"Un Histrion".

Ce très joli mot peut revêtir différentes significations :

  • au sens propre, il s'agissait, autrefois, à Rome, d'un comédien, et spécialement d'un mime, jouant, accompagné à la flûte, les premières farces importées d'Étrurie (la Toscane actuelle, en Italie), puis des farces grossières, les satires,
  • au Moyen-Âge, d'un acteur ambulant ou un mime se produisant sur les places publiques,
  • puis, de manière péjorative, d'un comédien,
  • et, par extension, d'un mauvais comédien,
  • et enfin, de nos jours, d'un personnage qui se donne en spectacle en usant d’effets outranciers ; sens dans lequel je me plais à l'utiliser dans jaimelsmots.com.

Source : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

"Nonchalamment" ou "Avec nonchalance".

J'aime beaucoup ce mot et cette locution nominale du registre soutenu, qui signifient :

  • sans ardeur, énergie ni zèle.

On dit par exemple "Travailler nonchalamment" ou "Travailler avec nonchalance".

  • sans vivacité, avec une lenteur naturelle ou affectée dans l'attitude.
  • On dit par exemple : "Déambuler nonchalamment" ou "Déambuler avec nonchalance".

Source : www.larousse.fr

"Un hiatus".

Ce mot latin du registre soutenu - qui se prononce "i-a-tus" et non "yatus" - désigne :

  • au sens propre :
    • dans le domaine linguistique, une succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes :
      • soit à l'intérieur d'un mot.

Par exemple : "AÉrer", "ÉOlienne" ou "rÉUssir".

      • soit à la frontière de deux mots :

Par exemple : "elle A Été" ou "il A Oublié".

    • et, dans le domaine médical, tout orifice anatomique de forme étroite et allongé.
  • et, au sens figuré, :
    • une coupure, une discontinuité, une interruption posant problème,
    • ou une contradiction dans une œuvre, un discours, une suite logique, une suite d'événements.

On dit par exemple : "On constate un hiatus entre les discours tenus et les réalisations concrètes".

Source : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Un tintinnabulis".

J'aime beaucoup ce très joli mot du registre soutenu, qui désigne :

  • au sens propre un bruit de clochettes,
  • et, par extension, un bruit composite pouvant se rapprocher de celui de clochettes.

Par exemple celui d'une table roulante pleine de verres, conduite sans ménagement.

"Sur ces entrefaites" ou "Sur cette entrefaite".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre soutenu, utilisée principalement au pluriel.

Utilisée le plus souvent dans un récit au passé, elle signifie, selon le contexte :

  • "Juste après".

On dit par exemple : "J'étais en train d'uriner avec mon camarade sur la poignée de porte d'un fourgon de CRS que nous pensions vide. Sur ces entrefaites une douzaine d'entre eux en sortit...".

  • ou : "Presque au même moment", "À ce moment-là".

On dit par exemple : "Je suis rentré du théâtre vers 23H30 et mon époux est arrivé sur ces entrefaites".

  • "En ces circonstances", "En cette circonstance".

On dit par exemple : "J'avais été malade toute la nuit et c'est sur ces entrefaites qu'a eu lieu la réunion, le mercredi matin."

On peut parfois rencontrer les formes "Dans ces entrefaites" ou "Sur les entrefaites".

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"À l'instar de".

Cette locution du registre soutenu signifie "Comme",  "Tout comme", "À la manière de", "À l'exemple de", "De la même manière que" ou "Pareillement à".

On dit par exemple : "À l'instar de Napoléon, Adolf Hitler a échoué à conquérir la Russie".

"Sans parcimonie".

Cette jolie locution du registre soutenu signifie "Avec prodigalité".

Voir aussi mon article "Avec parcimonie".

"L'ire".

J'aime beaucoup ce très joli mot du registre désuet désignant : la colère.

On dit par exemple : "Ma chérie, thabiller ainsi risque de déclencher l'ire de l'auteur de tes jours".

Ou : "J'ai encore embouti la Mercedès de mon épouse : je crains que ce nouvel accident ne provoque son ire".

"La sagacité".

J'utilise régulièrement ce joli mot du registre soutenu, qui caractérise la finesse et la vivacité d’esprit, ainsi qu'une grande capacité de discernement, beaucoup de lucidité et de perspicacité.

"Faire accroire quelque chose à quelqu'un" ou "Faire accroire à quelqu'un que".

J'aime beaucoup cette locution du registre soutenu qui signifie "Tromper sciemment quelqu'un", "Lui faire croire quelque chose que l'on sait être faux".

On dit par exemple : "Les parents font accroire à leurs enfants que c'est le Père Noël qui leur apporte des cadeaux et qu'il passe par la cheminée".

Le verbe "Accroire", qui signifie donc "Croire quelque chose qui n'est pas vrai en se laissant influencer à tort", s'utilise également sous deux autres formes : "S'en faire accroire" et "S'en laisser accroire".

"Une gazette".

Ce très joli mot qui désigne un périodique imprimé consacré aux faits de société et aux actualités, vient de l'italien "Gazetta", qui désignait une petite monnaie vénitienne du XVIIe siècle, représentant une pie ("Gazza") et équivalant au prix d'un journal.

Source : Almanach Hachette. Petite encyclopédie populaire. 1906

"S'en faire accroire" et "S'en laisser accroire".

  • "S'en faire accroire", c'est se laisser tromper, berner, duper.

On dit par exemple : "Les clients de Bernard Maddof s'en sont fait accroire des années durant".

  • et "S'en laisser accroire", c'est manquer de lucidité, ne pas être assez méfiant vis-à-vis de certains propos.

On dit par exemple : "Les personnes âgées s'en laissent parfois accroire avec certains vendeurs par téléphone".

Le verbe "Accroire", qui signifie donc "Croire quelque chose qui n'est pas vrai en se laissant influencer à tort", s'utilise également sous une autre forme : "Faire accroire quelque chose à quelqu'un" ou "Faire accroire à quelqu'un que".