"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté".

Nous devons cette célèbre formule au révolutionnaire français Louis Antoine de Saint-Just, surnommé "L'archange de la Terreur".

Né le 25 août 1767 et mort guillotiné à l'âge de 27 ans, le 10 thermidor an II, avec les principaux partisans de Robespierre, dont il était un soutien indéfectible.

Le révolutionnaire français Louis Antoine Léon de Saint-Just, l'archange de la Terreur

D'une éloquence remarquée, ce membre du groupe des Montagnards était le plus jeune élu à la Convention nationale.

Il se distingue par l'intransigeance de ses principes prônant l'égalité et la vertu, ainsi que par l'efficacité de ses missions au cours desquelles il redresse la situation de l'armée du Rhin et participe à la victoire des armées républicaines à Fleurus.

Combattant politiquement les Girondins, les Hébertistes puis les Indulgents, il fait voter la confiscation des biens des ennemis de la République au profit des patriotes pauvres. Et est notamment l'inspirateur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793.

Source : wikipedia.org

"La pioche", "Paulo" ou "La pieuvre".

Le joueur de football international français Paul Pogba

Il s'agit des surnoms du joueur de football international français Paul Pogba, évoluant au poste de milieu de terrain, né le 15 mars 1993.

Le joueur de football international français Paul Pogba, sous le maillot de la Juventus de Turin

Avec la Juventus de Turin, il remporte le championnat italien de Serie A quatre fois consécutivement, en 2013, 2014, 2015 et 2016. Et dispute la finale de la Ligue des champions en 2015.

Le joueur de football international français Paul Pogba, sous le maillot de la Juventus de Turin

En 2017, il remporte avec son club de Manchester United, la Ligue Europa et est sacré meilleur joueur de la compétition.

Le joueur de football international français Paul Pogba, sous le maillot de Manchester United

Sélectionné en équipe de France, il participe à la Coupe du monde 2014, à l'issue de laquelle il est désigné meilleur jeune, puis à l'Euro 2016 où la France atteint la finale.

Le joueur de football international français Paul Pogba, sous le maillot de l'équipe de France

En juillet 2018, lors de la Coupe du monde en Russie, il est un acteur majeur du parcours de l'équipe nationale vers son deuxième titre mondial, ponctuant sa compétition par un but marqué en finale face à la Croatie (4-2).

Le joueur de football international français Paul Pogba, sous le maillot de l'équipe de France

Ses deux frères aînés, les jumeaux Florentin et Mathias, sont également des joueurs de football internationaux mais guinéens (Guinée-Conakry) :

Le joueur de football international guinéen Florentin Pogba
Le joueur de football international guinéen Florentin Pogba, né le 19 août 1990
Le joueur de football international guinéen Mathias Pogba (© SNS Group)
Le joueur de football international guinéen Mathias Pogba, né le 19 août 1990 (© SNS Group)

Source : wikipedia.org

"Le métronome" ou "L'architecte".

Le joueur de football international italien Andrea Pirlo, reconverti entraîneur

Il s'agit des différents surnoms du joueur de football international italien devenu entraîneur, Andrea Pirlo, né le 19 mai 1979.

Il a évolué au poste de milieu de terrain du milieu des années 1990 à la fin des années 2010.

Pendant dix ans, à partir de 2001, Andrea organise le jeu de l'AC Milan, avec lequel il remporte ses premiers trophées en 2003 avec la Ligue des champions, la Supercoupe de l'UEFA et la Coupe d'Italie, et surtout en 2007 en gagnant de nouveau la C1 et la Supercoupe d'Europe ainsi que la Coupe du monde des clubs. Auxquels s'ajoutent deux championnats d'Italie en 2004 et 2011.

Le joueur de football international italien Andrea Pirlo, sous le maillot du Milan AC

En fin de contrat, en 2011, Pirlo rejoint la Juventus Turin. Durant quatre saisons, les Turinois survolent le Calcio. Ils les quittent en 2015 sur un doublé coupe-championnat après s'être hissé en finale de la Ligue des champions.

Le joueur de football international italien Andrea Pirlo, sous le maillot de la Juventus de Turin

Sélectionné dans toutes les équipes jeunes, Pirlo devient le plus capé des espoirs italiens avec lesquels il remporte l'Euro 2000 de la catégorie.

Intégré en équipe A au début des années 2000, il devient rapidement un titulaire indiscutable. Les sélectionneurs successifs sont nombreux à adapter le jeu de la Squadra Azzurra à celui du club de Pirlo afin de le faire briller.

En 2006, il remporte la Coupe du monde face à la France. Finaliste de l'Euro 2012, il termine aussi troisième de la Coupe des confédérations 2013.

Le joueur de football international italien Andrea Pirlo, sous le maillot de l'équipe d'italie

Pirlo se fait remarquer par la qualité de son placement et de ses passes. Dans toutes ses équipes, il est celui qui gère et ordonne le jeu.

Milieu de terrain, il joue de plus en plus proche de sa défense au cours des saisons bien qu'il ne brille pas par sa puissance et sa vitesse.

Meneur de jeu très bas, pouvant jouer court, long ou individuel, Andrea Pirlo est également expert en coup de pied arrêté.

Source : wikipedia.org

"Ibra", "Zlatan", "Ibracadabra", "La bête", "Dieu", "Thor" et "Le gitan".

Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic

Il s'agit des différents surnoms du joueur international de football suédois d'origine bosnienne Zlatan Ibrahimovic (zla-tane i-bra-i-mo-vi-tch), né le 3 octobre 1981.

  • "Ibra" est une simple apocope de son patronyme "Ibrahimovic",
  • "Zlatan" n'est que son prénom, mais son origine bosnienne suffit à l'identifier, compte tenu de sa rareté,
  • "Ibracadabra" est un astucieux calembour en forme de mot-valise (ibrahimovic abracadabra) faisant référence à son extraordinaire niveau de jeu,
  • "La bête", est le surnom que lui donnait son coéquipier anglais Marcus Rashford, à Manchester United, de 2016 à 2018, en référence à son physique hors norme pour un joueur de football,

Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic, entouré de quatre de ses coéquipiers du PSG

  • "Dieu" est le surnom que lui donnait son coéquipier anglais Jesse Lingard, à Manchester United, de 2016 à 2018, en référence à ses performances exceptionnelles,
  • "Thor" est l'astucieux surnom en forme de calembour que lui donnait son coéquipier français Paul Pogba, à Manchester United, de 2016 à 2018, en référence au mot allemand signifiant "But" ("Tor"), ainsi qu'au Dieu du tonnerre, dans la mythologie nordique, et au super-héros de Marvel, créé en 1962 par l'éditeur Stan Lee, le scénariste Larry Lieber et le dessinateur Jack Kirby, et cela toujours au regard des performances exceptionnelles de Zlatan Ibrahimovic,
  • "Inzaghi" est le surnom que lui donnaient ses coéquipiers français Clément Chantôme et Mamadou Sakho, au PSG, de 2012 à 2016, en référence au patronyme de l'emblématique attaquant italien de la Juventus et de l'AC Milan, incarnant l'archétype du renard des surfaces, Filippo Inzaghi,
  • et "Le gitan" est le surnom que lui donne les membres de sa famille.
Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic (1,95 m) et le joueur de football international argentin Lionel Messi (1,70 m)
Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic (1,95 m) et le joueur de football international argentin Lionel Messi (1,70 m)

Zlatan Ibrahimovic est considéré comme l'un des avants-centres les plus complets au monde et l'un des meilleurs attaquants de sa génération, son physique imposant et sa souplesse, acquise via la pratique des arts martiaux (ceinture noire de taekwondo) lui permettent de marquer des buts exceptionnels.

Zlatan Ibrahimović a la particularité d'avoir remporté le titre de champion avec cinq (voire six) clubs et dans quatre championnats différents :

  • aux Pays-Bas, avec l'Ajax Amsterdam (2002 et 2004),

Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic, joueur de l'Ajax Amsterdam

  • en Italie, avec l'Inter de Milan (2007, 2008 et 2009),

Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic, joueur de l'Inter Milan

  • et l'AC Milan (2011),

Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic, joueur du Milan AC

Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic, joueur du Barça

  • puis en France avec le PSG (2013, 2014, 2015, 2016).

Le joueur de football international suédois Zlatan Ibrahimovic, joueur du PSG

Avant l'affaire des matchs truqués du Calcio et les deux titres de 2005 et 2006 retirés à la Juventus de Turin, il avait remporté le championnat dans tous ses clubs depuis 2002, dont huit consécutivement, de 2004 à 2011.

Au niveau européen, il ne remporte pas la Ligue des champions, bien qu'il participe à plusieurs campagnes européennes avec ses clubs successifs. Il remporte néanmoins la Supercoupe de l'UEFA et la Coupe du monde des clubs de la FIFA avec Barcelone en 2009 ainsi que la Ligue Europa avec Manchester United en 2017.

International depuis 2001, Zlatan Ibrahimovic est actuellement le meilleur buteur de l'histoire de la sélection suédoise, avec 62 buts en 118 sélections, au 22 juin 2021.

Au-delà du joueur exceptionnel, un véritable personnage

Son charisme et ses provocations médiatiques en font eb effet une icône dépassant le cadre du sport.

  • Le personnage arrogant qu'il représente donne lieu à de nombreuses parodies, comme en France, aux Guignols de l'Info, qui ont fait de son prénom un néologisme, avec le verbe du registre populaire "Zlataner".

Et de sa marionnette l'un de leurs personnages vedettes plusieurs années durant.

  • Sa biographie, "Moi Zlatan", est un succès de librairie, avec plus de 700 000 exemplaires vendus entre fin 2011 et début 2013.

"Moi Zlatan", la biographie du joueur international de football suédois d'origine bosnienne Zlatan Ibrahimovic, sortie fin 2011 et vendue à plus de 700 000 exemplaires en à peine plus d'un an

  • Il possède aussi une série de timbres, en Suède, à son effigie depuis 2014.

Timbres suédois à l'effigie du joueur de football international Zlatan Ibrahimovic (2015)

  • Et a sorti, en 2015, une version de l'hymne suédois en slam, qui est certifiée disque d'or.

Source : wikipedia.org

"Pippo Inzaghi", "Super Pippo" et "Inzagoal".

Le joueur de football international italien reconverti entraîneur Filippo Inzaghi

Il s'agit des surnoms du joueur de football international italien reconverti entraîneur Filippo Inzaghi, né le 9 août 1973.

Avant-centre de type "Renard des surfaces", Inzaghi a inscrit 316 buts dans sa carrière, ce qui en fait le quatrième buteur de l'histoire du football italien derrière Silvio Piola (364 buts), Giuseppe Meazza (338 buts) et Roberto Baggio (318 buts).

Palmarès

  • Avec la Juventus de Turin, il a remporté le championnat d'Italie en 1998, la Supercoupe d'Italie en 1997, et été finaliste de la Ligue des Champions en 1998.
  • Et avec l'AC Milan, il a remporté le championnat d'Italie en 2004 et 2011, la Coupe d'Italie en 2003, la Supercoupe d'Italie en 2004, la Ligue des Champions en 2003 et 2007, la Supercoupe de l'UEFA en 2003 et 2007 et la Coupe du monde des clubs en 2007.

Avec la sélection nationale italienne, il remporte la Coupe du Monde de la FIFA en 2006 face à la France (Aaaargh !) et est finaliste du Championnat d'Europe en 2000.

Reconversion comme entraîneur

Il prend sa retraite de joueur à la fin de la saison 2011-2012 et devient entraineur des Allievi Nazionali (jeunes de l'AC Milan) pour la saison suivante. Durant la saison 2014/2015, il est entraineur de l'équipe première et termine à la dixième place du championnat, mais est démis de ses fonctions le 16 juin 2015 à cause de résultats insuffisants.

Famille

Son frère, Simone Inzaghi, était également footballeur professionnel.

Source : wikipedia.org

"La rouille" ou "La flèche".

Le footballeur français Olivier Rouyer, joueur de l'AS Nancy-Lorraine

Il s'agit des surnoms du joueur de football international français Olivier Rouyer, né le 1er décembre 1955.

Formé à l'AS Nancy-Lorraine, ce joueur de petit gabarit (1,70 m pour 68 kg) a pour partenaire dans son club formateur, le futur triple ballon d'or Michel Platini, dont il est le grand copain.

Les joueurs de football internationaux français Michel Platini et Olivier Rouyer, à Nancy (54), le 12 février 1977
Les joueurs de football internationaux français Michel Platini et Olivier Rouyer, à Nancy (54), le 12 février 1977

Ailier le plus rapide de sa génération, il est surnommé par le public nancéien "La rouille" ou "La flèche".

Il effectue une carrière internationale en pointillés, profitant surtout des blessures de l'ailier droit titulaire des Bleus Dominique Rocheteau pour jouer.

Il comptera au total 17 sélections et 2 buts entre 1976 et 1981. Dont le mémorable but victorieux au Parc des Princes contre l'Allemagne, en match amical, le 23 février 1977.

L'équipe de France vainqueur de l'Allemagne, en match amical, au Parc des Princes (1-0), le 23 février 1977, avec Olivier Rouyer, l'auteur du but de la victoire, à gauche au premier rang, à coté de Bernard Lacombe et Michel Platini
L'équipe de France vainqueur de l'Allemagne, en match amical, au Parc des Princes (1-0), le 23 février 1977, avec Olivier Rouyer, l'auteur du but de la victoire, à gauche au premier rang, à coté de Bernard Lacombe et Michel Platini
Olivier Rouyer, le 23 février 1977, au parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Olivier Rouyer, le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Le superbe but victorieux d'Olivier Rouyer (1-0), le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Le superbe but victorieux d'Olivier Rouyer (1-0), le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Olivier Rouyer, auteur du but victorieux (1-0), le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Olivier Rouyer, auteur du but victorieux (1-0), le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne

En 1978 il participe à la Coupe du monde, en Argentine, après avoir remporté la Coupe de France avec l'AS Nancy-Lorraine.

L'équipe de l'AS Nancy-Lorraine vainqueur de la Coupe de France, le 13 mai 1978, avec, au premier rang, au centre Michel Platini, et à sa droite (à gauche sur la photo) Olivier Rouyer
L'équipe de l'AS Nancy-Lorraine vainqueur de la Coupe de France, le 13 mai 1978, avec, au premier rang, au centre Michel Platini, et à sa droite (à gauche sur la photo) Olivier Rouyer

Il devient capitaine de l'équipe en 1979. Mais en fin de saison, sa carrière est ralentie à la suite d'une fracture du tibia.

En 1981, il est transféré au RC Strasbourg pour trois saisons. Puis il termine sa carrière professionnelle à l'Olympique Lyonnais, de 1984 à 1986.

Reconversion après sa carrière de joueur

  • Après avoir raccroché les crampons, il reste dans le milieu du football. Il revient à Nancy (54), comme entraîneur du Centre de formation, puis il entraîne l'équipe première de l'AS Nancy-Lorraine pendant trois ans (octobre 1991-1994). Ainsi que le FC Sion (mars-juillet 1999).
  • Dès 1986, il devient consultant sur Canal+ où il se distingue par ses éclats de rire à l'antenne et sa difficulté à prononcer certains noms de joueurs (comme Luyindula), au point de les confondre parfois (Malouda et Maoulida par exemple).

En juin 2016, il quitte Canal+ pour rejoindre la chaîne L'Équipe, au sein de laquelle devient un chroniqueur régulier des émissions "L'Équipe d'Estelle" et "L'Équipe du soir", dans lesquelles j'avoue apprécier sa bonhommie et sa jovialité.

L'ancien joueur de football international français, devenu consultant sur la chaîne L'Équipe, Olivier Rouyer

  • Il est enfin propriétaire du bar "Le Pinocchio", situé place Saint-Epvre à Nancy (54).

Le 16 février 2008, dans un entretien au journal L'Équipe, il affirme être homosexuel et ne plus s'en cacher depuis son arrivée à Strasbourg en 1981. Selon lui, c'est son orientation sexuelle qui lui aurait coûté son poste lorsqu'il entraînait Nancy en 1994.

En 2021, il demeure le seul joueur professionnel français à être sorti du placard. Et cela mérite d'être salué.

Après avoir figuré sur la liste UMP lors des élections municipales de 2008 à Saint-Max (54), Olivier Rouyer est élu en 2014 à Nancy (54) sur la liste UMP-UDI menée par Laurent Hénart pour les municpales.

Source : wikipedia.org

"Raoul Cauvin, l'homme aux cent mille gags".

Le scénariste belge Raoul Cauvin

Il s'agit du surnom du scénariste de bande dessinée belge Raoul Cauvin, né le 26 septembre 1938 et mort d'un cancer le 19 août 2021.

Cet auteur des éditions Dupuis, pilier du journal "Spirou", est l'un des scénaristes les plus prolifiques de l'histoire de la bande dessinée franco-belge.

Le sergent Chesterfield et le caporal Blutch, les célèbres "Tuniques bleues" créées en 1968 par Raoul Cauvin et Louis Salvérius, remplacé à sa mort, en 1972, par Willy Lambil

À la fin des années 1960, il crée deux séries d'aventures à succès, "Les Tuniques bleues" et "Sammy" ("Les gorilles"). La première, dessinée par Willy Lambil depuis 1972, compte 64 albums à ce jour et est toujours l'une des meilleures ventes de la bande dessinée franco-belge.

Durant les décennies suivantes, il lance plusieurs séries humoristiques aux Éditions Dupuis :

  • "L’Agent 212" (1975) avec Daniel Kox,

  • "Cédric" (1986) avec Laudec,

  • "Les Femmes en blanc" (1986) avec Philippe Bercovici,

  • "Pierre Tombal" (1986) avec Marc Hardy,

  • "Cupidon" (1990) avec Malik,

"Cupidon", créé en 1989 par Malik et raoul Cauvin dans le journal de "Spirou"

 

  • "Les Psy" (1992), avec Béd,

  • et "Les paparazzi "(1996) avec Luc Mazel.

