"Une béquille".

Ce substantif féminin désigne :

  • dans le langage courant :

 

    • un appareil permettant à un handicapé ou à un traumatisé des membres inférieurs de se déplacer sans prendre appui sur ceux-ci.

Sorte de canne munie à sa partie supérieure d'une traverse et à sa partie médiane d'une poignée, la béquille était constituée à l'origine d'un bâton surmonté d'une traverse sur laquelle on appuyait l'aisselle ou la main pour s'aider à marcher, la béquille est désormais métallique.

    • un instrument ou dispositif de soutien, de support.  un pied amovible ou escamotable permettant de maintenir un ensemble dans une position stable (, excavatrice ou drague en position de travail, fusil-mitrailleur, etc.)

Utilisé par exemple pour :

      • les véhicules à deux roues à l'arrêt (motocyclettes ou bicyclettes) :

 

        • béquille latérale, constituée d’une simple patte métallique repliable vers l’arrière, permettant de maintenir droit un deux-roues à l’arrêt.
Béquille latérale de motocyclette
Béquille latérale de motocyclette

 

        • ou béquille centrale :
Béquille centrale de motocyclette
Béquille centrale de motocyclette
Béquille centrale de bicyclette
Béquille centrale de bicyclette
      • les bateaux.

La béquille est une pièce - également appelée "Cale" ou "Étai" - servant à maintenir debout un navire de petit tonnage reposant sur sa quille.

Béquille pour bateau
Béquille pour bateau
      • les excavatrices ou dragues en position de travail, les fusils-mitrailleurs, etc.

 

  • dans les sports de combat : est le nom d'une attaque consistant à donner un coup de genou dans la cuisse,
Une "béquille", durant une rencontre de football
Une "béquille", durant une rencontre de football
  • dans les sports d'équipe, et notamment en football : un coup porté à la cuisse déclenchant une douleur vive, porté à un muscle en contraction.

Généralement sans gravité, cette lésion musculaire sans rupture fibreuse est appelée "écrasement musculaire".

Et elle n’empêche normalement pas de poursuivre la rencontre.

Sources : www.larousse.fr, drsport.fr et www.sport-protech.com

"Un bachi" ou "Un bâchi".

Le "Bachi" du fusilier marin avec pompon rouge et bande légendée

Ce substantif masculin appartient à l'argot maritime français désigne le couvre-chef des matelots et quartiers-maîtres de la Marine nationale française.

On l'appelle souvent à tort "Béret de marin" car il s'agit en réalité d'un bonnet en drap de laine bleu foncé porté par les matelots des marines de guerres de plusieurs pays.

Dans la marine française, le bachi est surmonté d'une houppette rouge appelée pompon. Le bachi est traversé de droite à gauche par un lacet de coton blanc appelé "jugulaire" qui permet à la fois d'éviter qu'il ne s'envole avec le vent et de reconnaître le personnel en service ou en armes, qui porte son bachi "jugulaire au menton". La ceinture du bachi est bleue, bordée de deux liserés rouges entre lesquelles se place le ruban légendé qui indique soit le nom du bateau, soit celui de l'unité dans laquelle sert le matelot.

Jusqu'à l'année 1988, dans la marine nationale française, le bachi se portait avec la coiffe blanche l'été et sans coiffe blanche l'hiver ; depuis, il se porte toute l'année avec la coiffe blanche.

Le cercle en métal à l'intérieur du bachi est appelé "Baleine".

Le bâchi est à l'origine un béret écossais qui était porté couramment par les matelots.

Croyances populaires

  • La croyance populaire veut que le pompon aurait initialement eu l'utilité d'amortir les chocs lorsque les marins se cognaient la tête en circulant dans les batteries et les coursives de faible hauteur sous barrot. Il ne s'agit en fait que d'une des nombreuses légendes relatives à cette houppette. En réalité, celle-ci apparaît dans les années 1840 à une époque où les conditions d'habitabilité des navires se sont déjà améliorées.

C'est en vérité pour un besoin technique de finir le fond du bonnet tricoté par le marin lui-même, que celui-ci terminait le fond par " terminait le fond en rabattant les mailles par "diminution" avec un fil de laine bleu et rouge qu'il faisait ressortir sous forme de pompon bicolore.

Et c'est en 1870 que ledit pompon devient rouge.

  • La tradition du "pompon porte-bonheur" pour les jeunes femmes qui le touchent ne résulte quant à elle que de l'esprit inventif des marins qui ont trouvé là un moyen de séduire la gent féminine.

Les pompons des bachis de marins français sont fabriqués par l'entreprise française de passementerie BBA (Borrel Bouvard Arthaud) Ss.a.s, située à La Chartre-sur-le-Loir (72), qui détient son secret de fabrication.

Sur un thême contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux fusiliers marins.

Source : www.wiktionary

"Un animalcule", "Une bestiole", "Un bestion" et "Une petite bête".

J'aime beaucoup les trois jolis mots "Animalcule", "Bestiole" et "Bestion", qui désignent tous de petits animaux :

  • "Un animalcule" est un substantif masculin désignant un tout petit animal, minuscule, et même éventuellement microscopique, puisqu'il peut n'être visible qu'au microscope,
  • "Une bestiole" est un substantif féminin désignant une petite bête. Contrairement à ce que l'on pense parfois, je crois, ce mot - qui nous vient du latin "Bestiola" - ne relève pas du registre familier, mais du langage courant,
  • "Un bestion" est, selon le contexte :
    • un petit animal, dans le registre soutenu et dans le registre désuet,
    • ou, dans le registre désuet : une figure de proue constituée d'une sculpture de forme animale ou fantastique ornant la proue d’un navire,
  • et "Une petite bête" est une locution nominale du langage courant désignant un petit animal à sang froid terrestre, et en particulier un petit insecte.

On la retrouve notamment dans l'expression du registre familier "Chercher la petite bête".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Une gaffe" et "Un gaffe".

Le substantif "Gaffe peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue (langage courant, registre familier ou registre argotique) et du genre (féminin ou masculin) :

  • "Une gaffe" désigne ainsi :
    • dans le langage courant : une perche munie d'une pointe métallique et d'un crochet (appelé "Croc") à une extrémité, pour attirer à soi quelque chose.

On en utilise en particulier à bord des bateaux, et l'on parle de "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière" ; le substantif féminin "Équoirre" relevant du registre désuet.

Une gaffe téléscopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
Une gaffe télescopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
    • et dans le le registre familier : une bêtise.

On dit par exemple : "Évite de commettre une gaffe avec ta nouvelle patronne".

  • tandis que "Un gaffe" désigne, dans le registre argotique : un gardien de prison ou "surveillant pénitentiaire".

Également appelé, dans le même registre argotique et de façon péjorative : "Garde-chiourme" ou "Maton".

Surveillants pénitentiaires

Source : wiktionary.org

"Du gros temps" ou "Naviguer par gros temps".

Un voilier par gros temps

La locution nominale masculine "du gros temps" s'utilise, dans le domaine maritime pour désigner : du mauvais temps ; lorsque le vent est violent et que les vagues sont très grosses.

On dit par exemple : "Naviguer par gros temps ne n'improvise pas".

Source : wiktionary.org

"Un bateau".

Ce substantif masculin peut désigner :

  • au sens propre :
    • une construction humaine capable de flotter sur l'eau et de s'y déplacer, dirigé par ses occupants.

Un bateau répond aux besoins du transport maritime ou fluvial, et permet diverses activités telles que le transport de personnes ou de marchandises, la guerre sur mer, la pêche, la plaisance, ou d'autres services tels que la sécurité des autres bateaux.

Un bateau

    • dans le registre populaire : une "entrée charretière" (dans le langage administratif) ou une "entrée carrossable" (dans le langage juridique).

Trottoir avec des bateaux devant des portails

C'est à dire, concrètement : un abaissement de trottoir localisé (devant un bâtiment ou un terrain). Cela facilite le franchissement du ressaut de trottoir, notamment par les véhicules pénétrant dans une propriété adjacente ou par les personnes à mobilité réduite passant d'un trottoir à l'autre en traversant la route.

Un abaissement de trottoir localisé ou "Bateau" (registre populaire), appelé "Entrée charretière" (dans le langage administratif) ou "Entrée carrossable" (dans le langage juridique)

    • et au sens figuré : un mensonge, une mystification, une tromperie, quelque chose de faux, une histoire inventée de toutes pièces.

