"Avoir une faim de loup".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré :

  • être affamé,

On dit par exemple : "Quand je reviens de mes randonnées à vélo, j'ai toujours une faim de loup".

On dit également : "Avoir l'estomac dans les talons", "Avoir l'estomac qui crie famine", "Avoir l'estomac vide" et "Avoir le ventre creux".

  • ou avoir un très gros appétit.

On dit par exemple : "Mes neveux ont toujours une faim de loup ; je dois prévoir au moins deux gros poulets !".

Source : wiktionary.

"Être remonté comme un coucou" ou "Être remonté comme un coucou suisse".

Cette expression du registre familier s'utilise, au sens figuré, pour dire d'une personne qu’elle est en colère, très énervée.

On dit par exemple : "Ce n'est pas le moment d'aller demander quelue chose à ton père, ma chérie : ton frère a plié en deux sa Mercedès neuve et ton père est remonté comme un coucou".

Ou : "Je te jure que je vais leur dire ma façon de penser : je suis remonté comme un coucou !".

Elle fait référence à la "pendule à coucou" suisse, dite - par ellipse - "coucou" ou "coucou suisse", une pendule murale à balancier apparent et au boîtier en forme de chalet, duquel surgit toutes les demi-heures, un petit oiseau mécanique criant "Coucou !", dont le fonctionnement requiert un remontage régulier à l'aide d'une clé.

Source : memphis.typepad.com et www.mots-surannes.fr

"Avaler des couleuvres", "Avaler la couleuvre" ou "Avaler une couleuvre".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : devoir faire ou accepter quelque chose que l'on ne veut pas ; supporter un affront, une humiliation, sans se plaindre ni protester.

On dit par exemple : "Je n'aurais jamais pu être ministre et avaler des couleuvres, comme la plupart d'entre eux doivent le faire assez régulièrement".

Source : wiktionary.org

"Quand le chat n'est pas là les souris dansent", "Le chat parti, les souris dansent" ou "Quand le chat dort, les souris dansent".

Cette amusante expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier s'emploie, au sens figuré, pour évoquer par exemple le comportement :

  • de subalternes profitant de la liberté occasionnée par l'absence de leur supérieur hiérarchique.

On dit par exemple : "Si tu voyais le cirque au bureau, lorsque le patron s'absente quelques jours : quand le chat n'est pas, les souris dansent".

  • ou d'enfants échappant à la surveillance des adultes.

On dit par exemple : "Dès l'instant où le professeur quitte sa classe, ne serait-ce que quelques minutes, c'est le bazar : quand le chat n'est pas, les souris dansent".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Avoir du fromage blanc dans la tête", "Avoir du mou de veau dans la tête", "Avoir du mou de veau dans le cerveau" ou "Avoir du mou de veau dans le cigare".

Je trouve assez savoureuse ces expressions en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animal et d'idiotisme corporel, qui signifient toutes, au sens figuré : être complètement idiot.

Elles relèvent toutes du registre familier, à l'exception de la dernière - "Avoir du mou de veau dans le cigare" - qui appartient au registre argotique.

Sur un sujet contigu, je vous recommande ma collection d'articles consacré aux mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

"Avoir des yeux de biche", "Des yeux de biche" et "Faire des yeux de biche".

Ces différents idiotismes animaliers désignent, au sens figuré :

  • "Avoir des yeux de biche" : posséder de magnifiques et grands yeux en amande, pour une femme.

On dit par exemple : "Ma copine a des yeux de biche à la Audrey Hepburn : j'adore !".

L'actrice états-unienne Audrey Hepburn
L'actrice états-unienne Audrey Hepburn
  • "Des yeux de biche" : un type de maquillage féminin sensuel et langoureux, très en vogue dans les années 1960, qui semble connaître un regain d'intérêt ces dernières années.
Un maquillage oeil de biche
Un maquillage oeil de biche

Il s'agit d'un maquillage jouant sur les contrastes.

Afin de donner de la profondeur au regard de façon très naturelle, il faut donc choisir un fard à paupières à la texture crémeuse, d'un coloris un ton au-dessus par rapport à la carnation.

  • et "Faire des yeux de biche" : cligner des yeux de façon langoureuse, afin d'attendrir ou de séduire son interlocuteur.

On dit par exemple : "Ma nouvelle locataire m'a fait des yeux de biche : j'ai failli lui offrir un mois de loyer gratuit !".

"Ne pas donner sa part aux chiens".

Cette expression en forme d'idiotisme animalier existait déjà au XVIe siècle sous la forme "Ne pas jeter sa part aux chiens".