"Les paparazzi", la bande dessinée créée en 1996 par Luc Mazel et Rraoul Cauvin, dans le journal "Spirou"

Des débuts discrets chez Dupuis (années 1960)

Raoul Cauvin suit d'abord des études de lithographie publicitaire à l'Institut Saint-Luc à Tournai, pour découvrir en entrant dans la vie active que cette formation n'a plus aucune utilité depuis la fin des années 1930. Suivent toute une série de petits métiers et notamment un emploi dans une usine de boules de billard.

Il entre aux éditions Dupuis en 1960 comme dessinateur de grilles de mots croisés et lettreur, puis devient caméraman au département dessins animés (TVA : TéléVision Animation, fondé en 1959 par Charles dupuis) où il reste sept ans. Il s'essaye dès cette époque au dessin, mais sans succès.

Désireux d'écrire des scénarios, il en présente dès son arrivée à Yvan Delporte, le rédacteur en chef de "Spirou", mais il se voit refuser tous ses projets de série jusqu'en 1967. Il arrive néanmoins à placer une première histoire pour un mini-récit dessinée par Charles Degotte en 1964. Suivent quelques autres mini-récits et histoires courtes dessinées par Degotte, Eddy Ryssack, Serge Gennaux, etc. Charles Dupuis, qui apprécie énormément les croquis humoristiques que Cauvin fait de la vie de la rédaction, lui présente Claire Bretécher en 1967 et lui promet une place régulière dans "Spirou".

En 1968, Cauvin lance quatre séries. Les aventures des puces "Arthur et Léopold", avec Carlos Roque, et "Loryfiand et Chifmol", avec Gennaux, ne rencontrent aucun succès particulier et cessent dès 1969 pour la première, et 1973 pour la seconde. "Les Naufragés", avec la débutante Claire Bretécher, rencontre un petit succès d'estime grâce à son humour décalé mais s'arrête également assez vite.

"Les naufragés", créés en 1968 par Claire Bretécher et Raoul Cauvin

Profitant du vide laissé par le départ chez "Pilote" de la série "Lucky Luke" de Morris, Cauvin lance un western parodique avec Louis Salvérius, un jeune auteur qui avait déjà publié quelques planches et mini-récits sur ce thème dans "Spirou" : "Les Tuniques bleues", sa quatrième création de l'année, dans une veine purement humoristique (gags en une demi-planche ou quelques pages au maximum), qui emporte graduellement l'adhésion des lecteurs.

Poster des "Tuniques bleues" dessiné en 1970 par Louis Salvérius et Michel Matagne

En 1969, il crée avec Luc Mazel "Câline et Calebasse" (qui devient en 1974 "Les Mousquetaires"), sa première série d'histoires à suivre, mettant en scène un mousquetaire et son cheval dans une Renaissance humoristique.

"Caline et Calebasse" ou "Les Mousquetaires", créés en 1969 par Mazel et Raoul Cauvin dans le journal de "Spirou"

Une place grandissante dans Spirou (années 1970)

Le succès grandissant des "Tuniques bleues" permet à Cauvin de collaborer à partir de 1970 avec Raymond Macherot sur "Mirliton" avant de lancer la même année sa seconde série à suivre : "Sammy", avec Berck, qui raconte les aventures humoristiques des "gorilles" Sammy Day et Jack Attaway à Chicago (Illinois) à l'époque de la prohibition et d'Al Capone.

Fort de cette expérience, il se met à réaliser quelques histoires plus longues des "Tuniques bleues", toujours dans une veine très humoristique. Mais en 1972, Louis Salvérius meurt brutalement durant la réalisation de la quatrième histoire longue, "Outlaw".

Cauvin propose alors à Willy Lambil, dessinateur depuis 1959 de la série réaliste "Sandy et Hoppy", mais également de la série humoristique "Hobby et Koala" depuis 1968, de reprendre la série. Fort de son expérience, celui-ci en tire le dessin vers un semi-réalisme, mieux adapté à des scénarios tendant à perdre leur veine purement comique. Il fait de la série un des piliers des éditions Dupuis, qui en publient à la fin de l'année 1972 le premier volume en album.

Entre 1973 et 1975, Cauvin lance sept nouvelles séries pour l'hebdomadaire. Trois sont assez discrètes : "Les Naufragés de l'espace" (avec Guy Counhaye, 1973-1978) et "Christobald" (avec Antoinette Collin, 1975-1978) ne convainquent pas, tandis que "Le Vieux Bleu", avec François Walthéry, le très apprécié dessinateur de "Natacha", obtient un réel succès d'estime mais ne fait l'objet que d'une quarantaine de planches.

Jules et son pigeon, "Le vieux bleu", créés en 1974 par François Walthéry et Raoul Cauvin dans le journal "Spirou"

Avec "Pauvre Lampil", initiée en 1973 avec Lambil, Cauvin lance une géniale série humoristique semi-autobiographique sur les relations entre Lampil, dessinateur de "Panty et son Kangourou" (Lambil étant l'auteur, de 1959 à 1974, de "Sandy et Hoppy"), et son scénariste Cauvin. Plus adulte que la majorité des séries présentes dans l'hebdomadaire, "Pauvre Lampil" y est parcimonieusement publiée jusqu'en 1994, avant d'être reprise au milieu des années 2000.

Le 2e album de la série "pauvre Lampil", créé en 1974 par Willy Lambil et Raoul Cauvin

"L'Agent 212", créée en 1975 avec Daniel Kox, devient sa première série de gags réellement populaire. Narrant les aventures d'un agent de police assez pataud, elle s'impose durablement dans l'hebdomadaire, étant encore publiée en 2011.

L'intégrale de la série "Godaille et Godasse", créée en 1975 par Jacques Sandron et Raoul Cauvin dans le journal "Spirou" (2012)
L'intégrale de la série "Godaille et Godasse", créée en 1975 par Jacques Sandron et Raoul Cauvin dans le journal "Spirou" (2012)

Les gags de la série napoléonienne"Godaille et Godasse" (avec Jacques Sandron) et de "Boulouloum et Guiliguili" (devenue en 1983 "Les Jungles perdues", avec Luc Mazel), une série mettant en scène un enfant sauvage et son gorille en Afrique, se transforment en 1978 en histoires à suivre. Bien qu'elles durent jusqu'à la fin des années 1980, ces séries sont loin de rencontrer le succès de "Sammy" et encore moins celui des "Tuniques bleues".

"Boulouloum et Guiliguili", créés en 1975 par Mazel et Raoul Cauvin dans le journal de "Spirou"

Diversification et succès (années 1980)

Après la mort accidentelle de Maurice Tillieux en 1978, Dupuis perd son scénariste le plus prolifique ; Cauvin, qui était déjà très présent, va le devenir de plus en plus et se révéler rapidement incontournable. Après avoir travaillé entre 1979 et 1981 avec le très jeune (16 ans !) Philippe Bercovici sur "Les Grandes amours contrariées", Cauvin lui crée en 1981 "Les Femmes en blanc", récits humoristiques en milieux hospitalier, qui est un nouveau succès, tout en introduisant un humour grinçant inhabituel dans "Spirou".

Sa reprise en 1981 de "Spirou et Fantasio" avec Nic, dessinateur issu de l'animation, laisse une impression plus mitigée ; bridé par ses éditeurs, Cauvin ne parvient pas à donner de la force aux trois histoires qu'il écrit et sa collaboration à la série cesse en 1983, lui laissant un très mauvais souvenir.

"La ceinture du grand froid", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1983, le 30e album de Spirou et Fantasio
"La ceinture du grand froid", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1983, le 30e album de Spirou et Fantasio
"La boîte noire", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1983, le 31e album de Spirou et Fantasio
"La boîte noire", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1983, le 31e album de Spirou et Fantasio
"Les faiseurs de silence", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1984, le 32e album de Spirou et Fantasio
"Les faiseurs de silence", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1984, le 32e album de Spirou et Fantasio

Ne se laissant pas abattre, Cauvin lance cette même année 1983 les aventures du croque-mort "Pierre Tombal", avec Marc Hardy, première série publiée dans "Spirou" à se confronter aussi directement avec la mort.

Il enchaîne alors les séries humoristiques en une page ou quelques-unes : "Les voraces", avec Glem, en 1985, qui réussit peu en album mais est publiée jusqu'en 1995 dans l'hebdomadaire ; "Cédric", avec Laudec, en 1986 qui fait des débuts discrets avant de devenir dans les années 2000 l'une des meilleures ventes de Dupuis, à la suite d'une adaptation en dessin animé ; "Cupidon", avec Malik, auteur à Spirou depuis 1971 auparavant connu pour ses bandes dessinées réalistes ("Archie Cash", "Blue Bird", "chiwana", "Johnny Paraguay"), en 1988. Dans ces années, il crée également pour "Robbedoes", la version flamande de "Spirou", une petite série semi-autobiographique et humoristique qu'il dessine lui-même, "Zotico".

"Louise" (1997), le premier album dessiné par Raoul Cauvin
"Zotico" (1997), le premier album dessiné par Raoul Cauvin
"Louise" (2016), dessiné par Raoul Cauvin, reprend, avec des gags supplémentaires, l'album "Zotico", sorti en 1997
"Louise" (2016), dessiné par Raoul Cauvin, reprend, avec des gags supplémentaires, l'album "Zotico", sorti en 1997

Hors de Spirou, Cauvin adapte pour Dupuis avec Nic "Les Snorky", dessin animé populaire du début de la décennie. Ayant rompu son contrat d'exclusivité avec Dupuis en 1979, Cauvin crée pour Casterman, en 1980, "Les Toyottes", avec Louis-Michel Carpentier.

En 1986, il se lance avec l'auteur dans une série d'un tout autre genre, "L'Année de la bière", gags tournant autour d'un bistrot belge, reprise ensuite chez Dupuis sous le nom "Du côté de chez Poje". Il scénarise également "Raphaël et les timbrés" pour Jacques Sandron dans "Je bouquine", à partir de 1984.

"J'ai déjà donné", premier album de la série "Raphaël et les timbrés", créée en 1984 par Jacques Sandron et Raoul Cauvin dans le magazine "Je bouquine" (1989)
"J'ai déjà donné", premier album de la série "Raphaël et les timbrés", créée en 1984 par Jacques Sandron et Raoul Cauvin dans le magazine "Je bouquine" (1989)

Depuis 1975 et "L'agent 212", Cauvin a ainsi lancé une multitude de séries sur des univers professionnels, inaugurant ce qui allait devenir un courant de fond dans la bande dessinée à partir de la fin des années 1990. Il ne faisait pas de ces milieux un simple décor mais il s'en servait pour traiter des thèmes alors peu présents dans la bande dessinée pour enfants : la mort, la maladie, le voyeurisme, etc.

Scénariste attitré de Spirou (années 1990)

Scénariste de cinq séries de gags à succès, souvent présents dans l'hebdomadaire, ainsi que de deux séries à suivre phare du journal ("Les Tuniques bleues" et "Sammy", ses autres séries à suivre ayant été arrêtées), Cauvin est à la fin des années 1980 le principal pourvoyeur de séries du magazine, qu'il continue à alimenter avec "Les Psy", avec Bédu (commencée en 1992), "Taxi Girl", série plus réaliste réalisée avec Laudec (de 1992 à 1998, le succès grandissant de "Cédric" ainsi qu'un manque d'intérêt de la part des lecteurs causant son interruption), "Les Paparazzi", avec Luc Mazel (de 1993 à 2004) (à la suite également d'un manque de succès). Son omniprésence dans la deuxième moitié des années 1990 (9 séries de récits courts) permet à la rédaction, dans l'une de ses animations de type comique de répétitition, de faire croire qu'il a pris le pouvoir sur l'hebdomadaire. C'est également à cette époque que lui sont consacrées deux monographies, assez hagiographiques.

"Le livre d'or de Raoul Cauvin", une monographie écrite en 1995 par Kris de Saeger
"Le livre d'or de Raoul Cauvin", une monographie écrite en 1995 par Kris de Saeger
"Raoul Cauvin. Monsieur Scénario", une monographie parue en 1998
"Raoul Cauvin. Monsieur Scénario", une monographie parue en 1998

En 1993, il participe anonymement à la création de la série "C.R.S = Détresse", de Achdé, chez Dargaud, avant d'en devenir le scénariste officiel en 2000, à la suite du départ d’Erroc.

