"Un sergot" ou "Un serpat'".

Un sergent français mort au front, en Afghanistan

Ces deux substantifs masculins relèvent du vocabulaire et du jargon militaire.

Appartenant au registre argotique, ils désignent tous deux : un sergent.

Ce mot nous vient du latin "Serviens" ("qui sert").

S'écrivant "sgt" en abrégé, il désigne un grade militaire. Et plus précisément le premier grade de sous-officier de l’armée française.

Source : wikipedia.org

"Juteux" et "Un juteux".

Attention : l'adjectif et le substantif n'ont absolument rien à voir l'un avec l'autre !

  • "Juteux" est en effet un adjectif qualifiant :

Un fruit juteux

    • au sens propre, dans le langage courant : un aliment ayant beaucoup de jus, comme par exemple de nombreux fruits, ou rendant beucoup de jus après cuisson, certaines viandes.

On dit par exemple : "Goûte-moi donc ces abricots, comme ils sont bien juteux !".

De la viande juteuse

    • et au sens figuré, dans le registre familier :
      • une grande abondance, spécialement en argent.

On l'utilise notamment pour qualifier une activité lucrative, rémunératrice, qui rapporte beaucoup.

On dit par exemple : "Le trafic d'animaux protégés est, avec le trafic d'armes, l'un des plus juteux".

      • ce qui réjouit parce que croustillant, amusant, grivois.

On dit par exemple : "Aujourd'hui encore, Le Canard enchaîné publie de juteuses révélations sur cette affaire".

Un adjudant français

  • tandis que "Un juteux" est un mot masculin du registre argotique appartenant au vocabulaire militaire.

Et qui désigne "Un adjudant".

On dit par exemple : "Attention : le juteux arrive !".

Depuis 1972, le grade d'adjudant est le troisième dans la hiérarchie des sous-officiers, après ceux de major et d'adjudant-chef.

Et il s'écrit "Adj" en abrégé.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Un boy" ou "Des boys" ou "Les boys" ?

Et pas, selon le contexte :

Les "boys" ou "danseurs de revue" du Lido, à Paris (75)
Les "boys" ou "danseurs de revue" du Lido, à Paris (75)
  • "Un danseur de revue", "Des danseurs de revue" et "Les danseurs de revue" !
Les "boys" ou soldats états-uniens de la Première Guerre mondiale
Les "boys" ou soldats états-uniens de la Première Guerre mondiale
  • "Un soldat états-unien", "Des soldats états-uniens" et "Les soldats états-uniens" !
Les "boys" ou soldats états-uniens de la Seconde Guerre mondiale
Les "boys" ou soldats états-uniens de la Seconde Guerre mondiale

À l'instar de ce que je propose pour "Une girl", "Des girls" ou "Les girls"

"Un pianiste".

Un "pianiste", c'est à dire : un opérateur radio de la Résistance

Ce substantif masculin désignait, au sens figuré et dans le registre familier, dans le jargon de la Résistance à l'occupant nazi, durant la Seconde Guerre mondiale : un opérateur radio clandestin.

"Une armoire à glace".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • dans le langage courant : une armoire comportant un miroir sur sa ou ses portes.Ce type de meuble, souvent de taille imposante et fabriqué avec des bois très solides renfermait autrefois tout le linge de la maison.
    • Une armoire à glace
  • dans le langage familier, au sens figuré : une personne dotée d’une très grande force et pourvue d’une imposante carrure.

On dit par exemple : "Le videur de cette boîte de nuit est une armoire à glace".

On dit également : "Un golgoth", "Un stremon", "Une baraque", "Un gars baraqué" ou "Un type baraqué".

"Une armoire à glace" ou "Une baraque" : l'acteur et sportif islandais Thor Björnsson 200 kg pour 2,05m
"Une armoire à glace" : l'acteur et sportif islandais Thor Björnsson 200 kg pour 2,05m
  • et dans le registre argotique :  le sac à dos des fantassins de la Première Guerre mondiale, appelés "poilus".
Exemples de paquetages de poilus de la Première Guerre mondiale
Exemples de paquetages de poilus de la Première Guerre mondiale

Source : wiktionary.org

"Prendre ses quartiers", "Prendre ses quartiers d'été" ou "Prendre ses quartiers d'hiver".

Ces différentes locutions verbales relèvent du registre militaire.

Et elles signifient :

  • "Prendre ses quartiers" : s'installer à demeure quelque part (registre désuet).

On dit par exemple : "Sitôt arrivé à la caserne, le nouveau lieutenant a pris ses quartiers".

  • "Prendre ses quartiers d'été" ou "Prendre ses quartiers d'hiver" :
    • au sens propre : s'établir dans un casernement (ou cantonnement) propre à passer l'été ou à hiverner, pour un militaire.
    • et par extension : s'installer là où l'on va passer la saison estivale ou la saison hivernale.

On dit par exemple : "Ma grand-mère a pris ses quartiers d'été à Biarritz (64)".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Baisser pavillon".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le domaine de la marine et dans le domaine militaire : baisser le pavillon d'un navire, afin d'annoncer à son adversaire que l'on se rend.

Cette expression est née dans la marine à voile au XVIIe siècle, le substantif masculin "Pavillon" désignant le drapeau se trouvant sur un bateau (généralement à l’arrière), dont les couleurs indiquent la nationalité du bâtiment.

Lorsqu’un bateau était engagé dans un combat et que ce dernier mettait pavillon bas, c’est-à-dire descendait le drapeau de son mât, c’était pour signaler qu’il se rendait et cessait de combattre.

La locution exacte couramment utilisée dans la Marine est cependant "Amener pavillon" et non "Baisser pavillon".

  • et par extension, au sens figuré, dans le registre familier : s'avouer vaincu, abandonner, céder, renoncer, abdiquer ; se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en conflit.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.defense.gouv.fr

Pourquoi dire : "Un tank" ?

Un char d'assaut contemporain

Et pas : "Un char d'assaut" !

Un char d'assaut est un système d'arme mobile apparu en 1916 et constitué d'un canon monté sur un véhicule automobile blindé et le plus souvent chenillé (car il existe également des chars légers à roues).

"Tank" est un mot anglais signifiant "Réservoir d'eau" qui trouve son origine dans le faitque, soucieux de garder le secret de leur projet, les Britanniques ont d'abord proposé de l'appeler "Water Carrier" (porteur d’eau), en proclamant qu’il était destinés au ravitaillement en eau de l’armée britannique de Mésopotamie. Plusieurs autres appellations ont alors été envisagées, avant que le colonel Ernest Dunlop Swinton utilise le nom de "Tank" en décembre 1915, afin de faire croire que le Royaume-Uni produisait des réservoirs d’eau autotractés à destination du front mésopotamien.

Un char d'assaut de la Première Guerre mondiale

Source : wikipedia.org

"Une poterne".

Ce substantif féminin désigne : une petite porte discrètement intégrée aux murailles d'une fortification, permettant aux habitants d'un château de sortir ou rentrer à l'insu de l'assiégeant.

Placée dans le bas des courtines, au niveau des fossés, elle était généralement sous la protection des meurtrières d'une tour proche ou d'une bretèche.

Source : wikipedia.org