On ne dit pas : "Tu fais une supériorité numérique sur lui" !

L'ancien joueur de football français Ludovic Obraniak

Comme a pu le déclarer, le 13 avril 2021, l'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak, dans l'émission vespérale d'olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Tu CRÉES une supériorité numérique EN SA DÉFAVEUR" !

 

 

On ne dit pas : "J'chuis intervenu rapidement." !

Comme le fait un intervenant dans la publicité télévisée pour la société Carglass diffusée sur nos écrans en mars 2021.

Mais : "JE Suis intervenu rapidement" !

Ce n'est pas en parlant de cette façon que nos enfants  parviendront à prononcer les mots correctement.

 

 

On ne dit pas : "La plus importante crise sanitaire depuis un siècle, voire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale" !

L'homme politique français, La République en Marche, Christophe Castaner

Comme l'a déclaré, le 1er avril 2021, l'homme politique français, LREM, Christophe Castaner.

Mais : "La plus importante crise sanitaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, voire depuis un siècle" !

Une méprise inadmissible, à mes yeux, dès lors qu'il s'agissait là d'un discours écrit, lu à la tribune de l'Assemblée nationale par ce triste sire.

On ne dit pas : "C'est pas évident que tout le monde l'ait entendu de cette voix là" !

La journaliste politique française Alix Bouilhaguet"

Comme l'a lamentablement déclaré la journaliste politique française Alix Bouilhaguet, le 1er avril 2021, sur la chaîne de télévision française d'information franceinfo.

Mais : "IL N'est pas évident que tout le monde l'ait entendu de cette OREILLE" !

C'est à dire : s'attendent à celà.

Pour ces différentes déclarations du même tonneau, accumulées en quelques minutes à peine, je lui décerne sans hésitation mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "La marque s'est terminée en 1942".

La commissaire-priseur française Elsa Joly-Malhomme, experte dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2

Comme la déclaré, le 1er avril 26 février 2021, la commissaire priseur française Elsa Joly-Delhomme, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "La marque s'est ÉTEINTE en 1942".

On n'écrit pas : "En femme d'honneur Olga delete la file d'Anna ensuite qui trouve enfin réalisée la liberté qu'on lui a promise".

Affiche du film français "Anna", de Luc Besson (2019)

Comme on peut hélas le lire sur Wikipedia France, à la dernière ligne du synopsis du film français "Anna", écrit, produit et réalisé par Luc Besson en 2019.

Mais bien sûr : "PUIS, en femme d'honneur, Olga DÉTRUIT LE DOSSIER d'Anna, qui REtrouve enfin la liberté qu'on lui a PROMIS".

Il doit naturellement s'agir d'une traduction automatique d'un texte anglais effectuée par un robot... mais comment peut-on laisser passer un tel charabia ?

On de dit pas : "Un combattant du feu" ou "Les combattants du feu" !

Un "soldat du feu" au combat

Mais : "Un SOLDAT du feu" et "Les SOLDATS du feu" !

Certes la formule "Combattant(s) du feu" n'est pas fautive, mais la formule ordinairement et usuellement employée de longue date est "Soldat(s) du feu".

Couverture du n°79 de "Soldats du feu", le premier magazine francophone des pompiers et de la sécurité civile
Couverture du n°79 de "Soldats du feu", le premier magazine francophone des pompiers et de la sécurité civile

 

Pourquoi dire : "C'est dans notre ADN" ?

Richard Patry, président de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français)

Comme l'a déclaré, le 1er janvier 2020, Richard Patry, président de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français), dans la matinale de la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Et pas par exemple : "Cela nous caractérise", "C'est notre particularité" ou "C'est l'un de nos points forts".

L'utilisation de plus en plus systématique ces dernières années de ces formules "Être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" ou "Ne pas être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" a en effet le don de m'exaspérer.

 

"Possiblement".

Je n'en peux plus d'entendre à longueur de journée, dans la bouche de nos dirigeants politiques et économiques comme dans celle des communiquants et autres journalistes, cet adverbe utilisé en lieu et place des traditionnels "Peut-être" ou "Vraisemblablement" :

  • Emmanuel Macron "possiblement" contaminé lors d’un sommet européen,
  • de nouveaux variants du virus "possiblement" bien plus contagieux,
  • mais une solution "possiblement" en vue grâce aux vaccins.

Ce mot à la mode n'est certes pas un anglicisme, car il est bien français. Et cela depuis si longtemps, d'ailleurs, que l’Académie française le jugeait déjà "vieux" en… 1762.

Massivement apparu au cours de l'année 2020, il relève cependant, à mon sens, de la novlangue.

La sonorité technocratique de cet adverbe masque en effet (... sans mauvais jeu de mots !) l’incertitude qu’il exprime.

Les dirigeants politiques, comme les dirigeants économiques, pourraient bien évidemment dire "peut-être" ou "vraisemblablement" et s’exprimer au conditionnel.

Ils pourraient même, parfois, dire qu’il y a des choses qu’ils ignorent. Mais ne pas tout savoir leur semble être une faute impardonnable, à laquelle ils ne parviennent manifestement pas à se résigner.

Seul l'usage du terme "possiblement" permet donc ce tour de force : reconnaître sa totale ignorance en feignant d'être totalement sûr de soi !

Source : timetosignoff.fr