Un grand bravo et un grand merci à la société Picard pour sa promotion "Les jours Picard", du 5 au 18 octobre 2020 !

Promotion "les jours Picard", du 5 au 18 octobre 2020

Incroyable, mais vrai : enfin une société qui ne nous écorche pas les oreilles avec une de ces satanées promotions en anglais, mentionnant des "Days" à ne surtout pas rater !

Je ne supporte plus d'entendre parler de ce type d'opérations commerciales allant des "Bricodays" (octobre 2020) de Cdiscount, aux "EQ days" (octobre 2020) ou aux "Star days" de Mercedès-Benz, en passant par les "Domino's days" (septembre 2020) ou les "MegaDays" (juin 2020) de Domino's Pizza, sans parler des "French days" de la grande distribution française, des "Cosy home days" (octobre 2020) de SOMFY et le "Singles' day" (journée des célibataires) de Carrefour..., qui ne semblent vraiment pas craindre de parler dans le vide et de ne pas être compris d'une bonne partie de la population !

Parce que communiquer ainsi en français est devenu - c'est un comble ! - presque exceptionnel, j'adresse ici mes plus vifs remerciements à la société Picard !

"Une toiture à redans partiels" ou "Une toiture à redents partiels" ou pourquoi les toits des anciennes usines ont souvent la même forme, en dents de scie.

Une toiture "en dents de scie", dite "toiture à redans partiels" ("Shed")

Cette locution nominale féminine constitue la véritable dénomination de ce que l'on appelle plus couramment une "toiture en dents de scie" ou, improprement - en anglais - "un shed" (puisque ce mot signifie "hangar" pour nos voisins d'outre-Manche, qui utilise une autre appellation, comme je l'explique plus loin).

Ce type de toiture est formé d’une succession de toits à deux versants de pente différente, le plus court étant généralement vitré, et couvrant le plus souvent un atelier industriel.

L'apparition de ce type de toiture est directement liée à la révolution industrielle et remonte au 19e siècle, en Angleterre.

En France, les plus anciennes sont considérées comme étant celles de l’usine métallurgique de l’Alliance, à Pont-Salomon (43) et datent de 1860.

Ces toits si particuliers ont tellement imprégné l'imaginaire collectif que, de nos jours encore, malgré leur disparition massive, la silhouette d'un bâtiment à redans partiels associé à une cheminée d’usine, constitue l’image-type de l’usine et - au-delà - de l’industrie :

Logo usineLogos usinesLogo usine

Le besoin de grandes surfaces éclairées pour les ateliers à une époque où l'éclairage électrique est encore rare amène les architectes à cette solution, car ce système de "dents de scie" permet d'amener au coeur des ateliers et usines la lumière naturelle venant de l’extérieur.

Et offre donc aux industriels la possibilité d’éclairer gratuitement, et en l’absence même d’électricité, d'immenses hangars sans fenêtres, où travaillent toute la journée d'innombrables ouvriers.

Ce principe des "dents de scie" permet d’installer sur la partie verticale une grande vitre orientée vers le Nord (dont la pente va souvent jusqu’à la verticale) afin d’offrir une luminosité constante. Dans l’hémisphère Nord, en effet, la lumière du Nord est la même toute la journée, ce qui permet d’éviter la surchauffe due au soleil direct ainsi que l’éblouissement des travailleurs.

L’autre côté, celui en pente, est couvert et orienté vers le Sud, face au soleil, afin de mettre l’intérieur de l’usine, et par voie de conséquence ses ouvriers, à l’ombre.

Et inversement dans l'hémisphère Sud.

L’appellation anglaise - en dehors de "sawtooth roof" ("toit en dents de scie ") - est d'ailleurs explicite : "northlight roof" ("toit à lumière du Nord"), ou, dans l’hémisphère Sud, "southlight roof" ("toit à lumière du Sud").

Ombre et lumière sont donc les deux raisons qui expliquent la forme si spécifique de ces toits d’usine.

Sources : wikipedia.org etwww.chosesasavoir.com

"Un duomots".

Il s'agit d'un type de jeu de mots très particulier et rare, dans lequel un mot est phonétiquement constitué de deux mots de même sens.

Par exemple :

  • "Bourvil" est constitué des mots "Bourg" et "Ville".
  • "Pégase" est constitué des mots "Pet" et de "Gaz".
  • et "Troufion" (ou "Trouffion") est constitué des mots "Trou" et de "Fion".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux "Auto-traductions".

Source : wikipedia.org

"Engage le jeu que je le gagne".

Cette phrase étonnante est un palindrome, c'est à dire un mot ou une phrase qui peut tout aussi bien se lire de gauche à droite, que de droite à gauche !

"Engage le jeu que je le gagne" se lit également "Engage le jeu que je le gagne" si vous partez de la dernière lettre de droite (le "e" de gagne") pour finir à la première lettre de gauche (le "e" de "Engage").

"La grognée", "La roulée" et "La teintée" ne sont pas des collègues de "La Goulue" !

Et d'ailleurs, aucune d'elle n'a bien entendu la notoriété de "La Goulue", et pour cause !

Ces trois noms désignent en effet des "tours" de chant ou phrases musicales composant le chant du canari du Harz, une région d'Allemagne.

Cet oiseau, créé vers le XIVe siècle en Allemagne, est directement issu des canaris sauvages des Iles Canaries.

D'abord élevés par les moines de ces îles, les canaris furent par la suite exportés en Europe, puis libérés par des marins lors d’un naufrage aux Iles Majorque.

Ils se répandirent alors en Italie, en Sicile, et dans le reste de l’Europe, mais surtout en Allemagne, où les mineurs de fond les descendaient dans leurs mines de charbon. À la moindre alerte de grisou, en effet, l’oiseau perdait connaissance, alertant ainsi les mineurs du danger.

Les habitants de la province du Harz organisèrent rapidement des concours de chant de canaris dans les cafés.

Petite merveille de la nature, le canari du Harz est en effet un véritable virtuose dont la profondeur d’intonation, la pureté du chant et son mode harmonieux, surpasse de beaucoup, par son répertoire, tous les autres canaris.

Source : wikipedia.org

"Les vrais noms des figures des cartes à jouer".

 
D'assez nombreuses personnes, je crois, ignorent le nom et surtout l'identité réelle ou supposée de toutes les figures de nos jeux de cartes, que sont les Rois, Reines (ou Dames) et Valets de Coeur, Carreau, Pique et Trèfle.

Et cela, même si ces noms figurent parfois désormais sur certains jeux de cartes, relativement récents me semble-t-il.

Je vous propose donc de faire plus ample connaissance avec ces messieurs-dames.

Les Rois

  • Le Roi de Coeur est Charles.

Sa barbe permet de penser qu'il s’agit sans doute de Charles Ier, dit "Charlemagne" ("Carolus magnus" ou "Charles le grand"), fondateur de la dynatie des carolingiens (de "Carolus"), surnommé "L'empereur à la barbe fleurie".

  • Le Roi de Carreau est César.

Jules de son prénom, puisqu'il s'agit du célèbre général, homme politique et écrivain romain (12 ou 13 juillet 100 av. J.-C. - 15 mars 44 av. J.-C.), qui conquit la Gaule et se fit nommer dictateur pour dix ans, puis à vie (plus pratique, mais plus dangereux : l'histoire l'a prouvé...).

  • Le Roi de Pique est David, un personnage de la Bible. Le plus célèbre fait d’armes de ce héros légendaire est d’avoir vaincu le géant Goliath d’un jet de pierre. Mais il a également fondé l’ancien État d'Israël avec son fils Salomon, à la sagesse proverbiale.

  • Et le Roi de Trèfle est Alexandre.

Autrement dit : le roi de Macédoine Alexandre le Grand, le fils de Philippe II, qui étendit son royaume jusqu’en Inde. Et fonda Alexandrie en 331 av J.-C.

Les Reines (ou Dames)

Reine (ou Dame) de Coeur

  • La Reine (ou Dame) de Coeur est Judith.

Présente dans la Bible, cette charmante personne, symbole de la féminité et de l’amour, est notamment connue pour avoir coupé la tête de son amant, Holopherne, alors que celui-ci sommeillait paisiblement...

Le romancier anglais Lewis Carroll y fait bien entendu référence dans son célébrissime roman écrit en 1865, "Les aventures d'Alice au pays des merveilles", adapté en 1951 par les studios d'animation états-uniens Disney, avec son épouvantable reine de Coeur, qui ne cesse de hurler "Qu'on leur coupe la tête !".

Reine de Carreau

  • La Reine (ou Dame) de Carreau est Rachel .

On la retrouve également dans la Bible, puisqu'elle est la seconde femme de Jacob dont elle eut deux fils : Joseph et Benjamin.

