"À la maison".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural relève du langage courant.

Et elle est fréquemment utilisée - même si l'on n'habite pas une  "maison", mais un appartement - pour dire : chez soi.

Et donc, selon le contexte : chez elle(s), chez eux, chez lui, chez moi, chez nous, chez toi, chez vous.

On dit par exemple :

  • "Ma tante" a la chance d'avoir une cuisinière à la maison",
  • "Mes cousines deviennent folles quand leur grand-mère vient les garder à la maison pendant les vacances",
  • "Je vais appelez mes voisins pour savoir s'ils sont à la maison et peuvent jeter un oeil sur mon balcon pour s'assurer que l'orage n'a pas causé trop de dégâts",
  • "Si mon copain est à la maison, je passerai lui rendre sa console de jeu",
  • "À la maison je suis toujours pieds nus",

Une jeune femme marchand pieds nus chez elle

  • "Nous invitons souvent des amis à la maison",
  • "Tu es à la maison : je peux venir te voir ?",

Un adolescent, allongé sur un canapé en cuir, écoutant son téléphone portable

  • ou : "Passez-nous un coup de fil quand vous serez à la maison".

On ne dit pas : "Une favorie" mais "Une favorite" !

La forme "Favorie" comme féminin du substantif et adjectif "Favori" - tous deux dérivés de l'ancien verbe "Favorir" ("favoriser") - a certes existé par le passé, mais elle n'est plus utilisée depuis au moins deux siècles.

Ce "t" étrange nous vient de l'italien "Favorita", utilisé au début du XVIe siècle par le roi François 1er pour désigner ses maîtresses,

Le substantif "FavoriTe" désigne ainsi depuis lors, selon le contexte :

  • celle qui est l’objet d’une préférence marquée,
  • ou : la maitresse préférée d’un souverain.

Source : www.lalanguefrancaise.com

On n'écrit pas : "Un côteau" !

Mais : "Un cOteau" !

Sans accent circonflexe.

L'orthographe devrait en effet être côteau, puisque l'ancienne forme est "costeau" (petite "coste") ; mais l'usage a effacé l'accent dans l'écriture, après l'avoir effacé dans la prononciation.

Sources : www.larousse.fr, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et Littré 1880.

On ne dit pas : "Avoir un bon geste" !

Mais : "Avoir un BEAU geste" !

Et cela, même s'il s'agit de "Bonté" et non de "Beauté".

On dit par exemple :

  • "Il s'agit d'un beau geste de solidarité envers les peuples du Sud",
  • "C'est un beau geste de générosité à l'égard des sans-abris",
  • ou : "Cela constitue un beau geste pour l'environnement".

On n'écrit pas : "Les tous derniers" ni "Les tous premiers" !

Mais : "Les touT derniers" et "Les touT premiers" !

Il suffit de penser aux formes féminines correspondantes, qui sont naturellement : "Les touTES dernières" et "Les touTES premières".

... ET de savoir que l'on ne doit pas mettre de "s" à ce "tout", alors que l'on en met un à "touteS".

Très simple n'est-ce-pas, pour nos enfants et autres amis étrangers, qui doivent véritablement nous maudire !

On ne dit pas : "Un beau garçon" ni "Un joli homme" :

Mais plutôt : "Un JOLI garçon" et "Un BEL homme" !

Ou , dans le registre argotique : "Un beau mec".

Et, dans le registre familier, principalement pour les jeunes : "Un BG", "Un beau gosse" ou "Un bogosse".

  • "Un beau garçon" est une formule correcte, mais "Un joli garçon" est bien davantage usité.
  • En revanche "Un joli homme" ne s'utilise absolument jamais.