"Qu'est-ce-que tu fous ?", "Qu'est-ce que tu fiches ?", "Qu''est-ce que tu fabriques ?" ou "Que fabriques-tu ?".

Ces différentes locutions verbales interrogatives, qui ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers signifient simplement : "Que fais-tu ?" ou "Qu'est-ce que tu es en train de faire ?" (langage courant).

Ou "Qu'es-tu en train de faire ?" (registre soutenu).

  • "Qu'est-ce-que tu fous ?" appartient au registre argotique,
  • "Qu'est-ce que tu fiches ?" appartient au registre familier,
  • tandis que "Qu''est-ce que tu fabriques ?" et "Que fabriques-tu ?" appartiennent au langage courant.

Ne dites pas : "Dans le temps" ni Dans l'ancien temps" et encore moins "Du temps d'autrefois" !

Mais : "Autrefois" ou "Jadis" (registre soutenu) !

Vous passerez ainsi du langage courant ("Dans le temps"), du langage familier ("Dans l'ancien temps") ou du registre populaire ("Du temps d'autrefois") au registre soutenu.

"Il n'y a pas 36 solutions".

Cette expression française du registre familier en forme d'idiotisme numérique signifie : il n'y a pas à hésiter, il n'y a pas d'alternative, il n'y a pas de choix, il n'y a pas tant de choix que ça.

On dit par exemple : "Tu ne peux pas continuer comme ça. Il n'y a pas 36 solutions : tu dois parler à ton père" !

Source :www.languefrancaise.net

"Mettre à sa sauce (quelque chose)" ou "Mettre à toutes les sauces (quelque chose)".

Ces deux locutions verbales du registre familier en forme d'iditiotisme culinaire signifient respectivement :

  • "Mettre à sa sauce (quelque chose)" : arranger à sa façon.On dit par exemple : "Voilà ; tu sais tout. Tu n'as plus qu'à mettre cela à ta sauce pour présenter la chose à ton patron".

Ou : "Ne t'inquiète pas pour mes parents, j'ai mis cette histoire à ma sauce, afin qu'ils ne s'inquiètent pas".

  • et "Mettre à toutes les sauces (quelque chose)" : utiliser souvent et n'importe comment ; instrumentaliser à volonté quelque chose de toutes les façons, de toutes les manières, dans tous les registres, sous toutes les formes. Et ce, tout le temps et à tout propos.

On dit par exemple : "Ce conte a été mis à toutes les sauces".

Ou : "Mettre cette citation à toutes les sauces comme on l'a fait lui a fait perdre sa pertinence".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Être droit comme un i", "Être droit comme un cierge" ou "Être droit comme un piquet" et "Se tenir droit comme un i", "Se tenir droit comme un cierge" ou "Se tenir droit comme un piquet".

Ces différentes locutions adjectivales du registre familier font référence à la forme rectiligne des trois objets évoqués : la lettre "i", un cierge et un piquet :

Lettre "i" majuscule
Lettre "i" majuscule
Un cierge blanc
Un cierge blanc
Un piquet de châtaignier
Un piquet de châtaignier

Et l'ensemble de ces expressions signifient donc :

  • pour une personne : être ou se tenir très droit, avec raideur,

On dit par exemple : "Malgré ses 92 ans, le vieillard était toujours droit comme un i".

  • ou pour un arbre par exemple : être parfaitement droit, rectiligne.

On dit par exemple : "L'allée était constituée d'une rangée de pins droits comme des cierges".

"Être droit comme un cierge" et "Se tenir droit comme un cierge" sont des idiotismes religieux.

Sources : wiktionary.org

"Bon sang de bois !" ou "Bon sang de bonsoir !".

J'adore ces expressions du registre familier et du registre désuet en forme d'interjection, qui marquent l'étonnement ou l'indignation.

Et que j'utilise régulièrement dans J'aime les mots.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les anglicismes bon sang de bois !".

Ou : "Bon sang de bonsoir : je n'en peux d'entendre ces tics de langage, ces mots, locutions ou expressions à la mode et ces pléonasmes à longueur de journée !".

L'origine de ces deux formules est très ancienne. Elle trouve même son origine au Moyen Âge, lorsqu'il existait de nombreux jurons comportant le nom de Dieu. Ce qui était par exemple le cas de "Par le sang de Dieu", "Nom de Dieu" ou "Bon sang de Dieu".

La mention de Dieu étant considérée comme blasphématoire par le clergé devenu extrêmement puissant au XVe siècle, le nom de Dieu a disparu, cédant la place à des formules du type "Palsambleu", "Bon sang de bois" ou "Bon sang de bonsoir", qui évitaient d'avoir à le prononcer.

"Bon sang de bois !" est un idiotisme botanique et un idiotisme corporel.

Et "Bon sang de bonsoir !" est un idiotisme corporel.

46 façons de dire "mourir".

Le registre argotique est très riche, avec les verbes "Clamser", "Claquer" ou "Crever".

Et les locutions verbales "Aller nourrir les asticots", "Aller nourrir les poissons", "Aller nourrir les requins", "Aller nourrir les vautours" et "Avaler sa chique".

"Boire le bouillon d'onze heures", "Passer l'arme à gauche" ou "Sortir les pieds devant" relèvent du registre familier.

Dans le langage courant, nous avons également "Bruler vif", "Être assassiné", "Être broyé", "Être coupé en deux", "Être déchiqueté", "Être tué", "Être victime d'un assassinat", "Être victime d'un meurtre", Exploser", "Laisser sa vie (quelque part)", "Ne pas survivre", "Perdre la vie", "Succomber à ses blessures", "Se suicider".

Ainsi que, dans le cas d'une exécution : "Être décapité", "Être exécuté", "Être fusillé", "Être guillotiné" ou "Être pendu"

Ou, durant une guerre : "Mourir pour la France", "Tomber au champ d'honneur" ou "Tomber sous les balles de l'ennemi".

Enfin, "Consentir au sacrifice suprême", "Être rappelé à Dieu", "Expirer", "Faire le dernier voyage", "Faire son dernier voyage", "Faire le grand voyage", "Passer" et "Passer de vie à trépas", "Rendre l'âme", "Rendre son dernier souffle", "Rendre son dernier soupir", "Trépasser" et "Voir sa dernière heure arriver" relèvent du registre soutenu.

"Flinguer quelqu'un" ou "Fusiller quelqu'un" et "Flinguer quelque chose" ou "Flinguer quelque chose".

Ces différentes locutions verbales relèvent de différents niveaux de langue et possèdent des significations très différentes :

  • "Flinguer quelqu'un" appartient au registre argotique et signifie : tirer sur une personne avec une arme à feu. Et éventuellement la tuer.

On dit par exemple : "Le type s'est fait flinguer en sortant de la banque".

  • "Fusiller quelqu'un" et signifie :
    • au sens propre, dans le langage courant : exécuter une personne condamnée à mort en la passant par les armes, c'est à dire en lui faisant tirer dessus par un peloton d'exécution muni de fusils.
    • et au sens figuré, dans le registre familier :
      •  dire du mal ou écrire du mal.

On dit par exemple : "Le nouveau ministre s'est fait fusiller dans le Canard enchaîné de mercredi dernier !".

      • lancer un regard.

On dit par exemple : "Elle m'a fusillé lorsqu'elle m'a aperçu".

      • photographier rapidement, en rafale (on dit plus souvent "Mitrailler").

On dit par exemple : "L'actrice s'est fait fusiller sur les marches".

  • tandis que "Flinguer quelque chose" et "Fusiller quelque chose" relèvent toutes deux du registre argotique et signifient : âbimer, casser, détériorer, détraquer, voire détruire, souvent par inexpérience ou du fait d'une mauvaise manipulation.

On dit par exemple : "Le nouveau stagiaire a flingué le photocopieur !".

Ou : "Mon mari a flingué ma bagnole samedi dernier !".

Source : www.languefrancaise.net

5 façons de dire "Paresseux".

Les adjectifs "Feignant" et "Cossard" relèvent du registre populaire.

"Feignasse" et "Flemmard" appartiennent au registre familier.

Tandis que "Fainéant" est un terme du langage courant, à l'instar de "Paresseux".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à pourquoi il vaut mieux dire "Fainéant" que "Feignant".

