"Acceptation" et "Acception".

Ces deux substantifs féminins paronymiques ne doivent surtout pas être confondus, puisqu'ils désignent respectivement :

  • "L'acceptation" : le fait d'accepter, le consentement.

On dit par exemple : "L'acceptation d'au moins l'un des deux parents est nécessaire pour qu'un adolescent puisse se faire vacciner".

  • et "Une acception" : un sens particulier, une signification particulière d’un mot, selon le contexte dans lequel il est employé.

On dit par exemple : "Je connaissais ce mot Girafon, mais j'ignorais cette acception".

Source : Le Robert

"Auxiliaire" et "Un auxiliaire".

Cet adjectif et ce substantif relèvent du langage courant.

Et ils désignent respectivement :

  • "Auxiliaire" : qui apporte son concours direct ou indirect, d'une manière temporaire ou permanente,

On parle par exemple d'"agent auxiliaire", "de moyen auxiliaire" ou de "troupes auxilaires".

  • et "Un auxiliaire" :
    • une personne qui aide en apportant son concours, direct ou indirect, d'une manière temporaire ou permanente.

On parle par exemple d'un "auxiliaire de justice", d'un "auxiliaire municipal" ou d'un "auxiliaire de police".

    • ou : un verbe dont les différens temps servent à composer ceux des autres verbes.

Les principaux, et les plus généralement employés, sont le verbe "Être" et le verbe "Avoir".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Un solécisme".

Ce substantif masculin désigne une erreur de langage enfreignant les règles de la syntaxe.

Comme par exemple : "Habiter SUR Paris" (au lieu de "Habiter À Paris) ou "Si je SERAIS grand" (au lieu de "Si J'ÉTAIS grand").

Le mot dérive de "Soles", l’ancien nom de la ville de Mezitli (Turquie), appelée "Pompéiopolis" à l'époque romano-byzantine, une cité grecque de Cilicie en Anatolie, dont les habitants étaient réputés mal parler le grec.

"L'orthoépie".

Le mot "Orthoépie" nous vient des mots grecs "orthos" et "epos" qui signifient "droit" et  "parole".

Et ce substantif féminin désigne l'étude de la prononciation correcte des mots.

L'orthoépie - que l'on appelle également phonétique normative - définit les règles de la prononciation par rapport aux règles graphiques, et énonce les lois phonétiques qui gouvernent le système phonique d'une langue.

Elle prend en compte à la fois l'aspect étymologique et l'évolution de la langue dans une perspective historique.

Sources : wikipedia.org et Pierre R. Léon, "Phonétique du FLE. Prononciation : de la lettre au son", A. Colin, 2009.

"Un cuir".

Ce substantif masculin est un mot polysémique désignant, selon le contexte :

  • dans le langage courant :
    • une dépouille d'animal, en particulier de bovin, destinée au tannage,
    • une peau tannée et corroyée, propre aux usages de l'industrie,
    • une faute de liaison.

Telle que par exemple : "Mal-t-à-propos" ou "Dis-moi-t-un peu".

    • dans le domaine des arts décoratifs : l'entourage d'un cartouche rappelant un morceau de cuir découpé et enroulé en volutes,
    • et en chapellerie : une bande de cuir mince bordant intérieurement l'entrée de tête d'un chapeau d'homme.
  • dans le registre familier :
    • un objet, vêtement ou article en cuir,
    • la peau épaisse de certains animaux (le "cuir de l'hippopotame"),
  • et dans le registre populaire :
    • la peau humaine,
    • un blouson de cuir.

On parle par exemple d'un "Cuir d'aviateur" ou d'un "Cuir de motard".

Source : www.larousse.fr

"Expansif" et "Extensif".

Ces deux adjectifs paronymes sont malheureusement parfois confondus, alors qu'ils revêtent naturellement des significations fort différentes :

  • "Expansif" signifie en effet, selon le contexte :
    • qui tend à s'étendre, à augmenter de volume.

On dit par exemple : "La politique expansive de ce pays à l'Est inquiète ses voisins de l'Ouest et du Sud".

    • qui s'exprime avec effusion, communicatif, démonstratif, exubérant ; qui fait part de ses sentiments, aime à les manifester ("Un homme très expansif" ou "Un homme peu expansif").
  • tandis que "Extensif" signifie, selon le contexte :
    • qui relève de l'extension d'un concept.

On dit par exemple : "Un fusil à canon scié contre un lance-pierre : vous avez une conception très extensive de la légitime défense !",

    • se dit d'une culture, d'un élevage, d'un système de production agricole pour lesquels sont appliquées de faibles quantités de travail et de capital par unité de surface et dont on obtient, en conséquence, de faibles quantités de produits par unité de surface.

On dit par exemple : "Les États-Unis d'Amérique pratiquent une agriculture extensive".

    • ou : qui constitue une extension de sens.

On dit par exemple : "Panier dans le sens de Réceptacle servant à contenir des marchandises est une utilisation extensive du mot Panier ("Réceptacle servant à contenir du pain" au sens étymologique, puisque le mot vient du latin "Panarium")".

Sources : Google et www.larousse.fr

"Une redondance", "Un pléonasme", "Une périssologie" et "Une battologie".

Seuls les deux premiers de ces quatre termes sont généralement connus : le pléonasme et la redondance. Et ils sont les seuls à pouvoir être considérés comme des figures de style.

La périssologie et la battologie sont en effet des défauts et ne peuvent donc être employés à bon escient que dans des textes ironiques ou comiques.

Essayer de différencier les quatre n'est cependant pas chose aisée, une certaine confusion règnant clairement quant à ces quatre termes.

"Redondance" et "Pléonasme" sont, a priori, très proches, leur étymologie renvoyant à peu près aux mêmes idées d’excès, de trop-plein ou de surabondance.

"Une redondance" est une figure de style consistant en un redoublement de l’idée dans deux phrases ou membres de phrase.

Le mot procède du latin classique "redundans" ("qui déborde")

Il s'agit d'une abondance de répétitions, de développements, d’ornements, généralement considérée comme excessive, critiquée pour sa lourdeur, son obscurité, son emphase".

"Redondance" est donc un terme générique, ce que l'on nomme en linguistique un "hyperonyme", c'est à dire un mot dont le sens recouvre, par son degré de généralité, le sens d’autres mots, plus précis.

Et "Pléonasme" serait l’un de ses "hyponymes" (antonyme d’"hyperonyme").

Une redondance est un redoublement expressif de l’idée par deux phrases proches.

La redondance n’est pas nécessairement une erreur, elle apparaît comme justifiée lorsqu'il faut insister sur l’étrangeté d’une assertion. S’il y a redondance dans les mêmes termes, c’est une "homéologie" et si c’est en termes différents, une "macrologie".

En d’autres termes, la redondance est propre à de nombreux discours, à de nombreux échanges où il faut revenir sur un élément, préciser, reprendre, rappeler au risque de répéter les mêmes mots ("homéologie") ou de redire quelque chose d’approchant avec d’autres mots ("macrologie").

Elle est donc nécessaire, incontournable, vraisemblablement omniprésente.

"Un pléonasme est une figure de style consistant en un redoublement de l’idée dans deux mots du même membre de phrase.

Le mot procède du grec ancien "Pleonasmos" ("surplus, excédent").

Un pléonasme est un terme ou une expression qui ajoute une répétition (consciente ou inconsciente) à ce qui a été énoncé.

Par exemple lorsque le Tartuffe de Molière dit : "Je l’ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu, ce qui s’appelle vu…" (1669).

Contrairement à la redondance, le redoublement de l’idée se fait dans deux mots du même membre de phrase.

"Une périssologie est un vice d'élocution ("défaut") consistant en un pléonasme vicieux (avec d’autres termes).

La périssologie consiste en effet à ajouter une pensée déjà suffisamment exprimée d’autres termes qui sont surabondants.

Mais bien qu'il s'agisse d'un défaut, ce défaut - et c’est toute la richesse et la puissance créatrice de la langue - peut être mis à profit en littérature ou dans le discours pour obtenir par exemple un effet comique.

Cela peut par exemple être le cas de formules telles que "monter en haut" ou sortir dehors", dès lors qu'elles sont utilisées en connaissance de cause.

Car on a redoublement de l’idée dans deux mots du même membre de phrase (comme dans un pléonasme) mais également vice d’élocution (comme dans une battologie) puisqu’il y a déviance par rapport à une norme d’élocution.

Et "Une battologie" est un vice d'élocution ("défaut") consistant en une redondance excessive, injustifiée (avec reprise des mêmes termes).

Ils'agit d'une répétition inutile, oiseuse et fastidieuse des mêmes pensées sous les mêmes termes dans deux propositions proches.

Et le mot "Battologie" vient du nom de "Battos 1er", un ancien roi qui était bègue et qui fut le fondateur et premier roi de Cyrène (actuelle Libye), vers 630 av. J.-C.

