On ne dit pas : "J'me suis fait bâché par Luc Ferry" !

Le journaliste français Adrien Gindre

Ainsi qu'à pu le déclarer, le 6 novembre 2022, le journaliste français Adrien Gindre, dans l'émission "En toute franchise", qu'il présente, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Luc Ferry S'EST MOQUÉ DE MOI" !

Cette utilisation populaire du verbe polysémique "Bâcher" me semble en effet relativement inopportune dans un débat de ce type.

"À la va comme je te pousse" (ou "À la va-comme-je-te-pousse")

J'aime beaucoup cette amusante locution adverbiale.

Relevant du registre familier, elle signifie : avec négligence, sans soin.

On dit par exemple : "Tu pourrais faire un effort quand tu viens voir ta grand-mère : tu es toujours habillé à la va-comme-je-te-pousse"".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

Donner ou recevoir "Une volée de bois vert".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme chromatique relève du langage courant.

Et elle désigne :

  • au sens propre :
    • une bastonnade,

On dit par exemple : "J'ai reçu une volée de bois vert en pensionnat lorsque j'ai été surpris en train de m'enfuir en pleine nuit".

    • ou, par extension : une correction, une avoinée (registre argotique), une raclée (registre familier),

On dit par exemple : "Mon fils m'a pris ma voiture sans mon autorisation : je vais lui donner une volée de bois vert à son retour !".

  • et au sens figuré : une vive remontrance, de forts reproches.

On dit par exemple :"Ma prof de maths m'a mis une volée de bois vert en voyant que je l'avais dessinée à poil dans mon cahier".

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr

"Ne pas être un cadeau".

Cete locution verbale relève du registre familier.

Et elle s'utilise, au sens figuré, pour qualifier, selon le contexte :

  • une personne désagréable ou incompétente,

On dit par exemple : "Ton oncle c'est pas un cadeau : quand il ne râle pas il boit et quand il ne boit pas il dort !".

  • ou une situation contraignante, déplaisante, contrariante.

On dit par exemple : "Ce nouveau poste n'est pas un cadeau : j'ai plein de nouvelles responsabilités et à peine 100 euros bruts de plus par mois".

Sources : www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

"Être fagoté comme l'as de pique".

(© Poorly Dressed.com)

J'adore cette locution verbale qui relève du registre familier.

Et qui signifie : être très mal habillé, habillé bizarrement ou de manière négligée.

On dit par exemple : "Mais enfin, tu ne vas pas aller au lycée comme ça : tu es fagotée comme l'as de pique !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être mal habillé" en français.

Sources : dictionnaire.notretemps.com et wiktionary.org

12 façons de dire "Être mal habillé" en français.

Une jeune femme fagotée comme l'as de pique

"Être mal fringué" et "Être habillé à la va comme je te pousse" relèvent registre populaire.

Tandis que "Être mal sapé" appartient au registre argotique.

Et "Être attifé", "Être fagoté comme l'as de pique" ou "Être mal fagotté" au registre familier.

"Être bizarrement arrangé", "Être habillé sans goût" et "Être mal vêtu" relèvent du langage courant.

Tout comme, par plaisanterie, "Être habillé comme un touriste allemand".

Et "Être accoutré" ou "Être affublé" appartiennent au registre soutenu.

 

8 façons de dire "Avoir de petits seins" ou "Avoir de très petits seins".

Une fille plate : l'actrice française Jane Birkin, dans les années 1970

L'idiotisme alimentaire "Avoir des oeufs sur le plat" et l'idiotisme animalier "Être plate comme une limande" appartiennent du registre familier.

De même que "Avoir des piqûres de moustique" ou "Être une planche à repasser"

"Avoir une petite poitrine", "Être plate", "Ne pas avoir de poitrine"et "Ne pas avoir de seins, en revanche relèvent du langage courant.

"Passer un sale quart d'heure".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : passer un très mauvais moment, un moment très désagréable ; être temporairement dans une mauvaise situation ; être sévèrement critiqué, puni, réprimandé ; voire battu, torturé, etc.

On dit par exemple : "J'ai peur de rentrer chez moi : mon darron va me faire passer un sale quart d'heure".

Sources : www.languefrancaise.net

8 façons de dire "Une personne pénible" en français.

"Un casse-bonbons", "Un casse-burnes", "Un casse-couilles", "Un chieur" et "Un emmerdeur" relèvent du registre argotique.

"Un enquiquineur" appartient au registre familier.

Tandis que "Un pénible" et - ironiquement - "Un perfectionniste" relèvent du langage courant.

9 façons de dire "Pleuvoir légèrement".

Pleuvioter

Les verbes "pleuvioter", "pluvioter" et "pieuvoter" relèvent du registre familier.

De même que les verbes "Pleuvasser" et "Pleuviner" ou "Pluviner".

Tandis que les verbes "Bruiner" et "Crachiner" appartient au langage courant.

À l'instar de la locution verbale "Tomber quelques gouttes".

La "bruine", ou "crachin", est un type de précipitations dont les gouttes d'eau paraissent presque flotter dans l'air grâce à leur petite taille (de 0,2 à 0,5 mm). Définie comme une petite pluie fine, ces fines gouttelettes tombent très lentement et ne produisent pas de cercles concentriques dans les flaques d'eau.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Pleuvoir abondamment" en français.

Source : wikipedia.org

"Faire aux pattes" ou "Prendre aux pattes".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : attrapper, capturer.

On dit par exemple : "I'z'ont fait aux pattes Marco le Calabrais chez Roger le balafré".

Ou : "L'armée ukrainienne va faire aux pattes des milliers de soldats russes sur la rive droite du Dniepr".

22 façons de dire "Avoir de la chance".

Avoir de la chance

Les formules "Avoir de la chatte", "Avoir de la moule", "Être chatard" (ou "Être chattard"); "Être chatteux" ou "Être mouleux" font référence à deux des noms donnés en argot au sexe de la femme ("Chatte" et "Moule") et relèvent du registre vulgaire.

De même que "Avoir du fion".

Quant aux formules "Avoir du cul" ou "Avoir le cul bordé de nouilles", elles relèvent du registre argotique.

"Avoir du bol", "Avoir une veine de cocu", "Être chançard", "Être cocu", "Être veinard" ou "Être verni" appartiennent au registre familier.

De même que "Avoir la baraka", qui nous vient du mot arabe "Baraka" désignant une chance extraordinaire, une bénédiction ou une faveur divine. Ce mot a été adopté par les troupes françaises de l’Armée d’Afrique dès la colonisation de l’Afrique du Nord dans les années 1830, puis employé par les poilus durant la Première Guerre mondiale comme synonyme du mot "chance".

Le langage courant nous offre les formules "Avoir de la veine", "Être chanceux", "Être en veine" ou "Être né sous une bonne étoile".

La formule "Être né coiffé" relève du registre soutenu et du registre désuet.

Enfin, "Être bidard" relève du registre désuet, cette expression venant du patronyme du gagnant du gros lot de la loterie de l'Exposition universelle de 1878.

Source : www.defense.gouv.fr