"La médiocrité"

J'aime assez ce substantif féminin qui désigne :

  • dans le registre soutenu : état ou qualité de ce qui est médiocre (moyen, peu important, peu digne d'être remarqué) ; état de celui ou de ce qui se situe dans la moyenne ou en-dessous de la moyenne.

On dit par exemple : "La médiocrité des résultats scolaires de mon neveu m'afflige".

  • et dans le langage courant : l'insuffisance dans la qualité ou la valeur de quelque chose ou de quelqu'un :
    • faible valeur, mauvaise qualité d'une chose.

On dit par exemple : "Ce foie-gras est d'une médiocrité que son prox avantageux ne saurait excuser".

    • manque d'intelligence, de talent, de qualités personnelles ; insuffisance du côté de l’esprit ou du mérite.

On dit par exemple : "La médiocrité intellectuelle de certains députés m'a toujours sidéré".

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Se perdre en conjectures".

J'aime beaucoup cette locution verbale du langage soutenu signifiant :

  • faire mille conjectures entre lesquelles on ne sait choisir ; envisager de nombreuses hypothèses sans parvenir à en choisir une.

On dit par exemple : "Je me perds en conjectures pour comprendre l'usage inconsidéré des anglicismes que font tout aussi bien nos publicitaires, que nos gestionnaires, nos journalistes ou nos hommes politiques".

  • voire : élaborer tellement d'hypothèses que l'on s'y perd.

On dit par exemple : "Se perdre en conjectures dans cette affaire, comme vous le faites actuellement, me semble contre-productif et intellectuellement stérile. Cessez donc de vous poser autant de questions inutiles !".

Sources : www.linternaute.fr, bdl.oqlf.gouv.qc.ca et wiktionary.org

"Un affidé".

J'affectionne particulièrement cet adjectif désuet du registre soutenu, qui qualifie :

  • celui en qui on peut avoir une confiance totale en raison de son attachement personnel,

On dit par exemple : "La façon dont le président Mitterrand entretenait l'ensemble de ses nombreux réseaux lui a toujours garanti de pouvoir compter sur de nombreux affidés".

  • et, par extension, péjorativement, celui qui se prête en agent sûr aux mauvais coups d'un grand personnage auquel il est attaché.

On dit par exemple : "À mes yeux, le ministre de l'Intérieur n'est souvent - dans notre pays, sous la Cinquième République - qu'un affidé du président de la République".

Le terme remonte au Moyen Âge, puisque l'affidé était alors celui qui, sans pour autant être devenu son vassal, avait prêté à un seigneur le serment d'affidation pour en obtenir aide et assistance.

Source : www.cnrtl.fr

"Avoir toutes les peines du monde à".

J'aime assez cette jolie expression du langage courant signifiant, au sens figuré :

  • rencontrer de grandes difficultés pour.

On dit par exemple : "J'ai eu toutes les peines du monde à trouver une place dans le quartier".

Ou : "Ma patronne va avoir toutes les peines du monde à remplacer son assistant".

  • ou : ne pas pouvoir, ne pas parvenir à.

On dit par exemple : "Le président de la république aura toutes les peines du monde a expliquer qu'il n'est de droite";

Ou : "Les journalistes français ont toutes les peines du monde à ne pas truffer leurs propos d'anglicismes".

Source : wiktionary.org

"Acariâtre".

J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu dont les mauvaises langues diront qu'il me va comme gant.

"Acariâtre" signifie : manifestant son constant mécontentement par une humeur hargneuse et déplaisante ; d'un caractère désagréable, d'une humeur difficile ; grincheux, voire querelleur.

Ce dont on effet me soupçonner, au vu du nombre d'articles que je consacre aux propos ayant le don de m'exaspérer.

Mais qui, au fond, ne correspond nullement, je crois, à ma véritable personnalité.

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Enclin", "Guère enclin" ou "Peu enclin".

J'aime beaucoup ce joli petit adjectif et ces deux locutions adjectivales du registre soutenu signifiant respectivement :

  • "Enclin" : porté naturellement à quelque chose, prédisposé à quelque chose.

On dit par exemple : "Je suis enclin à penser que la médiocrité de la création artistique actuelle ne fera qu'empirer".

  • et "Guère enclin" ou "Peu enclin" : peu porté naturellement à quelque chose, peu prédisposé à quelque chose.

On dit par exemple : "Je ne suis malheureusement guère enclin à pratiquer la moindre activité sportive".

Source : www.larousse.fr

"Avoir fort affaire" ou "Avoir eu fort affaire".

J'aime bien cette locution verbale du langage courant - que l'on prononce for-te-afer, avec la liaison - et qui signifie : avoir (ou avoir eu) des difficultés, des démêlés.

On dit par exemple : "Ce personnage a eu fort affaire avec la justice il me semble".

Ou : "Tu risques d'avoir fort affaire avec de telles fréquentations".

Source : www.stella.atilf.fr

"Arguer".

Ce verbe polysémique du registre soutenu signifie, selon le contexte :

    • déduire quelque chose de quelque chose, l'en tirer comme une conséquence ; conclure.

On dit par exemple : De ces témoignages on ne peut arguer que l'accusé est coupable.

    • accuser.

On dit par exemple : "La défense argue ce courrier d'être un faux".

    • prétexter ; alléguer quelque chose, tirer argument d’une chose, l'avancer en tant qu'argument.

On dit par exemple : "Arguant que la maladie à coronavirus 2019 ne pouvait être prévue, le gouvernement se considère comme affranchi de toute responsabilité".

    • plaider, constituer un argument en faveur de.

On dit par exemple : "Les documents fournis par notre concurrent arguent malheureusement en sa faveur".

Prononciation :

Attention : le "u" se prononce, comme dans les mots "Argument" ou "Argutie", car il fait partie intégrante du radical, comme pour les verbes "Huer" ou "Tuer".

On dit donc "ar-gu-é" ou "ar-gu-an".

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Un vil gredin" ou "Des vils gredins".

J'adore ces locutions nominales du registre désuet désignant une ou des personnes malfaisantes, dénuées de toute valeur morale, ne méritant aucune considération ; abjectes, méprisables.

Naturellement, elles sont essentiellement employées, de nos jours, au second degré, à des fins purement humoristiques.

"Volubile" et "La volubilité".

J'aime beaucoup ces jolis mots du registre soutenu, qui signifient respectivement :

  • "Volubile" (adjectif) :
    • Qui parle beaucoup, très vite et avec aisance.

On dit par exemple : "J'ai eu toutes les peines du monde à interrompre mon interlocuteur tellement il était volubile !".

    • Se dit d'une plante dont la tige grêle, parfois très longue, s'enroule autour des corps voisins : branches, troncs, pergolas, grillages, câbles, etc..

Ce qui est par exemple le cas de la glycine :

Glycine
Glycine

Mais également du houblon :

Houblon
Houblon

Ou encore du liseron :

Liseron des champs
Liseron des champs
  • et "La volubilité" (substantif féminin) :
    • l'abondance, la rapidité et l'aisance de la parole.

On dit par exemple : "La volubilité de ma concierge n'est malheureusement pas sa qualité première".

    • mais pas le caractère volubile de certaines plantes.

Source : www.larousse.fr

"Houspiller".

J'aime beaucoup ce joli verbe du langage courant que je ne lis ou n'entends malheureusement plus guère.

Il signifie :

  • au sens propre : tirailler et secouer quelqu’un pour le maltraiter, pour le tourmenter.

"Houspiller" vient en effet de l'ancien français "Houcepignier", construit par juxtaposition des verbes "Housser" (battre avec un balai de houx : ouille, ouille, ouille !) et "Pignier" (peigner).

On dit par exemple : "Le voleur s'est fait houspiller par la foule : je n'aurais pas voulu être à sa place !".

  • au sens figuré : réprimander vivement quelqu'un avec aigreur ou avec malice ; le tancer.

On dit par exemple : "J'invite les lecteurs de J'aime les mots à me houspiller lorsqu'ils trouvent des fautes dans mes articles".

  • et en zoologie : attaquer, harceler collectivement un prédateur potentiel, de manière simulée ou non, pour des oiseaux ou de petits mammifères.

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Mirobolant".

Ce joli adjectif du registre familier signifie : trop beau pour avoir des chances de se réaliser.

On dit par exemple : "Malgré toutes ses promesses mirobolantes, l'ancien maire n'est pas parvenu à se faire réélire".

Ou : "Certains jeunes rêvent de devenir joueur de football professionnel, dans l'espoir de gagner des sommes mirobolantes".

Source : www.larousse.fr