On n'écrit pas : "Claire Brétécher" !

Claire Bretécher

Mais : "Claire BrEtécher" !

Née le 7 ou le 17 avril 1940 et morte le 11 février 2020, cette illustratrice, dessinatrice et scénariste de bande dessinée humoristique française a, sans conteste, été la plus célèbre femme de sa profession durant plusieurs décennies et fait figure de pionnière.

Après avoir collaboré aux principaux titres de la presse jeunesse franco-belge dans les années 1960 ("Record", "Tintin" et "Spirou"), elle participe à l'émergence de la bande dessinée adulte francophone en rejoignant "Pilote" en 1969 puis en co-fondant "L'Écho des savanes" en 1972.

De 1973 à 1981, elle publie dans l'hebdomadaire d'information généraliste "Le Nouvel Observateur" une série de gags en une ou deux pages moquant les comportements de la gauche bourgeoise bien-pensante, "Les Frustrés", première bande dessinée francophone à succès basée sur la critique sociale et assurément l'une de mes séries favorites.

Ensuite, tout en travaillant ponctuellement pour la presse, elle continue à se faire la sociologue des classes moyennes supérieures urbaines en consacrant des albums à la maternité, à la médecine, au tourisme, puis à l'adolescence avec sa deuxième œuvre phare, la série "Agrippine" (1988-2009).

Seule femme à avoir collaboré aux principaux périodiques franco-belges classiques, Claire Bretécher jouit d'une notoriété assez importante dès le début des années 1970, qui va s'accroissant tout au long de la décennie grâce à sa collaboration au "Nouvel Observateur".

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"La maison de Broglie" ou "La famille de Broglie".

Cette très célèbre famille noble française est d'origine piémontaise ("di Broglia") mais installée en France depuis le début du XVIIe siècle, à la suite de Mazarin.

Elle compte parmi ses membres les plus éminents trois maréchaux de France, deux présidents du Conseil, cinq académiciens, un ambassadeur, deux évêques, un prix Nobel de physique ainsi que Louis de Broglie, l'homme politique français assassiné le 24 décembre 1976 dans le cadre de ce que l'on a surnommé "l'affaire de Broglie".

Leur patronyme ne se prononce absolument pas comme il s'écrit, puisque l'on doit dire : "de breuille" !

Certes cela ne se devine pas, mais il s'agit tout de même, me semble-t-il, d'une famille suffisamment importante dans l'histoire de notre pays pour le savoir et le retenir.

Cela n'est cependant malheureusement pas le cas, si j'en juge par le nombre de jeunes journalistes - ceux de moins de 50 ou 60 ans en tous cas - qui continuent de mal le prononcer  !

Leur collègue, la journaliste Laure de Broglie, leur a simplifié la vie et résolu le problème en se faisant appeler "Laure Debreuil" !

"Kingsley Coman".

Kingsley Coman

Le nom de ce joueur international de football français, né le 13 juin 1996 et jouant comme attaquant, se prononce au choix ko-mane ou ko-man.

L'intéressé lui-même déclare en effet : "De base, en Guadeloupe, on dit Kingsley ko-man. Mais quand j’étais petit, on me faisait beaucoup de blagues à deux balles, genre : Comment tu t’appelles ?. Après, j’ai pris l’habitude de dire ko-mane. Je trouvais que c’était plus beau. Mais ko-man ou ko-mane, les deux, c’est bon".

"Laure Debreuil" alias "Laure de Broglie".

Laure Debreuil

Il s'agit du nom d'usage de la journaliste de télévision française Laure de Broglie, née le 7 février 1952.

Journaliste à TF1 et LCI, elle est depuis 1983 l'épouse du célèbre avocat français Georges Kiejman.

Arrière-arrière-petite-fille du 4e duc de Broglie (Albert) et cousine germaine des 8e et 9e ducs de Broglie (François et Philippe), elle appartient à la célèbre famille "de Broglie", une maison prestigieuse qui compte parmi ses membres de nombreuses personnalités éminentes parmi lesquels, l'homme politique français Louis de Broglie, assassiné le 24 décembre 1976 dans le cadre de ce que l'on a depuis surnommé "L'affaire de Broglie".

Leur patronyme ne se prononce absolument pas comme il s'écrit, puisque l'on doit dire : "de-breuille" !

Sans doute la pauvre femme en avait-elle assez de l'entendre mal prononcé, pour en avoir été réduite à prendre un nom d'usage phonétique !

Mais je la comprends aisément si j'en juge par le nombre de jeunes journalistes - ceux de moins de 60 ans en tous cas - qui continuent de mal le prononcer, et ce malgré l'importance de sa famille dans l'histoire politique et militaire de notre pays.

"Stendhal".

Il s'agit du principal nom de plume de l'écrivain français Henri Beyle, né le 23 janvier 1783 et mort le 23 mars 1842.

Ses romans "Le Rouge et le Noir" (1830) et "La Chartreuse de Parme" (1839) lui ont conféré une notoriété internationale.

Ce nom de plume est inspiré d'une ville d'Allemagne "Stendal" (Saxe-Anhalt) , lieu de naissance de l'historien d'art et archéologue renommé à l'époque Johann Joachim Winckelmann, mais surtout proche de l'endroit où Stendhal vécut, en 1807-1808, un moment de grande passion avec Wilhelmine de Griesheim.

Ayant ajouté un "H" pour germaniser encore le nom, il souhaitait qu'on prononçât "stan-dal" et non "stun-dal", comme la plupart des gens le font actuellement, me semble-t-il.

Henri Beyle a également utilisé de très nombreux autres pseudonymes - plus de 250 dit-on -, parmi lesquels Louis Alexandre Bombet, Anastase de Serpière, Marquis de Curzay, Odile Watier, Giorgio Vasari, William Crocodile, Dominique, Don Flegme, Poverino, etc.

Le nom de "Stendhal" est associé à deux pathologies appelées "Syndrome de Stendhal" et "Syndrome de Brulard".

Source : wikipedia.org

"Angelin Preljocaj" et "Catherine Preljocaj".

Ce prestigieux danseur et chorégraphe français de danse contemporaine est né en France, le 19 janvier 1957, mais est - comme son nom l'indique - d'ascendance albanaise.

Originaires d'Ivangrad en ex-Yougoslavie (aujourd'hui Berane, au Montenegro) , ses parents, arrivés en France comme réfugiés politiques, appartenaient en effet à la communauté albanophone de la confédération.

Son travail chorégraphique, très imprégné de l'histoire des ballets classiques, est résolument contemporain et la ville d'Aix-en-Provence (13) s'enorgueillit, depuis 1996, d'héberger son "Ballet Preljocaj" au sein du Centre chorégraphique national (CCN) "Le Pavillon Noir", construit en 2006.

Tout comme sa soeur, l'écrivaine française Catherine Preljocaj, née en 1959, Angelin Preljocaj a conservé son joli patronyme, qui, sachez-le, se prononce "Pré-lio-caille".