"Une attelle de doigts grenouille" ou "Une attelle grenouille".

Une "attelle de doigts grenouille" ou "attelle digitale"

Il s'agit du surnom couramment attribué dans le milieu médical aux "attelles digitales", dont la forme - avant emploi - peut rappeler celle d'une grenouille.

Cette appellation d'"attelles grenouille" relève donc du registre familier.

"Une puce".

Ce substantif féminin du langage courant désigne :

  • avant toute chose : un insecte parasite de très petite taille se déplaçant par saut et "hématophage" (qui se nourrit du sang de l’homme et de divers animaux).

  • mais également, en raison de leur très petite taille :
    • un composant électronique monolithique non encapsulé, appelé "Puce électronique".

    • un bébé de sexe féminin ou une très jeune fille de faible corpulence, frêle et mince (registre familier).

On dit par exemple : "Tu devrais empêcher ta petite puce de tirer les moustaches de mon montagne des Pyrénées car des comme ça il en mange deux chaque matin, pour se mettre en appétit...".

    • un symbole typographique servant à marquer l’énumération au début d’une ligne. Comme ici, imédiatement à gauche de cette définition.
    • ou, enfin : une boucle d'oreille de petite taille.

Boucle d'oreille puce

Source : wikipedia.org

"Un masque canard" ou "Un masque bec de canard".

Ces deux locutions nominales sont apparues au printemps 2020, à l'occasion de la dramatique pénurie de masques de protection, cyniquement et effrontément niée par le président Macron le 18 mai 2020.

  • Elles désignent un type de masque de protection alternatif (fabriqué soit-même ou DIY) en tissu, lavable, à la forme caractéristique ("en bec de canard"), assez différent du modèle courant dit "À trois plis".

Dits "Masques alternatifs", "Masques barrières" ou "Masques grand public", les deux modèles visent à protéger la population saine, en complément des indispensables gestes barrières, face à la maladie à coronavirus 2019.

Et ont été normalisés par l'AFNOR, dès le 27 mars 2020 (SPEC S76-001), afin d'en faciliter et accélérer la fabrication en série ou artisanale.

  • Et non un masque de déguisement.
Masque plastique "Bec de canard"
Masque plastique "Bec de canard"

"Un doublon".

Ce mot polysémique du langage courant peut désigner, selon le contexte :

  • une information redondante, c'est-à-dire présente en double (voire davantage) de manière inutile,

On dit par exemple : "Il m'arrive parfois de publier le même article à deux reprises dans jaimelesmots.com ; mais ce type de doublon demeure, heureusement, exceptionnel".

  • une ancienne monnaie d'or berbère également appelée 'Dinar", frappée (émise) pour la toute première fois en 1184-1185 au Maroc; puis reprise et adoptée par l'Espagne et ses différentes colonies,
  • et enfin, un mouton mâle castré de plus de 18 mois ayant passé deux saisons en estive pour la production de viande de mouton AOC Barèges-Gavarnie dans les Pyrénées centrales.

Source : wikipedia.org

"Un sabre"

Ce mot polysémique désigne tout à la fois :

Un sabre (l'arme blanche)

  • une arme blanche d'estoc et de taille - généralement courbe - ne possèdant qu'un seul tranchant,

Les trois armes de l'escrime : l'épée, le fleuret et le sabre

  • une des trois armes de l'escrime, avec le fleuret et l'épée,

Rasoir à une lame pliant, appelé communément "sabre" ou "coupe-choux"

  • un rasoir à une lame, pliant, appelé communément "coupe-choux",

Sabre de tapissier

  • un outil de tapissier, utilisé pour couper les lés de papier peint.

Munie d'un manche, la lame en acier ou en inox possède deux tranchants et mesure une trentaine de centimètres.

Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
  • un "Sabre" (ou "Poisson-sabre") est également l'un des noms vulgaires du "Lépidope", un poisson de mer semi-pélagique également appelé "Jarretière".

Il existe au moins neuf espèces de ce poisson à nageoires rayonnées, pouvant atteindre 2,30 m pour un poids de 5 kg, qui est souvent vendu en tronçons.

Tronçons de "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
Tronçons de "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".

Sa chair ferme convient surtout pour les soupes de poisson. Et, à ce titre, il est abondamment pêché voire surexploité depuis les années 1980-1990.

Encore mal connu, comme beaucoup des poissons dits "de grand fond", le "Sabre" a un corps en forme de longue lame de couteau. Sa peau brillante est dépourvue d’écailles. Et son museau est armé de nombreuses dents.

Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".
Un "Lépidope" également appelé "Jarretière", "Sabre" ou "Poisson-sabre".

Il vit moins longtemps que d’autres poissons de grand fond et est parfois observé remontant les estuaires tropicaux.

  • et enfin trois types d'avion de chasse états-uniens :
Avion états-unien North American F-86 Sabre
Avion états-unien North American F-86 Sabre
    • le North American F-86 Sabre, un avion de chasse utilisé après 1945, notamment durant la guerre de Corée,
Avion états-unien North American F-100 Super-Sabre
Avion états-unien North American F-100 Super-Sabre
    • le North American F-100 Super Sabre, un avion de chasse utilisé jusqu'en 1982,
Avion états-unien North American YF-107 Ultra-Sabre
Avion états-unien North American YF-107 Ultra-Sabre
    • le North American YF-107 Ultra Sabre, un prototype d'avion de chasse.

Sources : wikipedia.org et www.gastronomiac.com

"Un bénitier".

Bénitier d'église constitué d'une coquille de tridacne

Bénitier d'église non constitué d'une coquille de tridacne  Bénitier d'église non constitué d'une coquille de tridacne

  • Un "bénitier" est un petit bassin ou vase destiné à contenir de l'eau bénite - originellement constitué d'une coquille de tridacne.

Coquille de tridacne

  • Cette utilisation traditionnelle dans les églises catholiques, pour contenir l'eau bénite aux portes d'entrée, a donné au "tridacne", son nom usuel de "bénitier".

Il s'agit d'un très grand mollusque bivalve que l'on trouve en mer Rouge ainsi que dans les océans Indien et Pacifique.

Tridacne (ou bénitier) vivant

Le tridacne est le plus grand coquillage du monde : sa coquille peut mesurer 1,5 m et peser jusqu'à 250 kg.

Source : www.larousse.fr

"Une bergère à oreilles".

Bergère à oreilles

Cette curieuse locution nominale désigne... un type de fauteuil !

La "Bergère" est un type de fauteuil, grand, confortable et spacieux, garni d’un coussin sur lequel on s’assied, plus large et plus profond que les fauteuils ordinaires, à l'assise plus basse, au dossier plus incliné en arrière et aux "joues" des "bras" toujours "garnies" (c'est à dire "pleines").

Et l'on parle de "Bergère à oreilles" ou "Bergère à orillons" lorsque son dossier rembourré en arrondi est muni d'éléments ajoutés sur le haut des cotés du dossier (les "Oreilles" ou "Orillons") et permettant de soutenir la tête ou de préserver l'intimité de l'utilisateur.

"La marque au losange".

Logos successifs de la société Renault

Il s'agit du surnom de la marque automobile française "Renault", fondée en 1898 par les trois frères Louis, Marcel et Fernand Renault.

Logo Renault 1900

La société voit le jour sous le nom de "Renault-Frères". A l’époque, pas de losange pour logo, mais deux "R" entrelacés dans un médaillon "art nouveau".

Du moins sur les documents internes, car sur les premières autos on distingue seulement le nom "Renault-frères" et les initiales "LR" (pour Louis Renault), gravées dans le moyeu des roues.

En 1906, le médaillon est remplacé par un engrenage à l’effigie de la Renault victorieuse du premier Grand Prix de l’ACF (Automobile Club de France).

Louis Renault, désormais seul à la tête de l’entreprise, la renomme "Société des Automobiles Renault" en 1910.

Après la Première Guerre Mondiale, le logo reprend la silhouette du char FT17, produit par le constructeur pour les Alliés.

En 1922, l’entreprise devient "Société Anonyme des Usines Renault".

C’est en 1923 que Louis Renault décide de doter ses voitures d’un emblème de proue. Une façon de mieux identifier ses autos. On met alors une grille ronde avec le nom de "Renault" inscrit au centre. Une grille qui cache par ailleurs l'avertisseur sonore. Adapté à la forme particulière des capots Renault dits "Alligator" (en forme de museau de crocodile), le logo se répartit de part et d’autre de l’arête centrale.

Puis le logo rond prend des angles et dès 1924, il apparaît à l’avant de la berline haut de gamme 40 CV Type NM. Un symbole géométrique qui est définitivement adopté dès 1925. On le trouve notamment sur les véhicules les plus sportifs et luxueux.

La nationalisation de l’entreprise, le 16 janvier 1945, et le changement de statut qui en découle font apparaître la mention "Régie Nationale" de la nouvelle appellation ("Régie nationale des Usines Renault"). En 1946, le jaune apparaît dans le sigle et devient la couleur de l’entreprise.

Jusque dans les années 1970, ce logo évoluera peu, si ce n’est en 1959 (à partir de la Renault 4), avec la disparition de la mention "Régie nationale" dans le Losange.

