"Un vieux tableau" ou "Une vieille peau".

"Un vieux tableau" ou "Une vieille peau" : l'actrice états-unienne Mélanie Griffith

Ces deux locutions nominales relèvent du registre familier lorsqu'elles sont utilisées au sens figuré et désignent, de façon désobligeante : une personne âgée et en particulier une vieille femme exagérément fardée et maquillée pour son âge, jugée décatie.

Sources : www.lalanguefrancaise.com, www.larousse.fr et et www.cnrtl.fr

"Un pétrin" ou "Le pétrin".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • dans le registre désuet : un coffre de bois au fond parfois arrondi, fermé d'un couvercle à charnières, et dans lequel le boulanger pétrissait autrefois manuellement la pâte à pain.

Pétrir

On dit également "Une huche" ou "Une maie".

Un pétrin ancien en chêne massif
Un pétrin ancien en chêne massif
Un pétrin ancien en merisier
Un pétrin ancien en merisier
    • ou, plus récemment : un appareil industriel composé d'une cuve (d'abord en bois puis métallique) parfois fixe, parfois rotative, et de bras actionnés mécaniquement, utilisé pour pétrir la pâte à pain ou pour malaxer d'autres produits.

Un ancien pétrin de boulangerUn pétrin mécanique de boulanger

Un pétrin-mélangeur professionnel de boulanger
Un pétrin-mélangeur professionnel
Un pétrin à spirale
Un pétrin à spirale
  • et au sens figuré, dans le registre familier : une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.

On dit par exemple : "Avec cette crise économique je me retrouve dans le pétrin".

Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

"Un marronnier".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un arbre dont on compte une quinzaine d'espèces d'arbres et arbustes caducs, réparties dans toutes les zones tempérées du globe.

Le marronnier d'Inde est très répandu dans les parcs publics et le long des avenues en Europe comme en Amérique du Nord.

Un marronnier

  • et au sens figuré, dans le jargon journalistique et dans le registre familier : un article ou un reportage d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible.

Les sujets abordés dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.

Parmi les marronniers les plus courants, on peut citer les articles concernant les soldes, le changement d'heure d'été ou d'hiver, le marché de l'immobilier, les départs en vacances, la rentrée scolaire, les fêtes de fin d'année, la météo ou encore les embouteillages.

On peut également citer les "serpents de mer", sujets non saisonniers mais néanmoins régulièrement traités, sur des thèmes sociétaux, historiques (au gré des innombrables commémorations possibles), scientifiques, etc.

Ainsi par exemple des thèmes de la franc-maçonnerie ou du marché de l'immobilier, souvent aux premières loges dans la presse hebdomadaire française.

Un serpent de mer de la presse hebdomadaire française : les francs-maçons

Source : wiktionary.org

"Un poulailler".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • un abri ou un bâtiment destiné au logement et à l'élevage des poules, des poulets ou d'autres volailles.

Un poulailler

    • ou, par métonymie : l'ensemble des volailles logeant dans cet abri,

Un poulailler

    • dans le registre désuet :
      • une personne faisant commerce d'oeufs et de volailles, aujourd'hui appelé "volailler",

Un poulailler ou volailler, c'est à dire un marchand de volailles

      • ou, par métonymie : une voiture de marchand d'oeufs et de volailles,

Un poulailler ou voiture de marchand d'oeufs et de volailles

      • et par analogie : une vieille voiture,

 On dit par exemple : "Nous avons rejoint la capitale dans un poulailler qui m'a complètement détruit le dos".

Un poulailler ou une vieille guimbarde

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Une automobile", "Une vieille automobile" ou "Une automobile en très mauvais état".

  • et au sens figuré, dans le registre familier (idiotisme animalier) :
    • une petite maison vieille et sans confort ; une baraque,

Un poulailler, c'est à dire : une vieille bicoque

On dit par exemple : "Combien de temps vas-tu continuer à accepter d'être ainsi logé dans un poulailler ?".

    • le dernier étage d'une salle de théâtre, en forme de galerie située au-dessus des loges et des balcons.

Il porte ce nom à cause du grillage qui empêchait les spectateurs de lancer leur nourriture en réaction à la qualité du spectacle !

Les places situées dans cette partie du théâtre, également appelée "paradis", sont les moins chères du fait de l'éloignement avec la scène.

Les différents étages d'un théâtreLe paradis ou poulailler, dans un théâtre

Ce paradis est évoqué dans un célèbre film français, chef d'oeuvre du réalisme poétique de Marcel Carné et Jacques Prévert, réalisé sous l'Occupation et sorti en mars 1945 : "Les enfants du paradis", avec Arletty, Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur.

Affiche du film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1946)

    • ou, par métonymie : le public occupant cette galerie.

On dit par exemple : "Les vociférations du poulailler empêchaient souvent d'entendre les acteurs".

Le paradis (ou poulailler) dans le film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1945)

Sources : www.opera-national-lorraine.fr, www.cnrtl.fr, Le Robert et www.larousse.fr

"Une vache à lait".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre, dans le domaine agricole : une vache à laquelle on a enlevé son veau et dont le lait est employé pour les besoins de l’homme.

On parle également de "Vache laitière".

Une vache à lait

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • une personne que l’on exploite ou une chose dont on tire un profit continuel (idiotisme alimentaire et idiotisme animal).

On dit par exemple : "Je suis la vache à lait de la famille !".

    • dans le domaine du commerce : une activité qui réclame peu d’investissement et qui génère une trésorerie importante (idiotisme alimentaire et idiotisme animal).

On dit par exemple : "Ce magasin est la vache à lait du groupe".

Sources : www.linternaute.fr, Le Robert, wiktionary.org et dictionnaire.notretemps.com

"Huppé" ou "Huppée".

Cet adjectif relève du langage courant.

Et il désigne :

  • au sens propre, pour un oiseau : portant une huppe, cette touffe de plumes que certains ont sur la tête.

On dit par exemple : "J'aime beaucoup les oiseaux huppés, comme la huppe fasciée".

La huppe fasciée (© Jean-Francois Cornuet Agence Naturimages)
La huppe fasciée (© Jean-Francois Cornuet Agence Naturimages)
  • et au sens figuré : appartenant à un haut rang social, distingué, riche.

On dit par exemple : "Le PSG est un club huppé" ou "Ce bar possède une clientèle huppée".

Bar huppé

Source : www.cnrtl.fr

"Faire des gorges chaudes" de quelque chose ou de quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : se moquer de quelqu'un en faisant preuve d'une malignité excessive.

On dit par exemple : "De nombreux français font des gorges chaudes du couple présidentiel".

On disait autrefois (registre désuet) :  "Faire gorge chaude de quelque chose" pour signifier "Se l’approprier".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"De mise", "Être de mise" ou "Ne pas être de mise".

La locution adjectivale "De mise" est invariable et elle relève de nos jours du langage soutenu.

Elle signifie :

  • au sens propre : admissible, convenable dans telle ou telle situation ; conforme aux usages habituels admis dans le milieu, l’environnement ou le contexte dont il est question.

On dit par exemple : "Ces propos ne sont pas de mise dans une telle situation".

  • et au sens figuré : d'actualité.

On dit par exemple : "L'imprudence est de mise en cette période troublée".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

 

"Être cousu d'or".

"Être cousu d'or".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire relève du langage courant.

Et elle signifie au sens figuré : être très riche.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être riche" ou "Être très riche" en français.

"Une fièvre de cheval".

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical relève du registre familier.

Et elle désigne au sens figuré : avoir une température corporelle extrêmement élevée, avoisinant les 40 degrés centigrades ; la température normale se situant entre 36,2 °C et 37,7 °C environ.

Source : www.microlife.fr

"Qui a bu boira".

Ce proverbe relève du langage courant.

Et il signifie :

  • au sens propre : que l'ivrognerie est un défaut dont on il est très difficile de se corriger.
  • et par extension, au sens figuré : que l'on parvient rarement à se défaire d'une habitude fortement enracinée.

On ne peut pratiquement jamais se débarrasser totalement de certains défauts persistants.

On dit par exemple : "Je ne sais pas si je vais embaucher ce garçon : j'ai appris qu'il avait déjà été renvoyé deux fois pour s'être battu. Et, comme on dit : qui a bu boira".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Retenir son souffle".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : s’arrêter temporairement et volontairement de respirer.On dit par exemple : "J'ai retenu mon souffle le temps que les policiers s'élognent".
  • et au sens figuré : attendre sans rien dire, tout en étant impatient, anxieux ou angoissé.

On dit par exemple : "Ce soir les amateurs de football retiennent leur souffle, dans l'attente du résultat de cette demi-finale de Coupe du monde".