"Un restaurant".

Une salle de restaurant

Ce substantif masculin du langage courant provient du verbe "Restaurer", qui signifiait au XIIe siècle : remettre en état, remettre debout.

Le mot "Restaurant" prend, dès le début du XVIe siècle, une signification alimentaire pour désigner un "aliment reconstituant".

Au milieu du XVIIe siècle, le "Restaurant" désigne plus spécifiquement un "bouillon restaurant fait de jus de viande concentré" puis, à partir du milieu du XVIIIe siècle, le lieu qui en assure la vente.

De nos jours, "Un restaurant" désigne donc :

Une serveuse de restaurant effectuant son service
Une serveuse de restaurant effectuant son service
  • un établissement commercial, où l'on sert des plats préparés - généralement élaborés par un "chef cuisinier" - ainsi que des boissons, à consommer sur place, contre paiement.
Un serveur de restaurant effectuant son service
Un serveur de restaurant effectuant son service
  • ou, dans certaines boulangeries du Sud de la France : un pain de 400 g, de forme allongée, plus large, plus court et plus lourd que la "Baguette" (qui ne pèse que 250 g) .

Des "Restaurants", pains de 400 gr (contre 250 gr pour une baguette) vendus dans le Sud de la France

Source : wiktionary.org et wikipedia.org

"Être épuisé".

Cette locution verbale polysémique relève du langage courant.

Et elle peut signifier, selon le contexte :

  • dont il n'y a plus d'exemplaires disponibles chez le fabricant/éditeur.

On dit par exemple : "Le fait même qu'un livre, un disque ou un DVD soit épuisé, en accroît nécessairement la valeur pour un collectionneur invétéré tel que moi."

  • à bout de forces, de résistance ; exténué, harassé.

On dit par exemple : "Ma fille est épuisée après cette semaine d'examens".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être très fatigué".

  • vidé de son contenu, de sa substance (un "filon épuisé" ou une "mine épuisée").
  • par analogie : ne pouvant plus produire (un "pays épuisé" ou une "terre épuisée").
  • ou : ayant été consommé, utilisé complètement (des "munitions épuisées").

Source : www.cnrtl.fr

"Un stremon".

Ce substantif masculin polysémique appartient au registre argotique et n'est autre que le verlan du mot "Monstre".

Il désigne, selon le contexte :

  • un monstre,

On dit par exemple : "Quand j'étais gamin, je croyais qu'il y avait un stremon sous mon lit".

  • une personne particulièrement laide,

On dit par exemple : "Tu as déjà vu la frangine à Manu : c'est un stremon !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Une fille très laide".

  • un individu au physique imposant.

On dit par exemple : "L'autre soir, le videur de la boîte était un stremon !".

Et on dit également : "Une armoire à glace", "Une baraque", "Un gars baraqué", "Un type baraqué" ou "Un golgoth".

Source : www.dictionnairedelazone.fr

"Un triste sire".

J'aime beaucoup cette locution nominale polysémique désignant, selon le contexte :

  • un homme triste, peu réjouissant, morose.

On dit par exemple : "Il ne faut pas compter sur ce triste sire pour égayer nos soirées !".

  • un individu peu recommandable, peu estimable, moralement douteux, méprisable ; un sale individu.

On dit par exemple : "Je n'ai aucune estime pour les tristes sires de votre espèce !".

Sources : www.linternaute.fr , www;cnrtl.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Transmettre".

Ce verbe polysémique appartient au langage courant.

Et il signifie, selon le contexte :

  • transmettre, diffuser directement ou par relais un programme à la radio ou à la télévision.

On dit par exemple : ""France 2 va retransmettre cette rencontre sportive en direct".

  • transmettre à nouveau.

On dit par exemple : "Par prudence, j'ai pris l'initiative de retransmettre à tout le personnel de mon service la directive que je leur avais adressée il y a six mois".

  • ou : transmettre à d'autres ce que l'on a soi-même reçu.

On dit par exemple : "Mon père m'a retransmis la passion pour l'histoire, qu'il avait hérité de mon grand-père paternel".

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Elle est bonne" ou "Être bonne".

Cette locution verbale polysémique signifie selon le contexte et le niveau de langue :

  • dans le langage courant : sa température convient parfaitement pour se baigner, en parlant de l'eau.

On dit par exemple : "Comment est  l'eau ?". "Elle est bonne".

"Elle est bonne !" : un homme teste la température de l'eau d'une piscine

  • dans le registre désuet : elle est domestique, employée de maison.

On dit par exemple : "Que fait-donc ta nièce à Paris ?" "Elle est bonne".

Une bonne et son employeur
Une bonne et son employeur
  • et dans le registre vulgaire, par ellipse : elle est très jolie, "bonne à baiser".