Logo Renault 1972

En revanche en 1972, c’est la révolution : Renault décide d’épurer son emblème et fait appel au peintre et plasticien Victor Vasarely. Le père de l’art optique, aidé de son fils Yvaral, fait disparaître le nom Renault du logo et imagine un losange doté de stries parallèles. Ce nouveau Losange apparaît pour la première fois sur la Renault 5 !

Logo Renault 1992

1992 : au logo de Vasarely est préféré un "blason" plus simple, plus massif et en relief. De plus le nom de "Renault" réapparaît sous le Losange dans les publicités.

Logo Renault 2004

En 2004, il se déplace sur le côté droit.

Logo Renault 2004

Pour revenir sous le Losange en 2007.

Et avec une identité graphique se voulant plus raffinée et une nouvelle police de caractères, en 2015.

Sources : https://www.france-pittoresque.com et Autoplus du 24/08/2015

"Un bélier".

Il s'agit d'une machine de guerre en forme de poutre, beaucoup utilisé au Moyen Âge pour forcer l'ouverture des portes.

Bélier ancien (la machine de guerre)

  • L’origine de cet engin de siège remonte à l’Antiquité, où il était utilisé pour enfoncer les murs des fortifications ou les portes.

Bélier sur roue

Dans sa version la plus simple, le bélier est juste un gros tronc d’arbre manoeuvré par plusieurs personnes et projeté avec force contre un obstacle. La quantité de mouvement emmagasinée par le bélier était suffisante pour endommager la cible si le tronc était assez massif et/ou était déplacé assez rapidement (c'est-à-dire, avec suffisamment de vitesse).

Bélier moderne de force d'intervention

  • De nos jours, les béliers ont encore de nombreux usages différents.

Les équipes de certaines forces de police peuvent avoir recours à de petits béliers métalliques manoeuvrés par un ou deux hommes, afin de défoncer des portes verrouillées et pour donner l’assaut à un bâtiment.

D'autres béliers modernes sont composés d’un cylindre dans lequel un piston est automatiquement mis à feu au moment de l'impact, ce qui renforce la puissance de l'impact de manière significative.

Bélier (l'animal)

Dans tous les cas, le nom de cet engin découle de celui de l'animal "Bélier", qui est le mâle adulte non châtré chez les ovins, réservé pour la reproduction (production d'"agneaux") ; le mâle châtré s'appellant le "Mouton" et la femelle, la "Brebis".

Source : wikipedia.org

"Les pinces crocodiles".

Pinces crocodile

Il s'agit d'organes de connexion électriques rapides et provisoires.

Ces pinces tiennent naturellement leur nom pour le moins original de leur ressemblance avec les mâchoires d'un crocodile.

À l'aide de cet outil électrotechnique, lui-même fixé à l'extrémité d'un fil ou d'un câble électrique, on peut connecter rapidement ce fil à une borne dénudée : borne de batterie d'accumulateur, point de test, broche de composant, fil volant.

Cette connexion permet :

  • si le fil est relié à un instrument de mesure, multimètre, d'effectuer une mesure,
  • et si le câble est connecté à une source de courant électrique (chargeur de batterie, batterie d'accumulateur, alimentation), d'établir le circuit de charge de la batterie, ou d'alimentation provisoire d'un consommateur électrique.

Une pince crocodile est constituée de deux mâchoires métalliques articulées sur un axe et prolongées par deux bras, ces derniers étant maintenus écartés par un ressort, forçant les mâchoires en position fermée au repos.

Les bras sont généralement isolés par un revêtement en plastique, servant par là même de surface antidérapante. Lorsqu'un opérateur exerce une pression sur les bras, il écarte les mâchoires permettant ainsi de positionner la pince.

La connexion électrique du fil ou du câble s'effectue sur l'un des bras soit par sertissage, soudure, fiche banane ou connexion à vis.

Il existe des fils à pinces crocodile de toutes tailles, et de différentes longueurs et couleurs.

Les fils de couleur rouge servent généralement sur le positif ( + ) et ceux de couleur noire sur le négatif ( - ) d'un circuit.

Source : wikipedia.org

"Un bouc".

  • C'est au sens propre un animal, mâle de la chèvre,
  • ou un objet, par ellipse de la locution "Une peau de bouc", plus couramment appelé "Une outre".
  • Tandis que par analogie, il s'agit d'un individu sentant très mauvais,
  • ou d'un homme anormalement lubrique.
  • Enfin, par ellipse de la locution "Une barbe de bouc", il s'agit d'une petite barbe portée au menton,

Source : www.cnrtl.fr