"Du même acabit".

J'aime beaucoup cette locution adjectivale signifiant : du même genre, de la même espèce.

  • Elle posséde généralement une connotation péjorative.

On dit par exemple : "Ce type parle très mal : il accumule les fautes de grammaire, les pléonasmes, les barbarismes et autres énormités du même acabit".

Ou : "Je ne veux plus te voir revenir avec des copains du même acabit que ceux de samedi dernier !".

  • Mais elle peut parfois en être dénuée.

On dit par exemple : "Souhaitons que l'année qui vient soit du même acabit que celle-ci : notre chiffre d'affaires a beaucoup augmenté".

Ou : "Si ton prochain bouquin est du même acabit que celui-ci, je te signe tout de suite un chèque d'acompte !".

Source : wiktionary.org

"Tergiverser" et "Une tergiversation".

J'aime beaucoup ce verbe et ce substantif féminin du registre soutenu.

  • "Tergiverser" signifie : retarder le moment, éluder la difficulté d'aboutir à une décision, à une réponse, à un engagement précis, à la conclusion d'une affaire ; user de détours, de faux-fuyants pour éviter de donner une réponse nette, pour retarder le moment d'une décision ; atermoyer, biaiser, hésiter, louvoyer.

On dit par exemple : "Inutile de tergiverser : j'exige une réponse définitive avant 48 heures".

Ou : "Tergiverser ainsi ne favorise pas une résolution rapide de cette crise, monsieur le ministre ; vous devez divorcer ou vous réconciler avec votre épouse".

  • et "Une tergiversation" : l'action de tergiverser, d'hésiter.

On dit par exemple : "Cette nouvelle tergiversation du gouvernement est révélatrice de son incapacité à prendre la mesure de cette crise".

Ou : "Ces tergiversations n'ont que trop duré : vous devez prendre une décision, monsieur le président : la cravate bleue foncée ou la bleue claire ?".

Source : Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

 

"Une hécatombe".

Ce substantif féminin désignait à l'origine, dans la Grèce antique, un sacrifice religieux d'une centaine de boeufs. Parfois moins, lorsque la cité n'était pas assez aisée pour se permettre un tel sacrifice.

Par extension, ce mot qualifie de nos jours un massacre d'un grand nombre d'animaux ou de personnes. Ou leur élimination par un quelconque fléau : maladie, circulation routière, etc.

On parle ainsi de l'hécatombe causée par une guerre, de celle qu'occasionne une vague de chaleur caniculaire ou de l'hécatombe résultant des accidents de la toute.

"Aller son petit bonhomme de chemin", "Faire son petit bonhomme de chemin", "Poursuivre son petit bonhomme de chemin" ou "Suivre son petit bonhomme de chemin".

J'aime beaucoup ces différentes locutions verbales, qui remontent au début du XIXe siècle et appartiennent au registre familier.

Elles signifient : avancer doucement, progresser lentement mais sûrement, régulièrement, constamment, sans éclat, avec calme et résolution, à son rythme, selon son plan, en toute tranquillité ; poursuivre sa vie sans dévier de sa route, sans se détourner de son projet.

On dit par exemple : "Curieux de tout et passionné, je suis un amoureux des mots. J'ai mis en ligne mon blogue J'aime les mots le 1er juillet 2019 et, depuis, je vais mon petit bonhomme de chemin. Il n'y a qu'à voir les statistiques et les petites joies que me procure au quotidien la progression mensuelle de sa fréquentation ou la régulière extension géographique de mon lectorat".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net, www.dictionnaire.sensagent.leparisien.fr, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Au sortir de" ou lorsque le verbe "Sortir" est utilisé comme nom.

"Au sortir de" est une jolie locution prépositive appartenant au registre soutenu.

Construite à partir du substantif masculin "Sortir", elle signifie :

  • au sens propre : au moment de la sortie, au moment où l'on sort ; à la sortie.

On dit par exemple : "Nous retrouverons le soleil au sortir de la forêt".

Ou : "Le soleil est de retour au sortir de l'hiver".

Une pâture à l'orée d'une forêt
Une pâture à l'orée d'une forêt
  • et par extension, au sens figuré : à l'issue de, à la fin de ; à la sortie.

On dit par exemple : "Au sortir de la guerre, le pays était ruiné".

Ou : "Mon bébé sera moins grognon au sortir de sa sieste".

Source : wiktionary

 

 

"Dès lors" et "Dès lors que".

Ces deux jolies locutions adverbiales du langage courant possèdent des significations légèrement différentes.

  • "Dès lors" signifie en effet : à partir de ce moment, à compter de ce moment, dès ce moment". Ou "aussitôt", "en conséquence", "par conséquent", "conséquemment", "donc".

On dit par exemple : "Je me suis cassé la jambe le 17 mars. Et dès lors, j'ai cessé de me rendre à mon travail en transport en commun".

Ou : "Il a neigé toute la nuit. Dès lors, je ne risquais pas de venir à vélo ce matin".

  • tandis que "Dès lors que" signifie : du moment que ; puisque.

On dit par exemple : "Dès lors que tu acceptes de venir, j'accepte de te ramener en voiture".

 

 

"Du même tonneau".

J'aime beaucoup cette locution adjectivale invariable appartenant au registre familier.

Elle signifie, au sens figuré : du même genre, équivalent(e), similaire, pareil(le)s.

Et elle possède une connotation légèrement péjorative.

On dit par exemple : "Si tu as d'autres idées du même tonneau, je t'en prie : garde-les donc pour chez toi !".

Et l'on dit de la même façon : "Du même acabit", "À l'avenant", "De la même farine" ou "De même farine".

Source : wiktionary.org

"Ô mes aieux !" ou - par ellipse - "Mes aïeux !".

J'aime beaucoup cette locution interjective du registre désuet et du registre familier, où l'on prend ses ancêtres à témoin de quelque chose de peu commun ou de surprenant, de manière ironique, avec souvent une nuance d'accablement ou au contraire de soulagement.

On dit par exemple : "Ô mes aïeux ! Cela ne finira donc jamais".

Ou : "Mes aïeux ! J'ai cru que je n'arriverais jamais à cette caisse : 45 minutes de queue !".

Il s'agissait de l'expression favorite de ma bien-aimée grand-mère maternelle, Édmée Mercat, née Grosdemange en 1899..., à qui j'aurais adoré pouvoir faire découvrir J'aime les mots !

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Jusques et y compris".

J'aime beaucoup cette jolie locution prépositionnelle du registre soutenu qui constitue un renchérissement de la formule "Y compris" et qui signifie : jusqu’à … ; cette limite (dans le temps ou dans l'espace) étant incluse.

On dit par exemple : "Louis de Funès a continuer à jouer des seconds rôles jusques et y compris le début des années 1960".

Ou : "En bon collectionneur, j'essaie de posséder tous les films dans lesquels a pu jouer un acteur, jusques et y compris comme simple figurant".

Source : wiktionary.org

"Une déconvenue".

J'aime beaucoup ce joli substantif féminin du registre soutenu qui signifie : déception, désillusion, désagrément, désappointement causé par un insuccès, une mésaventure, une erreur, une attente déçue.

On dit par exemple : "De graves déconvenues t'attendent si tu crois pouvoir continuer longtemps à tromper ainsi ton entourage".

Ou : "Ces élections ont été une nouvelle déconvenue pour le parti du président".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Agité du bocal" ou "Un agité du bocal".

J'adore cette locution adjectivale et cette locution nominale appartenant au registre familier.

Et qui signifient ou désignent respectivement, au sens figuré :

  • "Agité du bocal" : n'ayant pas toute sa raison ; farfelu.

On dit par exemple : "Le grand-père de ma copine est un peu agité du bocal : il défile en uniforme dans sa petite cour tous les matins.".

  • ou "Un agité du bocal" : une personne cinglée, farfelue, folle.

On dit par exemple : "Mon voisin est un agité du bocal : il vit avec une vingtaine de chiens, auxquels il a donné des prénoms !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être fou".

Sources : wiktionary.org