Pourquoi dire : "Le wall Facebook", "Mon wall Facebook", "Son wall Facebook", "Ton wall Facebook" ou "Un wall Facebook" ?

Le mur Facebook de Jean-Pierre Hubert, l'auteur de jaimelesmots.com

Et pas simplement : "Le MUR Facebook", "Mon MUR Facebook", "Son MUR Facebook", "Ton MUR Facebook" ou "Un MUR Facebook" !

Ce terme désigne l'une des deux pages principales d'un compte Facebook avec le fil d'actualité.

Sur le mur Facebook sont affichés les notifications et événements publiés par le titulaire du compte ou profil Facebook, ainsi que les commentaires et messages des admirateurs ou amis.

Source : www.definitions-marketing.com

Pourquoi dire : "Une duckface" ou "Une duck face" ?

La chanteuse et actrice états-unienne Ariana Grande, posant avec un "visage de canard" ("duckface")

Et pas simplement : "Un visage de canard" !

Cette formulation désigne en effet : une mimique, consistant à serrer et avancer simultanément les lèvres, ce qui a pour effet de creuser légèrement les joues.

Ce type d'expression est principalement adoptée par les jeunes femmes dans les poses photographiques destinées aux réseaux sociaux.

Cette mimique avait, à l'origine, pour but de rappeler les expressions appuyées de certains mannequins ou vedettes, comme ici l'actrice et auteure-compositrice-interprète états-unienne Ariana Grande.

Et s'utilisait donc pour essayer de reproduire leurs moues enjôleuses.

Une jeune femme se photographiant avec un "visage de canard" ("duckface")
Une jeune femme se photographiant avec un "visage de canard" ("duckface")

Mais elle peut cependant avoir un effet inverse à celui recherché, en faisant notamment ressembler la bouche de la personne au bec d'un canard !

Le grand nombre de photos utilisant cette moue, principalement sur Facebook, a ainsi provoqué dans les années 2010 des réactions négatives ; des sites web et des communautés virtuelles s'étant alors créé pour tourner le "visage de canard" en ridicule.

Une jeune femme portant un masque de canard
Une jeune femme portant un masque de canard

Source : wikipedia.org

"Un pianiste".

Un "pianiste", c'est à dire : un opérateur radio de la Résistance

Ce substantif masculin désignait, au sens figuré et dans le registre familier, dans le jargon de la Résistance à l'occupant nazi, durant la Seconde Guerre mondiale : un opérateur radio clandestin.

Pourquoi dire : "Scroller", "Le scrolling" ou "La scrollbar" ?

"Faire défiler" ("Scroller") ou "Le défilement" ("Scrolling")

Et pas simplement : "Faire défiler" (avec la souris ou le doigt), "Le défilement" et "La barre de défilement" !

Et cela en parlant d'un contenu, sur un écran informatique ; qu'il s'agisse d'un ordinateur (souris), d'une tablette informatique ou d'un téléphone portable multifonction (doigt)

Sans doute pour être bien certain que les français non avertis ne comprennent pas...

 

"Un portier ".

Ce substantif masculin polysémique du langage courant désigne tout à la fois :

  • autrefois :
    • un gardien ou un concierge (registre désuet),
    • avant 1965 et le concile de Vatican II, dans l'église catholique : un clerc ayant reçu le premier des ordres mineurs.
Un portier dhôtel
Un portier dhôtel
  • de nos jours :
    • un préposé, chargé de surveiller l'entrée principale d'un édifice et d'en ouvrir et refermer les portes.

On en trouve principalement devant les hôtels ou résidences de luxe.

    • un religieux (le "frère portier") ayant la charge d'ouvrir et de fermer la porte d'un couvent.

Son équivalent féminin est la "soeur portière".

    • dans l'argot de l'école Polytechnique : le premier élève du Klub ou 50e en partant de la fin, du classement de sortie.
  • et par extension :
    • dans le registre familier : une personne manquant de distinction, bavarde et souvent médisante,
    • un appareil électrique ou électronique, également appelé "Interphone" ou "Visiophone", permettant d'entendre ou d'entendre et de voir les visiteurs se présentant à l'entrée d'une maison ou d'un immeuble.

Et de commander automatiquement, à distance, l'ouverture et la fermeture de la porte.

