"Je connais le chemin".

Cette locution verbale relève du langage courant et constitue une ellipse de "Je connais le chemin jusqu'à la porte".

Concrètement, elle s'utilise couramment pour signifier, à la fin d'un entretien, d'un repas ou d'une soirée chez quelqu'un : inutile de me raccompagner, je saurai me débrouiller.

Et cela, sans que le trajet à parcourir pour sortir du bureau, de l'appartement ou de la maison ne soit forcément si long que cela.

"De tout repos" et "Pas de tout repos".

Ces deux locutions adjectivales relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement :

  • "De tout repos"  : facile, sans danger, où l'on ne se fatigue pas ; paisible, tranquille, reposant.

On dit par exemple : "Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un boulot de tout repos".

Un boulot de tout repos

  • et "Pas de tout repos" : difficile, périlleux, demandant des efforts ; fatigant, pas si facile qu'il le paraît ; animé, bruyant ; agité, où l'on travaille beaucoup.

On dit par exemple : "Travailler sur les marchés n'est pas de tout repos !".

Travailler sur les marchés n'est pas un boulot de tout reposTravailler sur les marchés n'est pas un boulot de tout repos

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Qui a bu boira".

Ce proverbe relève du langage courant.

Et il signifie :

  • au sens propre : que l'ivrognerie est un défaut dont on il est très difficile de se corriger.
  • et par extension, au sens figuré : que l'on parvient rarement à se défaire d'une habitude fortement enracinée.

On ne peut pratiquement jamais se débarrasser totalement de certains défauts persistants.

On dit par exemple : "Je ne sais pas si je vais embaucher ce garçon : j'ai appris qu'il avait déjà été renvoyé deux fois pour s'être battu. Et, comme on dit : qui a bu boira".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Qui vole un oeuf, vole un boeuf".

Ce proverbe en forme de paronomase est également un idiotisme animalier et un idiotisme alimentaire.

Et il signifie que celui qui vole des objets de faible valeur finira par dérober des biens de plus grande valeur.

Par extension, la personne qui commet un délit et entre en délinquance en commettra d'autres. Et celui qui est capable de commettre un petit larcin peut aussi bien se rendre coupable d'un méfait bien plus conséquent.

Par conséquent, peu importe la valeur de l’objet volé,c'est le principe même du vol qui doit être condamné, et il convient donc de punir l'auteur d'un vol indépendamment de la valeur de ce qu'il a dérobé.

On dit par exemple : "J'ai licencié mon apprenti : il m'avait pris un bidon d'huile. Et, comme on dit : qui vole un oeuf, vole un boeuf".

Sources : www.lalibre.be et wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Avoir la goutte au nez".

Avoir la goutte au nez

Cette locution verbale relève du langage courant et s'utilise lorsque les températures baissent et que notre nez se met à couler de façon parfois abondante.

Ce phénomène, appelé "rhinorrhée" par les médecins, touche la plupart d'entre nous et s'explique par une réaction purement physiologique.

En temps normal, en effet, le nez fabrique en permanence un fluide épais et gluant, le mucus, chargé de filtrer et d'humidifier l'air extérieur.

Mais en hiver, l'air devenant sec est froid, les cellules du système immunitaire appelées mastocytes vont envoyer un message au cerveau pour lui signaler de fabriquer davantage de mucus, afin de protéger la muqueuse nasale d'un assèchement et d'éviter que l'air sec n'irrite les poumons.

Second mécanisme : le cerveau déclenche un réchauffement du nez en augmentant le flux sanguin. La condensation de la vapeur d'eau expirée va alors former une "goutte au nez".

S'enclenche alors un cercle vicieux : plus l'eau s'évapore, plus elle « prend » de la chaleur au nez qui se refroidit, qui va fabriquer encore davantage de liquide.

On peut ainsi perdre 300 à 400 ml d'eau par jour.

Aussi est-il nécessaire de bien penser à s'hydrater en hiver... et d'avoir sur soi de nombreux paquets de mouchoirs avant de sortir !

Source : www.futura-sciences.com

"À la lettre" et "Au pied de la lettre".

Ces deux locutions adverbiales signifie respectivement :

  • "À la lettre" : précisément comme il est écrit, sans interpréter.

On dit par exemple : "Je tiens à ce que vous appliquiez mes directives à la lettre".

  • "Au pied de la lettre" :
    • en suivant le sens strict des mots ; mot à mot, littéralement, textuellement, tel que c'est écrit ; sans essayer de le remettre en question ni en tenter la moindre interprétation,

On dit par exemple : "Tu n'étais pas obligé de prendre tout ce que je t'avais dit au pied de la lettre : si le film se terminait à 22H05 au lieu de 22H, tu pouvais laisser mes filles le regarder jusqu'à la fin".

    • à proprement parler, véritablement, sans aucune exagération,
    • On dit par exemple : "Après cette tempête ma maison ne tenait plus debout. Au pied de la lettre".
    • et par extension : très scrupuleusement.

On dit par exemple : "Je te conseille de respecter cet itinéraire au pied de la lettre".

Sources : wiktionary.org et www.lalanguefrancaise.com

"Joindre le geste à la parole".

Cette locution verbale  relève du langage courant.

Elle signifie : accompagner ses propos d'un geste qui en renforce la teneur.

Comme par exemple lorsque l'on dit : "De l'air !" ou "Du vent !".

On dit par exemple : "Tu dis que tu comprends ma fatique et qu'à partir de maintenant tu vas m'aider pour le ménage et la lessive... mais plutôt que de continuer à boire ta bière devant la télévision, je préférerais que tu joignes le geste à la parole".

"Rouge comme un coq", "Rouge comme une pivoine" ou "Rouge comme une tomate".

Ces différentes locutions adjectivales qualifient toutes le visage d'une personne devenant écarlate.

On dit par exemple :

  • "Mon oncle était rouge comme un coq après avoir voulu porter tout seul un coffre à moitié plein de vieux outils",

"Rouge comme un coq"

  • "Ma mère était rouge comme une pivoine quand notre voisin lui a dit qu'elle avait la plus jolie poitrine du quartier",

"Rouge comme une pivoine"

  • et "Mon copain est devenu rouge comme une tomate quand la prof de maths lui a fait remarquer que sa braguette était ouverte".

Source : wiktionary.org

"Avoir l'esprit mal placé" ou "Avoir l'esprit mal tourné".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient toutes deux : avoir toujours une arrière-pensée sexuelle ; interpréter les choses de façon scabreuse, licencieuse, graveleuse.

Comme lorsque, par exemple, on vous parle d'un "gros engin", de "grosses miches" ou d'un "cornet à deux boules".

J'ai consacré une collection d'articles à ce thème, dont je me permets de vous recommander la lecture.

Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr