Pourquoi dire : "Au black", "Du black", "Faire du black", "Le black" ou "Le travail au black" ?

Et pas simplement : "Au noir", "Du noir", "Faire du noir", "Le noir" et "Le travail au noir" !

De peur de prononcer le mot "noir" ? Ou par snobisme ?

En anglais ou en français, ces mots ou locutions relèvent du registre populaire.

Et ils signifient ou désignent respectivement :

  • "Au black" ou "Au noir" : non déclaré, effectué illégalement,
  • "Du black" ou "Du noir" :
    • la partie de son travail ou de son activité non déclarés, effectués illégalement,
    • ou : l'argent que l'on en retire,
  • "Faire du black" ou "Faire du noir" : ne pas déclarer tout ou partie de son travail ou de son activité,
  • "Le black" ou "Le noir" :
    • la partie de son travail ou de son activité non déclarés, effectués illégalement,
    • ou : l'argent que l'on en retire,
  • et "Le travail au black" : le travail non déclaré, effectué illégalement.

Source : wiktionary.org

18 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Pissoter" et "Pissouiller" appartiennent au registre populaire et signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

"Arroser les marguerites" et "Faire la petite commission" appartiennent au même registre familier.

"Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

"Soulager sa vessie", "Se soulager", "Vider sa vessie" (ou "Se vider la vessie") relèvent du langage courant.

De même que "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Enfin, "Satisfaire un besoin pressant" ou "Satifaire une envie pressante" relèvent du registre soutenu.

De même que "Effectuer une miction", qui appartient également au vocabulaire et jargon médical.

On ne dit pas : "J'chuis intervenu rapidement." !

Comme le fait un intervenant dans la publicité télévisée pour la société Carglass diffusée sur nos écrans en mars 2021.

Mais : "JE Suis intervenu rapidement" !

Ce n'est pas en parlant de cette façon que nos enfants  parviendront à prononcer les mots correctement.

 

 

"Être au jus" et "Mettre au jus".

Ces deux locutions appartiennent au registre populaire.

Et elles signifient respectivement :

  • "Être au jus" : être informé, connaître les nouvelles. Ou "Être au courant" dans le registre familier.

On dit par exemple : "T'es au jus pour la bagnole à Mimi ?".

Ou : "Il y a belle lurette que je suis au jus pour cette histoire".

  • et "Mettre au jus" : tenir informé. Ou "Tenir au courant" dans le registre familier.

On dit par exemple : "Il va falloir mettre au jus les copains : on ne pourra pas aller à la piscine samedi".

Ou : "On m'a mis au jus pour la mort de Séb ; qu'est-ce qui s'est passé exactelent ?".

"Une resucée".

Non, non : pas de ça ici ! N'ayez donc pas l'esprit mal placé, je vous prie !

Ce substantif féminin appartient certes au registre populaire, mais il ne fait que désigner, de manière parfaitement honorable :

  • au sens propre : une nouvelle quantité d'une boisson que l'on vient de boire,

On dit par exemple : "Je te sers encore une petite resucée ?".

Servir une "resucée" de café

  • et au sens figuré : une reprise ou répétition d'un sujet déjà traité ; une chose qui a déjà été dite, faite, lue, vue, entendue, utilisée, etc.

On dit par exemple : "Les trois suites du film états-unien Sex crimes, réalisé en 1998 par John MacNaughton, n'en constituent que de pâles resucées".

Sources : www.cnrtl.fr et Le Robert

On ne dit pas : "Est-ce que vous avez l'impression qu'les messages i' sont clairs ?" !

Le journaliste français Julien Pain, présentateur de l'émission "Vrai ou fake" sur la chaîne de télévision publique française France Info

Comme l'a déclaré le journaliste français Julien Pain, le 18 mars 2021, dans un micro-trottoir de l'émission "Vrai ou fake", qu'il présente, sur la chaîne de télévision publique française France Info.

Mais : "Est-ce que vous avez l'impression quE les messages sont clairs ?" !

"Porter la culotte".

Albert Dubout : illustration en noir et blanc "La femme porte la culotte"

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire appartient au registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : assurer le rôle dominant dans un couple ; être celui ou celle qui décide, qui détient et exerce l'autorité. À l'instar du mari, qui, seul autrefois, détenait tout à la fois l'autorité conjuguale et le droit de porter la culotte (au sens propre).

On dit par exemple : "Dans ce couple, c'est la femme qui porte la culotte".

Ou : "Moi je peux te dire que je ne risque pas de laisser ma femme porter la culotte".

Que l'on ne s'y trompe pas en effet : la "Culotte" en question ne désigne absolument pas le sous-vêtement féminin actuel qui porte ce nom, mais ce que nous appelons de nos jours un "Pantalon".

Autrement dit, un vêtement aujourd'hui mixte, mais qui était à l'origine strictement masculin.

Et qu'il était parfaitement inconcevable de porter pour une femme jusqu’au début du XXe siècle.

Une loi de 1 800 en interdisait même officiellement le port jusqu'en... 2013, en complète contradiction, bien sûr, avec l'évolution des pratiques vestimentaires !

Du moins celles en vigueur dans la rue, puisque nos élues féminines à l'Assemblée et au Sénat ont dû attendre 1980 pour pouvoir porter un pantalon en séance.

Et cela, malgré le célèbre coup d'éclat de 1972 de la jeune députée gaulliste Michèle Alliot-Marie, qui, habillée d'un pantalon, s'était vu refuser l'entrée dans l'hémicycle. Et avait alors rétorqué du tac au tac à l'huissier : "Si c’est mon pantalon qui vous gêne, je l’enlève dans les plus brefs délais" (selon Christine Bard dans Une histoire politique du pantalon, 2014).

La femme politique française Les Républicains Michèle Alliot-Marie

On retrouve la même association d’idées, entre vêtement typiquement masculin et responsabilité juridique, dans l’expression "Porter le chapeau".

Sources : wiktionary.org, www.cnews.fr et www.rtl.fr

On ne dit pas : "Au jour d'aujourd'hui" !

Le médecin français Bruno Mégarbane, chef du service réanimation à l'hôpital Lariboisière, à Paris (75)

Comme l'a lamentablement déclaré, le 18 mars 2021, le médecin français Bruno Mégarbane, chef du service réanimation à l'hôpital Lariboisière, à Paris (75), dans l'émission "Vrai ou fake", sur la chaîne de télévision publique française franceinfo.

Mais simplement : "Aujourd'hui" !

Ou encore : "Actuellement" !

De par son étymologie même, en effet, le mot "Aujourd'hui" constitue déjà un pléonasme, puisqu'il signifie littéralement "Au jour de ce jour", "Hui" étant un petit mot d’ancien français, né au XIe siècle, et signifiant "Le jour où l’on est".

Aussi la formule "Au jour d'aujourd'hui" est-elle un épouvantable pléonasme relevant du registre populaire, qu'il convient à tout prix de bannir !

Source : www.projet-voltaire.fr