Reine de Pique

  • La Reine (ou Dame) de Pique est Pallas.

Et elle est la seule dame représentée de profil. Sous ce nom étrange se cache en réalité la déesse grecque de la Sagesse et de la Guerre Athéna, parfois nommée ainsi.

Reine de Trèfle

  • Et la Reine (ou Dame) de Trèfle est Argine.

Cette personne n’existe pas : il s’agit simplement de l’anagramme du mot "Regina", qui signifie "Reine" en latin.

Les Valets

Ils sont traditionnellement les figures les plus faibles, sauf lorsqu’ils sont atouts à la belote.

Valet de coeur

  • Le Valet de Coeur est Lahire.

Ce célèbre et fidèle compagnon de Jeanne d’Arc combattit à ses côtés lors du siège d’Orléans (45) et tenta de la délivrer après sa capture.

Valet de Carreau

  • Le valet de Carreau est Hector.

Son identité est incertaine puisqu'il s'agirait, selon certains, du célèbre héros troyen, fils du roi Priam. Et pour d’autres d’Hector de Galard, valeureux capitaine de Charles VII, devenu chambellan de Louis XI.

Valet de pique

  • Le Valet de Pique est Hogier ou Ogier.

Ce chevalier danois légendaire, évoqué notamment dans les chansons de geste, était l’un des fidèles de Charlemagne. Il n'est guère connu en dehors du Danemark et jouit d’une mauvaise réputation en France, où il figure souvent comme carte à éviter. Par exemple au Polignac ou au Pouilleux.

Valet de trèfle

  • Et le Valet de Trèfle est Lancelot.

Il s’agit bien évidemment du célèbre chevalier de la Table Ronde, dévoué au roi Arthur (jusqu’à un certain point, du moins, puisque ce vil gredin commet le péché d’adultère avec la Reine Guenièvre...) et chargé de mener la quête du Graal.

www.cartes.net

Les 19 verbes français spécifiques signifiant "Mettre bas".

De nombreuses espèces animales - toutes mammifères - disposent d'un verbe spécifique pour désigner l'action d'action d'avoir un petit ou de "mettre bas", appelée "parturition" ou "mise bas".

Ainsi :

  • chez les animaux domestiques :
    • la chatte chatonne d'un chaton (verbe "chatonner") ou chatte d'un chaton (registre désuet) (verbe "chatter"),
    • et la chienne chienne d'un chiot (verbe "chienner"), mais elle ne "chiotte" pas !
  • chez les animaux de la ferme :
    • l'ânesse ânonne d'un ânon (verbe "ânonner"),
    • la brebis agnèle d'un agneau (verbe "agneler"),
    • la chèvre biquette d'un biquet (verbe "biqueter") (registre familier et registre désuet) ou chevrete, chevrète, chevrette ou chevrote d'un chevreau (verbes "chevreter", "chevrèter", "chevretter" ou "chevroter"),
    • la jument pouline d'un poulain (verbe "pouliner") puis repouline d'un autre poulain (verbe "repouliner"),
    • la  lapine lapine (verbe "lapiner") (pour les normands), levrète ou levrette d'un lapereau (verbes "levreter" ou "levretter"),
    • la truie cochonne d'une gorette, d'un cochonnet, d'un goret, ou d'un porcelet (verbe "cochonner"), mais ne gorette pas (verbe "goreter") !
    • et la vache vêle d'un veau (verbe "vêler").
  • et chez les animaux sauvages :
    • la biche faonne d'un faon (verbe "faonner"),
    • la hase levrète ou levrette d'un levraut (verbes "levreter" ou "levretter"),
    • et la louve louvète d'un louveteau (verbe "louveter").

Source : wiktionary.org

Lorsque Jean Giraud trouvait son inspiration dans le pilote d'un feuilleton états-unien...

"Hondo et les apaches" de Lee H. Katzin (1967)
  • "La Piste des Sioux" est le neuvième album de la célébrissime série de bande dessinée western "Blueberry", créée le 31 octobre 1963 sous le nom de "Fort Navajo, une aventure du Lieutenant Blueberry", par Jean Giraud (au dessin) et Jean-Michel Charlier (au scénario).
Couverture de "La piste des sioux" (1971), le 9e album de Fort navajo, une aventure du Lieutenant Blueberry, de Jean Giraud et Jean-Michel Charlier.
Couverture de "La piste des sioux" (1971), le 9e album de Fort navajo, une aventure du Lieutenant Blueberry, de Jean Giraud et Jean-Michel Charlier.

