"Monter sur un coup".

Cette locution verbale du registre argotique, que l'on entend souvent dans les films policiers, appartient au jargon policier.

Et elle signifie : prendre part à un acte criminel plus ou moins planifié.

On dit par exemple : "La bande du Stéphanois s'agite beaucoup en ce moment : ils vont bientôt monter sur un coup".

Sources : www.languefrancaise.net et vampiredevils.skyrock.com

"Un baltringue".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre argotique, fleurant bon les dialogues de films de Michel Audiard et désignant :

  • au sens propre :
    • une personne en charge du montage et démontage du chapiteau, dans le monde du cirque, un manutentionnaire.
    • un forain,
    • ou : quelqu’un déménageant sans cesse.
  • et, au sens figuré, une personne :
    • n’ayant pas de parole, incompétente, incapable,
    • peureuse, couarde, timorée, lâche,
    • ou : méprisable.

On dit par exemple : "Pas question de monter sur ce coup avec Mimile le Toulousain et Fifi les grands-pieds ; c'est rien qu'des baltringues !".

Sources : wiktionary.org, www.dictionnairedelazone.fr et www.languefrancaise.net

"Qu'est-ce-que tu fous ?", "Qu'est-ce que tu fiches ?", "Qu''est-ce que tu fabriques ?" ou "Que fabriques-tu ?".

Ces différentes locutions verbales interrogatives, qui ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers signifient simplement : "Que fais-tu ?" ou "Qu'est-ce que tu es en train de faire ?" (langage courant).

Ou "Qu'es-tu en train de faire ?" (registre soutenu).

  • "Qu'est-ce-que tu fous ?" appartient au registre argotique,
  • "Qu'est-ce que tu fiches ?" appartient au registre familier,
  • tandis que "Qu''est-ce que tu fabriques ?" et "Que fabriques-tu ?" appartiennent au langage courant.

46 façons de dire "mourir".

Le registre argotique est très riche, avec les verbes "Clamser", "Claquer" ou "Crever".

Et les locutions verbales "Aller nourrir les asticots", "Aller nourrir les poissons", "Aller nourrir les requins", "Aller nourrir les vautours" et "Avaler sa chique".

"Boire le bouillon d'onze heures", "Passer l'arme à gauche" ou "Sortir les pieds devant" relèvent du registre familier.

Dans le langage courant, nous avons également "Bruler vif", "Être assassiné", "Être broyé", "Être coupé en deux", "Être déchiqueté", "Être tué", "Être victime d'un assassinat", "Être victime d'un meurtre", Exploser", "Laisser sa vie (quelque part)", "Ne pas survivre", "Perdre la vie", "Succomber à ses blessures", "Se suicider".

Ainsi que, dans le cas d'une exécution : "Être décapité", "Être exécuté", "Être fusillé", "Être guillotiné" ou "Être pendu"

Ou, durant une guerre : "Mourir pour la France", "Tomber au champ d'honneur" ou "Tomber sous les balles de l'ennemi".

Enfin, "Consentir au sacrifice suprême", "Être rappelé à Dieu", "Expirer", "Faire le dernier voyage", "Faire son dernier voyage", "Faire le grand voyage", "Passer" et "Passer de vie à trépas", "Rendre l'âme", "Rendre son dernier souffle", "Rendre son dernier soupir", "Trépasser" et "Voir sa dernière heure arriver" relèvent du registre soutenu.

"Flinguer quelqu'un" ou "Fusiller quelqu'un" et "Flinguer quelque chose" ou "Flinguer quelque chose".

Ces différentes locutions verbales relèvent de différents niveaux de langue et possèdent des significations très différentes :

  • "Flinguer quelqu'un" appartient au registre argotique et signifie : tirer sur une personne avec une arme à feu. Et éventuellement la tuer.

On dit par exemple : "Le type s'est fait flinguer en sortant de la banque".

  • "Fusiller quelqu'un" et signifie :
    • au sens propre, dans le langage courant : exécuter une personne condamnée à mort en la passant par les armes, c'est à dire en lui faisant tirer dessus par un peloton d'exécution muni de fusils.
    • et au sens figuré, dans le registre familier :
      •  dire du mal ou écrire du mal.

On dit par exemple : "Le nouveau ministre s'est fait fusiller dans le Canard enchaîné de mercredi dernier !".

      • lancer un regard.

On dit par exemple : "Elle m'a fusillé lorsqu'elle m'a aperçu".

      • photographier rapidement, en rafale (on dit plus souvent "Mitrailler").

On dit par exemple : "L'actrice s'est fait fusiller sur les marches".

  • tandis que "Flinguer quelque chose" et "Fusiller quelque chose" relèvent toutes deux du registre argotique et signifient : âbimer, casser, détériorer, détraquer, voire détruire, souvent par inexpérience ou du fait d'une mauvaise manipulation.

On dit par exemple : "Le nouveau stagiaire a flingué le photocopieur !".

Ou : "Mon mari a flingué ma bagnole samedi dernier !".

Source : www.languefrancaise.net

"Un vin de France" et "Un vin de table de la Communauté Européenne" ou "Un mélange de vins de différents pays de la Communauté Européenne".

Un vin de table de la Communauté Européenne

Ces trois vocables administratifs qui fleurent bon la novlangue désignent des vins européens sans indication géographique.

  • "Vin de France" est la mention portée par les vins sans indication géographique produits en France sous le contrôle de FranceAgriMer. Leur nombre peut varier d'année en d'année en fonction des agréments accordés par FranceAgriMer aux opérateurs et des choix de ces derniers.

On parle de "Vin sans indication géographique" en dépit de la mention "France" comme pays de production, par opposition aux vins sous AOC et aux vins sous IGP.

  • et "Vin de table de la Communauté Européenne" ou "Mélange de vins de différents pays de la Communauté Européenne" sont les mentions portées par les vins provenant de divers pays de la la Communauté européenne.

Dans tous les cas, il s'agit clairement de produits premiers prix de piètre qualité, que l'on aurait autrefois simplement qualifié de "Bibine", "Picrate" ou "Vinasse" dans le registre argotique.

"La gênance" ou "La génance".

Cet épouvantable néologisme est un substantif féminin du registre argotique apparu dans les années 2010.

D'abord employé par les jeunes, avant d'être - hélas - repris par un certain nombre d'adultes désireux de "rester dans le coup", il signifie tout simplement : la gêne, l'embarras ; principalement vis-à-vis des gens qui nous entourent.

On dit par exemple : "Mon père est venu m'apporter un goûter à la sortie du collège ; j'te dis pas la gênance !".

Ou : "Ma mère continue de s'habiller comme si elle avait notre âge : la gênance !".

"Tourner de l'oeil", "Tomber dans les pommes" ou "Se trouver mal".

Ces trois locutions verbales signifient : s'évanouir, avoir (ou faire) un malaise (langage courant) ; défaillir (registre soutenu).

  • "Tourner de l'oeil" est un idiotisme corporel et appartient au registre familier,
  •  "Tomber dans les pommes" est un idiotisme alimentaire et relève du registre argotique,
  • et "Se trouver mal" appartient au registre familer.

"Chier une pendule" ou "En chier une pendule" et "Faire une pendule" ou "En faire une pendule".

Ces différentes expressions - qui ne doivent pas manquer d'interloquer nos enfants et nos amis étrangers - relèvent du registre vulgaire.

Mais également du registre scatologique, car les deux verbes "Faire" (par ellipse de "Faire ses besoins") et "Chier" signifient tous les deux : "Déféquer".

Utilisées au sens figuré, ces différentes formules signifient : considérer avec exagération un fait anodin, donner de l'importance à quelque chose d'insignifiant, en le ressassant longuement ; se mettre en colère pour peu de chose. Au point d'exaspérer son entourage.

On dit par exemple : "Ma frangine a pas supporté qu'on aille au cinoche sans elle : elle m'en a chié une pendule !".

Ou : "Le patron risque de nous en faire une pendule, si on lui dit que la commande ne peut pas partir avant demain".

Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

4 façons de dire "Les dents" en français.

Des dents de femme

Contrairement aux pieds par exemple, il n'existe en effet que très peu de mots pour désigner les dents.

Le registre argotique nous propose "les chicots", "les crocs" et "les ratiches".

Et le registre familier "les quenottes", mais qui ne s'applique qu'aux dents de lait des enfants.

Dents de lait de petit garçon

6 façons de dire "Hurler" en français.

"Gueuler" appartient au registre argotique.

"Brailler" relève du registre familier.

Alors que"Beugler", "Clamer" et "Crier" appartiennent au langage courant.

Et que "Vociférer" relève du registre soutenu.