"Discourir".

Ce verbe ne signifie absolument pas "prononcer un discours", ainsi que je l'entends malheureusement parfois, mais :

  • autrefois (registre désuet) : parler sur un sujet déterminé, en le développant de manière méthodique.
  • et de nos jours :
    • s'entretenir de choses diverses, échanger des propos sans chercher à approfondir le ou les sujets ; converser.
    • et, de façon usuelle et péjorative : parler longuement, inutilement ou avec recherche, de façon lassante pour ses auditeurs ; palabrer, pérorer.

Source : www.cnrtl.fr

"Ne rien perdre pour attendre".

Cette expression du langage courant, remonterait au XVIIIe siècle.

Et elle s'utilise :

  • autrefois (registre désuet) :
    • pour indiquer qu'un paiement, pour être retardé, n’en était pas moins assuré.

On disait par exemple : "Tu ne perds rien pour attendre : j'attends de grosses rentrées d'argent".

    • et, par extension : pour exprimer que le retard apporté à quelque chose n’était pas un préjudice et pouvait même devenir un avantage.

On disait par exemple : "Je tarde à vous livrer votre costume, mais vous ne perdrez rien pour attendre, car il n'en sera que plus beau".

  • et de nos jours, de façon le plus souvent ironique : pour indiquer que l’on infligera tôt ou tard à la personne à laquelle on s'adresse un châtiment, une punition, une vengeance ; que l'on n'oubliera pas ce qui vient de se passer.

On dit par exemple : "Tu peux bien rigoler, mais tu ne perds rien pour attendre !".

Source : wiktionary.org

"Bigre !" et "Bigrement" ou "Bougrement".

J'aime assez ces trois mots du registre familier et du registre désuet, que je continue personnellement d'utiliser :

  • "Bigre !" est une interjection dérivée du mot "Bougre" et constitue une exclamation exprimant la crainte, le dépit, l'étonnement ou l'admiration.

On dit par exemple : "Bigre ! Tu ne vas pas passer inaperçu avec ce costume !".

  • tandis que "Bigrement" est un adverbe dérivé du mot "Bougrement", ayant la même signification, c'est à dire : très, extrêmement ou rudement (registre familier).

On dit par exemple : "Mon chéri, ton rôti était bigrement bon !".

Ou : "J'ai trouvé ce documentaire bougrement intéressant".

Ces trois mots sont synonymes de "Fichtre !" et "Fichtrement" ou "Foutrement", qui relèvent - pour moi - des registres populaire et vulgaire.

Sources : wiktionary.org et Le Robert

"Trois francs six sous" ou "Trois fois rien".

J'aaile beaucoup ces deux expressions du registre familier et du registre désuet signifiant : une somme dérisoire, très peu d'argent, presque rien.

On dit par exemple : "J'adore cette friperie : j'y trouve souvent de chouettes fringues pour trois francs six sous".

Ou : "Ne t'inquiète pas pour ce vase brisé : il valait trois francs six sous".

Et : "J'ai eu ce blouson pour trois fois rien".

"Le pathos" et "Faire du pathos".

"Le pathos" est un substantif masculin qui nous vient du mot grec" Pathos" signifiant "Souffrance, passion, affect, douleurs".

Il désigne en français :

  • autrefois, dans le registre soutenu et dans le registre désuet : la partie de la rhétorique traitant des moyens propres à émouvoir l'auditeur, par opposition à l'"ithos" (qui traite de l'impression morale que doit produire l'orateur sur l'auditeur).
  • et, de nos jours, de façon péjorative et dans le registre familier : une enflure verbale, un style oratoire ou littéraire pathétique, déplacé, affecté ou outré, consistant à emprunter un ton solennel afin d'apporter de l'émotion, mais qui se révèle maladroit, vain et souvent incompréhensible.

On dit par exemple : "Après l'attentat, le président nous a encore fait du pathos lors des obsèques des victimes".

Source : www.linternaute.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"La truculence", "Truculent" ou "Truculente".

  • "La truculence" est un substantif féminin désignant le caractère de ce qui est truculent.
  • et "Truculent" ou "Truculente" est un adjectif signifiant :
    • autrefois (registre désuet) : qui a un aspect ou une apparence farouche, terrible, un comportement brutal, violent, excessif.
    • et de nos jours, dans le registre soutenu : haut en couleur, plein de pittoresque et de vigueur ; libre, cru, qui étonne et réjouit par ses excès.

On dit par exemple : "J'aime l'humour truculent de cet artiste".

Ou : "Il y a dans cette comédie des personnages plus truculents les uns que les autres".

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www;cnrtl.fr

"Un linceul".

Un linceul

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre :
    • dans le registre désuet : un drap, un rideau, ou un couverture de lin.

Le terme "Linceul" vient en effet du latin "Lintoleum" ("Petite pièce de lin") et était à l'origine le nom usuel du "Drap de lit".

    • de nos jours, dans le langage courant : une pièce de toile dans laquelle on enveloppe le corps d'un mort avant de l'ensevelir. Que l'on appelle également "Un suaire".
Un linceul (rite funéraire juif)
Un linceul (rite funéraire juif)
  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : ce qui couvre ou enveloppe complètement.

On dit par exemple : "Le paysage est recouvert d'un linceul de neige".

Ou : "Le monument émergeait à peine de son linceul de sable".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Au fur et à mesure".

Le substantif masculin "Fur" signifiait autrefois "Mesure", "Proportion" et n'est plus utilisé de nos jours qu'au travers de la locution adverbiale du langage courant "Au fur et à mesure".

Celle-ci signifie, selon le contexte :

  • Progressivement, avec l'acquis du temps qui passe, à mesure que le temps passe ; petit à petit.

On dit par exemple : "Je meuble mon appartement au fur et à mesure".

Mais pas : "J'achète des meubles au fur et à mesure de mes rentrées d'argent" ni "Je contrôle mon compte bancaire au fur et à mesure de mes dépenses".

Cette forme "Au fur et à mesure de" relève en effet du registre familier, qu'il convient, si possible, d'éviter.

  • ou : au même rythme que, en même temps et proportionnellement ; à proportion.

On dit par exemple : "Au fur et à mesure que le temps passe, ma nervosité augmente".

Au XVIe siècle, l'expression "Au fur" signifiait, à elle seule, "En proportion de", "Dans la même proportion que".

Mais son sens s’est perdu au fil du temps, en sorte que l'on a cru bon d'enrichir la formule "Au fur", devenue obscure, du complément "et à mesure", pour être certain d'être compris.

Et cela, bien que la nouvelle forme "Au fur et à mesure" constitue un pléonasme !

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Avoir barre sur quelqu'un" ou "Avoir barres sur quelqu'un".

Cette locution verbale du registre désuet, qui remonterait au XVIe siècle, signifie :

  • au sens originel du terme : avoir la possibilité de se saisir d’un joueur adverse, dans une partie de "Barres", un jeu traditionnel de course entre des écoliers ou des jeunes gens, qui se partagent entre deux camps opposés, délimités par des sillons, branches de feuillage, etc., appelés "barres",
  • et par extension : prendre l'ascendant, l'avantage sur une personne, la dominer.

On dit par exemple : "C'est incroyable comme mon assistante a pris barre sur certaines de ses collègues".

Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

"Bon sang de bois !" ou "Bon sang de bonsoir !".

J'adore ces expressions du registre familier et du registre désuet en forme d'interjection, qui marquent l'étonnement ou l'indignation.

Et que j'utilise régulièrement dans J'aime les mots.

On dit par exemple : "Je ne supporte plus les anglicismes bon sang de bois !".

Ou : "Bon sang de bonsoir : je n'en peux d'entendre ces tics de langage, ces mots, locutions ou expressions à la mode et ces pléonasmes à longueur de journée !".

L'origine de ces deux formules est très ancienne. Elle trouve même son origine au Moyen Âge, lorsqu'il existait de nombreux jurons comportant le nom de Dieu. Ce qui était par exemple le cas de "Par le sang de Dieu", "Nom de Dieu" ou "Bon sang de Dieu".

La mention de Dieu étant considérée comme blasphématoire par le clergé devenu extrêmement puissant au XVe siècle, le nom de Dieu a disparu, cédant la place à des formules du type "Palsambleu", "Bon sang de bois" ou "Bon sang de bonsoir", qui évitaient d'avoir à le prononcer.

"Bon sang de bois !" est un idiotisme botanique et un idiotisme corporel.

Et "Bon sang de bonsoir !" est un idiotisme corporel.

"Un benêt" ou "Une benête".

J'aime beaucoup ce petit mot du langage courant appartenant désormais, je pense, au registre désuet.

Utilisé aussi bien comme adjectif que comme substantif, il désigne :

  • "Un benêt" : un garçon ou un homme niais, sot, par excès de simplicité ou de bonté ; d'une simplicité naïve.

On dit par exemple : "Sans doute suis-je un peu benêt, moi qui me pense que l'on gagnerait en compréhension à ne pas perpétuellement s'adresser à nous... en anglais !".

  • et "Une benête" : une fille ou une femme niaise, sotte, , par excès de simplicité ou de bonté ; d'une simplicité naïve.

Cette forme féminine n'est cependant que très exceptionnellement utilisée à ma connaissance.

Parce que les femmes sont bien plus futées que les hommes se dit naturellement le sexe dit faible.

Et parce qu'il s'agit presque d'un pléonasme estime le sexe dit fort.

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"À tout le moins".

Cette locution, considérée comme désuète, mais que j'affectionne particulièrement, signifie : au minimum, pour le moins ou tout au moins.

On dit par exemple : "Si vous n'êtes pas capable de dire Ce que souhaite dire, dites à tout le moins Ce que je veux dire ; pas C'que j'veux dire" !

Ou : "J'espère à tout le moins décrocher une mention Bien".

9 façons de dire "Un lit".

Un lit en bois

Dans le registre argotique nous disposons de : "un paddock", "un page" (apocope de "page"), "un pageot" ou "un pajot", ainsi que "un pucier". Mais ces termes sont aujourd'hui désuets.

"Un pieu" appartient au registre populaire et est très couramment utilisé.

"Un plumard" et "un plume" relèvent du registre familier

Enfin, "une couche" relève du registre soutenu et ne s'emploie guère.

Sources : www.languefrancaise.net, www.larousse.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.frAjouter

"Battre sa coulpe".

Cette locution verbale a un origine directement religieuse puisqu'elle signifie :

  • au sens propre, dans le registre désuet : frapper sa poitrine en disant "Mea culpa" ("Ma faute" en latin),

Le chapitre des coulpes était une pratique médiévale, au cours de laquelle, les moines devaient avouer devant la communauté rassemblée leurs fautes en se frappant ainsi la poitrine.

  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : se repentir d’une faute, avouer sa culpabilité ; admettre, prendre conscience des ses torts, les reconnaître.

On dit pas exemple : "Je bats ma coulpe : j'ai complètement oublié de te souhaiter un bon anniversaire !".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr