"Une culotte de cheval";

Une femme avec une "culotte de cheval"

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme vestimentaire appartient au registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré, chez les femmes essentiellement : un amas de graisse situé à l'arrière du haut des cuisses, sur les fesses et les hanches, formant des zones durcies et douloureuses au toucher, pouvant favoriser l'apparition de la cellulite.

Ce phénomène, qui s’explique par des facteurs hormonaux et physiologiques, est assez peu observé chez les hommes, dont les amas graisseux sous-cutanés se font plus couramment au niveau du ventre et de la poitrine.

Source : www.crpce.com

"Ne pas y avoir un chat", "Il n'y a pas un chat".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie :

  • "Ne pas y avoir un chat" : n'y avoir absolument personne, être désert.
  • et "Il n'y a pas un chat" : il n'y a absolument personne ; l'endroit est désert.

On dit utilise également l'expression en forme d'idiotisme religieux : "Ne pas y avoir âme qui vive", "Il n'y a pas âme qui vive".

Et les marseillais disent, dans le registre familier : "Y avoir dégun", "Il y a dégun".

Source : www.expressio.fr

"Être pédé comme un phoque".

Cette expression du registre argotique en forme d'idiotisme animalier est fondée sur l'apocope du mot "Pédéraste".

Son origine n'est pas clairement établie, mais elle signifie : être totalement et absolument homosexuel, sans ambiguïté aucune.

"Pas folle la guêpe !".

Publicité presse de 1953 pour le savon Lux : "Pas folle la guêpe j'ai choisi Lux" vous dit Arletty

Cette exclamation en forme d'idiotisme animalier est une locution interjective du registre familier.

Elle est utilisée pour souligner :

  • qu'une personne est finaude, astucieuse, maligne.

"Pas folle la guêpe !" signifie alors : pas bête ; c'est malin ; c'est astucieux ; c'est habile ; c'est intelligent.

  • ou qu'on l'est soi-même.

On dit par exemple : "Pas folle la guêpe : j'ai emmené avec moi de quoi nous éclairer !".

On disait au XIXe siècle "Pas bête la guêpe", avant que l'expression ne se transforme, au XXe siècle, en "Pas folle la guêpe !".

Cette forme a été largement popularisée par la géniale Arletty, dans le film de Jean Boyer "Circonstances atténuantes" (1939).

Au point qu'en 1953, encore, le savon Lux utilisait cette exclamation pour ses publicités dans la presse française !

On l'a aujourd'hui souvent oublié, mais le même film a également contribué à populariser l'expression "Comme de bien entendu".

Affiche du film français "Circonstances atténuantes" de Jean Boyer (1939)Affiche du film français "Circonstances atténuantes" de Jean Boyer (1939)

 

Sources : Le robert, wiktionary.org

10 façons de dire : "Prendre pour un idiot" ou "Tu me prends pour un idiot !".

Dans le langage courant, on peut naturellement se contenter de formules telles que "Tu me prends pour un abruti !" ou "Tu me prends pour un crétin !".

Mais comme souvent, cependant, le registre familier s'avère bien plus parlant. Ainsi, en utilisant les idiotismes alimentaires "Tu me prends pour un jambon !" ou "Tu me prends pour une quiche !", vous affirmez bien plus nettement votre courroux !

De même qu'avec les idiotismes animaliers "Tu me prends pour une buse !" ou "Tu me prends pour une tanche !".

Et ce beaucoup plus, à mon sens, qu'en usant du registre argotique avec "Tu me prends pour un con !", "Tu te fous de moi !" ou "Tu te fous de ma gueule !".

Lequel registre argotique est même - pour moi - devancé par le registre soutenu : "Tu fais injure à mon intelligence !"

 

"Prendre pour une buse" ou "Prendre pour une tanche".

J'apprécie particulièrement ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers, qui relèvent du registre familier et  signifient : prendre pour un abruti ou prendre pour un idiot.

Sur ce même sujet, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire : "Prendre pour un idiot".

