CEVIPOF

Cet acronyme désigne le Centre de recherches politiques de Sciences Po, fondé en 1960 sous le nom de "CEntre d'Etudes de la VIe POlitique Française".

Sa dénomination a changé en 2003, mais - comme souvent en pareil cas - l'acronyme a perduré.

Label "En 2020, le CEVIPOF fête ses 60 ans"

Associé au CNRS depuis 1968, le CEVIPOF est une unité mixte de recherche sous la tutelle de l'IEP de Paris (Sciences Po) et du CNRS.

Il analyse les grands courants et idées politiques qui façonnent les forces et les institutions politiques, ainsi que les facteurs qui contribuent à orienter les comportements et les attitudes politiques de nos concitoyens.

Dirigé depuis 2014 par Martial Foucault, le CEVIPOF réunit plus de 80 chercheurs, enseignants-chercheurs, chercheurs associés et doctorants..

Sources : www.sciencespo.fr et wikipedia.org

"Boiteuse" ou "Boiteux".

Cet adjectif ne signifie pas seulement "qui boite, claudique, marche en inclinant le corps d’un côté plus que de l’autre, ou alternativement de l’un et de l’autre".

Selon le contexte, il peut également signifier :

  • par analogie : ayant un de ses pieds plus court que les autres, pour un meuble.

On dit par exemple : "Cette table est boiteuse" ou "Deux des trois fauteuils sont également boiteux".

  • au sens figuré :
    • n’offrant de dessin qu’à l’un de ses bords ou de ses bouts, pour une pièce de tissu.

On dit par exemple : "Le châle que l'on m'a offert est boiteux".

    • dans le registre familier : ayant un de ses membres trop court par rapport à un autre ou aux autres, pour une phrase.
    • en poésie : auquel il manque une ou plusieurs syllabes, pour un vers.
    • et dans le jargon politique : chancelante, mal assurée, sans avenir, pour une paix.

Source : wiktionary.org

"L'enseignement laïc" et "Le patronnage laïc" ou "L'enseignement laïque" et "Le patronnage laïque" ?

Les deux graphies sont parfaitement correctes, même si la forme "laïc" est actuellement beaucoup plus usitée.

Et la forme "laïque", le plus souvent réservée au féminin.

Source : www.larousse.fr

"Un citoyen" et "Un concitoyen".

Ces deux substantifs masculins paronymiques sont parfois confondus alors qu'ils ne désignent pas vraiment la même chose :

  • "Un citoyen" est en effet un individu jouissant, dans l'État dont il relève, des droits civils et politiques garantis par cet État, et notamment du droit de vote (par opposition aux étrangers, de façon générale).

Par exemple : Marius et Loïc sont français et habitent respectivement Marseille (13) et Lorient (56). Ils sont donc tous deux des citoyens français. De même que le gallois Angharad et l'écossais Kyle sont tous deux des citoyens britanniques.

  • Tandis que "Un concitoyen" est un citoyen du même État ou de la même ville qu'une autre personne.

Dans notre exemple : Si Marius et Loïc se croisent à l'étranger, ils diront d'eux qu'ils sont concitoyens, en tant que citoyens français (appartenance au même État).

Mais le concitoyen de Marius à Marseille (13) ne peut-être qu'un marseillais (appartenance à une même ville).

 

 

"Boiter" et "Boîter"

  • Le verbe "Boiter" (avec un "i") signifie : claudiquer, marcher en inclinant le corps d'un côté plus que de l'autre, ou alternativement de l'un et de l'autre.

On dit par exemple : "Depuis que je suis tombé, je boite un peu".

  • Et le verbe "Boîter" (avec un "î") n'existe pas officiellement.

Mais il est cependant utilisé par les militants politiques, dans le registre familier et en tant que néologisme, pour signifier : distribuer en boîtes à lettres (des tracts, des professions de foi).

On dit par exemple : "Je boîte dans ton quartier demain".

