"Un bourricot".

Un bourricot

Ce substantif masculin désigne :

  • dans le langage courant : un âne de petite taille ; notamment en Afrique du Nord.

Un homme voyagant à dos de bourricot, en Afrique du Nord

  • dans le registre argotique : une personne sotte et bornée.

On dit par exemple : "Ce maudit bourricot est encore rentré dans la maison avec ses bottes pleines de fumier !".

  • dans le registre argotique et dans le registre désuet, de façon injurieuse, du temps de l'Algérie coloniale :
    • dans les camps de travaux publics : un dénonciateur ; celui qui, pour n’importe quel fait, se plaint au sergent ou à l’adjudant chargé de la garde des détenus.
    • ou, dans les écoles primaires : un enfant ne sachant ni lire ni écrire.

"Une puce".

Ce substantif féminin du langage courant désigne :

  • avant toute chose : un insecte parasite de très petite taille se déplaçant par saut et "hématophage" (qui se nourrit du sang de l’homme et de divers animaux).

  • mais également, en raison de leur très petite taille :
    • un composant électronique monolithique non encapsulé, appelé "Puce électronique".

    • un bébé de sexe féminin ou une très jeune fille de faible corpulence, frêle et mince (registre familier).

On dit par exemple : "Tu devrais empêcher ta petite puce de tirer les moustaches de mon montagne des Pyrénées car des comme ça il en mange deux chaque matin, pour se mettre en appétit...".

    • un symbole typographique servant à marquer l’énumération au début d’une ligne. Comme ici, imédiatement à gauche de cette définition.
    • ou, enfin : une boucle d'oreille de petite taille.

Boucle d'oreille puce

Source : wikipedia.org

"Un goret".

Ce mot polysémique du langage courant désigne :

  • au sens propre :
      • un jeune cochon mâle, petit de la truie et du porc, également appelé "cochonet" ou "porcelet".

Et "gorette" s'il s'agit d'une petite femelle.

      • dans la marine : une brosse à long manche utilisée pour nettoyer la carène d’un bateau à flot.

Nettoyer avec un goret se dit "Goreter" ; un verbe qui ne signifie en aucune façon "Mettre bas un goret" pour une truie.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : un enfant ou une personne malpropre.

On dit par exemple : "Mon petit neveu est un véritable goret !".

S'il s'agit d'un adulte, on dit également :

    • "un cochon", "un porc" ou "un pourceau" (pour un homme),

Source : wiktionary.org

Un "fauve" n'est pas forcément ce que l'on croit !

On se trompe très souvent -me semble-t-il - sur la signification première de ce mot.

Car, contrairement à "Marron", "Orange", "Rose", etc., qui sont des adjectifs désignant des couleurs issues de substantifs, c'est l'adjectif  "Fauve" qui a donné le substantif "Fauve" !

Ce qui a pour conséquence que ce mot désigne :

  • au sens propre : non pas une bête sauvage particulièrement féroce et dangereuse pour l'Homme... mais une bête sauvage à la robe brun-roux clair, qui peut donc être :
    • un ruminant vivant à l'état sauvage dans les bois, tel que le cerf, le daim, etc. dans un pays tel que la France !

Un cerf élaphe

    • ou un grand félin tel que le lion, en Afrique, ou le puma, en Amérique,
    • et - par extension - différents félins rayés ou tachetés de blanc et de noir tels que le tigre ou le léopard (ou panthère) et le guépard, en Asie, en Amérique et en Afrique.

Fauves

  • Et, au sens figuré, :
    • une personne affamée, un goinfre, un morfale, dont on pressent ou sait qu'elle va se jeter sur la nourriture. Il peut s'agir aussi bien d'un enfant que d'un adulte, mais le mot s'utilise généralement au pluriel, dans ce cas de figure.

On dit par exemple : "Je te laisse ; l'heure du repas approche et les fauves vont bientôt arriver !".

    • ou un individu considéré comme extrêmement dangereux, un assassin redouté.

On dit par exemple : "La police avait pris toutes ses précautions et bouclé le périmètre, car elle savait être en présence d'un fauve".

Source : www.larousse.fr

"Un petit rat de l'opéra" et "Un petit rat de Varsovie"

Ces deux formules désignent toutes deux des catégories d'enfants, mais radicalement différentes :

  • un petit rat de l'opéra est l'appellation familière désignant une jeune élève de l'école de danse de l'Opéra de Paris (75) participant aux spectacles.
  • tandis qu'un petit rat de Varsovie était le nom donné, de 1940 à avril 1943, au jeune enfant juif polonais qui, chaque jour, au péril de sa vie, se faufilait hors du ghetto de Varsovie, via les égouts, les caves ou de petits tunnels creusés sous les murs, afin d'aller chercher des vivres ou des armes.

Le poète polonais Andrzej Zaniewski, né le 13 avril 1939 a popularisé cette expression, avec son roman écrit en 1979, mais seulement paru en 1990 en tchèque et traduit en français en 1994 : "Mémoires d'un rat" (*).

Laeticia Hallyday a révélé en avril 2018 dans "Le Point", qu'il s'agissait du livre de chevet favori de son défunt mari, qui adorait faire découvrir ce roman méconnu, qu'il offrait régulièrement à ses amis et connaissances.
(*) : à ne pas confondre avec "Mémoires d'un rat" de Pierre Chaine, paru en 1917, qui traite de la guerre des tranchées.