"Après l'effort, le réconfort".

Cette locution relève du langage courant.

Et elle s'utilise pour faire part de sa satifaction de pouvoir bénéficier d'un temps de calme et de repos, agrémenté par exemple d'un aliment ou d'une boisson, après un effort, une épreuve ou un moment difficile.

On dit par exemple : "Après l'effort, le réconfort : mon époux nous a gentiment préparé une salade de fruits pour nous remettre de tous ces achats un premier jour de soldes".

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Tout nouveau, tout beau".

Cette locution avec une rime intérieure relève du registre familier.

Et elle signifie que la nouveauté a souvent beaucoup d'attraits, séduit, suscite de l'intérêt et est appréciée parce qu'elle est justement nouvelle, mais qu'elle est fréquemment délaissée par la suite.

out ce qui est nouveau séduit ; la nouveauté suscite de l'intérêt

On dit par exemple : "Ton petit-fils passe ses journées à jouer avec l'ordinateur que tu lui as offert il y a huit jours : tout nouveau, tout beau".

Ou : "Ma fille a mis son blouson tout nouveau, tout beau pour aller au collège" (locution adjectivale).

Source : Le Robert, www.expressio.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Qui vivra verra".

Ce proverbe qui semble dater du XVe siècle signifie que celui qui aura la patience d’attendre verra comment les choses évoluent vraiment. On ne peut pas prédire l'avenir et la seule véritable manière de savoir ce qui se passera dans quelques années, consiste à demeurer en vie.

On dit par exemple : "Je me demande quel sera l'impact du réchauffement climatique sur nos conditions de vie d'ici une trentaine d'années." "Qui vivra verra".

Sources : www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"La classe à Dallas".

Cette expression avec une rime intérieure appartient au registre familier.

Et elle s'utilise en général pour dire, de façon légèrement ironique, que quelque chose est "Classe", c'est à dire, selon le contexte : bien, beau, bon, élégant, distingué, raffiné, huppé, stylé.

On dit par exemple : "Tu as ma piscine ?" "La classe à Dallas !".

Cette expression, apparue je crois dans les années 1990, fait naturellement référence à la ville de Dallas (Texas) (États-Unis d'Amérique), fondée en 1841.

Et elle trouve probablement sa source dans la diffusion, puis les nombreuses rediffusions, à partir de janvier 1981 et durant près de 30 ans, des... 357 épisodes du feuilleton télévisé états-unien "Dallas", créé par David Jacobs et diffusé entre le 2 avril 1978 et le 3 mai 1991 sur le réseau CBS.

Sa diffusion généra en effet d'incroyables succès d'audience et constitua un véritable phénomène de société :

  • tant aux États-Unis d'Amérique, tenus en haleine en plein deuxième choc pétrolier,
  • qu'en France, près de trois ans plus tard, avec l'introduction d'un concept encore en vigueur, consistant à introduire à la fin de chaque épisode un rebondissement, dont la résolution n’intervient qu'au numéro suivant (le "cliffhanger").
L'entrée de Southfork, le ranch de la famille Ewing, dans la série états-unienne "Dallas" (les arbres ont bien poussé depuis le début de la série, en 1978
L'entrée de Southfork, le ranch de la famille Ewing, dans la série états-unienne "Dallas" : les arbres ont bien poussé depuis le début de la série, en 1978 !

Tous les plus de 45 ans se souviennent de son générique chanté, du ranch de Southfork et des incessantes disputes familiales de la famille Ewing, riches pétroliers et éleveurs bovins, avec l'abominable JR (John Ross) (Larry Hagman), son épouse alcoolique Sue Ellen (Linda Gray), son gentil frère Bobby (Patrick Duffy), sa jolie belle-soeur Pamela (Victoria Principal), sa garce de nièce Lucy (Charlene Tilton), son père Jock (Jim Davis) et sa mère Miss Ellie (Barbara Bel Geddes) !

La famille Ewing : Sue Ellen (Linda Gray), JR (John Ross) (Larry Hagman), Jock (Jim Davis), Pamela (Victoria Principal), Bobby (Patrick Duffy), Ray Krebs (Steve Kanaly) et au premier plan : Lucy (Charlene Tilton) et Miss Ellie (Barbara Bel Geddes)
La famille Ewing : Sue Ellen (Linda Gray), JR (John Ross) (Larry Hagman), Jock (Jim Davis), Pamela (Victoria Principal), Bobby (Patrick Duffy), Ray Krebs (Steve Kanaly) et au premier plan : Lucy (Charlene Tilton) et Miss Ellie (Barbara Bel Geddes)

Comme le dit si bien le site "Mots surannés", la série exposa aux Français moyens subjugués les codes du raffinement made in Amérique profonde  : moquette à poils géants, tables de marbre rose, cornes de vaches sur les capots de voiture et colonnes gréco-romano-baroques : "La classe à Dallas" !

Sources : wwww.mots-surannes.fr et www.rtl.fr

"C'est parti mon kiki !".

La locution interjective "C'est parti mon kiki !" est une formule du registre populaire, généralement utilisée au commencement d'une action.

Elle peut avoir pour fonction de se donner du courage ou d'encourager une ou plusieurs autres personnes.

Elle signifie, selon le contexte, : "C'est parti !", En avant", "En route !", "On commence !" ou "On s'y met !".

On dit par exemple "C'est parti mon kiki !" avant de rentrer en scène, pour un acteur ou un chanteur, avant de démarrer un véhicule, avant de sauter en parachute ou à l'élastique, avant de prendre part à une course, avant de sonner à une porte, etc.

Le mot "Kiki" peut avoir en français plusieurs significations différentes.

Et on le retrouve dans une autre expression : "Serrer le kiki".

"Avoir les mains moites... et les pieds poites".

Cette locution verbale en forme de calembour s'utilise, dans le registre familier, afin de signaler, de façon humoristique :

  • que l'on a les mains moites.

On dit par exemple : "Je ne te serre pas la main : j'ai les mains moites... et les pieds poites".

  • ou : que l'on transpire, que l'on est en sueur.

On dit par exemple : "Je vais tout de suite aller prendre une douche et me changer parce que j'ai les mains moites... et les pieds poites".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

L'adjectif pluriel "Poites" commençant avec un "p" comme "Pieds" n'existe naturellement pas. Et il n'est utilisé ici que pour rimer avec l'adjectif pluriel "Moites" commençant avec un "m" comme "Mains".