Doit-on écrire "À toute épreuve" ou "À toutes épreuves" ?

Cette locution adjectivale qui relève du langage courant signifie : prêt à surmonter tous les obstacles ; capable de supporter tous les malheurs ; que rien n’ébranle, ne rebute, n’affaiblit ; sur laquelle ou sur lequel on peut compter en toute occasion ; indestructible ; impérissable ; insubmersible ; invincible.

Et elle s'écrit de nos jours "À toute épreuve", sans "s", la forme pulrielle "À toutes épreuves" relevant désormais du registre désuet.

On parle par exemple d'un courage à toute épreuve, d'un dévouement à toute épreuve, d'en emballage à toute épreuve, d'une probité à toute épreuve ou d'un ami à toute épreuve.

Sources : www.dictionnaire-academie.fr et wiktionary.org

"Tudieu !".

J'aime beaucoup cette interjection qui relève du registre familier et du registre désuet.

Il s'agit d'un juron exprimant son indignation ou sa surprise.

Il résulte d'une altération de la forme "par la vertu de Dieu". Et on l'utilisait d'ailleurs également sous la forme "Vertudieu !".

De nos jours, on dit par exemple : "Tudieu : quelle belle fille que voilà !".

Source : wiktionar.org

 

"Un poulailler".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • un abri ou un bâtiment destiné au logement et à l'élevage des poules, des poulets ou d'autres volailles.

Un poulailler

    • ou, par métonymie : l'ensemble des volailles logeant dans cet abri,

Un poulailler

    • dans le registre désuet :
      • une personne faisant commerce d'oeufs et de volailles, aujourd'hui appelé "volailler",

Un poulailler ou volailler, c'est à dire un marchand de volailles

      • ou, par métonymie : une voiture de marchand d'oeufs et de volailles,

Un poulailler ou voiture de marchand d'oeufs et de volailles

      • et par analogie : une vieille voiture,

 On dit par exemple : "Nous avons rejoint la capitale dans un poulailler qui m'a complètement détruit le dos".

Un poulailler ou une vieille guimbarde

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Une automobile", "Une vieille automobile" ou "Une automobile en très mauvais état".

  • et au sens figuré, dans le registre familier (idiotisme animalier) :
    • une petite maison vieille et sans confort ; une baraque,

Un poulailler, c'est à dire : une vieille bicoque

On dit par exemple : "Combien de temps vas-tu continuer à accepter d'être ainsi logé dans un poulailler ?".

    • le dernier étage d'une salle de théâtre, en forme de galerie située au-dessus des loges et des balcons.

Il porte ce nom à cause du grillage qui empêchait les spectateurs de lancer leur nourriture en réaction à la qualité du spectacle !

Les places situées dans cette partie du théâtre, également appelée "paradis", sont les moins chères du fait de l'éloignement avec la scène.

Les différents étages d'un théâtreLe paradis ou poulailler, dans un théâtre

Ce paradis est évoqué dans un célèbre film français, chef d'oeuvre du réalisme poétique de Marcel Carné et Jacques Prévert, réalisé sous l'Occupation et sorti en mars 1945 : "Les enfants du paradis", avec Arletty, Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur.

Affiche du film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1946)

    • ou, par métonymie : le public occupant cette galerie.

On dit par exemple : "Les vociférations du poulailler empêchaient souvent d'entendre les acteurs".

Le paradis (ou poulailler) dans le film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1945)

Sources : www.opera-national-lorraine.fr, www.cnrtl.fr, Le Robert et www.larousse.fr

"Un chenapan".

J'aile beaucoup ce substantif masculin qui signifie :

  • dans le registre désuet : une fripouille, un individu sans moralité ni scrupules, prêt à tous les mauvais coups ; bandit, coquin, gredin, vaurien,

On disait par exemple : "Ce chenapan a déjà agressé et blessé plusieurs dizaines de personnes".

  • et de nos jours, par plaisanterie, lorsque l'on évoque un enfant turbulent de façon affectueuse : un petit malin, un galopin, un garnement, un voyou.

On dit par exemple : "Ce chenapan va encore s'arranger pour manger une glace en plus de son pain au chocolat".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

4 façons de dire "Des lunettes".

Des lunettes de vue

On dit en argot "Des binocles" (féminin) ou "Des carreaux".

Et "Des culs-de-bouteilles" lorsqu'il s'agit de lunettes verres très épais.

Des lunettes "culs-de-bouteilles"

Enfin, le substantif féminin "Des besicles" (beu-zi-cle) (ou "Des bésicles" (bé-zi-cle) désignait autrefois (registre désuet) des lunettes sans branches se fixant sur le nez, mais s'emploie de nos jours, par plaisanterie, pour désigner des lunettes (registre soutenu).

Des besicles (ou bésicles)

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Un garnement".

Un "garnement"

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui relève du langage courant et désigne :

  • autrefois (registre désuet) : un vaurien, un mauvais sujet.

On disait par exemple : "Ce garnement finira en maison de correction".

  • et de nos jours : un jeune garçon turbulent, insupportable ; un galopin.

On dit par exemple : "Ce garnement a brisé ma vitrine".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

"Faire des gorges chaudes" de quelque chose ou de quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : se moquer de quelqu'un en faisant preuve d'une malignité excessive.

On dit par exemple : "De nombreux français font des gorges chaudes du couple présidentiel".

On disait autrefois (registre désuet) :  "Faire gorge chaude de quelque chose" pour signifier "Se l’approprier".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Un galopin".

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui relève du langage courant ainsi que du registre désuet.

Il désigne :

  • principalement : un enfant espiègle, effronté ; un garnement, un chenapan,

On dit par exemple : "Ces galopins ont toujours une mauvais blague en préparation".

  • mais également : un verre de bière d'une contenance d'environ 12,5 cl.

On dit par exemple : "Patron : un galopin !".

Un galopin de bièreUn galopin de bière

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Des éconocroques".

J'aime beaucoup ce subtantif féminin pluriel.

Relevant du registre désuet et du registre populaire, il désigne : des économies.

On dit par exemple : "Ma frangine a fait des éconocroques pour s'acheter une bagnole".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution nominale masculine "Bas de laine".

"Barguigner" ou "Sans barguigner".

J'aime beaucoup le verbe "Barguigner", qui relève du registre désuet et du registre familier.

  • Elle signifiait autrefois : marchander plus ou moins longuement.
  • Et elle signifie désormais, par référence à la longueur de certaines tractations : hésiter, ne pas arriver à se décider, mettre du temps à agir.

On dit par exemple : " Il n'y a pas à barguigner : ce meuble est joli et très peu cher".

Ou : "Mon frère nous a soutenu financièrement dès le début sans barguigner".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Les chiens écrasés" ou "La rubrique des chiens écrasés".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier relève du langage courant et du registre désuet.

Et elle désigne, par plaisanterie, au sens figuré, dans le jargon journalistique : une rubrique d'un journal regroupant les courts articles consacrés à des informations ou à des faits sans grande importance, sans lien, ni entre eux, ni avec le reste de l’actualité.

On parle désormais plus couramment de "faits divers".

On dit par exemple : "Ce grand journaliste a commencé par s'occuper des chiens écrasés".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"Le haut mal".

Cette locution nominale masculine relève du registre désuet.

Et elle désignait : l'épilepsie, également appelée mal comitial.

Elle a servi de titre à un roman policier de l'écrivain belge Georges Simenon, paru en 1933 aux Éditions Fayard.

"Le Haut mal" : un roman policier de Georges Simenon paru en 1933
Cette affection neurologique touche plus de 50 millions de personnes à travers le monde.

Elle est définie comme une famille de maladies dont le point commun est une prédisposition cérébrale à engendrer des "crises" épileptiques dites "non provoquées", c'est-à-dire spontanées, non expliquées par un facteur causal immédiat.

Une crise épileptique est caractérisée par une altération fonctionnelle transitoire au sein d'une population de neurones, due à une "décharge" épileptique :

  • soit limitée à une région du cerveau (crise dite "partielle"),
  • soit impliquant les deux hémisphères cérébraux de manière simultanée (crise dite "généralisée").

L'épilepsie se manifeste habituellement durant l’enfance ou à l’adolescence, ou encore après l’âge de 65 ans, plus rarement à partir de 30 ans. Chez les personnes âgées, l'augmentation des cas de troubles cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux accentue le risque. Un tiers des patients souffre d'une épilepsie réfractaire et présente des crises malgré l'utilisation des anti-épileptiques.

Un facteur prédisposant peut être d'origine génétique, lésionnel (lésion cérébrale présente depuis la naissance, malformative, ou acquise au cours de la vie, comme un accident vasculaire cérébral ou les complications d'un traumatisme crânien grave), toxique (certains médicaments tel que le tramadol abaissent le seuil épileptologène) ou autre (par exemple, une anomalie de l'électroencéphalogramme peut être considérée comme prédisposant).

Il n'existe pas une seule épilepsie, mais de nombreuses formes différentes, à l'origine de crises épileptiques elles-mêmes très variées ; les plus fréquentes sont les crises tonico-cloniques généralisées dites convulsions, les crises myocloniques, les absences épileptiques, les crises partielles simples, les crises partielles complexes.

Une épilepsie est caractérisée par deux traits essentiels :

  • son caractère soit "généralisé" (les crises intéressent d'emblée les deux hémisphères cérébraux), soit "partiel" (les crises n’intéressent qu'une population limitée de neurones),
  • et son étiologie ("idiopathique" ou "génétique", et "symptomatique" ou "structurel/métabolique", selon les anciennes et nouvelles terminologies, respectivement).

Chez les personnes souffrant d'épilepsie, la survenue d'une crise est souvent due à un état de fatigue inhabituel, un manque de sommeil, ou un état anxieux. Dans une minorité de cas dits "photosensibles", une stimulation lumineuse intermittente (par exemple, un stroboscope ou un éclair lumineux) peut être à l'origine des crises.

Source : wikipedia.org