"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Faire regretter d'être né".

Cette locution verbale relève du registre familier et s'utilise généralement au futur simple.

Elle signifie au sens figuré : faire énormément souffrir ; moralement ou physiquement ; la menace de sévices physiques étant assurément la plus fréquente.

On dit par exemple : "Je vais lui faire regretter d'être né à cet abruti !".

"Battre comme plâtre".

"Battre comme plâtre" c'est à dire : rosser, frapper, maltraiter ; battre avec violence à coups redoublés.

Cette locution verbale, qui remonterait au XVe siècle, relève du registre familier.

Elle signifie : rosser, frapper, maltraiter ; battre avec violence à coups redoublés.

On dit par exemple : "Le pauvre enfant s'est enfuit car son tuteur le battait comme plâtre".

Cette expression tire son origine du gâchage du plâtre, qui nécessitait autrefois une grande vigeur et beaucoup d'énergie si l'on souhaitait que le plâtre soit parfaitement bien délayé dans l’eau, afin d'obtenir une préparation de bonne qualité, c'est à dire une pâte lisse et malléable.

Un plâtre doté de qualités d’adhérence et de plasticité nécessitait alors un coup de main très puissant et devait donc être battu avec force.

Un plâtrier battant le plâtre, autrefois

Sources : www.linternaute, caminteresse.fr et www.jacqueslanciault.com

"Un faux-col".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre : un col de chemise amovible, pouvant être retourné après usure, très utilisé jusqu'au début du XXe siècle,

Des faux-cols

  • et au sens figuré, dans le registre familier : la mousse d’une bière dans un verre (idiotisme vestimentaire).

Un verre de bière "avec faux-col"

De fait, le blanc de celle-ci rappelle bien, en effet, la couleur et la forme de certains faux-cols.

Un faux-col

Source : wiktionary.org

"Tout nouveau, tout beau".

Cette locution avec une rime intérieure relève du registre familier.

Et elle signifie que la nouveauté a souvent beaucoup d'attraits, séduit, suscite de l'intérêt et est appréciée parce qu'elle est justement nouvelle, mais qu'elle est fréquemment délaissée par la suite.

out ce qui est nouveau séduit ; la nouveauté suscite de l'intérêt

On dit par exemple : "Ton petit-fils passe ses journées à jouer avec l'ordinateur que tu lui as offert il y a huit jours : tout nouveau, tout beau".

Ou : "Ma fille a mis son blouson tout nouveau, tout beau pour aller au collège" (locution adjectivale).

Source : Le Robert, www.expressio.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Dans le mille", "En plein dans le mille", "Mettre dans le mille", "Mettre en plein dans le mille", "Taper dans le mille" ou "Taper en plein dans le mille".

"Mettre dans le mille"

Ces différentes locutions adverbiales et locutions verbales en forme d'idiotismes numériques relèvent du registre familier.

Elles font référence aux sports de tir sur cible, où la partie centrale de la cible - la plus difficile à atteindre - rapporte le plus de points.

Et elles signifient, selon le contexte :

  • "Dans le mille" ou "En plein dans le mille" (locutions adverbiales) :
    • exactement ; là où il fallait,

On dit par exemple : "Le tireur a mis en plein dans le mille : la tête du preneur d'otages a littéralement explosé sous le choc".

    • ou : justement, exactement, précisément.

On dit par exemple : "Bravo pour ton pronostic : tu as tapé dans le mille !"

  • et "Mettre dans le mille", "Mettre en plein dans le mille", "Taper dans le mille" ou "Taper en plein dans le mille" (locutions verbales) :
    • viser juste, atteindre son but.

On dit par exemple : "Taper en plein dans le mille à cette distance semble impossible".

    • ou : deviner juste ou tomber juste ; avoir une intuition exacte au sujet de quelque chose.

On dit par exemple : "Vous avez tapé dans le mille avec vos cadeaux : c'est exactement ce que les enfants souhaitaient !".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"En béton".

Une dalle en béton, en train d'être coulée

Cette locution adjectivale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : dans un matériau de construction à grande résistance, obtenu par liaison d'agrégats divers (pierres, sable, etc.) au moyen de pâtes faites de ciment, chaux, etc., et d'eau,

On dit par exemple : "Ces piliers en béton sont garantis cinquante ans".

Des poteaux en béton

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • très solide, fiable, à toute épreuve, sans défauts ni lacunes.

On dit par exemple : "J'ai signé un contrat en béton", "Nous avons un dossier en béton" ou "Mon client possède un alibi en béton".

    • ou : très résistant, inaltérable.

On dit par exemple : "Tu peux y aller sans crainte et stocker tous tes cartons : regarde les poutres, c'est du béton".

D'énormes poutres en bois massif

Sources : www.cnrtl.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Un coup de téléphone", "Un coup de fil" ou "Un coup de bigophone" ou "Un coup de bigo".

Une jeune femme passant un "coup de fil"

Ces différentes locutions nominales masculines désignent toutes : un appel téléphonique.

Et elles s'utilisent principalement avec les verbes "Donner" et "Passer" ou "Attendre" et "Recevoir".

  • "Un coup de téléphone" relève du langage courant.
  • "Un coup de fil" du registre familier, et fait référence aux téléphones "filaires", dotés d'un fil, ayant précédé les téléphones "sans fil" et les téléphones "portables",
  • et "Un coup de bigophone" ou -par apocope - "Un coup de bigo", du registre populaire.

4 façons dire : "Bon appétit !".

"Bon appétit !"

Parce que l'usage de cette formule est contraire aux bonnes manières, la langue française - pourtant si riche en idiotismes alimentaires - ne compte presque aucun synonyme de la locution interjective "Bon appétit" (registre populaire), en dehors de la classique apocope "Bon ap' !" (ou "Bon app' !") (registre familier).

Et de l'inepte Un excellent appétit !" (par ellipse de "Je vous souhaite un excellent appétit !"), dont nous gratifient fréquemment les serveurs de restaurant, se croyant certainement très polis.

On peut toutefois souhaiter à ses convives ou commensaux : "Régalez-vous !" (langage courant) ou "Régalez vos papilles !" (registre soutenu).

"Bon appétit !"

Sources : wiktionary.org

"Un mal-comprenant" ou "Être mal-comprenant".

J'adore cette formule du langage familier, contruite sur le modèle des mots "mal-entendant" et "mal-voyant" (ou "malvoyant"), et qui signifie donc : ne pas être très intelligent, être intellectuellement limité.

On dit par exemple :

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à mes façons préférées de dire "Être idiot".

"Testard" ou "Testarde" et "Un testard" ou "Une testard".

Ce substantif et cet adjectif relèvent du registre familier.

Et ils qualifient ou désignent, pour les Marseillais et les Provençaux : une personne têtue, entêtée, opiniâtre, n'en faisant qu'à sa tête.

On dit par exemple : "Celle-là, ma foi, elle est aussi testarde que sa mère !".

Ou : "On voit bien que tu ne connais pas mon frère : c'est un testard !".

Source : wiktionary.org