On ne dit pas : "Fin de l'histoire !".

Mais, en français : "Point final !".

"Fin de l'histoire !" n'est en effet qu'un calque de l'interjection anglophone "End of the story".

Cette locution interjective ne doit surtout pas être confondue avec la locution nominale "La fin de l'histoire", à laquelle j'ai déjà consacré un article récemment.

"Eh bien".

Cette locution interjective relève du registre familier et constitue, selon le contexte :

  • un renforcement expressif du ressenti destiné à marquer :
    • la surprise,

On dit par exemple : "Eh bien, je ne t'attendais pas si tôt !".

    • l’admiration,

On dit par exemple : "Eh bien ! Quelle voiture incroyable !".

    • l’interrogation,

On dit par exemple : "Eh bien ! Que vas-tu faire de tout ce bois ?".

    • ou : l’irritation,

On dit par exemple : "Eh bien, que veux-tu que j’y fasse ? Tu as une meilleure idée ? Non ? Bon alors tais-toi !".

  • ou un explétif, utilisé avant des mots courts mais importants, ou pour gagner du temps lorsque l’on ne sait pas ce que l’on va dire.

On dit par exemple : "Eh bien, soit !".

Source : wiktionary.org

"Coquin de sort !".

Thierry, viticulteur dans le Vaucluse (84), candidat des saisons 10 et 17 de "L'amour est dans le pré", sur M6 (© buzzfied.com)

Cette locution interjective du registre familier, utilisée dans tout le Sud de la France, est une expression utilisée pour exprimer tout aussi bien :

  • le désarroi, la colère, l'exaspération.

On dit par exemple : "Coquin de sort ! On a encore perdu !".

  • la malchance, la désolation.

On dit par exemple : "Coquin de sort ! J'ai perdu mon portefeuille !".

  • l'étonnement, la surprise.

On dit par exemple : "Coquin de sort ! Tu es déjà là !".

  • ou encore l'admiration.

On dit par exemple : "Coquin de sort ! Ton gâteau est magnifique !".

Cette formule bénéficie depuis quelques années d'une relative popularité grâce à l'émission de la chaîne de télévision française M6 "L'amour est dans le pré".

"Coquin de sort" est en effet le tic de langage de Thierry, un viticulteur du Vaucluse (84), candidat des saisons 10 et 17, en 2015 et 2022, et dont l'émission présentée par Karine Lemarchand a entretemps régulièrement donné des nouvelles.

Thierry, viticulteur dans le Vaucluse (84), candidat des saisons 10 et 17 de "L'amour est dans le pré", sur M6

En sorte que cet article, généralement placé en tête par Google, apporte régulièrement plusieurs centaines de nouveaux lecteurs à J'aime les mots lors de chaque nouvelle émission (315 lundi 22 août 2022 par exemple).

Thierry, viticulteur dans le Vaucluse (84), candidat des saisons 10 et 17 de "L'amour est dans le pré", sur M6 (© buzzfied.com)

 

Sources : wiktionary.org, tvmag.lefigaro.fr et © buzzfied.com pour les photos

"Attention les yeux !".

J'aime bien cette locution interjective en forme d'idiotisme corporel, qui relève du registre populaire.

Elle s'utilise, au sens figurépour avertir, de manière humoritique, que l'on s'apprête à parler de quelque chose d'important, d'impressionnant, qui mérite l'attention.

Elle est à rapprocher de la formule "En mettre plein la vue".

On dit par exemple : "Et maintenant, attention les yeux : voici ma collection de 3 500 disques numériques polyvalents !".

Un film français de Gérard Pirès, sorti en 1976 portait ce titre. On pouvait y remarquer, dans de tout petits rôles les acteurs débutants Anémone, Daniel Auteuil, Michel Blanc, Christian Clavier et Thierry Lhermitte.

Affiche du film français "Attention les yeux", de Gérard Pirès (1976

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"Hors de ma vue" ou "Hors de ma vue !".

Le point d'exclamation change tout !

  • La locution adjectivale "Hors de ma vue" signifie en effet : que je ne peux voir, parce que trop loin ou parce que dissimulé.

On dit ainsi : "Les voleurs sont sortis par une porte située hors de ma vue".

  • tandis que la locution interjective "Hors de ma vue !" avec un point d'exclamation constitue une interjection signifiant : "Déguerpissez !" (registre soutenu) ou "Fichez-moi le camp !" (registre familier).

