"Un néologisme".

Ce mot désigne :

  • un mot nouveau ou apparu récemment dans une langue,
  • ou un sens nouveau attribué à un mot existant.

Le mot en question peut être un nom commun, un adjectif ou même une expression.

Et le phénomène de création de nouveaux mots communs est appelé, de manière générale, "Néologie".

Les linguistes distinguent :

  • le néologisme de forme qui est un mot nouveau au sens où il n'existait pas, un mot forgé : par exemple, en informatique, le mot-valise "Courriel",
  • et le néologisme de sens, également appelé "néosémie", qui est l'emploi d'un mot existant dans le lexique d'une langue dans un sens nouveau.

Par exemple, lorsque le mot "Virus" passe d'un emploi en biologie à un emploi en informatique.

À côté de ces néologismes traditionnels, la plus grande partie des néologismes est constituée de néologismes déposés propres, appelés "marques".

Source : wikipedia.org

"Un nom vernaculaire".

En sciences de la nature, un "Nom vernaculaire" ou "Nom commun" est un nom indigène, usuel ou désuet, en langue locale ou nationale, donné à une ou plusieurs espèces animales, fongiques ou végétales dans son pays ou sa région d'origine.

Un tel nom peut donc désigner des taxons très différents selon le contexte.

Les noms vernaculaires sont souvent repris pour former la base des noms normalisés ou des noms vulgaires, équivalents des noms scientifiques dans une langue donnée.

Malgré leur imprécision et leur frein à l'universalisation des noms, les noms vernaculaires ont souvent la faveur du public dans le langage courant et font partie du patrimoine ethnolinguistique, de la tradition orale et de la culture populaire.

Par exemple, dans le cas du moineau commun :

  • "Piaf" (registre populaire), "Pierrot" (registre familier) et ""Moineau" (langage courant) sont des noms vernaculaires.
  • "Moineau franc" est un nom vulgaire, non retenu par la CINFO (Commission Internationale des Noms Français des Oiseaux).
  • "Moineau domestique" est le nom normalisé retenu par la CINFO (Commission Internationale des Noms Français des Oiseaux).
  • et "Passer domesticus" est le nom binominal de l'espèce.

Source : wikipedia.org

"Un holonyme".

Il s'agit d'un terme lié à un autre par une relation d'holonymie, c'est-à-dire de tout à partie.

Ainsi, un holonyme "A" d'un mot "B" est un mot dont le signifié désigne un ensemble comprenant le signifié de "B".

Par exemple :

  • "Boisson" est un holonyme de "Bière",
  • "Couvert" est une holonyme de "Fourchette",
  • "Mammifère" est un holonyme de "Cheval",
  • et "Sport" est un holonyme de "Athlétisme".

La relation inverse de l'holonymie est la méronymie.

Et l'antonyme d'un "Holonyme" est donc un "Méronyme".

"Un méronyme".

Il s'agit d'un terme lié à un autre par une relation de méronymie, c'est-à-dire de partie à tout.

Ainsi, un méronyme "A" d'un mot "B" est un mot dont le signifié désigne une sous-partie du signifié de "B".

Par exemple :

  • "Bière" est un méronyme de "Boisson",
  • "Fourchette" est un méronyme de "Couvert",
  • "Cheval" est un méronyme de "Mammifère",
  • et "Athlétisme" est un méronyme de "Sport".

La relation inverse de la méronymie est l'holonymie.

Et l'antonyme d'un "Méronyme" est donc un "Holonyme".

"Analphabète", "Analphabètes", "Un analphabète", "Des analphabètes" et "L'analphabétisme".

Ces trois mots du langage courant s'écrivent avec un accent grave (pour les quatre premiers) et un accent aigu (pour le dernier) et non un accent circonflexe, car ils nont strictement rien à voir avec la "bÊtise".

Ils désignent en effet respectivement :

  • "Analphabète" et "Analphabètes" : n'ayant pas appris à lire ni à écrire (adjectifs),
  • "Un analphabète" et "Des analphabètes" : une ou des personnes n'ayant pas appris à lire ni à écrire (substantifs),
  • et "L'analphabétisme" : le fait de ne pas avoir appris à lire ni à écrire (substantif).

"Un odonyme", "Un hodonyme" ou "Un dromonyme".

Ces trois mots parfaitement synonymes désignent tous un nom de voie de communication terrestre telle que celles mentionnées sur les plans de villes ou cartes routières :

  • "chemin", "sentier", "route", "autoroute", etc. en milieu rural.

Exemples : "RN (Route Nationale) 7" ou" Autoroute du Soleil" sont des odonymes ruraux.

  • "avenue", "boulevard", "cours", "impasse", "place", "rue", "ruelle", etc. en milieu urbain.

Exemples : "avenue des des Champs-Élysées", "place de la Bastille" ou "boulevard du Prado" sont des odonymes urbains.

On notera que la forme "odonyme" est la plus courante.

Et que le mot "dromonyme" est sensiblement moins utilisé.

 

"Un domonyme".

Il s'agit d'un nom de maison, que celle-ci soit située en zone urbaine (maison de ville, pavillon, hôtel particulier) ou en zone rurale (ferme, manoir, maison de campagne).

Le domonyme est attaché à la demeure et sert à la désigner officiellement à travers les transmissions et successions.

Voir également mon article : "Les domonymes (ou noms de maisons) particulièrement niais".

"Une locution".

Une "locution"" un groupe de mots figé, ayant la valeur d'un mot unique.

Il constitue une forme globale non divisible, présentant une unité de sens.

On distingue :
  • les locutions adjectivales ou locutions adjectives ("jaune citron" ou "de fraîche date"),
  • les locutions adverbiales ("tout de suite" ou "à jamais"),
  • les locutions conjonctives ("pour que" ou "comme si"),
  • les locutions nominales (un "nain de jardin" ou un"terrain de jeu"),
  • les locutions prépositionnelles ou locutions prépositives ("à cause de" ou "en attendant de"),
  • les locutions pronominales ("qui que ce soit" ou "quelque chose"),
  • et les locutions verbales ("faire don" ou "prendre garde").

Source : wikipedia.org

"La philologie" et "Un philologue".

  • La "philologie" est l'étude historique d'une langue à partir de documents écrits.

Visant à rétablir le contenu original de textes connus par plusieurs sources, elle combine critique littéraire, historique et linguistique.

  • Et le "philologue" est le nom du spécialiste en philologie.

Source : wikipedia.org

"Une litote".

La litote est une figure de style consistant à atténuer l'expression de sa pensée.

On laisse à penser que la réalité est bien plus imposante que les propos tenus. On minimise faussement quelque chose pour en souligner l'importance.

On dit par exemple :

  • "La fille de mes voisins n'est pas une beauté et leur fils n'est pas un génie" pour signifier que la fillette est laide comme un pou et que le gamin est bête comme ses pieds.
  • "Je reconnais que ce n'est pas le plat que je préfère et de toutes façons je n'avais pas très faim" pour dire que c'est absolument imangeable.

 

"Un euphémisme".

Un euphémisme est une figure de style.

Concrètement, c'est une expression atténuée d'une notion dont l'expression directe aurait quelque chose de déplaisant, de choquant.

On adoucit, atténue quelque chose de désagréable, triste ou brutal en l'exprimant de façon plus douce, plus indulgente, plus décente.

On dit par exemple : "Il est parti pour un monde meilleur" plutôt que "Il est mort".

Source : wiktionary.org

"Une périphrase".

"Une périphrase" est une figure de style de substitution, consistant à remplacer un mot par sa définition ou par une expression plus longue, mais équivalente.

Autrement dit, elle consiste à dire par plusieurs mots ce que l'on pourrait exprimer par un seul.

Par exemple : "la ville rose" pour Toulouse ou "Le roi des animaux" pour le lion.

La gent journalistique (périphrase désignant les journalistes) est très férue de périphrases. J'ai réuni l'ensemble de mes articles consacré à ce sujet dans une collection : Les périphrases.

"Le franglais".

Le mot "Franglais" est un mot-valise ("Français-anglais") désignant une langue française fortement anglicisée, dans l’expression écrite comme orale ; un français où l’influence anglaise est prédominante.

Concrètement, il s'agit d'un ensemble de mots empruntés à l'anglais et de tournures syntaxiques calquées sur l'anglais, introduits dans la langue française.

Mes lecteurs assidus le savent, le franglais fait partie de mes plus vives détestations ! Et je lutte quotidiennement contre l'invasion des anglicismes qui - pour moi - pervertissent notre langue dans des proportions sans cesse plus importantes et dangereuses.

Au point d'y consacrer chaque jour au moins un ou deux articles, ainsi qu'une partie conséquente de mon blogue (série de collections "Les anglicismes") !

Le terme "franglais" passe pour être la création du grammairien français Maurice Rat, qui l'aurait utilisé pour la première fois dans un de ses "Potins de la grammaire", paru dans le quotidien "France-Soir" le 26 septembre 1959, sous le titre "Français ou franglais ?".

Et son emploi s'est popularisé à la suite de la parution, en 1964, du livre de René Étiemble "Parlez-vous franglais ?".

Depuis cette date, d'innombrables nouveaux anglicismes sont apparus et j'en ai recensé pour ma part plus de 10 000 !

Par chance quelques uns - mais seulement une poignée, hélas ! - ont fini par disparaitre ("computer" (ou "computeur"), "data base", "doping", "drink", "software", etc.). Un sujet que je traite dans mon article "Tout espoir n'est pas perdu : même les anglicismes peuvent passer de mode !".

Source : wiktionary.org