"Graveleuse" ou "Graveleux".

Cet adjectif du langage courant possède plusieurs significations fort différentes, puisqu'il qualifie :

  • au sens propre :
    • qui est mêlé de graviers, qui contient du gravier (une "terre graveleuse", un "terrain graveleux", voire - par analogie - des "lentilles graveleuses" ou des "petits pois graveleux"),
    • par extension : dont la chair contient de petits corps durs, pour un fruit (une "poire graveleuse"),
    • et, dans le domaine médical : qui est relatif à la gravelle ; qui contient des gravelles (une "urine graveleuse", un "rein graveleux"),
  • et au sens figuré : qui est d'un caractère licencieux, proche de l'obscénité (une "anecdote graveleuse", une "histoire graveleuse", un "propos graveleux").

Source : www.cnrtl.fr

"Dégorger le poireau", "Se faire dégorger le poireau" ou "Se dégorger le poireau".

Ces trois extraordinaires locutions verbales en forme d'idiotisme alimentaire ou gastronomique appartiennent au registre vulgaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Dégorger le poireau" :
    • masturber un homme,

On dit par exemple : "C'est quand même incroyable : qu'il aille bien ou qu'il aille mal, mon mec a toujours envie que je lui dégorge le poireau !".

    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple : "Avant-hier je n'avais pas le moral : j'ai dégorgé le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme,
  • "Se faire dégorger le poireau" :
    • se faire masturber, pour un homme,
    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple :"Hier j'avais la forme : je me suis fait dégorger le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme,
  • "Se dégorger le poireau" :
    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple : "Ce soir, je me suis dégorgé le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

"Avoir les fils qui se touchent".

J'adore cette locution verbale qui signifie, au sens figuré : être déséquilibré, fou.

Appartenant au registre familier, elle fait référence à un court-circuit électrique qui se produirait dans le cerveau.

À l'instar de la formule "Péter un câble", qui signifie dans le registre argotique, toujours au sens figuré : devenir fou.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être fou".

"Stratosphérique".

Un ballon stratosphérique

Cet adjectif du langage courant qualifie :

  • au sens propre : ce qui est propre à la stratosphère (une "couche stratosphérique"), sert à l'explorer ou permet d'y naviguer (une "fusée stratosphérique") ou encore ce qui y a lieu (un "expérience stratosphérique") ; la stratosphère étant la couche de l'atmosphère située entre la troposphère (6 à 17 km d'altitude) et la mésosphère (50 km d'altitude),
Les différentes couches de l'atmosphère
Les différentes couches de l'atmosphère

Les différentes couches de l'atmosphère

  • et au sens figuré : ce qui est très élevé.

On dit par exemple : "Un niveau stratosphérique","Un prix stratosphérique" ou "Un taux d'intérêt stratosphérique".

Les journalistes et commentateurs sportifs usent et abusent de cette acception, en nous expliquant régulièrement que tel ou tel joueur, auteur d'une excellente prestation "a été stratosphérique" ou "est stratosphérique", par ellipse de "a joué à un niveau stratosphérique" ou "joue à un niveau straosphérique"

Sources : www.larousse.fr, Le Robert et www.cnrtl.fr

"Faire pleurer le petit Jésus".

Cette étonnante locution verbale en forme d'idiotisme religieux appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : se masturber, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

"Tape-à-l'oeil".

Une chambre "tape-à-l'oeil"

Cet adjectif invariable en forme d'idiotisme corporel ne manque pas de surprendre nos amis étrangers et nos jeunes enfants.

Appartenant au registre familier, il signifie, au sens figuré : éblouissant mais trompeur, criard, clinquant, tapageur, trop voyant.

On dit par exemple : "Je déteste le coté tape-à-l'oeil des maisons de nouveaux riches.

Un salon "tape-à-l'oeil"

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Être aux fraises".

"Être aux fraises" au sens propre

Cette locution verbale appartient au registre familier et.ne doit pas être confondue avec l'expression "Sucrer les fraises".

"Être aux fraises" signifie en effet, au sens figuré : avoir la tête ailleurs, être largué, être complètement à côté du sujet.

On dit par exemple :"Inutile d'essayer de t'expliquer ça ce soir, tu es aux fraises".

Ou : "Mon frère a voulu parler de jeux vidéo avec mes fils, mais il était aux fraises".

"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre
"Être aux fraises" au sens propre

"L'un dans l'autre".

Non Môssieur : ce n'est pas ce que vous croyez ! Pas de cela ici, vous êtes dans une maison correcte !

Cette locution adverbiale parafitement honorable appartient au langage courant et date du début du XIXe siècle.

Elle signifie au sens figuré : tout compte fait, en prenant en compte tous les paramètres d'une situation, les avantages compensant les désavantages, et des éléments, souvent indépendants, pouvant se combiner pour créer une situation finalement favorable alors qu'elle pouvait sembler d'abord défavorable.

On dit par exemple : "L'un dans l'autre, ce licenciement m'arrange".

Ou : "Ne penses-tu pas que, l'un dans l'autre, tu verras peut-être davantage tes enfants en étant divorcé ?".

Source : wiktionary.org

"Avoir plus d'un tour dans son sac", "L'affaire est dans le sac" et "Vider son sac".