D'abord prépublié dans le journal hebdomadaire Pilote avant d’être publié en album en 1971, il s'agit du troisième volume du "Cycle du cheval de fer", après "Le cheval de fer" (1970) et "L'homme aux poings d'acier"(1970) et avant "Le général Tête jaune" (1972).

Heureuse période où l'on pouvait ainsi se délecter de quatre albums de Blueberry en 2 ans !

Affiche du film états-unien "Hondo, l'homme du désert" de John farrow (1953)
Affiche du film états-unien "Hondo, l'homme du désert" de John farrow (1953)
  • "Hondo, l'homme du désert" ("Hondo") est un film états-unien, réalisé en relief (3-D) en 1953 par John Farrow, le mari de l'actrice Maureen O'Sullivan (la "Jane" des six premiers "Tarzan" avec Johnny Weissmuller) et le père de Mia Farrow, l'ancienne compagne de Woody Allen.
Affiche du film états-unien "Hondo, l'homme du désert" de John farrow (1953)
Affiche du film états-unien "Hondo, l'homme du désert" de John farrow (1953)

Avec John Wayne dans le rôle-titre. Et d'après un roman homonyme ("Hondo") publié la même année (1967) par le romancier Louis L'amour, auteur - entre autres - de la série "Hopalong Cassidy" (sous le nom de Tex Burns).

Hondo (John Wayne) et lson chien Sam, dans "Hondo, l'homme du désert" de John Farrow (1953)
Hondo (John Wayne) et son chien Sam, dans "Hondo, l'homme du désert" de John Farrow (1953)
  • Le succès important du film - une des plus grosses recettes parmi toutes les productions 3-D des années 1950 - entraîne la création, 14 années plus tard, de "Hondo", un feuilleton télévisé états-unien en 17 épisodes de 60 minutes, diffusé entre le 8 septembre 1967 et le 29 décembre 1967 sur le réseau ABC.

Et en France, sur la première chaîne de l'ORTF, à partir du 5 juin 1970.

Avec l'acteur états-unien Ralh Taeger (30 juillet 1936 - 11 mars 2015) dans le rôle-titre.

Ralph Taeger dans le rôle-titre du feuilleton états-unien "Hondo" (1967) sorti en France en 1970.
Ralph Taeger dans le rôle-titre du feuilleton états-unien "Hondo" (1967) sorti en France en 1970.
  • Réalisé par Lee H. Katzin, le pilote du feuilleton est sorti en salle la même année (1967), sous le titre "Hondo et les apaches" ("Hondo and the apaches").
Affiche en anglais du téléfilm "Hondo et les apaches" de Lee H. Katzlin (1967)
Affiche en anglais du téléfilm "Hondo et les apaches" de Lee H. Katzlin (1967)

Au vu des différentes photos et affiches promotionnelles de ce "téléfilm", on peut raisonnablement penser que Jean Giraud s'en est inspiré pour la réalisation de la magnifique couverture de "La piste des sioux".

Et cela bien qu'il n'en ait étrangement jamais parlé à Numa Sadoul lors de leurs nombreux entretiens, lui qui pourtant - je cite Numa - "n’avait aucune gêne à avouer ses sources".

Source : wikipedia.org

Pourquoi les noms de personnalités utilisés comme nom de voies, bâtiments, entités, établissements ou organismes comportent-ils souvent un trait d'union entre le prénom et le nom, comme "Place Victor-Hugo" ou "Avenue Henri-Martin" ?

  • La présence de tiret ne signifie nullement que la personne est morte !

Il ne s'agit là que d'une rumeur.

Il existe ainsi de nombreuses écoles "Pierre-Perret", alors que ce chanteur n'est nullement décédé à ce jour.

  • Ces tirets découlent d'une convention typographique traditionnelle, édictée autrefois par différents guides typographiques, certains grammairiens et surtout... l’administration des Postes.

Cette règle n'a cependant jamais fait l'unanimité des grammairiens, leurs opinions étant partagées à ce sujet.

Et elle a aujourd'hui fortement tendance à disparaître dans l'usage, que ce soit sur les plaques de rues, dans les journaux ou même dans les documents officiels.

Il n'y a, à priori, aucune raison d'ajouter des traits d'union entre les prénoms et les noms. Cet ajout aurait été, semble-t-il, une façon pour la Poste française de se débarrasser d'un problème de classement :

    • Faut-il classer l'avenue "Émile Zola" dans les E ou les Z ?
    • En écrivant "Émile-Zola" avec un tiret, plus d'hésitation à avoir : c'est dans les E !

En écrivant ainsi, on donne au nom de la rue une forme unique et définitive : on peut parler de l'"avenue Émile Zola" ou de l'"avenue Zola", mais le seul nom certifié unique et 100 % officiel, est "avenue Émile-Zola".

Cela permet de standardiser la nomenclature des rues d'une ville.

Mais en dehors de ce contexte, aucune raison d'ajouter des tirets.

Exemples de graphies de noms de voies, bâtiments ou entités comportant des traits d'union entre prénoms et noms :

  • "Aéroport Charles-de-Gaulle" à Roissy-en-France (95) ou "Aéroport John-Fitzgerald-Kennedy à New York,
  • "Avenue Henri-Martin" ou "Avenue Simon-Bolivar", à Paris (75),
  • "Boulevard Auguste-Blanqui" ou "Boulevard Richard-Lenoir", à Paris (75),
  • "Hôpital Robert-Debré" ou "Hôpital européen Georges-Pompidou", à Paris (75),
  • "Lycée "Louis-le-Grand" ou "Lycée Henri-IV", à Paris (75),
  • Place Félix-Éboué" ou "Place Victor-Hugo", à Paris (75),
  • Quai André-Citroën" ou "Quai Louis-Blériot", à Paris (75),
  • "Université Paul-Valéry" ou "Université Jules-Verne",
  • etc.

Source : wikipedia.org

 

 

"En terrain connu" et "En terre inconnue".

Ces deux locutions nominales du langage courant parfaitement homonymes présentent la particularité assez curieuse de signifier... exactement le contraire l'une de l'autre !

  • "en terrain connu" signifie en effet :
    • au sens propre : "dans une zone géographique que l'on connaît déjà",

On dit par exemple : "En Côte d'Ivoire, l'armée française est en terrain connu".

    • et au sens figuré : "dans un domaine dont on possède une certaine connaissance, dans lequel on dispose d'une certaine expérience".

On dit par exemple : "Je suis en terrain connu lorque je parle de bande dessinée franco-belge ou de cinéma hollywoodien des années 1930-1960".

  • tandis que "en terre inconnue" signifie : "dans une zone géographique où l'on n'est jamais venu et dont on ignore tout".

On dit par exemple : "Lorsque les colons du "Mayflower" ont débarqué au cap Cod (Massachusetts), le 11 novembre 1620, ils arrivaient vraiment en terre inconnue".

Les poinçons français de garantie de l'or et de l'argent portant des noms d'animaux.

Les poinçons français de garantie de l'or et de l'argent représentent souvent des animaux dont ils portent le nom : Hippocampe, Aigle, Hibou et Coquille Saint-Jacques pour l'or. Et Cygne pour l'argent.Poincon-Or-Titre-999-Hippocampe-FranceLe poinçon "Hippocampe" est récent. Il a été créé en 1994 et on le trouve principalement sur les lingots d’or. Ce poinçon garantit le titre le plus haut pour l’or, soit 999 ‰. Seul le bureau de la garantie est compétent pour l’apposer, et la délégation est interdite. L’utilisation de l’or 999 ‰ est très rare en bijouterie car il est trop mou. Dans de très rares occasions, il pourra être travaillé pour la réalisation de sertissures devant accueillir des émeraudes ou des opales. Sa facilité de travail permettant de sertir sans trop de risques une pierre fragile. Mais en principe, et dans ce cas, les bijoutiers utilisent de l’or à 916 ‰. Notons, enfin, que ce poinçon ne concerne que les lingots nouvellement produits.

Poincon-Or-Titre-916-Tete-Aigle-FranceLe poinçon de l’or "tête d’aigle - 1er titre" est celui qui garantit l’or à 916 ‰. C’est un poinçon de titre qui est apposé par le bureau de la garantie. On le trouve rarement en bijouterie, sauf (et comme pour l’or 999 ‰) pour la réalisation de sertissures devant accueillir des émeraudes, des opales…etc. Sa facilité de travail permettant de sertir sans trop de risques une pierre fragile. Ce poinçon concerne uniquement les ouvrages neufs.