Le numéro 3026 de "Spirou" du 10 avril 1996 est presque entièrement réalisé par Cauvin et Zidrou. Il est écrit "CAUVIN" à la place du titre du journal et un concours propose de gagner en premier prix un poil de la moustache de Raoul Cauvin.

Le numéro 3026 du journal "Spirou" en date du 10 avril 1996
Le numéro 3026 du journal "Spirou" en date du 10 avril 1996

Vétéran de la bande dessinée franco-belge (années 2000-2020)

Graduellement moins présent à partir du milieu des années 2000, à la suite de l'émergence de nouveaux scénaristes (comme Zidrou ou Jean-Louis Janssens), à l'arrêt de séries alors qu'il n'en crée pas de nouvelles, Cauvin reste cependant l'un des principaux scénaristes de Spirou, animant la plupart des séries datant de plus de quinze ans.

Alors qu'il n'avait plus créé de nouveauté depuis 1993, et que ses histoires tendaient à passer de plus en plus inaperçues, Cauvin écrit en 2000 "Vétos sans frontières" pour Daniel Desorgher, qui restera inédit jusqu'à sa parution en album, en juin 2020, aux éditions du Tiroir.

Et, en 2008, "Coup de foudre" pour David De Thuin, une histoire improbable entre une vache amoureuse et un taureau transsexuel, prélude à une nouvelle série. Cette histoire, au ton très différent de ses gags hebdomadaires humoristiques ou des "Tuniques bleues", est remarquée par la critique, mais seuls deux albums sortiront.

Le scénariste belge Raoul Cauvin, photographié façon "Citizen Kane", sur plusieurs dizaines de ses albums
Le scénariste belge Raoul Cauvin, , photographié façon "Citizen Kane", sur plusieurs dizaines de ses albums

Très discret dans les médias, sa présence dans le catalogue Dupuis depuis 1972 lui permet, en 2002, d'atteindre les quarante millions d'albums vendus (ce qui fait titrer au Journal du dimanche "L'inconnu aux 40 millions d'albums"), puis en 2006 les quarante-cinq millions, et environ 50 millions à ce jour, avec deux séries parmi les 20 premières ventes en bande dessinée : "Cédric" et "Les Tuniques bleues" (20 millions d'albums pour cette seule série).

L'année 2016 est marquée par la sortie du dernier album de "Pierre Tombal", après trente ans d'existence et autant d'albums.

Pour ses 70 ans, Cauvin se voit honoré par un numéro spécial de "Spirou", le 3676 du 24 septembre 2008.

Le n°3676 du journal "Spirou" du 24 septembre 2008 consacré au scénariste belge Raoul Cauvin
Le n°3676 du journal "Spirou" du 24 septembre 2008 consacré à Raoul Cauvin

Pour les 75 ans de Cauvin en septembre 2013, les médias annoncent son départ à la retraite, mais le rythme de parution de ses séries phares reste inchangé. En mars 2016 sort même une nouvelle série intitulée "Le bâtard des étoiles", dessinée par Curd Ridel.

Les 80 ans de Cauvin sont fêtés dans le numéro 4198 de "Spirou" du 26 septembre 2018.

Début 2019, il est annoncé que la série "Les Psy" se conclut sur le tome 22, intitulé "Vive la retraite !". Le scénariste se concentrera désormais sur "Les Tuniques bleues" et "Cédric", son classique "Les Femmes en blanc" étant arrêté par l'éditeur, en raison d'une érosion des ventes.

En septembre 2019, Raoul Cauvin abandonne également sa série "Les Tuniques bleues", estimant en avoir fait le tour. Raoul Cauvin a revendu ses droits d'auteur sur la série aux éditions Dupuis, de même que les filles de Louis Salvérius, son premier dessinateur, de 1968 à 1972. Un 65e album des "Tuniques Bleues" a ainsi pu sortir en octobre 2020, dessiné par Jose Luis Munuera et scénarisé par le couple "Béka" (BErtrand escaich et cAroline roque), la parution du 64e album, le dernier scénarisé par Cauvin, ayant été reculée au 1er octobre 2021, Willy Lambil ayant très mal vécu cette revente des droits.

Celui-ci sera cependant, hélas, publié à titre posthume, Raoul Cauvin ayant annoncé, le 9 mai 2021, être atteint d'un cancer incurable, ne lui laissant que quelques mois à vivre... et ayant été vaincu par la maladie le 20 août 2021.

Méthode de travail

Pensant qu'il est plus facile de tirer son inspiration du quotidien, Cauvin se tient assez éloigné du milieu de la bande dessinée : lecteur régulier de la presse, il a conservé jusqu'aux années 1980 un travail salarié de responsable du laboratoire photo de Dupuis.

D'ailleurs vous l'avez vu dans les aventures de Gaston Lagaffe, où André Franquin le faisait apparaître sous les traits de "Raoul de la photocopie" :

"Raoul de la photocopieuse" (Raoul Cauvin) dessiné par André Franquin dans différents gags de Gaston Lagaffe
Raoul Cauvin, alias "Raoul de la photocopie", dessiné par André Franquin dans différents gags de Gaston Lagaffe

De même, afin de ne pas être trop influencé par les travaux d'autres scénaristes, il lit peu de bandes dessinées, ou alors elles n'ont rien à voir avec ce qu'il fait : ainsi, il déclare en 1984 que ses auteurs préférés sont Reiser, Hugo Pratt, Tito et Jan Bucquoy.

Lorsqu'il s'agit de créer une série, il est le plus souvent contacté par des dessinateurs (Mazel pour "Câline et Calebasse", Salvérius pour "Les Tuniques bleues", Kox pour "L’Agent 212").

Mais il a pris l'initiative pour "Les Femmes en blanc" (Philippe Bercovici), Pierre Tombal (Marc Hardy) ou "Godaille et Godasse" (Pierre Sandron). Pour la rédaction même des scénarios, Cauvin a une méthode célèbre : il s'allonge sur un divan, et au bout de quelques heures pour un gag, quelques jours pour une histoire à suivre, il a son scénario tout prêt.