"Louper le coche", "Manquer le coche" ou "Rater le coche".

Ces différentes locutions verbales du registre familier signifient : laisser passer une belle occasion, rater une opportunité.

Et elles font référence au "Coche", un ancien type de véhicule hippomobile.

On dit par exemple : "Pete Best, Henry Padovani, Seymour Brussel et Gilles Petit : tous ont en commun d'avoir raté le coche, en quittant respectivement The Beatles, The police, Les inconnus et Les chevaliers du fiel avant qu'ils ne connaissent le succès !".

Sources : www.cnrtl.fr, www.expressio.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"La montagne a accouché d'une souris", "La montagne accouche d'une souris", "C'est la montagne qui accouche d'une souris", ou "Être la montagne qui accouche d'une souris".

"La montagne qui accouche" : illustration de la fable de Jean de La Fontaine (livre V, fable X) publiée en 1668 par Gustave Doré

J'aime beaucoup cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier, qui date du XVIIe siècle et nous vient directement d'une fable de Jean de La Fontaine, publiée en 1668 (livre V, fable X) : "La montagne qui accouche" .

Elle s'utilise lorsque l'on souhaite évoquer la disproportion entre un projet ambitieux dont on attend beaucoup, car il a été annoncé comme très important (métaphoriquement : la montagne) et l’inconsistance, la médiocrité ou le ridicule du résultat final (métaphoriquement : la souris).

On dit par exemple : "C'était bien la peine de prendre six mois et de déployer autant de moyens pour nous proposer un texte aussi incomplet et mal conçu : c'est la montagne qui accouche d'une souris !".

Texte original

La montagne qui accouche (livre V, fable X)

"Une montagne en mal d'enfant
Jetait une clameur si haute
Que chacun, au bruit accourant,
Crut qu’elle accoucherait sans faute
D’une cité plus grosse que Paris.
Elle accoucha d'une souris.
Quand je songe à cette fable,
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable,
Je me figure un auteur
Qui dit : Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au Maître du tonnerre.
C'est promettre beaucoup : mais qu'en sort-il souvent ?
Du vent".

Jean de la Fontaine (1668)

Sources : wikipedia.org et www.linternaute.fr

"Prendre la mouche".

Cette très ancienne locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : se vexer mal à propos, s'irriter tout à coup, se froisser, s'offusquer, s'énerver brusquement, s'emporter sans raison apparente, se fâcher pour une raison futile, s'irriter pour une chose anondine.

On dit par exemple : "Mon cousin est assez susceptible : il prend la mouche très facilement".

Ou : "Il ne faut pas prendre la mouche pour si peu, ma chérie. Je t'assure que je ne connais pas cette masseuse nue qui a dû s'introduire ici durant mon sommeil !".

La formule du registre soutenu "Prendre ombrage" a une signification assez proche de "Prendre la mouche".

En revanche, seuls les esprits mal placés iront imaginer que l'expression "Prendre la mouche" puisse être utilisé au sens propre dans son acception de "posséder sexuellement" et constitue ainsi un synonyme de l'expression "Sodomiser les dyptères"...

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Se lever avec le soleil" ou "Se lever avec les poules".

"Se lever avec les poules" ou "Se lever avec le soleil" : lorsque le jour se lève

Ces deux locutions nominales signifient, au sens figuré : se lever très tôt, lorsque le jour se lève.

  • La formule "Se lever avec le soleil" relève du langage courant.

On dit par exemple : "L'été, mes grands-parents, qui étaient agriculteurs, se levaient avec le soleil".

  • et l'expression "Se lever avec les poules" est un idiotisme animalier appartenant au registre familier.

On dit par exemple : "Ma tante est toujours la première debout : elle se lève avec les poules".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Très tôt le matin".

"Faire un canard".

Cette locution verbale du signifie, au sens figuré :

  • principalement, dans le registre familier :
    • tremper brièvement un morceau de sucre dans le café et le croquer ensuite sans le laisser fondre dans la tasse ou entre les doigts.

