"Dussé-je".

J'adore cette formule qui relève du registre soutenu.

Elle correspond à la première personne du singulier de l’imparfait du subjonctif du verbe "devoir" et signifie : même si je devais, quand bien même je devrais, quitte à ce que je doive.

Le sujet ("Je"), placé après le verbe, fait l'objet de ce que l'on appelle en grammaire une "Postposition".

On dit par exemple : "Dussé-je le poursuivre jusqu'en enfer, je retrouverai l'assassin de ma fille !".

Ou : "Dussé-je y passer des heures, je trouverai d'où vient cette erreur !".

Source : wiktionary.org

 

"La vacuité".

J'aime beaucoup ce substantif du registre soutenu qui désigne, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • l'état de ce qui est vide.

On parle ainsi de la "vacuité d'un contenant" ou de la "vacuité d'un lieu".

    • le fait qu'une femelle ne soit pas gravide, pleine.
  • et au sens figuré :
    • à propos d'une personne, de son esprit : l'absence de pensées, d'idées ; la vacance, le vide moral, intellectuel,

On parle ainsi de "la vacuité des propos d'un homme politique".

    • et à propos d'une activité, d'une oeuvre : l'absence de contenu, de consistance ; l'inconsistance, la nullité, le vide moral, intellectuel,

On parle ainsi de "la vacuité d'un film ou d'un roman".

Sources : wikipedia.org, Le Robert et www.cnrtl.fr

"Saperlipopette !".

J'adore cette interjection, qui relève tout à la fois du registre désuet et du registre familier.

Exprimant la surprise, la contrariété, l'agacement ou l'impatience, ce juron constitue, depuis environ un siècle et demi, une amplification de la forme "Saperlotte !" (également utilisée sous les variantes "Sacrelote !", "Saprelotte !", ou "P'rlotte !") ; elle-même dérivée de la formule "Sapristi !".

On dit par exemple : "Saperlipopette ! J'étais pourtant certain d'avoir laissé mes lunettes sur la table du salon !".

On n'écrit pas : "Exorter" !

Mais : "Exhorter" !

Ce verbe du registre soutenu signifie, selon le contexte, :

  • tenter d'amener quelqu'un à quelque chose par des encouragements, par la parole, la persuasion, les prières, etc. Le persuader, le convaincre.

On dit par exemple : "Mon époux voulait le défenestrer aussitôt, mais je l'ai exhorté à la patience".

  • servir d'incitation pour quelqu'un.

On dit par exemple : "Ses deux cancers du poumon successifs auraient dû l'exhorter à la prudence, mais il a continué de fumer quatre paquets par jour".

Source : www.larousse.fr

"Une rémunération", "Rémunéré" ou "Rémunérée" et "Rémunérer".

  • La "Rémunération" est l'argent reçu pour prix d'un service, d'un travail.

Il s'agit donc d'une rétribution ou d'un salaire.

  • "Rémunéré" ou "Rémunérée"signifie rétribué(e), salarié(e).
  • et "Rémunérer" quelqu'un consiste à le rétribuer ou le salarier.

"Pallier quelque chose".

J'aime beaucoup ce verbe du registre soutenu signifiant : compenser un manque, apporter une solution à un problème.

Ainsi, on "pallie UN manque" en le compensant.

Ou on "pallie UN problème" en y remédiant.

Mais en aucune façon on ne "pallie À quoi que ce soit" !

Mais cela semble malheureusement échapper à d'innombrables journalistes et responsables politiques qui - pour mon plus grand désespoir - ne cessent de commettre cette énorme faute.

"L'impéritie".

J'adore ce mot du registre soutenu qui désigne de manière très précise l'ignorance de ce qui doit être su dans sa profession, le manque d'aptitude et d'habileté d'une personne dans l'exercice de ses fonctions.

On parle par exemple de "l'impéritie d'un haut-fonctionnaire" ou de "l'impéritie d'un dirigeant d'entreprise".

Parce que rarement employé et parfaitement pertinent, je trouve ce terme beaucoup plus adapté à certaines personnes que les mots "Incapacité", "Incompétence" ou "Inhabileté".

De plus, il vous permet de remettre profondément en cause les compétences d'une personne sans risquer de paraître grossier.

Attention cependant au retour de bâton si la personne connaît le mot ou le retient et en cherche ensuite la définition exacte...

Je précise, à toutes fins utiles, que le mot "Impéritie" se prononce "un-pé-ri-si".

 

"Vespéral" ou "Vespérale".

J'utilise régulièrement cet adjectif du registre soutenu, que j'aime beaucoup et qui désigne ce qui est "relatif au soir ou au couchant".

On dit par exemple :

  • "Le quotidien vespéral", pour désigner le journal du soir français "Le Monde".
  • ou "La température vespérale" pour évoquer celle que l'on prend le soir, au coucher.

L'antonyme de "Vespéral" (ou "Vespérale") est "Matinal" (ou "Matinale").

"Indissolublement lié à" et "Indissociable de".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale et cet adjectif du registre soutenu, qui signifient respectivement :

  • "lié selon des liens que l'on ne peut défaire, délier" ; la formule s'utilisant aussi bien au sens propre qu'au sens figuré.

On dit par exemple : "La carrière de l'acteur états-unien Yul Brynner est indissolublement liée à son rôle de son rôle du roi de Siam dans Le roi et moi".

  • "qu'il est impossible de dissocier" (ou parfois "qui ne peut pas être séparé en plusieurs parties").

On dit par exemple : "La carrière de l'acteur états-unien Yul Brynner est indissociable de son rôle de son rôle du roi de Siam dans Le roi et moi".

"Tomber des nues".

J'aime beaucoup cette expression qui signifie, au sens figuré, être extrêmement surpris face à un événement inopiné.

Elle a d'abord signifié, au XVIIe siècle, "arriver à l'improviste, de façon surprenante, sans que l'on sache d'où".

"Tombé du ciel", en quelque sorte, puisque le mot "Nues", aujourd'hui tombé en désuétude désigne un groupe de nuages.

Sources : wiktionary.org et www.edilivre.com

"Se récrier".

Je trouve malheureusement insuffisamment employé ce verbe du registre désuet et du registre soutenu, qui signifie :

  • s'exclamer sous l'effet d'une vive émotion, d'une surprise,
  • manifester avec véhémence son désaccord, son indignation, s'indigner, protester.

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr