On ne dit pas : "À l'arrivée faut pas s'étonner de voir l'hôpital dans lequel il se trouve" !

Le journaliste français Bruno Jeudy

Comme l'a déclaré le journaliste français Bruno Jeudy, le 22 juillet 2020, dans l'émission "C dans l'air", sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais : "À l'arrivée IL NE faut pas s'étonner de voir l'ÉTAT dans lequel L'HÔPITAL se trouve" !

À force de ne plus prononcer tous les mots et de construire ses phrases n'importe comment, je crains que l'on ne court le risque de être pouvoir compris.

Pardon : "De NE PLUS POUVOIR ÊTRE compris", bien sûr !

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Des cas plus ou moins graves selon l'avancée dans leur stade du COVID" !

Comme l'a déclaré un caporal-chef de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris), le 14 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "Des cas plus ou moins graves selon LEUR STADE D'AVANCEMENT DE LA maladie à coronavirus" !

Pour cet affreux charabia, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

On ne dit pas : "Ce président, définitivement, ne sait pas faire court" !

Comme l'a lamentablement déclaré le journaliste français Bruce Toussaint, le 13 avril 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Ce président ne sait ABSOLUMENT pas faire court" !

C'est l'adverbe anglais "definitely" qui signifie "absolument" !

Je n'en peux plus de toutes ces personnes - au premier rang desquelles les journalistes, malheureusement - abreuvées d'anglais qui confondent la langue de Shakespeare et le français...

Parce que Bruce Toussaint ne peut pas ignorer qu'il commet là une faute, que je juge personnellement inadmissible, je lui décerne mon label de médiocrité "Fachés avec le français" !

On ne dit pas : "Qui faut qui soit" !

L'ancien conseiller sportif français Gilles Favard

Comme l'a déclaré, le mercredi 21 mars 2018, Gilles Favard, ancien conseiller sportif du FC Nantes, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", de la chaîne de télévision française L'Équipe, en parlant des qualités requises pour être un meneur de jeu.

Mais : "Qui doit nécessairement être" !

Parce qu'il ne sait pas parler correctement le français, assassinant systématiquement notre langue lors de la plupart de ses interventions, je lui décerne sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Et i' vont rester tous les enfants avec le maître en contact" !

Comme l'a déclaré, le 14 mars 2020, le présentateur de la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "Et TOUS LES ENFANTS vont rester EN CONTACT avec le maître" !

Par ailleurs, on ne dit plus "le maître" (par ellipse lexicale de "le maître d'école") depuis, je pense, un bon demi-siècle.

Ni même "l'instituteur" depuis 1990, puisque ce vocable a été remplacé par celui de "Professeur des écoles".

On ne dit pas : "Dans c'cas là, comment qu'ça s'passe ?" !

Comme j'ai pu, malheureusement, l'entendre dire par un journaliste, le 29 février 2020, sur la chaîne de télévision française publique d'information en continu Franceinfo.

Mais, à tout le moins, : "Dans cE cas là, comment EST-CE quE ça sE passe ?" !

Et, idéalement, : "Comment CELa sE passe-T-IL dans cE cas là,?" !

Parce que je pense qu'il n'est pas tolérable que des gens instruits et diplômés - comme le sont les journalistes - s'expriment de cette façon sur une chaîne publique d'information, je décerne à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

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