"Tudieu !".

J'aime beaucoup cette interjection qui relève du registre familier et du registre désuet.

Il s'agit d'un juron exprimant son indignation ou sa surprise.

Il résulte d'une altération de la forme "par la vertu de Dieu". Et on l'utilisait d'ailleurs également sous la forme "Vertudieu !".

De nos jours, on dit par exemple : "Tudieu : quelle belle fille que voilà !".

Source : wiktionar.org

 

"De l'air !" et "Du vent !".

Ces deux locutions interjectives sont utilisées comme formule de renvoi et sont d'ailleurs souvent accompagnées d'un geste de la main intimant de s'éloigner.

Elles signifient en effet, au sens figuré et dans le registre familier : "File !" ("ou "Filez !") ou "Pars !" (ou "Partez !").

On dit par exemple : "J'en ai assez de vous entendre râler. Allez donc faire un tour dehors. Allez : de l'air !".

Ou : "Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Du vent !"

Source : www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr

"Ça eut payé !".

L'humoriste français Fernand Raynaud ( 19 mai 1926 - 28 septembre 1973)

Les plus âgés d'entre nous continuent parfois d'utiliser de façon ironique cette formule en forme d'interjection relevant du registre familier, lorsqu'il s'agit de signaler qu'une activité n'est plus aussi lucrative que par le passé.

On dit par exemple :

- "Ça rapporte beaucoup ?",

- "Ça eut payé !".

Comme pour beaucoup d'autres, c'est au génial - et bien injustement oublié - humoriste français Fernand Raynaud que nous devons cette formule, extraite de s saynète "Le paysan".

"À Dieu ne plaise !" ou "Ce qu'à Dieu ne plaise !".

Bien qu'agnostique, j'aime beaucoup cette jolie locution interjective en forme d'idiotisme religieux.

Appartenant de nos jours au registre désuet, elle signifie :  espérons que cela n'arrivera pas !

Et s'utilise lorsqu'on ne souhaite pas qu'une chose se produise ; afin de repousser telle ou telle supposition ou éventualité que l'on ne veut pas envisager. En espérant que - comme elle devrait également déplaire à Dieu, celui-ci ne le permettra pas ; fera le nécessaire pour qu'elle ne se produise pas.

On dit par exemple : "Malheureusement une nouvelle catastrophe pourrait venir s'ajouter à celle-ci... ce qu'à Dieu ne plaise !".

Ou : "À Dieu ne plaise que je ne connaisse jamais pareille situation !".

Cette formule nous vient du XIe siècle, puisqu'on la retrouve, sous une forme un peu différente, dans la célèbre "Chanson de Roland" : "Ne placet Deu ne ses saintismes angles", c'est à dire "Ne plaise à Dieu, ni à ses très saints anges".

Source : www.expressio.fr

"Du nerf ! " ou "Un peu de nerf !".

Ces deux locutions interjectives en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elles signifient, selon le contexte : "Du courage !", "De l'ardeur !", "De l'énergie !", "De la force !", "Encore un effort !

On dit par exemple : "Du nerf les gars ! Plus qu'une dizaine de jours à ramer et nous arriverons à New York !".

Ou : "Un peu de nerf ma fille, cette enclume ne pèse qu'une trentaine de kilos !".

Source : www.languefrancaise.net

"La terre est basse !".

"La terre est basse", c'est à dire : j'ai du mal à m'asseoir sur ce siège un peu bas

J'aime beaucoup cette amusante locution verbale en forme de locution interjective, qui relève du langage familier.

Elle s'utilise couramment pour signifier que l'on éprouve une certaine difficulté à :

  • se pencher pour ramasser ou attraper un objet tombé au sol ou situé près du sol, très bas,
  • ou : à s'asseoir par terre ou sur un siège bas ou relativement bas.

Et me rappelle avec émotion et nostalgie ma chère grand-mère maternelle, Edmée Mercat, née Grosdemange en 1899..., à qui j'aurais adoré pouvoir faire découvrir J'aime les mots !

"Cache ta joie !".

Cette locution interjective appartient au registre familier.

Et elle s'utilise lorsque l'on s'adresse à un interlocuteur faisant preuve d'un étonnant manque d'enthousiasme.

On dit par exemple :

- "Je t'ai trouvé un boulot dans mon entreprise, tu commences lundi !",

- "Ce lundi qui vient ?",

- "Cache ta joie, dis-donc !".