Raoul Cauvin sur son divan, en plein labeur, caricaturé par François Walthéry
Raoul Cauvin sur son divan, en plein labeur, caricaturé par François Walthéry

Il ne lui reste plus alors qu'à réaliser un découpage détaillé (où les positions des personnages sont croquées) et à l'envoyer au dessinateur.

Un exemple de scénario pour "Les Tuniques bleues", dessiné par Raoul Cauvin
Un exemple de scénario pour "Les Tuniques bleues", dessiné par Raoul Cauvin

Une nouvelle façon de concevoir la bande dessinée grand public

Raoul Cauvin est un scénariste franco-belge classique, mais son travail présente certaines caractéristiques qui peuvent permettre d'expliquer son succès.

S'il est vrai que ses histoires sont rarement originales dans leur déroulement, qu'il est limité par sa spécialisation dans la bande dessinée grand public (enfantine ou non), et que certains archétypes sont très souvent employés (tels que le tandem à la Laurel et Hardy), Cauvin se démarque de ses confrères par sa volonté de  transmettre et faire partager des idées et des craintes personnelles.

Il a ainsi été le premier à aborder dans la bande dessinée enfantine franco-belge l'antimilitarisme, la mort, la maladie ou la liberté individuelle de manière aussi audacieuse en même temps que juste.

Un auteur mal-aimé de la critique

Scénariste ultra-prolifique, spécialisé dans la bande dessinée de genre pour enfants, Raoul Cauvin a généralement été mal vu par la critique.

Ainsi, lorsqu'il s'est mis à signer au début des années 1980 les scénarios des albums de deux séries qu'il scénarisait jusque-là de façon anonyme ("Lou" de Berck et "Les Toyottes" de Louis-Michel Carpentier), des critiques ont immédiatement écrit que les deux séries avaient baissé en qualité...

Pour en savoir davantage sur raoul Cauvin

"L'homme aux 100 000 gags" : la monographie consacrée en 2008 à son scénariste "maison" Raoul Cauvin
"L'homme aux 100 000 gags" : la monographie consacrée, en 2008, par les éditions Dupuis à leur scénariste "maison" Raoul Cauvin
"Raoul Cauvin. La monographie", une monographie écrite en 2013 par Patrick Gaumer
"Raoul Cauvin. La monographie", une monographie écrite en 2013 par Patrick Gaumer

Souvenir personnel :

Je suis extrêmement fier d'avoir pu réaliser, en 1977, ce que je pense être le premier grand entretien de ce très grand monsieur de la bande dessinée franco-belge, qui avait également convié ses amis dessinateurs Willy Lambil ("Tuniques bleues") et Berck ("Sammy") à répondre à mes questions.

Alors âgé de seulement seize ans, je conserve un souvenir ému de ce moment et de l'extrême gentillesse de celui qui était déjà l'auteur de quatre de mes séries préférées : "Les Tuniques bleues" (1968), "Sammy" (1970), l'extraordinaire "Pauvre Lampil" (1974) et "Godasse et Godaille" (1975).

Cet entretien, ainsi qu'une bibliographie exhaustive (à cette date) avait fait l'objet d'un dossier spécial publié, en 1978, dans le n°16 de "Hop !", le fanzine édité depuis 1973, à Aurillac (15) par Louis Cance (dessinateur de "Pif" de 1967 à 1990).

Couverture du n° 16 de "Hop !", le fanzine édité à Aurillac (15) depuis 1973 par le dessinateur Louis Cance
Couverture du n° 16 de "Hop !", le fanzine édité à Aurillac (15) depuis 1973 par le dessinateur Louis Cance

Source : wikipedia.org

 

"Platoche"

Il s'agit du surnom du joueur de football international français Michel Platini, né le 21 juin 1955.

Évoluant au poste de milieu de terrain offensif, il est ensuite devenu entraîneur sélectionneur puis dirigeant.

Meneur de jeu emblématique de l'équipe de France de 1976 à 1987, et en club, de l'AS Nancy-Lorraine, de l'AS Saint-Étienne, puis du Juventus FC, il a inscrit 356 buts durant sa carrière et est considéré comme un des meilleurs joueurs de football de l'histoire.

L'incroyable palmarès de Michel Platini

Le magazine "France Football" l'a désigné meilleur joueur de football français du XXe siècle, devant Zinédine Zidane et Raymond Kopa, tandis que le Juventus FC l'a élu meilleur Bianconero de tous les temps.

Michel Platini Ballon d'Or

Il a été le premier joueur de football à remporter le Ballon d'or trois fois consécutivement, en 1983, 1984 et 1985.

Avec l'équipe de France, dont il est le troisième meilleur buteur de l'histoire (41 buts en 72 sélections), derrière Olivier Giroud et Thierry Henry (51 buts) et cinquante fois le capitaine de 1979 à 1987, il soulève son premier trophée international à l'issue de l'Euro 1984, remporté en finale face à l'Espagne 2-0, et est deux fois demi-finaliste de la Coupe du monde, lors des glorieuses épopées de 1982 et 1986.

Le joueur de football français Michel Platini, capitaine de l'équipe de France de football

Lors de l'Euro 1984, il établit un record, toujours en vigueur à ce jour, de neuf buts marqués durant un seul tournoi (le grand Cristiano Ronaldo en a également mis 9, mais en 4 tournois et 21 rencontres au lieu de un seul tournoi et 5 rencontres...).

Michel Platini met un terme à sa carrière de joueur sous le maillot du Juventus FC à la fin de la saison 1987, à l'âge de 32 ans.

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"La mort blanche", "Le meilleur tireur d'élite de l'histoire", "Le sniper le plus meurtrier de tous les temps".

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Il s'agit des différents surnoms du soldat finlandais Simo Häyhä, né le 17 décembre 1905 et mort le 1er avril 2002.

Ce tireur d'élite a été actif durant la guerre d'Hiver (1939-1940), qui opposa la Finlande et l'Union soviétique et durant laquelle il parvint à abattre au fusil plus de 500 soldats soviétiques en seulement 3 mois !

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

L'armée soviétique déploya des moyens considérables afin de l'éliminer, mais sans jamais y parvenir. Et le surnomma "La mort blanche" car il possédait une technique redoutable lui permettant de demeurer parfaitement invisible dans la neige.

