"Se promener à poil", "Être à poil" ou "Être torsepoil".

Dans ces trois locutions verbales relevant du registre argotique, la locution adjectivale "À poil" ou le suffixe "Poil" signifient "Nu".

  • "Se promener à poil" signifie par conséquent : se promener nu,

On dit par exemple : "Quand je suis seul chez moi je me promène très souvent à poil".

  • "Être à poil" : être nu,

On dit par exemple : "J'étais à poil quand le facteur a sonné".

  • et "Être torsepoil" : être torse nu.

On dit par exemple : "Quand je suis arrivé chez Michel il était torsepoil en train de préparer le barbecue".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous suggérer la lecture de mon article "Se mettre à poil" ou "Se retrouver à poil".

"Reprendre du poil de la bête".

Cette expression étrange du registre familier signifie, selon le contexte :

  • "aller mieux après avoir été très malade, reprendre des forces",
  • ou "reprendre l'avantage sur un adversaire, après avoir été en situation de faiblesse"

Elle trouve son origine dans la croyance populaire en vertu de laquelle appliquer le poil d’une bête ayant mordu quelqu'un sur la plaie permettrait de guérir celle-ci.

Source : www.expressio.fr et wikipedia.org

"Avoir les poils".

"La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation", plus couramment appelée "La chair de poule"

Je déteste cette expression du registre familier en forme d'ellipse d'un usage relativement récent et de plus en plus couramment utilisée, il me semble.

On utilise cette formule pour signifier que l'on a les poils qui se hérissent, du fait de l'émotion qui est la nôtre ; phénomène très proche de celui que l'on qualifie ordinairement de "chair de poule".

"La boucler", "La fermer", "La ramener" ou "L'ouvrir".

Ces quatre locutions verbales du registre argotique - puisqu'elle sous-entendent toutes "sa gueule"... - signifient :

  • "se taire" pour les deux premières,

On dit par exemple : "Ma frangine a intérêt à la boucler !".

Et : "J'espère que le pion va la fermer".

  • et "parler" pour les deux dernières.

On dit par exemple : "J'espère que cet abruti ne va pas encore la ramener !".

Et : "Non, je ne suis pas énervé ! Mais je te jure que si ce crétin l'ouvre encore avant la fin du film, je lui éclate la tronche !".

"Déclarer sa flamme".

  • On le sait, malheureusement, le législateur n'a jamais été avare d' imagination lorsqu'il s'est agit d'instaurer de nouvelles taxes en vue de remplir les coffres de l'État. Et si, par exemple, nombre de nos très anciennes bâtisses ne comportent que très peu d'ouvertures extérieures, ce n'est pas forcément en raison des rigueurs du climat local ou de la radinerie de leur propriétaire à l'égard des vitriers ; mais bien plutôt parce qu'il existait, de 1798 à 1926, un impôt sur... les portes et fenêtres !

Dans le même ordre d'idée, fut même établie, dès 1871, une taxe sur... les allumettes ! Étendue par la suite aux briquets, avant de finir par être abrogée en 1999, elle fut même un temps baptisée "Taxe solidarité reboisement"... ce dont je me souviens pour l'avoir régulièrement acquittée à la fin des années 1980, lorsque, étant devenu fabricant d'objets promotionnels, ma petite entreprise eu l'heur de connaitre quelque succès avec ses coffrets-puzzles de 12 boîtes d'allumettes, régulièrement vendus à d'importants clients par dizaines de milliers d'exemplaires.

Même à raison de "seulement" 2 centimes de francs par boîte, cela représentait donc tout de même, pour une commande de 10 000 coffrets, la bagatelle d'environ 350 € (d'il y à 30 ans ; soit près de 600 € d'aujourd'hui !). Au moins aurais-je eu le privilège, via mes clients, de contribuer activement au reboisement de mon pays, en un temps où la notion même de compensation carbone n'existait même pas encore ! Mais, comme dirait l'autre, tout ceci ne me rajeunit pas...

  • En dépit de tout cela, et contrairement à ce que certains de nos amis étrangers pourraient penser, "Déclarer sa flamme" ne consiste nullement à informer l'administration fiscale de la quantité de briquets et boites d'allumettes que l'on possède, pas plus que du nombre de feux dont dispose sa cuisinière à gaz...

Mais plutôt, et cela est - vous me l'accorderez - bien plus romantique : à faire part de l'ardeur de ses sentiments à la personne dont on est épris !

Car la France, c'est bien connu, n'est pas que le pays qui a inventé la TVA, impôt sans doute le plus copié et utilisé à travers le monde, mais également le pays de l'Amour avec un grand "A" !