"Il s'en faut de peu" et "Peu s'en faut".

Ces deux locutions adverbiales du registre soutenu signifient : "Presque, approximativement".

On dit par exemple :

  • "Il s'en faut de peu qu'il ne s'écroule de fatigue".
  • "J'ai vu tous les films de ce réalisateur. Ou peu s'en faut."

Leurs antonymes sont "Il s'en faut de beaucoup" et "Tant s'en faut".

Mais surtout pas "Loin s'en faut", qui est une forme fautive, malheureusement de plus en plus fréquemment utilisée !

 

"De guingois" ou "De traviole".

J'aime beaucoup ces deux locutions adjectivales du registre familier, qui signifient toutes deux : de travers.

On dit ainsi : "Être de guingois" ou "Être de traviole" et "Marcher de guingois" ou "Marcher de traviole".

"Maugréer".

Je trouve que l'on n'utilise pas assez ce verbe du registre soutenu qui signifie montrer sa mauvaise humeur, son mécontentement, son impatience, sa réticence, en prononçant des paroles à mi-voix.

Source : www.cnrtl.fr

"Inextinguible".

J'adore cet adjectif du registre soutenu qui signifie :

  • au sens propre : qui ne peut s'éteindre,

On parle ainsi d'un "feu inextinguible"

  • et, au sens figuré, : qui ne peut disparaître, s’oublier, cesser, se réprimer, être satisfait, comblé.

On parle par exemple d'"une curiosité inextinguible" ou d'une "soif de connaissance inextinguible".

"Clabauder" et "Le clabaudage".

J'aime beaucoup ce verbe et ce substantif masculin peu courants, qui relèvent du domaine de la chasse et qui dérivent du mot "Clabaud", désignant un chien de chasse aux oreilles pendantes qui aboie sans raison.

  • "Clabauder" signifie :
    • au sens propre : aboyer fréquemment,
    • et, au sens figuré, :
      • crier, faire du bruit mal à propos et d’une façon malveillante.
      • ou critiquer injustement une personne ; médire.
  • et "Le clabaudage" désigne :
    • au sens propre : l'aboi (ou aboiement) de plusieurs chiens,
    • et, au sens figuré, dans le registre soutenu, de vaines criailleries.

On dit par exemple : "Laissez-les donc dire, mon ami ; ce ne sont là que de misérables clabaudages !".

Source : wiktionary.org

"Un oligophrène".

J'adore utiliser ce mot du registre soutenu qui désigne un faible d'esprit, un débile mental.

"L'alacrité".

J'aime beaucoup ce joli mot du registre soutenu qui désigne, selon le contexte, :

  • un état de vigueur et de vitalité corporelle, souvent mêlé de bonne humeur et d'entrain,
  • ou une vivacité d'esprit s'accompagnant d'une certaine facilité à s'exprimer ou à accomplir un travail avec un zèle empressé.

Source : www.cnrtl.fr

"Radicalement".

Cet adverbe du langage courant signifie :

  • tout d'abord : essentiellement, fondamentalement. Jusqu'à la racine ou l'essence.

On dit par exemple : "Ma vie aurait été radicalement différente si j'avais fait de longues études".

  • mais également : absolument, complètement, entièrement, totalement. De manière complète, sans atténuation ou exception.

On dit par exemple : "Les deux projets présentés sont radicalement différents".

Source : cnrtl.fr

Être coutumier du fait".

Cette locution verbale que j'utilise couramment dans J'aime les mots signifie : avoir l'habitude d’agir d’une certaine manière, de faire quelque chose, de se conduire d'une certaine façon, d'accomplir un type d'acte.

On dit par exemple : "Il ne s'agit pas là de son premier dérapage verbal : il est coutumier du fait".

Le mot « fait », placé ici en fin de phrase, se prononce au choix « fai » ou « faite ».

Voir à ce sujet mon article sur la prononciation du mot fait.

Source : www.expressio.fr et www.larousse.fr