 

"Prendre la mouche".

Cette très ancienne locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : se vexer mal à propos, s'irriter tout à coup, se froisser, s'offusquer, s'énerver brusquement, s'emporter sans raison apparente, se fâcher pour une raison futile, s'irriter pour une chose anondine.

On dit par exemple : "Mon cousin est assez susceptible : il prend la mouche très facilement".

Ou : "Il ne faut pas prendre la mouche pour si peu, ma chérie. Je t'assure que je ne connais pas cette masseuse nue qui a dû s'introduire ici durant mon sommeil !".

La formule du registre soutenu "Prendre ombrage" a une signification assez proche de "Prendre la mouche".

En revanche, seuls les esprits mal placés iront imaginer que l'expression "Prendre la mouche" puisse être utilisé au sens propre dans son acception de "posséder sexuellement" et constitue ainsi un synonyme de l'expression "Sodomiser les dyptères"...

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Lèche-cul" ou "Un lèche-cul" et "Lèche-botte" (ou "Lèche-bottes") ou "Un lèche-botte" (ou "Un lèche-bottes").

  • "Un lèche-cul"  est un substantif masculin du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel. Et "Un lèche-botte" (ou "Un lèche-bottes") est un substantif masculin du registre familier en forme d'idiotisme vestimentaire.

Les deux désignent, de façon très imagée, au sens figuré : une personne servile envers sa hiérarchie ou envers les puissants ; un flagorneur ; quelqu'un qui flatte servilement celui qui détient un pouvoir ou représente une autorité.

On dit par exemple : "L'assistant de mon directeur est un vrai lèche-cul".

Ou : "Je n'ai jamais pu jouer les lèche-botte(s) avec mes supérieurs hiérarchiques".

  • "Lèche-cul" est un adjectif du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel. Et "Lèche-botte" (ou "Lèche-bottes") est un adjectif du registre familier.

Les deux qualifient ce type de personnes, de façon très imagée, au sens figuré.

On dit par exemple : "Je recherche un collaborateur dévoué et efficace, pas un secrétaire lèche-cul".

Ou : "Les employés lèche-botte(s) sont bien vus dans cette société".

Sources : www.cnrtl.org, wiktionary.org et www.larousse.org

"Dans le coup", "Être dans le coup", "Rester dans le coup" ou "Ne plus être dans le coup".

  • "Dans le coup" est une formule du registre familier signifiant : à la mode, à la page, de son époque ; au courant, informé de ce qui se fait et ne se fait pas.
  • "Être dans le coup" signifie ainsi :
    • être à la mode, à la page, de son époque, conforme aux goûts du moment ; être au courant, informé de ce qui se fait et ne se fait pas.

On dit par exemple : "Question fringues, mon frère est dans le coup".

Si l'on n'y est pas on est certes "pas dans le coup", mais plutôt "plus dans le coup".

Super 45 tours de Sheila de 1963

En 1963, la jeune chanteuse française yéyé Sheila chantait ainsi à l'adresse de l'auteur de ses jours : "Papa papa papa t'es plus dans l'coup papa !" ("Papa t'es plus dans l'coup !").

    • ou : être au courant d'une affaire (surtout louche), être impliqué, complice, mêlé à quelque chose.

On dit par exemple : "La police l'a interrogé car ils pensent qu'il est dans le coup".

Si l'on n'y est pas, on est certes "pas dans le coup" mais plutôt : "en dehors du coup".

  • "Rester dans le coup" signifie : demeurer à la mode, à la page, de son époque, conforme aux goûts du moment ; au courant, informé de ce qui se fait et ne se fait pas.

On dit par exemple : "Ma tante veut faire celle qui reste dans le coup : elle s'habille comme sa fille".

  • et "Ne plus être dans le coup" signifie : ne plus être à la mode, à la page, de son époque, conforme aux goûts du moment ; ne plus être au courant, informé de ce qui se fait et ne se fait pas.

On dit par exemple : "Je ne suis plus dans le coup en matière de cinéma : il y a 20 ans que je ne lis plus la presse spécialisée et ne vais plus voir les films lors de leur sortie en salle".

Source : dictionnaire.reverso.net