On dit par exemple : "Elle est comment la meuf à Kevin ?" "Elle est bonne !".

"Elle est bonne" se dit par ellipse, dans le registre vulgaire, d'une très jolie femme, considérée comme "Bonne à baiser"

"Une écurie".

Ce substantif féminin désigne, selon le contexte :

  • autrefois : le lieu destiné à loger les chevaux, le matériel ainsi que les personnes employées (écuyers, pages),
  • de nos jours :
    • le bâtiment destiné à loger des équidés : chevaux, ânes, mules ou mulets,

Une écurie

    • l'ensemble des bêtes logées dans une écurie, et du personnel qui y est employé,
    • ou : l'ensemble des chevaux d'un même propriétaire, élevés pour les courses,
  • et par analogie :
    • dans le domaine sportif :
      • une équipe de coureurs professionnels (cyclistes ou automobilistes), participant à une course pour une même marque,
L'écurie cycliste Astana
L'écurie cycliste Astana
L'écurie de F1 (Formule 1) Ferrari
L'écurie de F1 (Formule 1) Ferrari
      • ou : un club de sumo (appelé "Beya" ou "Heya"), au sein duquel le sumotori vit et s'entraîne,

Une écurie de sumo

    • et dans le domaine éducatif :
      • l'ensemble des candidats à un même concours sous la direction d'un même maître,
      • ou : un organisme privé proposant, entre 2010 et 2019, l'équivalent de classes préparatoires au concours de première année de médecine, appelée PACES (Première Année Commune Aux Etudes de Santé).

Une "écurie", préparant au concours de première année de médecine, appelée PACES (Première Année Commune Aux Etudes de Santé) de 2010 à 2019

Source : www.cnrtl.fr

"Une gouttière".

Ce substantif féminin du langage courant désigne, selon le contexte :

  • un canal demi-cylindrique, fixé au bord inférieur des toits, permettant l'écoulement des eaux de pluie.

Une gouttière de toit

  • ou : un dispositif médical servant à immobiliser un membre fracturé.
Une gouttière pour jambe
Une gouttière pour jambe
Une gouttière pour bras
Une gouttière pour bras

Source : Le Robert.

"Un engouement".

Ce substantif masculin du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • dans le domaine médical : l'obstruction d'un conduit, d'un organe.

On parle par exemple d'un "engouement de l'intestin grêle".

  • le fait de s'engouer, de se prendre d'une admiration très vive pour quelque chose ou quelqu'un ; un emballement, un enthousiasme, une passion, une toquade.

On dit par exemple : "On assiste depuis quelques années à un engouement du public pour ce type de meubles".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Des mille et des cents".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme numérique appartient au registre familier.

Et elle signifie, selon le contexte, au sens figuré :

  • beaucoup d'argent.

On dit par exemple : "Certains vieux disques peuvent valoir des mille et des cents".

  • ou : un grand nombre, une grande quantité.

On dit par exemple : "Des DVD j'en possède des mille et des cents : 40 mètres de rayonnage !".

Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net

 

 

 

 

Source : wiktionary.org

"Une cantine".

Ce substantif féminin polysémique appartient au langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • le service chargé de la préparation des repas pour les ouvriers ou les employés d'un même établissement, les élèves d'une école, etc.

On dit par exemple : une "cantine scolaire".

Une cantine côté cuisine
Une cantine scolaire côté cuisine

Une cantine scolaire

Et une "cantine d'entreprise".

Cantine d'entreprise, souvent appelée désormais "restaurant d'entreprise"

Mais la locution masculine "restaurant d'entreprise" est aujourd'hui privilégiée par les employeurs, le terme de "cantine" étant jugé péjoratif.

  • le réfectoire où sont pris ces repas.
Une cantine scolaire côté salle
Une cantine scolaire côté salle ou "le réfectoire"
  • par extension : un restaurant dans lequel on prend régulièrement ses repas, fut-il très onéreux.

On dit par exemple : "À cette époque, la cantine du président était un célèbre restaurant de poissons du VIIe arrondissement".

  • un coffre de voyage, une malle métallique, utilisés en particulier par les militaires,

Une cantine métallique ferméeUne cantine métallique ouverte

 

 

  • le service permettant aux détenus d'un établissement pénitentiaire d’acheter des produits courants en complément de ceux fournis gratuitement par l’administration pénitentiaire, ainsi que des journaux, du tabac, etc.
  • pour nos amis Suisses : une vaste tente dressée en plein air pour une fête, une manifestation. Que nous appelons en France un barnum.

Une tente de réception ou "barnum", appelée "cantine" par nos amis Suisses

  • et pour nos amis africains : une petite boutique installée sur un marché ou sur la voie publique.

Un "cantine" africaine : petite boutique installée sur un marché ou sur la voie publique

Sources : Le robert et www.larousse.fr