Pourquoi dire : "Un clap" ?

Une claquette ("clap") de cinéma

Et pas : "Une claquette" !

Ce mot polysémique français désigne en effet, tout aussi bien que le terme anglais "Clap", l'outil utilisé lors du tournage d'un film, au début de chaque plan ou séquence de tournage :

  • afin d'identifier les plans et numéroter leurs prises,
  • et afin de faciliter la synchronisation ultérieure de l'image et du son, au montage, ceux-ci étant enregistrés sur des supports séparés.

Il s'agit d'un outil de cinéma, composé de deux planchettes reliées par une charnière, que l'on filme en train d'être rabattu, en enregistrant simultanément le son du claquement sec.

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Vas-y, fais un slow motion !" ?

L'antiquaire français Julien Cohen, acheteur dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2

Comme a pu le déclarer, le 25 mai 2021, l'antiquaire français Julien Cohen, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Et pas : "Vas-y, fais un RALENTI !" !

Certes, je reconnais bien volontiers que Julien Cohen a poursuivi sa phrase par ce mot français, en précisant : "Vas-y, fais un slow motion, un ralenti !"... mais pourquoi donc commencer par utiliser ce terme anglais qu'une immense majorité de spectateurs français ne connaît pas ?

Pourquoi dire : "Un happy end" ?

L'actrice états-unienne Meg ryan et l'acteur états-unien Billy Crystal, dans le film états-unien "Quand Harry rencontre Sally", de Rob Reiner (1989)

Et pas : "Une fin heureuse" !

Cette formule de "UN happy end" est en effet d'autant plus inepte à mes yeux que :

  • s'agissant d'un type de "Fin", le féminin "UNE" aurait, à tout le moins, davantage convenu,
  • et que les anglophones n'utilise pas l'expression "Happy end"... mais "Happy ending" !

Mais après tout, "La fin heureuse" d'une histoire, notamment dans les films, est elle-même une spécialité états-unienne inepte, Hollywood ayant toujours eu tendance à privilégier ce type de fin, quitte à modifier la fin originale d'oeuvres adaptées au cinéma ou de films étrangers !

Ainsi de l'un de mes films français préférés, "Le grand bleu", de Luc Besson (1988), pour lequel la version états-unienne, "The big blue", ne montre pas Jacques Mayol ( Jean-Marc Barr) se laisser attirer par un dauphin, dans l'obscurité de l'océan qui le fascine, suivant ainsi le même chemin que son père et son ami Enzo Molinari (Jean Réno) avant lui... mais remonter à la surface pour jouer avec un dauphin !

Cette tendance aux fins heureuses a naturellement été la source de plusieurs conflits entre réalisateurs et producteurs, ces derniers estimant généralement qu'une fin heureuse serait plus vendeuse que la fin pessimiste voulue par le réalisateur, ce dernier ne parvenant généralement à faire connaître la fin qu'il avait prévue que des années plus tard grâce à la parution d'une version d'auteur ("Director's cut").

Deux de mes films états-uniens préférés font partie des cas les plus célèbres de ce genre de conflit  :

  • "Blade Runner" de Ridley Scott (1982),
    • La version "fin heureuse" (avec des images inédites du "Shining" de Stanley Kubrick) :
    • et un petit récapitulatif de l'ensemble des versions de ce film culte :
  • et "Brazil" de Terry Gillian (1985) :
    • La version "fin heureuse" privilégiée par le studio :
    • et la fin voulue par Terry Gilliam :

Le plus souvent, la fin heureuse tourne à l'avantage du héros ou de l'héroïne : les personnages confrontés à des dangers et difficultés, survivent et accomplissent leur mission. Et s'ils sont amoureux, ils parviennent à concrétiser leur amour.

Mais il arrive également que la fin heureuse se limite à un message optimiste, comme c'est le cas à la fin d'"Autant en emporte le vent" où, malgré la fin de sa relation avec Rhett Butler, Scarlett O'Hara déclare : "Après tout, demain est un autre jour !".

Source : wikipedia.org et monfilmculte.com

"Un chef opérateur de prise de vues", "Un chef opérateur", "Un chef-op", "Un chef op", "Un directeur de la photographie", "Un directeur de la photo", "Un directeur photo", "Un dir-phot", "Un dir phot" ou "Un DOP (Director Of Photography)".

Un "chef opérateur" ou "directeur de la photo"

Toutes ces locutions nominales masculines sont parfaitement synonymes.

Et elles désignent : le responsable, durant le tournage d'un film, de la prise de vues.

Fonction

Il s'agit d'un poste très important, puisqu'en collaboration étroite avec le réalisateur, il conçoit l'esthétique de l'éclairage.

Il dirige l'équipe d'électriciens-éclairagistes, celle-ci plaçant les projecteurs et accessoires selon ses directives. En accord avec le réalisateur, il peut assurer à la fois le cadre et la lumière.

Le directeur de la photographie est assisté par différents chefs de poste :

  • dans le domaine de la caméra : d'un cadreur, lui-même assisté d'un premier assistant opérateur, dit "pointeur" (chargé de faire le point),
  • dans le domaine de la lumière ou éclairage : d'un chef électricien, chargé de la mise en place des installations d'éclairage,
  • dans le domaine de la machinerie : d'un chef machiniste, supervisant l'installation de la caméra et la mise en oeuvre des mouvements de prises de vues ("travellings") et grues, à l'exception de l'utilisation d'un Steadicam,
  • dans le domaine de la gestion des supports numériques : d'un ingénieur de la vision ou "DIT  (Digital Imaging Technician)", spécialiste technique des formats numériques et servant d'intermédiaire entre le laboratoire (numérique) et le tournage.

À la finalisation du film, en postproduction, le directeur de la photographie supervise également, avec le réalisateur, l'étalonnage des images du film.

Parmi les plus grands directeurs de la photographie de l'histoire du cinéma français, on peut citer par exemple : Henri Alekan, Nestor Almendros, Raoul Coutard ou Pierre Lhomme.

Un "chef opérateur" ou "directeur de la photo"

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Slow motion" voire "Slow-mo" ou "Slo-mo"" ?

Et pas simplement, en français : "RALENTI" !

À savoir : un effet spécial, réalisé lors de la prise de vues ou en léger différé, et spécifique au cinéma et à la télévision, qui consiste à filmer un sujet en accélérant la cadence de prise de vues pour que le mouvement du sujet soit ralenti à la projection.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un remake" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Une nouvelle version" !

On dit par exemple : "L'excellent film états-unien Les 7 mercenaires, réalisé en 1960 par John Sturges, avec Steve McQueen et Yul Brynner, est une nouvelle version du chef d'oeuvre japonais Les 7 samouraïs réalisé en 1954 par Akira Kurosawa".

L'affiche du film états-unien "Les 7 mercenaires" de John Sturges (1960)Affiche du film japonais "Les 7 ssamouraïs", d'Akira Kurosawa (1954)

  • ou "Une répétition" !

On dit par exemple : "Il s'agit d'une répétition de ce qui s'était passé il y a deux ans, lors de la démission du précédent ministre".

Pourquoi dire : "Un feel-good book" ou "Un feel-good movie" ?

Et pas :

  • "Un livre plein de bons sentiments", "Un livre qui fait du bien", "Un livre qui réchauffe le coeur", "Un livre qui vous fait vous sentir bien" ou "Un livre réconfortant" !
  • "Un film plein de bons sentiments", "Un film qui fait du bien", "Un film qui réchauffe le coeur", "Un film qui vous fait vous sentir bien" ou "Un film réconfortant" !

Source : onary.reversop.net

Pourquoi dire : "Un fan", "Les fans" ou "Des fans" !

Et pas, en français : "Un fana", "Les fanas" et "Des fanas" !

"Fan" est en effet l'apocope du mot anglo-saxon "Fanatic", alors que "Fana" est l'apocope du mot français "Fanatique".