Sources : wsrl.wordpress.com/2013/06/01/de-la-distinction-entre-redondance-pleonasme-perissologie-et-battologie/, www.cnrtl.fr, Littré et "Gradus Les procédés littéraires" (Bernard. Dupriez)

"L'attelage" ou "Un attelage".

Ce substantif masculin du langage courant est polysémique puisqu'il désigne tout à la fois :

  • "L'attelage" : l'action ou manière d'atteler :
    • un animal ou un groupe d'animaux de trait,
    • un véhicule (automobile, tracteur, remorque, wagon, etc.),
  • et "Un attelage" :
    • l'animal ou le groupe d'animaux attelés à un même objet à tirer.
    • la partie du harnais attelant l'animal de trait à la voiture (dispositif de liaison).
    • le dispositif de liaison mécanique des véhicules entre eux. Par exemple entre une automobile et une remorque ou une caravane.
Un crochet d'attelage d'automobile
Un crochet d'attelage d'automobile
Un crochet d'attelage d'automobile
Un crochet d'attelage d'automobile

Ou entre un tracteur et une remorque, des outils ou des machines.

Boule d'attelage de tracteur
Boule d'attelage de tracteur
    • spécifiquement dans les mines : le système de fixation de la cage au câble qui la soutient.
    • ou dans le domaine ferroviaire : le dispositif d'accrochage entre les wagons.
Un attelage de wagons
Un attelage de wagons
Un attelage de wagons
Un attelage de wagons
    • généralement, dans le domaine technique : un type de liaison articulée de deux pièces, l'une tractrice, l'autre tractée.

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Un zeugma", "Un zeugme" ou "Un attelage".

Ces trois substantifs masculins parfaitement synonymes désignent, en rhétorique, une figure de style consistant à ne pas énoncer de nouveau, quand l'esprit peut les rétablir aisément, un mot ou un groupe de mots déjà exprimés dans une proposition immédiatement voisine.

Par exemple, lorsque Victor Hugo écrit "L'air était plein d'encens et les prés de verdure".

Ou : "Il croyait à son étoile et qu'un certain bonheur lui était dû".

Cette figure de style constitue une forme d'ellipse, puisque l'on fait dépendre d'un même mot deux termes disparates qui entretiennent avec lui des rapports différents, en sous-entendant un adjectif ou un verbe déjà exprimé.

J'adore les zeugmas, auxquels j'ai consacré une petite collection d'articles très brefs.

Nota Bene : Le mot "Attelage" a naturellement d'autres significations.

Source : wikipedia.org

"Un contre-sens" ou "Un contresens" et "À contre-sens" ou "À contresens".

Ce substantif masculin du langage courant désigne :.

  • "Un contre-sens" ou "Un contresens" :
    • une action ou une attitude absurde, n'ayant pas de sens ; une situation opposée à ce qui devrait être.

On dit par exemple : "Ce type de mesures est un contre-sens".

Ou : "Cette décision est un contresens".

    • ou : une interprétation opposée à la véritable signification ; un sens erroné.

On dit par exemple : "Analyser ainsi ce discours est un contresens".

Ou : "Cette traduction est remplie de contre-sens".

  • "À contre-sens" ou "À contresens" : en sens contraire à celui dans lequel on doit prendre quelque chose.

On dit par exemple : "Attention : tu prends ce tissu à contre-sens".

Ou : "Il arrive régulièrement que des conducteurs sous l'emprise de l'alcool prennent une autoroute à contresens".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un sabir".

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui est une altération du mot portugais, castillan, catalan et occitan "Saber" ("Savoir "), dérivé du latin "Sapere") et qui désigne :

  • au sens propre : une langue d'appoint hybride, produit du mélange de plusieurs langues maternelles, créée pour les besoins de la communication.

On dit par exemple : "Arrivés là-bas nous nous sommes débrouillés tant bien que mal avec le sabir utilisé par les expatriés déjà sur place".

Historiquement, le terme "Sabir" désigne la langue utilisée, du XVIe au XIXe siècle, dans les ports de la Méditerranée, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, afin de commercer et communiquer.

Mélange de différentes langues méditerranéennes telles que le français, l'espagnol, le grec, l'italien et l'arabe, le sabir est évoqué par Molière, en 1670, dans "Le bourgeois gentilhomme" (acte IV, scène 5) : "Se te sabir, Te respondir" ("Si toi savoir, toi répondre).

  • et au sens figuré, de façon péjorative : un charabia, un jargon, un langage difficilement compréhensible, réservé à une élite.

On dit par exemple : "Je n'ai jamais rien compris au sabir des informaticiens".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org