Ou : "Tu pourrais nous aider pour le boîtage de demain ?".

"Les ors de la République" et "Les ors du pouvoir".

Les ors de la république : la salle des conférences du palais du Luxembourg (Sénat)

Ces deux locutions nominales masculines sont souvent utilisées par les journalistes, politologues et historiens, afin de désigner :

Les ors de la république : le palais du Luxembourg (Sénat)
Les ors de la république : le palais du Luxembourg (Sénat)
  • au sens propre : les caissons des plafonds et autres éléments de décoration dorés ornant les palais abritant les institutions de la République Française (palais de l’Élysée, palais Bourbon, palais du Luxembourg, hôtel de Matignon, etc.).
Les ors de la république : le palais de l'Élysée
Les ors de la république : le palais de l'Élysée
  • et au sens figuré : le pouvoir politique national, en France.
Les ors de la république : le salon des ambassadeurs du palais de l'Élysée
Les ors de la république : le salon des ambassadeurs du palais de l'Élysée

Sources : wikipedia.org

"Le péril jeune".

J'aime beaucoup le calembour du titre de ce superbe téléfilm français, réalisé en 1994 par Cédric Klapisch.

Affiche du film français "Le péril jeune" de Cédric Klapisch (1994)

Explication du calembour
Il résulte de la paronymie avec la formule « Le péril jaune », qui désignait, à la fin du XIXe siècle, le danger que les peuples d’Asie surpassent les Blancs et gouvernent le monde.

Désignant dans un premier temps le péril chinois, l’expression est ensuite employée au tournant du XIXe siècle afin de stigmatiser le Japon lors du conflit qui l’oppose à la Russie en 1904-1905.

Tourné pour le compte de la chaîne de télévision publique franco-allemande ARTE dans le cadre de sa série "Les années lycée", le film fut ensuite exploité en salles, en janvier 1995, avant de devenir avec le temps un film culte de cette période.

Le film raconte l'histoire des retrouvailles, après dix ans, de quatre amis qui furent lycéens de terminale au printemps 1976, soit trois années avant moi, qui suis né la même année que le réalisateur, en 1961. Ce qui explique sans doute mon attachement personnel pour cette histoire.

On y découvrait pour la première fois les jeunes acteurs français Vincent Elbaz et Romain Duris, alors âgés de 23 et 20 ans.

Repéré dans la rue par un agent pour les besoins du film, Romain Duris deviendra ensuite Xavier Rousseau, le héros de la trilogie de Klapisch "L'auberge Espagnole" (2002), "Poupées russes" (2005) et "Casse-tête chinois" (2013).

Source : wikipedia.org

"Un héméronyme" ou "Un désignant événementiel".

"Un héméronyme" est un substantif masculin et un néologisme désignant des dates constituant des noms d'événements.

Les chercheurs utilisent également la locution nominale masculine "désignants évènementiels".

Quelques exemples d'héméronymes parmi les plus célèbres : le 18 Brumaire (1799), le 4 septembre (1870), le 11 novembre (1918), le 18 juin (1940), le 8 mai (1945), le 10 mai (1981), le 11-Septembre (2001) ou le 21 avril (2002).

Les héméronymes sont un type particulier de "chrononymes".

Source : wikipedia.org

"Agiter le chiffon rouge".

Cette expression, qui puise son origine dans la tauromachie, signifie : provoquer délibérément, mettre en avant un sujet polémique pour détourner l'attention, à l'instar du torero avec sa cape, face au taureau,

On dit par exemple : "On connaît la technique : le président va envoyer ses affidés agiter le chiffon rouge et fera ensuite mine de faire machine arrière".

 

"SE", "DIV", "DVD", "DVG", "DIV" et le petit nouveau qui vient de sortir : "DVC".

Ces six appellations (5 sigles et une abréviation), régulièrement utilisées les soirs et lendemain d'élections politiques, en France, correspondent à des étiquettes et à des nuances politiques.