Les nordistes disent aussi "Boire le café à l’chuchette".

Faire un canard : tremper brièvement un morceau de sucre dans le café et le croquer ensuite sans le laisser fondre dans la tasse ou entre les doigts.

    • ou la même chose, mais dans un verre d'alcool.

Souvent, c’est par prudence, notamment lorsque l’alcool est fort, qu'on le goûte de cette façon. En tout état de cause, on suce le morceau de sucre, et on recommence l’opération ... Un régal, paraît-il !

Cette expression, déjà en vogue au XVIIIe siècle, viendrait de la similitude entre le palmipède, qui a l’habitude de plonger son bec régulièrement dans l’eau, et l’action de tenir le sucre entre le pouce et l’index tout en le trempant rapidement dans le café ou l’alcool, afin qu'il s'en imprègne mais ne fonde pas.

La manoeuvre est délicate : trop rapide le sucre ne sera pas assez imbibé, trop lente il va fondre dans la tasse ou le verre…

  • accessoirement, dans le registre argotique : publier, animer, gérer un journal.

 

Sources : www.maisonconfiserie.fr, lebilletdelamarmotte.over-blog.com et verreleine.org

"Chercher la petite bête".

Cette locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : ergoter (registre soutenu), pinailler (registre familier).

Et notamment :

  • être extrêmement méticuleux, être excessivement pointilleux, trop s'attacher aux détails,
  • et même souvent : s'efforcer de découvrir une erreur, de déceler la moindre irrégularité.

Deux autres expressions en forme d'idiotismes animaliers s'en rapprochent beaucoup :

  • "Chercher des poux" ou "Chercher des poux dans la tête",

Et il existe trois jolis mots désignant une petite bête : "Un animalcule", "Une bestiole" et "Un bestion" .

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Avoir une faim de loup".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré :

  • être affamé,

On dit par exemple : "Quand je reviens de mes randonnées à vélo, j'ai toujours une faim de loup".

On dit également : "Avoir l'estomac dans les talons", "Avoir l'estomac qui crie famine", "Avoir l'estomac vide" et "Avoir le ventre creux".

  • ou avoir un très gros appétit.

On dit par exemple : "Mes neveux ont toujours une faim de loup ; je dois prévoir au moins deux gros poulets !".

Source : wiktionary.

"Être remonté comme un coucou" ou "Être remonté comme un coucou suisse".

Cette expression du registre familier s'utilise, au sens figuré, pour dire d'une personne qu’elle est en colère, très énervée.

On dit par exemple : "Ce n'est pas le moment d'aller demander quelue chose à ton père, ma chérie : ton frère a plié en deux sa Mercedès neuve et ton père est remonté comme un coucou".

Ou : "Je te jure que je vais leur dire ma façon de penser : je suis remonté comme un coucou !".

Elle fait référence à la "pendule à coucou" suisse, dite - par ellipse - "coucou" ou "coucou suisse", une pendule murale à balancier apparent et au boîtier en forme de chalet, duquel surgit toutes les demi-heures, un petit oiseau mécanique criant "Coucou !", dont le fonctionnement requiert un remontage régulier à l'aide d'une clé.

Source : memphis.typepad.com et www.mots-surannes.fr

"Avaler des couleuvres", "Avaler la couleuvre" ou "Avaler une couleuvre".

Une couleuvre à collier

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré, selon le contexte :

  • devoir faire ou accepter quelque chose que l'on ne veut pas,

On dit par exemple : "J'ai toujours adoré les serpents. Mais je n'aurais jamais pu être ministre et avaler des couleuvres, comme la plupart d'entre eux doivent le faire assez régulièrement".

  • subir ou supporter un affront, une humiliation, sans se plaindre ni protester,

On dit par exemple : "Exercer des responsabilités exige d'avaler des couleuvres".

  • ou : croire n'importe quoi.

On dit par exemple : "Te peux faire avaler des couleuvres à ce garçon sans qu'il s'en rende compte".

Source : wiktionary.org