Parcours durant la guerre d'Hiver (30 novembre 1939 - 13 mars 1940)

Il est officiellement crédité de la mort de 505 soldats soviétiques abattus au fusil. Le chiffre non officiel est de 542 tués par des tirs de précision, auxquels s'ajouteraient environ 200 autres en utilisant un pistolet-mitrailleur Suomi KP31.

Tous ces morts sont comptabilisés durant les 97 jours antérieurs à sa blessure par balle du 6 mars 1940.

Avant cette blessure, les Soviétiques tentèrent bien sûr de le tuer, notamment par le biais de leurs propres tireurs d'élite ainsi que par des bombardements d'artillerie. Mais le meilleur résultat obtenu ne fut que la déchirure de sa veste par un obus à fragmentation, qui le laissa indemne.

Matériel et tactiques utilisés

Simo Häyhä utilisait le fusil M28 "Pystykorva", une variante finlandaise du fusil Mosin-Nagant soviétique, car l'arme convenait bien à son tout petit gabarit de 1,52 m.

Il préférait utiliser une simple mire métallique et non une lunette de tir, afin de diminuer la surface de sa silhouette (car le tireur doit relever la tête lorsqu'il emploie une lunette) et afin d'éviter tout problème de réflexion du soleil (pouvant révéler sa position) ou risque de mauvaise visibilité (de la buée se formant sur la lunette de tir).

Une autre tactique de Häyhä consistait à compacter la neige devant lui afin que le tir n'agite pas la neige, qui pourrait ainsi révéler sa position.

Il gardait également de la neige dans sa bouche pour que la vapeur de sa respiration ne le trahisse pas.

Et il était capable de rester des heures sans bouger, légèrement enseveli sous la neige, à des températures comprises entre -20 et −40 °C, et revêtu d'une tenue de camouflage entièrement blanche.

Blessure et fin de la guerre

Le 6 mars 1940, Häyhä reçoit une balle dans la mâchoire. Le projectile dévie à l'impact et quitte sa tête sans le tuer. Il est ramassé par des soldats alliés qui affirmèrent à son propos "qu'il lui manquait la moitié de la tête". Il reprend conscience le 13 mars 1940, jour où la paix est signée.

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Peu de temps après la guerre, Simo Häyhä est promu du grade de caporal puis de sous-lieutenant par le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim.

Après la guerre et fin de vie

Il lui fallut plusieurs années pour récupérer de ses blessures. La balle avait écrasé sa mâchoire lui avait enlevé la majeure partie de la joue gauche. Néanmoins, il s'est rétabli et est devenu, après la Seconde Guerre mondiale, un chasseur d'orignal et un éleveur de chiens.

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Lors d'un entretien en 1998, à la question de savoir comment il était devenu aussi bon tireur, il répondit : "par la pratique".

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Et lorsqu'on lui demanda s'il regrettait d'avoir tué tant de gens, il répondit : "Je n'ai fait que mon devoir, et ce que l'on m'avait dit de faire, du mieux que je le pouvais".

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Simo Häyhä est mort à 97 ans, le 1er avril 2002.

Le soldat finlandais Simo Häyhä considéré comme le tireur d'élite le plus meurtrier de l'histoire

Source : wikipedia.org

"L'homme-serpent", "L'homme-tronc", "La chenille humaine", "Le cigare humain" ou "Le torse vivant".

L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La monstrueuse parade" (1932)

Il s'agit des différents surnom de l'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise "Prince Randian", "Randion" ou "Rardion", né le 12 octobre 1871 et mort le 19 décembre 1934.

Atteint du syndrome tétra-Amélie, une maladie génétique très rare, il ne possédait ni bras ni jambes.

Il est mondialement célèbre pour son incroyable apparition dans le rôle de"The living torso" ("Le torse vivant"), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La Monstrueuse Parade", sorti en 1932, dans lequel il s'allume, seul, malgré son handicap, une cigarette à l'aide d'une allumette !

Malgré son pseudonyme de Prince Randian, il n'était nullement de sang royal, mais né dans une famille de travailleurs indiens.

Et son véritable nom de naissance demeure mystèrieux.

Marié avec une femme d’origine indienne, connue sous le nom de Princess Sarah, il a eu avec elle quatre filles et un fils !

Polyglotte, il parlait couramment hindi, anglais, allemand et français.

C'est par l'intermédiaire de l'entrepreneur de spectacles états-unien Phineas T. Barnum, qu'en 1889, à l'âge de 18 ans, le jeune infirme avait immigré aux États-Unis d'Amérique et était, jusqu'à sa mort des suites d'une crise cardiaque, devenu une attraction populaire du spectacle de monstres humains ("Freak show") de Coney Island, à New York.

 

Randian décède  le 19 décembre 1934, à l'âge de 63 ans.

"L'inventeur du stéthoscope".

médecin français René -Théophile-Hyacinthe Laennec, né le 17 février 1781 et mort le 13 août 1826, à l'âge de 45 ans, il a révolutionné l'histoire de la médecine en inventant le stéthoscope en 1816

il s'agit du surnom du médecin français René -Théophile-Hyacinthe Laennec, né le 17 février 1781 et mort le 13 août 1826, à l'âge de 45 ans.

Le docteur René Laennec auscultant un malade
Le docteur René Laennec auscultant un malade

Fondateur de la pathologie pulmonaire moderne, il a révolutionné l'histoire de la médecine, en 1816 en inventant le stéthoscope, un instrument utilisé par les médecins pour l’auscultation du coeur et des poumons.

Le stéthoscope en bois de René Laennec
Le stéthoscope en bois de René Laennec

Un stéthoscope (inventé en octobre 1816 par le docteur René Laennec lors d'une consultation auprès d'une patiente cardiaque)

Souvenir personnel :

Philatéliste précoce, je me souviens avoir découvert, en 1968, à l'âge de 7 ans, le timbre-poste français de 1952 consacré au docteur Laennec.

Timbre-poste français de 1952 consacré à Laennec, l'inventeur du stéthoscope

Et avoir appris qu'il était l'inventeur du stéthoscope en cherchant son nom dans les pages du Petit Larousse illustré de mes parents.

Source : gallica.bnf.fr