Poincon-Or-Titre-750-Tete-Aigle-FranceLe poinçon de l’or "tête d’aigle - 3e titre" est celui qui garantit l’or à 750 ‰. C’est un poinçon de titre qui est apposé par un bureau de garantie. On le trouve rarement sur des bijoux, car les fabricants possèdent désormais, et de plus en plus, la délégation qui leur permet de poinçonner eux-même dans les ateliers, sous le contrôle régulier des douanes. Ce poinçon concerne uniquement les ouvrages neufs.

Poincon-Or-750-Tete-Aigle-Petite-Garantie-FranceLe poinçon "tête d’aigle" est celui qui garantit l’or à 750 ‰. Ce poinçon est celui de la "petite garantie" et il est aujourd’hui apposé, dans la plupart des cas, par les fabricants dans le cadre de la délégation de poinçons. C’est le poinçon le plus commun sur les bijoux en or. Ce poinçon garantit les ouvrages neufs comme les ouvrages d’occasion d’origine française réalisés en or 750 ‰. Les ouvrages importés neuf se verront poinçonnées de la même façon.

Poincon-Or-Occasion-Origine-inconnue-Hibou-BLANC-France1Le poinçon "Hibou" caractérise les bijoux d’occasion d’une origine étrangère ou incertaine. Il existe depuis 1994. Ce poinçon est un peu particulier car il garantit que le bijou est constitué au minimum d’or 750 ‰. Si le bijou est d’un titre supérieur (999 ou 916 ‰), cela ne sera pas indiqué. Enfin, c’est le bureau de garantie qui l’appose dans la plupart des cas.Poincon-Or-Titre-583-Coquille-Saint-Jacques-FranceLe poinçon "Coquille Saint-jacques" existe depuis 1994. Il garantit l’or au titre 585 ‰. Il est apposé par le bureau de garantie mais aussi en délégation et on le retrouve sur les ouvrages neufs comme d’occasion.

Poincon-Argent-Occasion-Origine-inconnue-Cygne-Petit-BLANC-FranceLe poinçon "Cygne" est le poinçon pour les objets d’occasion en argent, importés mais dont l’origine est inconnue ou incertaine.

Il existe depuis 1919, mais a été modifié. Le poinçon présenté est celui en circulation depuis 1984. Les bijoux qui portent ce poinçon n’ont donc pas été fabriqué en France. Il s'agit d'un poinçon "à titre minimum", qui garantit que l’ouvrage est composé au minimum d’argent à 800 ‰. Si la pièce est d’un titre plus haut, cela ne sera pas indiqué par le poinçon.

Source : legemmologue.com Extraits de différents articles publiés le 20 mai 2014 par Marie Chabrol

Morris aimait manifestement beaucoup les films de John Wayne... et ne se torturait guère les méninges pour trouver les titres d'une partie des albums de Lucky Luke !

Né en 1923 , le jeune Morris a connu l'âge d'or du western hollywoodien et manifestement beaucoup fréquenté les salles obscures durant sa jeunesse.

Avec, sans doute, vous allez pouvoir le constater, une affection toute particulière pour les westerns et pour le jeune acteur états-unien John Wayne !

Ce sont en effet pas moins de sept albums de Lucky Luke, dont les titres sont directement inspirés - quand ce n'est pas purement et simplement décalqués - sur les titres français ou originaux de films états-uniens ; dont cinq avec John Wayne !

Couverture de l'album de Lucky Luke "Arizona".

  • "Arizona", troisième album de la série (1951) reprend ainsi directement le titre du film états-unien "Arizona" ("The virtuous wife") (1931) de George B. Seitz, avec John Wayne.

Couverture de l'album de Lucky Luke "Sous le ciel de l'Ouest".Jaquette du film "Sous le ciel d'Arizona".

  • "Sous le ciel de l'Ouest", quatrième album de la série (1952), s'inspire très largement du film états-unien "Sous le ciel d'Arizona" ("Neath the Arizona skies") (1934) de Harry L. Fraser, également avec John Wayne.

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Quand les parties du corps humain servent à mesurer les distances ou les volumes.

LES DISTANCES ou LES LONGUEURS :

cheveu

être à un cheveu de

coude

coudée

doigt

être à deux doigts de

jambe

enjambée

main

pied

poil

être à un poil (de cul) près

pouce

tête

dépasser d’une tête
faire une tête de plus

LES VOLUMES :

bouche

en une bouchée
une bouchée à la reine
ne faire qu'une bouchée

bras

une brassée

doigt

un doigt de porto

gorge

une gorgée
un gorgeon

poing

une poignée de
s'arracher par poignées