"L'ypérite", "Le gaz moutarde" ou "La moutarde au soufre".

Il s'agit d'un composé chimique cytotoxique et vésicant ayant la capacité de former de grandes vésicules sur la peau exposée.

Il peut être létal mais sa première fonction est d'être très fortement incapacitant.

Il a été particulièrement utilisé comme arme chimique visant à infliger de graves brûlures chimiques des yeux, de la peau et des muqueuses, y compris à travers les vêtements et à travers le caoutchouc naturel des bottes et masques.

Et cela durant la Première Guerre mondiale et lors de plusieurs conflits coloniaux, puis, plus récemment, lors de la guerre Iran-Iraq.

Sous sa forme pure et à température ambiante, c'est un liquide visqueux incolore et inodore qui provoque, après un certain temps (de quelques minutes à quelques heures), des cloques sur la peau. Il attaque également les yeux et les poumons.

Bras affceté par le gaz moutarde

Ses différents surnoms viennent du fait :

  • qu'il fut pour la première fois utilisé au combat, en septembre 1917, près de la ville d'Ypres ("Ieper" en flamand), en Belgique, pour l'"Ypérite",

Carte de situation de la ville d'Ypres (Belgique)

  • et qu'une forme impure de ce gaz avait une odeur qui ressemblait à celle de la moutarde, de l'ail ou du raifort, pour "le gaz moutarde" ou "la moutarde au soufre".

Les allemands l'appellent "Kampfstoff LOST" ou "Gaz LOST", du nom de deux chimistes allemands.

Source : wikipedia.org

"Le savon d'Alep".

Savon d'Alep

Il s'agit d'un savon originaire de la ville d'Alep (Syrie), fabriqué à partir d'huile d'olive, et contenant de l'huile de baies de laurier, de l'eau et de la soude végétale.

Le savon d'Alep traditionnel se présente toujours sous la forme d'un pain cubique marron à l'extérieur et vert à l'intérieur, sur lequel sont inscrits le nom du fabricant, le lieu de fabrication, ainsi que la qualité du savon.

Carte de situation de la ville syrienne d'Alep

"Le marbre de Carrare".

Mabre de Carrare

Il s'agit d'un type de marbre universellement connu, extrait des carrières des Alpes apuanes, au Nord-Ouest de la Toscane (Italie), sur le territoire de Carrare.

Sa blancheur sans trop de veinage en fait, depuis l'antiquité romaine, l'un des marbres les plus prisés.

Mais on parlait à l'époque de "Marbre de Luni", du nom de la ville portuaire de Ligurie - aujourd'hui "Ortonovo" - d'où les romains l'exportaient.

Carte de situation de Carrare

Source : wikipedia.org

"Le savon de Marseille".

Un cube de savon de Marseille

Il s'agit d'un type de savon résultant de la saponification d'un mélange d'huiles, généralement végétales, par de la soude. Particulièrement efficace par son pouvoir nettoyant, ce produit utilisé pour l’hygiène du corps peut être fabriqué de façon industrielle ou artisanale.

L'appellation "Savon de Marseille" n’est ni une AOC ni une AOP : elle correspond seulement à un procédé de fabrication codifié garantissant une teneur minimale d’acides gras.

D'autres matières grasses que l'huile d'olive peuvent être utilisées dans ce procédé, y compris du suif, d'origine animale.

Le premier savonnier est recensé dans la région de Marseille (13) en 1370 et la formule de ce savon a été réglementée au XVIIe siècle sous le règne du roi Louis XIV, lorsque en 1688, Colbert passe un édit limitant l'utilisation du nom "Savon de Marseille" aux savons fabriqués à l'huile d'olive dans la région de Marseille (13). Et historiquement, une teneur de 72 % en masse d’acides gras était garantie dans le savon de Marseille traditionnel, uniquement préparé à partir d'huile d'olive.

La région de Marseille (13) compte 90 savonneries au XIXe siècle et connaît son apogée en 1913 avec 180 000 tonnes produites. Après 1950, l'essor des détergents de synthèse précipite son déclin. Et aujourd'hui ce sont la Chine et la Turquie qui sont les plus gros fabricants de savon de Marseille...

Naturellement, le savon de Marseille a fait la réputation scientifique de la cité phocéenne !

Source : wikipedia.org