Et elle signifie, selon le contexte :

  • au sens propre : avoir faim, manger tout ce que l'on a de bon appétit,
  • au sens figuré :
    • tenir beaucoup à sa part, à ses prérogatives ou à ses prétentions sur quelque chose ; ne pas être partageur,
    • être économe voire avare.

Sources : savour.eu et www.languefrancaise;.net

"Avoir une gueule de raie" ou "Une gueule de raie".

Une raie

"Une gueule de raie" est une locution nominale féminine polysémique en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel qui désigne, au sens figuré :

  • un visage laid, désagréable et antipathique.
  • ou : un type de noeud appartenant à la famille des noeuds de croc, bien connus des "dockers".
Noeud gueule de raie
Noeud gueule de raie

Il s'effectue sur un cordage en boucle, dont les deux brins sont reliés à la même charge. Depuis le XVIIe siècle, les marins et les ouvriers des docks utilisent ce noeud afin de suspendre des charges à des crochets de grue.

Source : www.languefrancaise.net

"Caresser dans le sens du poil".

Cette locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie : flatter une personne, en dire du bien, lui faire plaisir, ne pas la contrarier. Le tout, naturellement, dans le but d’obtenir sa confiance.

On dit par exemple : "Comme toujours avant les élections, le gouvernement va caresser dans le sens du poil ses soutiens habituels".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Merci qui ? Merci mon chien ?".

Cette formule du registre populaire en forme d'idiotisme animalier s'utilise pour signifier à quelqu'un - le plus souvent, un enfant - qu'il convient de remercier expressément une personne, lorsqu'elle vient de vous offrir quelque chose par exemple. Et d'y mettre le ton, voire idéalement un certain enthousiasme.

On dit par exemple :

- (Le grand-père) : "Tiens mon petit, voici pour toi".

- (L'enfant) : "Merci".

- (Ses parents) : "Merci qui ? Merci mon chien ?".

- (L'enfant) : "Merci papy !".

"Mon chien est mort".

Si vous entendez un québecois déclarer plusieurs fois par an, l'air dépité, "Mon chien est mort", inutile de vous précipiter sur votre téléphone afin de le dénoncer à la SPA (Société Protectrice des Animaux)...

Pour nos amis québecois, en effet, cette étrange expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie tout simplement, au sens figuré : il n'y a plus d'espoir, il n'y a plus aucune chance ; la chose espérée n'est plus possible.

Exactement de la même façon que nous autres français disons : "C'est mort".

On dit par exemple : "J'espérais séduire mon joli voisin, mais il vient de me présenter sa future femme. Mon chien est mort".

Ou : "Le poste auquel mon frère postulait a été pourvu. Son chien est mort".

Source : www.wikebec.org et

"Avoir un chat dans la gorge".

Cette très ancienne expression en forme d'idiotisme animalier remonterait au XIe siècle.

Elle s'utilise, au sens figuré, lorsque l'on éprouve une gêne soudaine pour parler ou chanter, ayant la gorge qui gratte, comme si l'on avait quelque chose dans le gosier.

On a alors tendance à tousser et à bredouiller péniblement quelques mots d'excuse avec une voix enrouée. Et cela généralement jusqu'à ce que l'on boive un verre d'eau et parvienne progressivement à retrouver notre voix au bout de quelques instants, après nous être consciencieusement et fort peu discrètement raclé la gorge.

On dit par exemple : "Excuse-moi ; je ne sais pas ce que j'ai avalé : j'ai un chat dans la gorge".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Parler français comme une vache espagnole" ou "Parler comme une vache espagnole".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie : mal parler le français, parler le français d’une manière incompréhensible.

On dit par exemple : "Je n'ai compris à ce que ce brave homme a essayé de me dire : il parlait français comme une vache espagnole".

Cette expression semble attestée depuis le milieu du XVIIe siècle, mais il existe différentes hypothèses sur son origine, qui demeure largement incertaine.

Source : wiktionary.org

 

"Avoir une cervelle d'oiseau" ou "Être une tête de linotte".

Linotte

Ces deux expressions du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifient, au sens figuré : être écervelé, étourdi, distrait, superficiel ; agir à la légère.

Cette utilisation péjorative du nom de la "Linotte" vient de ce que ce petit oiseau passereau au plumage brun et rouge a la réputation de construire fréquemment son nid avec insouciance, pas très loin du sol, sans trop sembler se préoccuper de le dissimuler aux yeux des prédateurs, ce qui entraîne souvent la destruction de la nichée.

On dit par exemple : "Mon cousin a une cervelle d'oiseau : il part toujours sans ses clés et parfois sans veste".

Ou : "Mon directeur est une tête de linotte : il oublie toujours la moitié de ses affaires et au moins un rendez-vous sur deux".

Source: wiktionary.org