"Une gravelle" et "La gravelle".

Ces deux substantifs féminins du registre désuet désignent :

  • "Une gravelle" : une concrétion rénals granuleuss plus petits qu'un calcul, ordinairement de la grosseur d'une tête d'épingle,
  • et "La gravelle" : par métonymie, la maladie caractérisée par la formation de ces concrétions, dont l'élimination peut causer de vives douleurs. Que l'on appelle désormais "la lithiase rénale".

13 façons de dire "Comprendre".

Le registre vulgaire met à notre disposition le verbe "Biter".

Et le registre argotique les verbes "Entraver" et "Piger". Ainsi que "Cramer", "Gauler" et "Paner", essentiellement utilisés par les jeunes, me semble-t-il.

"Capter", "Imprimer"et "Percuter" relèvent du registre familier. Ainsi que "Faire tilt", "Tilter" et "Réaliser", qui sont des anglicismes.

Ou "Panner", qu'emploient nos amis Savoyards.

Enfin "Entendre" relève du registre désuet, même si - à titre personnel - je continue de l'utiliser aussi fréquemment que possible.

"Ô mes aieux !" ou - par ellipse - "Mes aïeux !".

J'aime beaucoup cette locution interjective du registre désuet et du registre familier, où l'on prend ses ancêtres à témoin de quelque chose de peu commun ou de surprenant, de manière ironique, avec souvent une nuance d'accablement ou au contraire de soulagement.

On dit par exemple : "Ô mes aïeux ! Cela ne finira donc jamais".

Ou : "Mes aïeux ! J'ai cru que je n'arriverais jamais à cette caisse : 45 minutes de queue !".

Il s'agissait de l'expression favorite de ma bien-aimée grand-mère maternelle, Édmée Mercat, née Grosdemange en 1899..., à qui j'aurais adoré pouvoir faire découvrir J'aime les mots !

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Carrément !" n'a jamais signifié "Absolument !", "Bien sûr !" ni "Tout à fait !" !

Je n'en peux plus d'entendre cet adverbe du langage courant désormais couramment employé sous cette forme interjective abusive.

Ainsi par exemple de cette publicité radiophonique pour les services à la personne de mars 2021, dans laquelle une jeune fille répond à son père : "Carrément ! mais comment ?".

"Carrément" ne peut en effet signifier en français que :

  • dans le registre désuet : d’une manière carrée, à angles droits.

On dit par exemple : "J'ai empilé mon bois de chauffage carrément".

  • et dans le registre familier :
    • d'une façon nette, décidée, sans détours ; franchement.

On dit par exemple : "Mon patron m'a parlé carrément et annoncé que la société allait bientôt être en faillite".

    • ou : absolument, fermement, nettement, complètement.

On dit par exemple : "Cette charpente est carrément pourrie".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

"Un chafouin" ou "Une chafouine" et "Chafouin" ou "Chafouine".

  • Le substantif "Un chafouin" ou "Une chafouine" désigne :
    • une fouine, dans certaines régions françaises,

Une fouine

    • ou, dans le registre désuet : une personne de petite taille, plutôt fluette et à la mine basse et sournoise, comme une fouine.
  • et l'adjectif du langage courant "Chafouin" ou "Chafouine" signifie : sournois, rusé, en parlant essentiellement du visage ou de la physionomie.

On parle par exemple d'un "visage chafouin" ou d'un "air chafouin", ainsi que d'une "figure chafouine" ou d'une "mine chafouine".

Sources : www.cnrtl.fr, Le Robert et wiktionary.org

"Un bourricot".

Un bourricot

Ce substantif masculin désigne :

  • dans le langage courant : un âne de petite taille ; notamment en Afrique du Nord.

Un homme voyagant à dos de bourricot, en Afrique du Nord

  • dans le registre argotique : une personne sotte et bornée.

On dit par exemple : "Ce maudit bourricot est encore rentré dans la maison avec ses bottes pleines de fumier !".

  • dans le registre argotique et dans le registre désuet, de façon injurieuse, du temps de l'Algérie coloniale :
    • dans les camps de travaux publics : un dénonciateur ; celui qui, pour n’importe quel fait, se plaint au sergent ou à l’adjudant chargé de la garde des détenus.
    • ou, dans les écoles primaires : un enfant ne sachant ni lire ni écrire.

"Elle est bonne" ou "Être bonne".

Cette locution verbale polysémique signifie selon le contexte et le niveau de langue :

  • dans le langage courant : sa température convient parfaitement pour se baigner, en parlant de l'eau.

On dit par exemple : "Comment est  l'eau ?". "Elle est bonne".

"Elle est bonne !" : un homme teste la température de l'eau d'une piscine

  • dans le registre désuet : elle est domestique, employée de maison.

On dit par exemple : "Que fait-donc ta nièce à Paris ?" "Elle est bonne".

Une bonne et son employeur
Une bonne et son employeur
  • et dans le registre vulgaire, par ellipse : elle est très jolie, "bonne à baiser".

On dit par exemple : "Elle est comment la meuf à Kevin ?" "Elle est bonne !".

"Elle est bonne" se dit par ellipse, dans le registre vulgaire, d'une très jolie femme, considérée comme "Bonne à baiser"

"Tomber sur le paletot".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire.

Appartenant au registre familier et au registre désuet, elle signifie :

  • au sens propre : assaillir, agresser à l'improviste, de façon brusque,

On dit par exemple : "Un gars m'est tombé sur le paletot hier soir lorsque je retirais de l'argent au distributeur de billets".

  • et au sens figuré :
    • survenir par hasard, de façon totalement inattendue.

On dit par exemple : "Oui, je suis grand-père : ça m'est tombé sur le paletot il y a six mois !".

    • ou : insulter quelqu'un, le critiquer très violemment.

On dit par exemple : "Je n'ai rien compris à ce qui se passait : cette fille m'est tombé sur le paletot ce midi alors que je la connais à peine".

On dit également "Tomber sur le râble", "Tomber sur le poil" ou "Tomber sur le dos".

Source : wiktionary.org

 

"Au débotté".

"Au débotté", c'est à dire, au sens propre : lorsque l'on retire ses bottes

Cette locution adverbiale du langage courant en forme d'idiotisme vestimentaire signifie :

  • au sens propre, dans le registre désuet : au moment où l'on ôte ses bottes, où l'on se débotte.
  • par extension : au moment où l'on arrive ; chez soi ou à destination.
  • et au sens figuré : à l'improviste ; de façon inattendue ; sans préparation.

On dit par exemple : "Vous me prenez au débotté : je ne sais pas quoi vous répondre !".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Las" ou "Las" et "Un las".

Ces différents termes homographes ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Las" :
    • - prononcé "la-ss" -  est une interjection de plainte, exprimant la douleur, le regret.

Équivalant à notre actuel "Hélas", elle appartient aujourd'hui  au registre désuet et au registre soutenu. Et je me plais personnellement à l'utiliser régulièrement.

On dit par exemple : "Je voulais absolument voir cette exposition. Las, je n'ai pas pu obtenir de billet".

    • - prononcé "la" - est un adjectif du registre soutenu signifiant :
      • qui éprouve trop de fatigue pour continuer une chose commencée ou même pour la commencer.

On dit par exemple : "Je suis trop las pour regarder un film ce soir".

      • qui est importuné jusqu’au dégoût par quelque chose ou par quelqu’un.

On dit par exemple : "Je suis las d'entendre des anglicismes à longueur de journée".

  • et "Un las" - prononcé "la" - est un substantif masculin désignant :
    • l'endroit de la grange où l'on stocke la récolte de céréales.
    • ou : une pelle en bois utilisée par les sauniers.

Source : wiktionary.org

 

"Gustatif" ou "Gustuel" et "Gustative" ou "Gustuelle".

Ces différents adjectifs parfaitement synonymes qualifient ce qui concerne ou ce qui se rapporte au sens du goût.

Et ils ont été formés à partir du latin "Gustus" signifiant "Goût".

  • "Gustatif" et "Gustative" appartiennent au registre soutenu.

On parle par exemple de "papilles gustatives" ou de "nerf gustatif".

  • "Gustuel" et "Gustuelle" ont été inventés au tournant du XIXe siècle par le gastronome français Jean Anthelme Brillat-Savarin (2 avril 1755 - 1er février 1826) et relèvent aujourd'hui du registre désuet.

On parle par exemple de "propriétés gustuelles" ou de "jouissances gustuelles".

Source : www.cnrtl.fr