"Un bâton de vieillesse".

J'aime beaucoup cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme botanique relève malheureusement de nos jours du registre désuet.

Et elle désigne :

  • au sens propre : la canne qu'utilisent les vieillards pour faciliter leur déambulation,

Un bâton de vieillesse au sens propre

  • et au sens figuré : le réconfort, le soutien moral sur lequel ces vieillards peuvent s'appuyer ; la personne qui sert d'appui à une personne âgée vulnérable, dépendante et qui l'assiste dans ses besoins.

En particulier, autrefois : un enfant attentionné, plein de piété filiale.

Ou, plus souvent, de nos jours : une aide ménagère ou une aide à domicile rémunérée.

On dit par exemple : "Heureusement que j'ai ma fille pour m'aider de temps à autres : elle est mon bâton de vieillesse".

Un bâton de vieillesse au sens figuré

Sources : www.persee.fr, www.linternaute.fr et psychologies-polard.fr

"Augurer quelque chose".

J'aime beaucoup ce verbe du registre soutenu, qui signifie :

  • dans l'Antiquité romaine : établir des prédictions d'après l'observation, en particulier du vol des oiseaux ou des entrailles d'animaux.

On dit par exemple : "J'ai observé les oiseaux et leur vol n'augure rien de bon".

  • par extension, de nos jours : conjecturer ; tirer d'un événement une conséquence pour l'avenir ; avoir le pressentiment de ce qui se produira à partir d'un signe pris comme présage.

On dit par exemple : "Cette déroute augure mal de l'avenir de notre offensive".

Ou : "De l'importance de ces premières ventes, nous pouvons augurer la réussite de ce produit".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"De mal en pis" ou "De pis en pis".

Ces deux jolies locutions adverbiales relèvent du registre soutenu et malheureusement, je crois, désormais, du registre désuet.

Et elles signifient : de plus en plus mal.

On dit par exemple : "Mon grand-oncle est hospitalisé depuis deux semaines et il va de mal en pis".

Et : "Malheureusement, avec cette crise, nos affaires vont de pis en pis".

"Une fadaise" ou "Des fadaises".

J'aime beaucoup ce substantif féminin relevant du registre soutenu, qui signifie, selon le contexte :

  • un ou des propos plats, sots, niais, sans intérêt ou insignifiants, n'exprimant que des choses convenues et attendues ; des balivernes, des futilités, des niaiseries,

On dit par exemple : "Je ne vais pas écouter plus longtemps ce ramassis de fadaises".

  • ou : une ou des choses choses insignifiantes, dépourvues d'intérêt.

On dit par exemple : "Tu ne vas pas t'énerver pour ces fadaises, mon chéri !".

Source : Le Robert, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"La faconde".

J'aime beaucoup ce substantif féminin du registre soutenu désignant, selon le contexte :

  • une élocution facile, abondante ; une grande facilité de parole,

On dit par exemple : "J'adore la faconde éblouissante de cet immense acteur qu'était Raimu".

  • ou : un bavardage abondant, excessif.

On dit par exemple : "La faconde méridionale de l'un de mes amis finit parfois par m'exaspérer.

 Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un coryphée".

Ce superbe substantif masculin nous vient du grec ancien "koruphé" ("sommet de la tête").

Et il désigne :

  • au sens propre :
    • dans la tragédie et la comédie grecque antiques : un chef de choeur.

Le coryphée se situe le plus souvent au milieu de la scène, et est chargé de guider le choeur auquel il répond, dont il répète les propos ou qu'il questionne. Il prend parfois la parole au nom du choeur et se trouve être le seul à dialoguer avec le personnage en scène.

Comme tout acteur dans la Grèce antique, le coryphée est un homme (éventuellement déguisé en femme), un citoyen (éventuellement déguisé en barbare), qui porte masque et costume

    • dans le théâtre et l'opéra : un chanteur faisant partie du choeur, et s'en détachant pour s'adresser au public ou aux personnages en un solo plus ou moins développé, avant de rentrer dans le rang,
    • dans le ballet classique : un danseur auquel on confie parfois un court rôle de soliste,
    • dans la danse : un danseur ayant atteint le 4e échelon de la hiérarchie, après avoir été quadrille,
  • et, par extension, dans le registre soutenu : celui qui tient le premier rang ; un chef.

On dit par exemple : "La foule est souvent dans l'attente d'un coryphée, dont elle pourra admirer la admirer la fougue et la vaillance".

Sources : Le Robert et wikipedia.org