Et elles signifient respectivement :

  • "SE" : Sans Etiquette.

Ce sigle désigne - à  l'instar de l'appellation "Indépendant" - les personnalités ne se réclamant d'aucun parti politique ou affirmant leur indépendance par rapport aux clivages politiques habituels et proposant un programme électoral personnel.

De 2001 à 2008, cette étiquette n'étant plus autorisée par le ministère de l'Intérieur, les candidats et listes se présentant comme "Sans étiquette" ont été classés comme DVD (DiVers Droite) ou DVG (DiVers Gauche), selon leur tendance politique déclarée ou supposée.

  • "DIV" : DIVers

Cette abréviation correspond à une nouvelle étiquette, créée en 2008, pour les candidats ni DVD (DiVers Droite) ni DVG (DiVers Gauche).

  • "DVD" : DiVers Droite.

Ce sigle s'applique aux candidats apparentés à la droite mais qui ne sont membres d'aucun parti, ayant quitté - même provisoirement - leur formation politique initiale ou en ayant été exclus.

Il est attribué à toute liste apparentée à la droite ou soutenue, mais non officiellement investie, par un parti dit de droite. Ainsi qu'aux candidats dissidents de partis dits de droite, aux candidats ne revendiquant aucune étiquette mais dont le parcours et les positions permettent de les classer comme tels, ou aux candidats revendiquant eux-mêmes cette étiquette.

En cas d'exclusion d'un parti, cette étiquette peut être provisoire ; par exemple pour les dissidents s'étant présentés contre le candidat officiel de leur parti. En cas de victoire, au bout de quelques mois et d'au maximum deux ans, ces dissidents sont généralement réintégrés par leur parti.

  • "DVG" : "DiVers Gauche".

Cette étiquette s'applique aux candidats apparentés à la gauche mais qui ne sont membres d'aucun parti politique, à ceux qui sont membres de partis relativement mineurs, ainsi qu'à ceux ayant quitté leur formation politique initiale ou en ayant été exclus.

  • et "DVC" : DiVers Centre.

Cette étiquette, la dernière en date, a été créée par le ministère de l'Intérieur français le 3 février 2020.

Elle est attribuée à toute liste apparentée au centre ou soutenue, mais non officiellement investie, par un parti dit centriste. De même qu'aux candidats dissidents de partis dits centristes ainsi qu'aux candidats ne revendiquant aucune étiquette mais dont le parcours et les positions permettent de les classer en tant que tel. Ou, bien sûr, aux candidats revendiquant eux-mêmes cette étiquette.

Source : wikipedia.org

"Le roi est nu".

Cette formule est couramment utilisée par les journalistes politiques pour décrire un dirigeant ne bénéficiant d'aucun pouvoir ou d'aucun soutien.

On dit par exemple : "Le président Macron ne dispose pratiquement d'aucun fusible : le roi est nu".

On ignore souvent qu'il s'agit d'une citation directement issue de "Les Habits neufs de l’empereur" (ou "Le Costume neuf de l'empereur"), un conte écrit en 1837 par le danois Hans Christian Andersen, qui lui a reconnu des origines espagnoles.

Résumé du conte d'Andersen

Il y a bien longtemps vivait un empereur qui aimait par-dessus tout être bien habillé et avait un habit pour chaque heure du jour.

Un beau jour, arrivent deux escrocs, qui prétendent savoir tisser une étoffe que seules les personnes sottes ou incapables dans leurs fonctions ne pouvent pas voir et proposent à l'empereur de lui en confectionner un habit. Celui-ci pense que ce vêtement sera exceptionnel et qu’il pourra lui permettre de repérer les personnes intelligentes de son royaume.

Les deux charlatans se mettent alors au travail.

Quelques jours plus tard, l’empereur, curieux, vient voir où en était le tissage de son habit. Mais il ne voit rien car il n’y a rien. Troublé, il décide aussitôt de n’en parler à personne, car personne ne voudrait d’un empereur sot.

Il envoie alors plusieurs ministres inspecter l’avancement des travaux. Lesquels ne voient rien non plus, mais n’osent pas non plus l’avouer, de peur de paraître idiots.

Tout le royaume parle de cette étoffe extraordinaire.

Le jour où les deux escrocs décident que le précieux vêtement est achevé, ils aident l’empereur à l’enfiler.

Ainsi "vêtu" et accompagné de ses ministres, le souverain se présente à son peuple qui, lui aussi, prétend voir et admirer ses vêtements.

Seul un petit garçon ose dire la vérité : "Mais il n’a pas d’habits du tout !" (ou dans une traduction plus habituelle : "le roi est nu !"). Et tout le monde lui donne raison. L’empereur comprend alors que son peuple a raison, mais continue sa marche sans dire un mot.

Source : wiktionary.org

"Un comité Théodule".

Cette locution désigne "un comité ou une commission ne présentant qu'une utilité des plus limitées voire n'ayant absolument aucune utilité".

L'expression a été créée par le général de Gaulle, lors d'un voyage à Oran (Algérie), le 25 septembre 1963, où il a déclaré, parlant de lui à la troisième personne, :

"Mais de cela, le général de Gaulle ne s'est jamais beaucoup occupé. L'essentiel pour lui, ce n'est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, l'essentiel pour le Général de Gaulle, président de la République française, c'est ce qui est utile au peuple français, ce que sent, ce que veut le peuple français. J'ai conscience de l'avoir discerné depuis bientôt un quart de siècle, et je suis résolu, puisque j'en ai encore la force, à continuer de le faire".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Faire du media training" ?

Et pas : "Se préparer aux entretiens audiovisuels" ou "Se préparer à être interrogé par les organes d'information" !

C'est évidemment bien plus long. Mais cela évite d'utiliser le verbe "Faire", déjà présent dans des centaines de formules et expressions et dont nous truffons nos conversations.

Et surtout : de jargonner en anglais !

"Chaban".

L'homme politique français Jacsques Chaban-Delmas

Tel était le nom de guerre, puis le nom sous lequel on désignait couramment l'homme politique français Jacques Delmas, devenu après-guerre "Jacques Chaban-Delmas".

Né le 7 mars 1915 et mort le 10 novembre 2000, ce résistant de la première heure (décembre 1940) est nommé, à l'été 1944, à l'âge de 29 ans, général de brigade par le général de Gaulle et le gouvernement provisoire ; devenant ainsi le plus jeune général nommé depuis François Séverin Marceau, général à 24 ans durant la Révolution.

Le général de brigade Jacques Chaban-Delmas

Considéré comme l'un des "barons du gaullisme", il est maire de Bordeaux (33) 48 années durant (1947-1995), trois fois ministre sous la IVe République, député (1946-1958 et 1973-1997) et président de l'Assemblée nationale à trois reprises (1958-1969, 1978-1981 et 1986-1988).

Premier ministre de Georges Pompidou (1969-1972), il préconise une "Nouvelle société", d'inspiration centriste et sociale. Et se présente sans succès à l'élection présidentielle de 1974, face à Valéry Giscard d'Estaing.

Source : wikipedia.org

"D'une main de fer" ou "D'une poigne de fer".

Ces deux expressions du langage courant en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré, :"Avec une autorité inflexible".

Et lorsqu'elles sont utilisées en matière politique, elles sous-tendent le plus souvent l'idée d'un régime autoritaire et répressif.

On dit par exemple :

  • "Ce directeur dirige son établissemnt d'une main de fer",

La formule "Main de fer" évoquée ici ne doit pas être confondue avec l'outil appelé "Main-de-fer" avec des tirets "-".

Source : wiktionary.org et www.cnrtl.fr