    • dans le jargon informatique : un logiciel, généralement associé à une ou plusieurs passerelles, assurant notamment la conversion des adresses et vérifiant les autorisations d'accès à un réseau.
Un portier ou PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) de restaurant
Un portier ou PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) de restaurant
    • dans le domaine de la communication : une PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) représentant un personnage en bois décoré, souvent grandeur nature, personnalisé à la marque ou à l'enseigne de l'établissement, et disposé devant la porte d'un point de vente.
Un portier ou gardien de but de football
Un portier ou gardien de but de football
    •  ou, au football ou au handball : le gardien de but ou - par ellipse lexicale - le gardien.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Un hoax" ?

Et pas, tout simplement : "Un CANULAR" ou "Un CANULAR INFORMATIQUE" !

Ce mot anglais de "Hoax" est en effet régulièrement utilisé dans notre pays, désormais, pour désigner une information fausse, périmée ou invérifiable propagée par internet.

Source : Le Robert

Pourquoi dire : "Hacker" et "Un hacker", "Un hackeur" ou "Une hackeuse" ?

Et pas, simplement : "Pirater informatiquement" et "Un pirate informatique" ou "une pirate informatique" !

Puisqu'il s'agit de pénètrer par effraction dans des systèmes ou des réseaux informatiques.

Le substantif masculin "Un hacker" est un mot anglais.

Quant au verbe "Hacker" et aux substantifs masculin "Un hackeur" et fémlinin "Une hackeuse", il s'agit de mots de franglais.

Les utiliser contraint d'ailleurs ceux qui le font à prononcer différemment les mots homophonographes "Hacker" (a-ké) et "Un hacker" (un a-keur) afin de les distinger...

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Le cryptage des données", "Crypter des données" ni "Un message crypté" ou "Un message décrypté" !

Mais :

  • "Le CHIFFRAGE des données",
  • "CHIFFRER des données", "CRYPTOGRAPHIER des données", "CODER des données" ou "ENCODER des données",
  • et "Un message CODÉ" ou "Un message DÉCODÉ" !

Source : www.academie-francaise.fr

"Une puce".

Ce substantif féminin du langage courant désigne :

  • avant toute chose : un insecte parasite de très petite taille se déplaçant par saut et "hématophage" (qui se nourrit du sang de l’homme et de divers animaux).

  • mais également, en raison de leur très petite taille :
    • un composant électronique monolithique non encapsulé, appelé "Puce électronique".

    • un bébé de sexe féminin ou une très jeune fille de faible corpulence, frêle et mince (registre familier).

On dit par exemple : "Tu devrais empêcher ta petite puce de tirer les moustaches de mon montagne des Pyrénées car des comme ça il en mange deux chaque matin, pour se mettre en appétit...".

    • un symbole typographique servant à marquer l’énumération au début d’une ligne. Comme ici, imédiatement à gauche de cette définition.
    • ou, enfin : une boucle d'oreille de petite taille.

Boucle d'oreille puce

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un crash système" ?

Et pas : "Un PLANTAGE" !

Il s'agit d'une interruption anormale, souvent inattendue, d’un logiciel (lequel peut aussi bien être une application qu’un système d'exploitation) due à une panne, un incident ou un bogue.

Un plantage peut avoir plusieurs conséquences :

  • le programme s’interrompt abruptement (parfois avec un message d’erreur produit par le programme lui-même ou par le système d’exploitation),
  • le programme ne répond plus (interface non réactive),
  • l'image à l'écran se fige (la machine ne réagit plus aux sollicitations des périphériques d'entrée, et aucune évolution de son état n’est apparente),
  • ou l'ordinateur peut redémarrer plus ou moins subitement (après en avoir averti l’utilisateur ou non).

Un plantage a souvent pour origine soit une division par 0, soit une instruction inconnue ou non attendue (ou utilisant une valeur non attendue).

Source : wikipedia.org

"Le world wide wait".

J'aimais beaucoup ce calembour de la fin du XXe siècle, fondé sur la paronymie des mots anglais "Web" ("Toile d'araignée") et ("Wait") et  qui parodiait le nom de la Toile mondiale.

"Le World Wide Web" ("La toile d'araignée mondiale") devenait en effet ainsi... "Le world wide wait" ("L'attente mondiale") !

Il faut dire qu'à l'époque, le réseau Internet était véritablement engorgé par la popularité grandissante de la Toile. Et que les ordinateurs d'alors était infiniment moins puissants que ceux dont nous pouvons disposer de nos jours...

Source : wikipedia.org