"Dormir à l'auberge du cul tourné".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre populaire en forme d'idiotisme corporel.

Et qui signifie, au sens figuré : dormir dos à dos, lorsque sa ou son partenaire est mécontent, de mauvaise humeur, et ne souhaite pas avoir de rapport sexuel.

Tourner ainsi le dos constitue un comportement d'évitement du sexe et signifie à son interlocuteur que ses velléités de rapport sexuel sont vaines en raison de la forte animosité qui continue de vous animer.

Sources : www.laparlure.com, www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Un coup de téléphone", "Un coup de fil" ou "Un coup de bigophone" ou "Un coup de bigo".

Une jeune femme passant un "coup de fil"

Ces différentes locutions nominales masculines désignent toutes : un appel téléphonique.

Et elles s'utilisent principalement avec les verbes "Donner" et "Passer" ou "Attendre" et "Recevoir".

  • "Un coup de téléphone" relève du langage courant.
  • "Un coup de fil" du registre familier, et fait référence aux téléphones "filaires", dotés d'un fil, ayant précédé les téléphones "sans fil" et les téléphones "portables",
  • et "Un coup de bigophone" ou -par apocope - "Un coup de bigo", du registre populaire.

"Picoler" et "La picole".

Ces deux mots désignent respectivement :

  • "Picoler" : boire de l'alcool en quantité excessive, s'enivrer,

On dit par exemple : "Depuis sa séparation, ma frangine a un peu tendance à picoler".

  • Picoler ou boire avec excèset "La picole" :
    • dans le registre populaire :
      • l'action de picoler ; le fait de s'enivrer par l'absorption d'alcool.

On dit par exemple : "T'es au jus pour Nanard ? Il est tombé dans la picole".

Deux jeunes hommes fortement alcoolisés, gisant sur un trottoir après la picole ( © Pascal Brocard / Le Républicain Lorrain)
Deux jeunes hommes fortement alcoolisés, gisant sur un trottoir après la picole ( © Pascal Brocard / Le Républicain Lorrain)

On dit par exemple : "J'ai apporté du sauciflard et du pain et ma gonzesse va ramener la picole".

Un carton de bouteilles de vin

    • et dans le langage courant : une sorte de pioche utilisé en viticulture pour travailler le sol au pied des vignes.

Source : wiktionary.org

"En boucher un coin" à quelqu'un.

Cette locution verbale, qui relève du registre populaire, ne manque pas d'étonner nos jeunes enfants ainsi que nos amis étrangers.

Elle signifie, au sens figuré : étonner, stupéfaire, par ses propos ou par ses actes ; réduire au silence.

On dit par exemple : "Ça t'en bouche en coin, pas vrai, de me voir arriver avec cette bagnole !".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

Il n'est pas correct de dire "Bon appétit !" en début de repas !

On ne doit pas dire "Bon appétit !"

Surtout, retenez-le bien pour vos prochains repas : même si elle est extrêmement utilisée pour souhaiter un agréable déjeuner ou dîner, cette locution traditionnelle du registre populaire n'est pas polie. Et proscrite selon les usages des bonnes manières françaises.

Elle revient en effet à souhaiter à ses convives "Bon courage !" ou "Bonne chance !", comme si les mets concoctés paraissaient difficilement comestibles

Ou : "Bon parcours gastrique", en laissant entendre que leur digestion n'allait pas forcément être aisée.

L'usage veut donc que l'on évite de dire "Bon appétit !" ou de répondre par la même devise lorsqu'elle nous est adressée ; "Merci !" ou "À toi aussi !"/"À  vous aussi !" étant des alternatives permettant de ne pas rompre avec "l'étiquette".

Et c'est d'ailleurs ce qui explique qu'il existe si peu de façons de dire "Bon appétit" en français.

Source : www.lefigaro.fr Anne-Gabrielle Roland-Gosselin

"Comme ça".

Cette locution adverbiale peut avoir différentes significations :

  • dans le langage courant :
    • de cette façon, de cette manière ; comme cela.

On dit par exemple : "Ce n'est pas comme ça qu'on fait : je vais te montrer".

    • ou : sans raison, sans explication.

On dit par exemple : "C'est tout de même curieux qu'elle soit passé devant chez toi comme ça".

  • et dans le registre populaire :
    • sans importance, sans conséquence.

On dit par exemple : "Ne t'inquiète pas : il a dit ça comme ça".

    • ou, lorsque l'on assortit son propos d'un geste de la main avec le pouce levé en haut, ou en faisant un rond à l'aide de son index et de son pouce : très bien, très bon, excellent, fiable.

Un pouce levé pour dire "Comme ça !", "Très bien !" ou "Super" !Le signe "OK !"

On dit par exemple : "Dans ce resto, ils ont un pinard comme ça !".

Ou : "Tu peux lui faire confiance : c'est un gars comme ça !".

On disait autrefois en argot : "Comac" et "Comaco".

Et les jeunes disent, en verlan : "Comas", "Ascom" ou "Sacom".

Sources : wiktionary.org

"Faire un caca nerveux".

Cette curieuse expression verbale relève du registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : s'énerver exagérément sans raison réelle ; avoir un accès de mauvaise humeur pour une simple contrariété ou pour des broutilles.

On dit par exemple : "Je n'ai pas compris la réaction de ton père : il m'a fait un caca nerveux parce que j'avais mal replié son journal !".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org www.expressio.fr

"Coller son billet", "Donner son billet", "Ficher son billet", "Flanquer son billet" ou "Foutre son billet".

Ces différentes locutions verbales appartiennent au registre populaire et au registre désuet.

Et elles signifient : parier, donner ma parole.

On dit par exemple : "Je te colle mon billet que ses parents ne vont rien lui dire".

Ou : "Je te fiche mon billet que l'on peut rentrer par l'arrière sans se faire voir".

Source : www.languefrancaise.net

"Une addition salée", "Une facture salée" ou "Une note salée".

Ces différentes locutions nominales en forme d'idiotismes alimentaires relèvent du registre populaire.

Et elles désignent, au sens figuré : une addition, une facture ou une note dont le montant est élevé, important.

Et plutôt supérieur à ce que l'on avait imaginé.

On dit par exemple : "Eh bien, elle est salée cette addition : je ne risque pas de revenir dormir dans cet hôtel".