Cette épouvantable locution nominale relève du registre vulgaire et du registre désuet.

Ainsi appelait-on les ouvriers, en 1936, dans les milieux patronnaux français.

Pourquoi dire : "Le MENA" pour "Le Middle East and North Africa" ?

Le MENA (Middle East and North Africa) c'est à dire : l'ANMO (Afrique du Nord et Moyen Orient) ou MOAN (Moyen Orient et Afrique du Nord)

Et pas simplement, en français : "L'ANMO" pour "L'Afrique du Nord et Moyen Orient" !

Ou : "Le MOAN" pour "Le Moyen Orient et Afrique du Nord" !

L'ANMO (Afrique du Nord et Moyen Orient) ou MOAN (Moyen Orient et Afrique du Nord)

Ces acronymes désignent en effet une vaste région du monde comprenant tous les pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, depuis le Maroc, au Nord-Ouest de l'Afrique, jusqu'à l'Iran, au Sud-Ouest de l'Asie.

Cette région abrite environ 340 millions d’habitants en 2012, soit 6% de la population mondiale.

Et comprend plusieurs pays possèdant environ 60 % des réserves mondiales de pétrole et 45 % des réserves mondiales de gaz naturel, selon une estimation effectuée en janvier 2009 par le magazine "Oil and Gas Journal".

En 2009, en effet, huit des douze pays de l'OPEP (organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) appartenait à l'AMNO ou MOAN.

Source : wikipedia.org