"Tudieu !".

J'aime beaucoup cette interjection qui relève du registre familier et du registre désuet.

Il s'agit d'un juron exprimant son indignation ou sa surprise.

Il résulte d'une altération de la forme "par la vertu de Dieu". Et on l'utilisait d'ailleurs également sous la forme "Vertudieu !".

De nos jours, on dit par exemple : "Tudieu : quelle belle fille que voilà !".

Source : wiktionar.org

 

"Émoustiller".

J'aime beaucoup ce verbe du langage courant, qui signifie, selon le contexte :

  • Mettre de bonne humeur, en gaieté.

On dit par exemple : "Rien de tel qu'une bonne blague pour émoustiller ses invités".

  • Susciter une excitation sensuelle.

On dit par exemple : "Avec cette mini-jupe tu vas émoustiller ton patron".

Sources : Le Robert

"Doucettement".

J'aime beaucoup cet adverbe qui relève du registre familier et qui signifie : tout doucement, très doucement.

On dit par exemple : "La construction de mon poulailler avance doucettement".

Sources : www.larousse.fr et Le Robert

"Des vociférations" ou "Vociférer".

J'aime beaucoup ce substantif féminin et ce verbe qui relèvent de nos jours du registre soutenu.

Ils signifient respectivement :

  • "Des vociférations" : des paroles bruyantes, des exclamations émises d'une voix forte, avec colère, emportement ; des cris, des hurlements.

On dit par exemple : "Quand vous aurez cessé vos vociférations, la séance pourra reprendre".

  • et "Vociférer" : parler très bruyamment, s'exclamer d'une voix forte, avec colère, emportement ; crier, hurler.

On dit par exemple : "Inutile de vociférer mon chéri, c'est ton tour de repasser le linge et de faire la vaisselle".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Une connivence".

J'aime beaucoup ce joli substantif du registre féminin qui relève de nos jours, je pense, du registre soutenu.

Il nous vient du bas latin "coniventia", lui-même issu du verbe "conivere" ("laisser faire".

Et il désigne : une participation, une entente secrète ou tacite, une intelligence non avouée avec quelqu'un en vue d'une action ; une complicité par tolérance et dissimulation.

On dit par exemple : "Mon directeur a agi de connivence avec mon chef de service".

Ou : "Tous mes collègues étaient de connivence"

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un garnement".

Un "garnement"

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui relève du langage courant et désigne :

  • autrefois (registre désuet) : un vaurien, un mauvais sujet.

On disait par exemple : "Ce garnement finira en maison de correction".

  • et de nos jours : un jeune garçon turbulent, insupportable ; un galopin.

On dit par exemple : "Ce garnement a brisé ma vitrine".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

"M'as-tu-vu" ou "Un m'as-tu-vu".

Un groupe de m'as-tu-vu

J'aime beaucoup ces deux amusants adjectif et substantif masculin invariables.

Relevant du langage courant, ils signifient et désignent respectivement :

  • "M'as-tu-vu" : prétentieux, vaniteux, ostentoire,

On dit par exemple : "Je trouve cette cravate un peu m'as-tu-vu".

Une cravate "M'as-tu-vu"

  • "Un m'as-tu-vu" : une personne prétentieuse et vaniteuse.

On dit par exemple : "Regarde un peu ce m'as-tu-vu".

 

"Barguigner" ou "Sans barguigner".

J'aime beaucoup le verbe "Barguigner", qui relève du registre désuet et du registre familier.

  • Elle signifiait autrefois : marchander plus ou moins longuement.
  • Et elle signifie désormais, par référence à la longueur de certaines tractations : hésiter, ne pas arriver à se décider, mettre du temps à agir.

On dit par exemple : " Il n'y a pas à barguigner : ce meuble est joli et très peu cher".

Ou : "Mon frère nous a soutenu financièrement dès le début sans barguigner".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Épatant" ou "Épatante".

J'aime beaucoup cet adjectif relevant du registre familier.

Malheureusement, souvent considéré désormais comme désuet, il signifie, selon le contexte :

  • qui provoque ou suscite l'admiration, la satisfaction, l'étonnement ; qui procure une grande satisfaction ; chouette (registre familier), admirable, sensationnel, formidable, exceptionnel, extraordinaire, merveilleux.

On dit par exemple : "On a passé des vavances épatantes".

  • ou : qui se distingue par ses qualités de coeur, de générosité ; adorable, charmant, chic (registre familier), remarquable.

On dit par exemple : "J'ai un copain d'enfance épatant".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

15 façons de dire "Protester".

Le joli verbe "Renauder" appartient au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

"Broncher" (surtout utilisé de façon négative : "Ne pas broncher"), "Rouscailler", "Rouspéter" et "Se rebiffer" relèvent du registre familier.

Tandis que "Contester", "S'insurger", "Se cabrer", "Se rebeller", "Se plaindre" et "Se révolter" appartiennent au langage courant.

Et que "Clabauder", "Récriminer", "Regimber" et "Vitupérer" relèvent du registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Râler" en français.

Source : www.crisco2.unicaen.fr

"Une sinécure" et "C'est une véritable sinécure", "C'est une vraie sinécure" ou "Ce n'est pas une sinécure".

  • "Une sinécure" est un substantif féminin désignant :
    • à l'origine, au Moyen Âge, un bénéfice ecclésiastique (beneficium sine cura) accordé à un clerc pour lui permettre d'effectuer un travail de recherche sans avoir à assurer de services religieux ou, comme on dit, sans avoir charge d'âmes,
    • puis, par extension : une charge, un emploi ou une fonction n'obligeant à aucune fonction, ou ne nécessitant que très peu de travail effectif ; pour lequel on est par conséquent rétribué sans avoir rien (ou presque rien) à faire,
    • et donc : une situation de tout repos.

 

  • "C'est une véritable sinécure" ou "C'est une vraie sinécure" sont donc des locutions verbales en forme d'idiotismes religeux signifiant, dans le registre familier : c'est une situation, un emploi de tout repos.

On dit par exemple : "Encore un ancien ministre qui va bénéficier d'une véritable sinécure au frais du contribuable".

  • et "Ce n'est pas une sinécure" est une locution verbale en forme d'idiotisme religieux signifiant, dans le registre familier : il ne faut pas croire que c'est facile : c'est pénible, ce n'est pas de tout repos ; il y a une lourde charge de travail, souvent désagréable, se réalisant au prix de lourds efforts.

On dit par exemple : "Tu ne devrais pas être  jaloux du nouveau boulot de ton frère : ile est peut-être mieux payé que toi, mais ce n'est pas une sinécure, crois-moi !".

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl;fr, Le Robert et www.larousse.fr

"La mansuétude".

J'aime beaucoup ce joli mot du registre soutenu, qui désigne une disposition d'esprit inclinant à une bonté indulgente, à pardonner généreusement.

On dit par exemple : "Le jury a fait preuve de mansuétude avec moi".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr