"Un prosateur".

Ce substantif masculin largement méconnu désigne : un auteur écrivant en prose, un écrivain ; par opposition à un versificateur, un poète.

Le prosateur écrit de façon ordinaire, sans se soumettre aux règles imposées par la poésie.

On dit par exemple : "Ma bonne ville d'Aix-en-Provence a vu naître l'un de plus grands prosateurs français en la personne d'Émile Zola.

"Un jargon".

Ce substantif masculin relève du langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un langage déformé, incorrect, constitué d'éléments disparates, employé par une personne n'ayant qu'une connaissance imparfaite, approximative d'une langue,

Et par extension : un langage incompréhensible, un galimatias, un sabir, du baragouin (registre familier), du charabia.

On dit par exemple : "La jeunesse de notre pays s'exprime aujourd'hui dans un jargon indigent".

  • ou : un vocabulaire, une façon de s'exprimer propre à un groupe, une profession, une discipline ou une activité, incompréhensible ou difficilement compréhensible pour le non-initié.

Ce type de langage particulier, sorte de code linguistique, que certaines catégories professionnelles adoptent pour se distinguer du vulgaire, se caractérise en effet par un lexique spécialisé, sa complexité, sa technicité ou son apparence nouvelle,

On dit par exemple : "Le jargon linguistique n'est pas toujours facile à comprendre".

Ou : "Je ne comprends rien au jargon informatique".

On peut également parler, dans certains cas (armée, cyclisme, football, police, etc.), d'un "argot de métier".

Sources : wikipedia.org, Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Discursif" ou "Discursive".

Cet adjectif relève du registre soutenu.

Il nous vient du latin scolastique "discursivus", de "discursus", discours.)

Et il signifie, selon le contexte :

  • qui repose sur le raisonnement, procède par le raisonnement, par opposition à intuitif,

On parle par exemple de "raisonnement discursif" ou de "méthode discursive".

  • et, en linguistique : qui se rapporte au discours, à l'analyse de discours.

On parle par exemple d'une "étude discursive".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"L'énantiosémie", "Un énantiosème" ou "Un contronyme" et "Énantiosémique".

Ces quatre termes méconnus désignent respectivement :

  • "L'énantiosémie": fait, pour un mot, de signifier une chose et son contraire, l'ambivalence de ce mot autorisant des interprétations opposées.

Ainsi par exemple du substantif masculin "un hôte" ou des locutions verbales "louer un appartement" et "remercier un collaborateur".

  • "Un énantiosème" ou "Un contronyme" : un mot signifiant une chose et son contraire,

Comme par exemple : "un hôte".

  • et "Énantiosémique" : relevant de l'énantiosémie, qui dit une chose et son contraire.

Source : wiktionary.org

"La colocation" et "La collocation".

Une fois encore, l'orthographe a ici toute son importance et, comme vous allez pouvoir le constater, la présence d'un seul ou de deux "l" change radicalement le sens de ce mot :

La colocation, dans le feuilleton états-unien "Friends", diffusé du 22 septembre 1994 au 6 mai 2004 sur NBC et créée par Marta Kauffman et David Crane
La colocation, popularisée par le feuilleton états-unien "Friends", diffusé du 22 septembre 1994 au 6 mai 2004 sur la chaîne NBC et créée par Marta Kauffman et David Crane
  • "La colocation" - avec un seul "l" -, désigne en effet la location d'un même logement par plusieurs locataires, constituant leur résidence principale et formalisée par la conclusion d'un contrat unique ou de plusieurs contrats entre les locataires et le bailleur,
La colocation dans le film français "L'auberge espagnole", réalisé en 2002 par Cédric Klapisch
La colocation popularisée par le film français "L'auberge espagnole", réalisé en 2002 par Cédric Klapisch
  • tandis que "La collocation" - avec deux "l" - désigne :
    • en droit : le classement judiciaire des créanciers dans l'ordre de leur paiement,
    • en linguistique : l'association attendue d'un mot à un autre au sein d'un texte,
    • en calcul numérique : une méthode de calcul (dont je ne saurais vous expliquer quoi que ce soit !),
    • et, en Belgique, enfin, autrefois tout du moins, : l'hospitalisation sans consentement, désormais appelée "mise sous protection".

Source : wiktionary.org

"Optatif" ou "Optative" et "Un optatif".

Ces deux termes relève du jargon linguistique.

  • "Optatif" ou "Optative" est un adjectif  signifiant : qui exprime le souhait.

On parle par exemple de forme verbale optative.

  • et "Un optatif" est un substantif masculin désignant une forme verbale optative.

Exemple : "Qu'il entre !" est un optatif.

Source : Le Robert

"Acceptation" et "Acception".

Ces deux substantifs féminins paronymiques ne doivent surtout pas être confondus, puisqu'ils désignent respectivement :

  • "L'acceptation" : le fait d'accepter, le consentement.

On dit par exemple : "L'acceptation d'au moins l'un des deux parents est nécessaire pour qu'un adolescent puisse se faire vacciner".

  • et "Une acception" : un sens particulier, une signification particulière d’un mot, selon le contexte dans lequel il est employé.

On dit par exemple : "Je connaissais ce mot Girafon, mais j'ignorais cette acception".

Source : Le Robert

"Auxiliaire" et "Un auxiliaire".

Cet adjectif et ce substantif relèvent du langage courant.

Et ils désignent respectivement :

  • "Auxiliaire" : qui apporte son concours direct ou indirect, d'une manière temporaire ou permanente,

On parle par exemple d'"agent auxiliaire", "de moyen auxiliaire" ou de "troupes auxilaires".

  • et "Un auxiliaire" :
    • une personne qui aide en apportant son concours, direct ou indirect, d'une manière temporaire ou permanente.

On parle par exemple d'un "auxiliaire de justice", d'un "auxiliaire municipal" ou d'un "auxiliaire de police".

    • ou : un verbe dont les différens temps servent à composer ceux des autres verbes.

Les principaux, et les plus généralement employés, sont le verbe "Être" et le verbe "Avoir".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Un solécisme".

Ce substantif masculin désigne une erreur de langage enfreignant les règles de la syntaxe.

Comme par exemple : "Habiter SUR Paris" (au lieu de "Habiter À Paris) ou "Si je SERAIS grand" (au lieu de "Si J'ÉTAIS grand").

Le mot dérive de "Soles", l’ancien nom de la ville de Mezitli (Turquie), appelée "Pompéiopolis" à l'époque romano-byzantine, une cité grecque de Cilicie en Anatolie, dont les habitants étaient réputés mal parler le grec.

"L'orthoépie".

Le mot "Orthoépie" nous vient des mots grecs "orthos" et "epos" qui signifient "droit" et  "parole".

Et ce substantif féminin désigne l'étude de la prononciation correcte des mots.

L'orthoépie - que l'on appelle également phonétique normative - définit les règles de la prononciation par rapport aux règles graphiques, et énonce les lois phonétiques qui gouvernent le système phonique d'une langue.

Elle prend en compte à la fois l'aspect étymologique et l'évolution de la langue dans une perspective historique.

Sources : wikipedia.org et Pierre R. Léon, "Phonétique du FLE. Prononciation : de la lettre au son", A. Colin, 2009.