"À proprement parler".

Cette locution adverbiale, que j'utilise couramment, signifie "À vrai dire", "En vérité", "Pour parler en termes précis, exacts".

On dit par exemple : "Il ne s'agit pas d'une faute à proprement parler, mais le comité a décidé de se réunir pour étudier les suites qu'il pourrait donner à cette affaire".

Source : wikipedia.org

"Prosaïque".

Cet adjectif désigne :
  • au sens propre, ce qui relève de la prose ou est propre à la prose, à ses procédés,
  • utilisé de manière péjorative, ce qui est banal, plat, tient trop de la prose, manque d'élévation, de grâce, d'originalité, de qualité,
  • et même, en linguistique, ce qui est bas, vulgaire, manque de distinction.
Il est cependant davantage employé :
  • par analogie, où il qualifie ce qui est banal, commun, bassement matériel ou vulgaire,
  • ou, par extension, ce qui manque de distinction, d'idéal, de fantaisie, de sensibilité.

Source : www.cnrtl.fr

"Une turlupinade".

Turlupin était le nom de scène (dans les farces) de l'acteur français Henri Legrand (dit Belleville dans les pièces sérieuses), né en 1587 et mort en 1637.

Ledit Turlupin formait, avec ses collègues boulangers du faubourg Saint-Laurent à Paris (75) Gros-guillaume et Gaultier-Garguille, un trio d'acteurs comiques amateurs rapidement incorporé, à la demande du cardinal de Richelieu (qu'ils avaient fait rire), à la prestigieuse troupe de l’Hôtel de Bourgogne, jugée trop triste.

Le jeu burlesque de Turlupin et de ses compagnons marqua suffisamment les esprits pour que le public parisien qualifie par la suite de "turlupinade" une charge un peu forcée ou une plaisanterie burlesque d’un comique un peu grossier, dénué de bon goût.

Et aujourd'hui, ce terme désuet, que j'aime à employer, désigne :

  • une plaisanterie de mauvais goût ou vulgaire,
  • et, surtout, : un mauvais jeu de mots !