On dit par exemple : "Monter un bateau à quelqu'un".

Sources : wikipedia.org

Un navire ou un aéronef ne parcourt pas "x noeuds à l'heure" !

Mais : "X NOEUDS" !

Le "noeud" (symbole kn, kta ou nd) est en effet une unité de mesure de la vitesse utilisée en navigation maritime et aérienne égale à un mille marin... par heure ! Soit 1,852 km/h.

Autrement dit : un navire peut par exemple filer "10 noeuds", soit 18,52 km/h... mais en aucune façon "10 noeuds À L'HEURE".

Source : wikipedia.org

"Avoir une gueule de raie" ou "Une gueule de raie".

Une raie

"Une gueule de raie" est une locution nominale féminine polysémique en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel qui désigne, au sens figuré :

  • un visage laid, désagréable et antipathique.
  • ou : un type de noeud appartenant à la famille des noeuds de croc, bien connus des "dockers".
Noeud gueule de raie
Noeud gueule de raie

Il s'effectue sur un cordage en boucle, dont les deux brins sont reliés à la même charge. Depuis le XVIIe siècle, les marins et les ouvriers des docks utilisent ce noeud afin de suspendre des charges à des crochets de grue.

Source : www.languefrancaise.net

"Un goret".

Ce mot polysémique du langage courant désigne :

  • au sens propre :
      • un jeune cochon mâle, petit de la truie et du porc, également appelé "cochonet" ou "porcelet".

Et "gorette" s'il s'agit d'une petite femelle.

      • dans la marine : une brosse à long manche utilisée pour nettoyer la carène d’un bateau à flot.

Nettoyer avec un goret se dit "Goreter" ; un verbe qui ne signifie en aucune façon "Mettre bas un goret" pour une truie.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : un enfant ou une personne malpropre.

On dit par exemple : "Mon petit neveu est un véritable goret !".

S'il s'agit d'un adulte, on dit également :

    • "un cochon", "un porc" ou "un pourceau" (pour un homme),

Source : wiktionary.org

"Un brûlot".

  • Au sens propre, ce substantif masculin désignait autrefois : un petit navire chargé de matières combustibles, destiné à incendier les bâtiments ennemis.
  • et au sens figuré, il désigne aujourd'hui : ce qui est susceptible de causer des dégâts, un scandale ; en particulier un article de journal polémique, "incendiaire".

On dit par exemple : "Cet article est un brûlot : vous ne pouvez pas publier une chose pareille !".

Source : wiktionary.org

"Cinq sur cinq", "5/5", "5X5" ou "Fort et clair".

Ces différentes formules et abréviations s'utilisent afin de signifier qu'un message a été parfaitement compris par le destinataire.

En vocabulaire radio professionnel, cette expression décrit une qualité de communication la plus élevée possible, c'est-à-dire un rapport signal-bruit maximal.

L'origine de l'expression vient de la codification des communications militaires qui dans de nombreux pays (en particulier ceux membres de l'OTAN) utilisent deux échelles numériques pour évaluer la qualité d'une communication : la première pour la force du signal reçu ("Fort") et la seconde pour la clarté du signal reçu ("Clair") ; chacune allant de un à cinq.

"Cinq sur cinq", parfois transcrit "5/5" ou "5x5", correspond donc à un niveau maximal sur chacune des deux échelles, tant en intensité qu'en clarté.

Mais la formule "Cinq sur cinq" s'utilise dans le langage courant, lorsque l'on dit par exemple : "Le message a bien sûr été reçu cinq sur cinq par le président".

Source : wikipedia.org

"Un chouf" ou "Le chouf".

Ce petit mot masculin du registre argotique nous vient directement de l'arabe "Chouf" signifiant "Regarder".

Et il peut avoir pas moins de cinq significations différentes :

  • dans la marine, autrefois : une vigie (registre désuet),
  • dans la marine française : un quartier-maitre chef,
  • pour les voleurs et trafiquants de drogue :
    • le guet, la surveillance, la planque.

On dit par exemple : "Être en chouf".

    • un guetteur, un observateur.

On dit par exemple : "Un chouf de quinze ans gagne malheureusement bien davantage que son père maçon ou chauffeur de bus".

  • un voyeur, un mateur.

Source : wiktionary.org