"Boiteuse" ou "Boiteux".

Cet adjectif ne signifie pas seulement "qui boite, claudique, marche en inclinant le corps d’un côté plus que de l’autre, ou alternativement de l’un et de l’autre".

Selon le contexte, il peut également signifier :

  • par analogie : ayant un de ses pieds plus court que les autres, pour un meuble.

On dit par exemple : "Cette table est boiteuse" ou "Deux des trois fauteuils sont également boiteux".

  • au sens figuré :
    • n’offrant de dessin qu’à l’un de ses bords ou de ses bouts, pour une pièce de tissu.

On dit par exemple : "Le châle que l'on m'a offert est boiteux".

    • dans le registre familier : ayant un de ses membres trop court par rapport à un autre ou aux autres, pour une phrase.
    • en poésie : auquel il manque une ou plusieurs syllabes, pour un vers.
    • et dans le jargon politique : chancelante, mal assurée, sans avenir, pour une paix.

Source : wiktionary.org

"Un poème" et "Une poésie".

Ces deux mots du langage courant sont souvent confondus, à tort.

La confusion résulte vraisemblablement, je pense, de ce que l'on entend souvent un écolier dire "J'ai une poésie à apprendre".

Alors que ce qu'il doit apprendre est "un poème".

  • "LA poésie" est en effet un genre littéraire (comme le roman ou le théâtre) désignant notamment l'art de manier les vers et les rimes afin de composer des poèmes.
  • tandis que "Un poème" est une oeuvre littéraire ; un texte relevant de la poésie, en vers ou en prose rythmée.

À l'instar du "Phonème" pour la "Phonétique" ou du "Graphème" pour la "Graphie".

Source : fr.quora.com

La curieuse origine de la règle concernant l'accord des participes passés.

Cette règle (*) que le Bescherelle désigne comme "la plus artificielle de la langue française" constitue une difficulté majeure de la langue française.

Son origine remonte au Moyen Âge, une époque où les seules personnes qui écrivent - ou presque - sont les moines copistes, qui le font à la plume.

Un moine copiste

Lorsque l'un d'eux écrit, par exemple "Les pieds que Jésus a lavés"», un simple regard vers la gauche permet d’identifier ce que Jésus a lavé. Il a lavé quoi ? Les pieds. Donc le moine accorde au masculin pluriel et met un "s".

En revanche, quand il commence à écrire "Jésus a lavé", il s’interroge. Jésus a lavé quoi ? Je ne sais pas, je vais attendre la suite du texte. Le moine poursuit donc son travail, mais si la phrase est longue (par exemple "avant la fête de Pâques, sachant que son heure était venue, lorsque le diable avait déjà inspiré au coeur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer...) il y a de bonnes chances pour que lorsque le moine arrive à "les pieds de ses disciples", il a oublié qu’il avait un participe passé à accorder !

Ou il n’a tout simplement plus la place pour ajouter le "s" à "lavés", parce qu'à cette époque, les mots sont souvent attachés les uns aux autres.

Un manuscrit médiéval

C’est cet oubli qui est à l’origine de la règle des accords du participe passé avec l’auxiliaire avoir.

En Italie, cette règle existe, mais avec cette nuance d'importance qu'en italien les sons s'écrivent comme ils se prononcent. Ce qui ne laisse aucune place aux ambiguités que nous connaissons en français, du fait des très nombreux cas d'homophonie ! On dit et écrit par exemple "visto", "vista", "viste" et "visti" pour "vu", "vue", vues" et "vus", qui se prononcent, eux, de façon strictement identique.

Sans doute cela avait-il échappé au poète français Clément Marot qui, au XVIe siècle, va édicter la règle de l’accord avec l’auxiliaire avoir, en s’inspirant de ce qui se faisait en Italie.

Il en fait la promotion à l’aide d’un joli poème ses Épigrammes :

"Enfans, oyez une leçon,
Nostre langue a ceste façon,
Que le terme qui va devant,
Volontiers régist le suivant.
[…] L’Italien dont la faconde
Passe les vulgaires du monde,
Son langage a ainsi basty".
[…]

Ce qui fera dire par la suite à Voltaire : "Il a ramené deux choses d’Italie : la vérole et l’accord du participe passé. Je pense que c’est le deuxième qui a fait le plus de ravages".

(*) : Employé avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct quand celui-ci le précède ("les crêpes que j’ai mangées"). Mais si le complément suit le participe, il reste invariable ("j’ai mangé les crêpes").

Source : www.liberation.fr

"Un duomots".

Il s'agit d'un type de jeu de mots très particulier et rare, dans lequel un mot est phonétiquement constitué de deux mots de même sens.