Ces trois curieuses locutions verbales avec le mot "sac" relèvent du registre familier.

Et elles trouvent  leur origine dans le "sac à procès", un sac en toile de jute, de chanvre ou de cuir qui était utilisé au XVIIe siècle), lors des affaires judiciaires, et qui contenait tous les éléments du dossier à des fins d’archivage : dépositions et requêtes, les pièces à conviction, etc. Une fois l’affaire terminée, ces différentes pièces étaient rassemblées et suspendues dans le sac suspendu par un crochet à un mur ou accroché à une poutre, dans le cabinet de l’avocat, afin que les parchemins ne soient pas dévorés par les rats. D'où la formule "Une affaire pendante", désignant toujours, de nos jours, au sens figuré, une affaire pour laquelle un tribunal a été saisi, mais n'a pas encore prononcé (selon le cas) le jugement ou l'arrêt.

Elles signifient ainsi respectivement :

  • "Avoir plus d'un tour dans son sac" :
    • au sens figuré, dans le registre familier : ne pas être arrêté par les obstacles ; être débrouillard, malin ou rusé ; avoir plus d'une idée en tête.

On dit par exemple : "Mon adjoint a plus d'un tour dans son sac : je sais qu'il trouvera une solution".

    • À l'image de l'avocat ou du procureur rusé, qui, autrefois, savait bien exploiter toutes les pièces du "sac à procès". Ou de celui qui fait des tours de prestidigitation, sortis de son "sac à malice" (sens propre).
  • "L'affaire est dans le sac" :
    • autrefois, au sens propre : le dossier judiciaire est prêt et l’ensemble des pièces sont archivées dans le sac scellé.
    • et de nos jours, au sens figuré, dans le registre familier : l'affaire est conclue et ne peut échouer.

On dit par exemple : "L'affaire est dans le sac : je vais pouvoir acheter la maison dont je t'ai parlé".

  • et "Vider son sac" :
    • autrefois, au sens propre : après avoir descendu le "sac à procès" pour l’audience, le procureur (ou l"avocat) pouvait plaider devant la cour et en sortir les pièces nécessaires à sa plaidoirie.
    • et de nos jours, au sens figuré, dans le registre familier : dire tout ce qu’on a à dire, tout ce que l’on a sur le coeur.

On dit par exemple :"Mon épouse a vidé son sac dimanche, et dit à sa soeur ce qu'elle pensait vraiment de cette situation".

Sources : wiktionary.org et www.juritravail.com

"Juteux" et "Un juteux".

Attention : l'adjectif et le substantif n'ont absolument rien à voir l'un avec l'autre !

  • "Juteux" est en effet un adjectif qualifiant :

Un fruit juteux

    • au sens propre, dans le langage courant : un aliment ayant beaucoup de jus, comme par exemple de nombreux fruits, ou rendant beucoup de jus après cuisson, certaines viandes.

On dit par exemple : "Goûte-moi donc ces abricots, comme ils sont bien juteux !".

De la viande juteuse

    • et au sens figuré, dans le registre familier :
      • une grande abondance, spécialement en argent.

On l'utilise notamment pour qualifier une activité lucrative, rémunératrice, qui rapporte beaucoup.

On dit par exemple : "Le trafic d'animaux protégés est, avec le trafic d'armes, l'un des plus juteux".

      • ce qui réjouit parce que croustillant, amusant, grivois.

On dit par exemple : "Aujourd'hui encore, Le Canard enchaîné publie de juteuses révélations sur cette affaire".

Un adjudant français

  • tandis que "Un juteux" est un mot masculin du registre argotique appartenant au vocabulaire militaire.

Et qui désigne "Un adjudant".

On dit par exemple : "Attention : le juteux arrive !".

Depuis 1972, le grade d'adjudant est le troisième dans la hiérarchie des sous-officiers, après ceux de major et d'adjudant-chef.

Et il s'écrit "Adj" en abrégé.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

"Croustillant".

Cet adjectif du langage courant qualifie :

  • au sens propre, dans le domaine culinaire : ce qui croustille, ce qui craque sous la dent, ce qui est croquant.

On dit par exemple : "Ce pain est croustillant à souhait".

Du pain croustillant

  • ou, au sens figuré :
    • ce qui est amusant, léger,

On dit par exemple : "C'est un récit charmant : aussi plaisant que croustillant".

    • ce qui suscite l'intérêt, par son caractère licencieux, libre, osé, grivois.

On dit par exemple : "Le livre révèle quelques détails croustillants".

    • ou : ce qui excite les appétits sensuels ; est appétissant, donne envie d'être dévoré.

On dit par exemple : "Regarde un peu ce corps croustillant !".

Une fille croustillante, penchée sur le bastingage d'un bateauUn garçon "croustillant", assis sur un tronc, au bord de la mer

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Arriver après la bataille".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme militaire signifie, au sens figuré : arriver trop tard, être en retard.

On dit par exemple : "Vous arrivez après la bataille, nous avons tout nettoyé..."

Ou : "Dépêche-toi donc, tu vas arriver après la bataille".

On dit également : "Arriver comme les carabiniers" ou "Arriver comme les carabiniers d'Offenbach".

Ou : "Arriver à la fumée des cierges".

Source : wiktionary.org