Pourquoi dire : "Un feel-good book" ou "Un feel-good movie" ?

Et pas :

  • "Un livre plein de bons sentiments", "Un livre qui fait du bien", "Un livre qui réchauffe le coeur", "Un livre qui vous fait vous sentir bien" ou "Un livre réconfortant" !
  • "Un film plein de bons sentiments", "Un film qui fait du bien", "Un film qui réchauffe le coeur", "Un film qui vous fait vous sentir bien" ou "Un film réconfortant" !

Source : onary.reversop.net

Pourquoi dire : "Un fan", "Les fans" ou "Des fans" !

Et pas, en français : "Un fana", "Les fanas" et "Des fanas" !

"Fan" est en effet l'apocope du mot anglo-saxon "Fanatic", alors que "Fana" est l'apocope du mot français "Fanatique".

"Une femme fatale".

Une femme fatale

La "femme fatale" est un personnage type, doté d'une grande beauté et utilisant le pouvoir de la sexualité, ou des sens, pour piéger le héros malchanceux.

L'actrice états-unienne Rita Hayworth dans le film états-unien "Gilda", de Charles Vidor (1946)
L'actrice états-unienne Rita Hayworth dans le film états-unien "Gilda", de Charles Vidor (1946)

Irrésistible, très féminine et séductrice, elle use du mensonge et de la contrainte plus que du charme.

Et a souvent pour arme de prédilection le poison ou le suicide.

L'actrice états-unienne Rita Hayworth dans le film états-unien "La dame de Shanghaï", d'Orson Welles (1942)
L'actrice états-unienne Rita Hayworth dans le film états-unien "La dame de Shanghaï", d'Orson Welles (1942)

L'actrice états-unienne Rita Hayworth, dans La Dame de Shanghai" d'Orson Welles (1947) est souvent considérée comme l'archétype de la "Femme fatale" au cinéma.

Affiche du film états-uniens "La dame de Shanghaï", d'Orson Welles (1947)Affiche du film états-uniens "La dame de Shanghaï", d'Orson Welles (1947)

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "C'est un très beau cast" ?

L'historien français du cinéma Patrick Brion

Comme le déclare l'historien français du cinéma Patrick Brion, dans sa présentation du film états-unien "Duel dans la boue", réalisé en 1959 par Richard Fleischer et sorti en DVD en 2011.

Mais : "C'est unE très beLLE DISTRIBUTION"  !

"Un contre-emploi" ou "Un rôle à contre-emploi".

Il s'agit d'un rôle ne correspondant ni au physique ni au tempérament et aux dispositions naturelles d'un acteur.

Deux de mes contre-emplois préférés, parmi les plus célèbres de l'histoire du cinéma :

Affiche du film états-unien "Il était une fois dans l'ouest", de Sergio Leone (1968)

  • en 1968, dans "Il était une fois dans l'Ouest", l'admirable western italo-états-unien du réalisateur italien Sergio Leone, considéré comme l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma, l'acteur états-unien Henry Fonda, incarnation du héros idéal, loyal et bon, joue pour la première fois de sa carrière un "méchant", en incarnant Frank, un tueur sans scrupules.

Affiche du film britannico-états-unien "Ces garçons qui venaient du Brésil", de Franklin J. Schaffner (1978)L'acteur états-unien Gregory Peck, dans le rôle du docteur Josef Mengele, dans le film britannico-états-unien "Ces garçons qui venaient du Brésil", de Franklin J. Schaffner (1978)

  • et en 1978, dans le film britannico-états-unien "Ces garçons qui venaient du Brésil", de Franklin J. Schaffner, l'acteur états-unien Gregory Peck, garant des valeurs et de la morale dans ses films, connu pour être l'incarnation du gentilhomme, à la ville comme à l'écran, incarne l'abominable docteur Josef Mengele,  ancien médecin nazi du camp d'extermination d'Auschwitz, connu pour les expériences pseudo-médicales qu'il effectua sur les prisonniers pendant la Seconde Guerre mondiale.

Par extension, la formule "À contre-emploi" qualifie également parfois un usage - ou un rôle - inattendu au vu de l’objet que l’on utilise ; ou de la personne à qui on le fait jouer.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Split screen" ou "Écran splitté" ?

Un écran partagé ("split screen") durant le générique du film états-unien de Norman Jewison "L'affaire Thomas Crown" (1968)

Et pas, tout simplement : "Écran divisé", "Écran fractionné" ou "ÉCran séparé" !

Il s'agit en effet d'un effet audiovisuel consistant - au cinéma, à la télévision ou dans un jeu vidéo - à diviser l'écran en plusieurs parties, chacune d'entre elles présentant des images différentes : soit plusieurs scènes différentes, soit plusieurs perspectives différentes d'une même scène.

Un écran divisé ("split screen") dans le film états-unien de Norman Jewison "L'affaire Thomas Crown" (1968)

C'est notamment le cas dans le splendide film états-unien de 1968, de Norman Jewison, "L'affaire Thomas Crown", qui réunit au sommet de leur beauté Steve McQueen et Faye Dunaway. Dans ce film légendaire, les nombreux écrans partagés nous permettent de suivre par le menu, le braquage minutieusement conçu par le millionnaire Thomas Crown. Celui-ci, réalisé par cinq complices qui ne se connaissent pas et qui ne se rencontreront qu'une fois, laissera la police perplexe. Mais pas la redoutable enquêtrice de la compagnie d'assurance, la ravissante et sagace Vicky Anderson (Faye Dunaway) !

Affiche du film états-unien "L'affaire Thomas Crown", de Norman Jewison (1968)

Le tout sur la merveilleuse musique de Michel Legrand, à qui la chanson "The windmills of your mind" ("Les moulins de mon coeur"), rapporta l'oscar de la meilleure chanson originale.

Mais, ainsi que l'explique par le menu un excellent article du Cinéclub de Caen (14) (*), si l'année 1968 constitua une sorte d'âge d'or de l'écran divisé, le procédé avait été inventé dès le début du cinéma avec le jeu du cache et du contre-cache, conçu et mis au point par Méliès avant 1900. Il s'agissait néanmoins d'un trucage qui ne devait pas être perçu par le spectateur, à l'inverse de l'écran séparé proprement dit, qui s'exhibe en tant que tel.

L'écran partagé est ainsi utilisé avec parcimonie dans le cinéma muet et avant l'apparition de l'écran large. L'écran partagé ne naît véritablement qu'après l'exposition universelle de Montréal en 1967 ; Richard Fleischer (dans "L'étrangleur de Boston"  en 1968) et Norman Jewison en ayant fait la plus brillante utilisation, et Brian De Palma une forme intimement liée aux mystères de son cinéma).

(*) : www.cineclubdecaen.com/analyse/splitscreen.htm

Sources : wikipedia.org et www.cineclubdecaen.com

"Un plan italien".

Cette locution nominale masculine, qui appartient au jargon cinématographique, désigne : un cadrage d'un personnage en pied, mais sans les pieds, jusqu'aux mollets.

Les acteurs états-uniens Charles Bronson et Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968)
Les acteurs états-uniens Charles Bronson et Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone (1968)

Le "plan italien" est sensiblement plus rare que le "plan américain", qui permet de cadrer un personnage jusqu'à mi-cuisses.

Les différents plans de cinéma
Les différents plans de cinéma, du TGP (Très Gros Plan) au plan italien
L'acteur états-unien Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968) (et Charles Bronson, de dos, en plan américain)
L'acteur états-unien Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968) (et Charles Bronson, de dos, en plan américain)

Source : wikipedia.org