Par exemple :

  • "Bourvil" est constitué des mots "Bourg" et "Ville".
  • "Pégase" est constitué des mots "Pet" et de "Gaz".
  • et "Troufion" (ou "Trouffion") est constitué des mots "Trou" et de "Fion".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux "Auto-traductions".

Source : wikipedia.org

"Une auto-traduction".

Il s'agit d'un type de jeu de mots très particulier et peu courant, dans lequel un nom possède la particularité, lorsqu'on le décompose en deux termes, de donner la traduction du premier dans une autre langue.

Par exemple :

  • "Aubergine" est composé du mot français "Auberge" et du mot anglais "Inn", qui signifie lui-même "Auberge".
  • "Autocar" est composé du mot français "Auto" et du mot anglais "Car", qui signifie lui-même "Auto".
  • et "Merci" est composé du mot français "Mer" et du mot anglais "Sea", qui signifie lui-même "Mer".
  • "Waterloo" est composé du mot anglais "Water" et du mot français "Eau", qui signifie lui-même "Water".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux "Duomots".

Source : wikipedia.org

"Une occurrence".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne :

  • un événement, un cas, une occasion donnée ou présente.

On dit par exemple : "En l'occurrence" ou "En pareille occurrence".

  • en linguistique : une apparition d'une unité linguistique (mot, locution) dans un corpus.

On dit par exemple : "J'ai relevé d'assez nombreuses occurrences des verbes abhorrer, abominer et exécrer dans le blogue J'aime les mots".

  • et en logique : place occupée par un symbole dans une formule.

Par exemple : "Il y a deux occurrences de la lettre p dans la formule " Γ p OU (p & q)".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un familiolecte".

Ce terme désigne un sociolecte propre à une famille.

Vous en avez certainement dans la vôtre !

Mais si, voyons, ces petits mots ou ces expressions typiquement familiaux, parfois complètement imaginaires, qui ne sont compris que de vos frères et soeurs ou parents et plongent l'ensemble de vos autres interlocuteurs dans des abîmes de perplexité.

Ou ces blagues et calembours familiaux qui font mourir de rire votre entourage familial mais laissent vos amis ou votre compagne/compagnon de marbre.

J'en évoque un exemple dans mon article consacré à   latine "Dura lex sed lex".

 

"Un héméronyme" ou "Un désignant événementiel".

"Un héméronyme" est un substantif masculin et un néologisme désignant des dates constituant des noms d'événements.

Les chercheurs utilisent également la locution nominale masculine "désignants évènementiels".

Quelques exemples d'héméronymes parmi les plus célèbres : le 18 Brumaire (1799), le 4 septembre (1870), le 11 novembre (1918), le 18 juin (1940), le 8 mai (1945), le 10 mai (1981), le 11-Septembre (2001) ou le 21 avril (2002).

Les héméronymes sont un type particulier de "chrononymes".

Source : wikipedia.org

"La scanssion".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre, en matière de poésie :
    • l'action de scander des vers, en poésie,
    • ainsi que le résultat de cette action,
  • par extension : le fait de rythmer, de marquer fortement la cadence, d'un air, d'un chant, d'un mouvement, etc.
  • au sens figuré : toute expression (de la pensée, des sentiments, etc.) où les temps forts sont régulièrement et fortement marqués,
  • et enfin : un trouble de la prononciation consistant à détacher les syllabes de chaque mot comme l'on fait en scandant un vers.

Source : www.cnrtl.fr

"Un chrononyme".

Ce substantif masculin désigne des expressions servant à désigner des portions de temps auxquelles la communauté sociale attribue une cohérence, ce qui s'accompagne du besoin de les nommer.

Par exemple : "Le siècle de Périclès", "Les années folles", "La drôle de guerre" ou "Les trente glorieuses".

Pour les dates constituant des noms d'événements (par exemple le 11-Septembre ou le 21 avril) on utilise parfois le terme spécifique d'"héméronymes".

Source : wikipedia.org

"La glottophobie" ou "La discrimination linguistique".

Cet affreux néologisme, créé en 2008 par le sociolinguiste français Philippe Blanchet, désigne une forme de discrimination basée sur le langage, certaines langues, ou certains accents régionaux.

Ainsi, lorsque l'on sous-titre un locuteur africain s’exprimant pourtant dans un français très clair (comme dans "Le Petit journal Spécial Burkina Faso" du 21 septembre 2015, sur la chaîne de télévision française Canal +) ou lorsque l'on prononce de travers et de façon intentionnelle le prénom d’une personne d’origine étrangère.

Sources : wiktionary.org et blog.assimil.com