On ne dit pas : "Un autoroute" !

Mais : "UnE autoroute" !

Il s'agit en effet d'un substantif féminin du langage courant, qui désignait à l'origine une route réservée à la circulation automobile, sur laquelle était bannies les circulations hippomobile et piétonne.

Et depuis plus d'un demi-siècle : une route à chaussées séparées pour chacun des deux sens et sans croisements, conçue pour la circulation rapide des automobiles.

Une autoroute française

Ou encore, au sens figuré : une voie ou un parcours rapide.

Le mot "Autoroute" est attesté en français depuis au moins 1927, la première "Autostrada" italienne ayant été inaugurée en 1924 à Lainate (Lombardie) (Italie).

L'inauguration du premier tronçon (Milan-Varèse) de l'Autoroute des Lacs, la première autoroute du monde, le 21 septembre 1924, à Lainate (Lombardie), par le roi d'Italie Victor-Emmanuel III de Savoie
L'inauguration du premier tronçon (Milan-Varèse) de l'Autoroute des Lacs, la première autoroute du monde, le 21 septembre 1924, à Lainate (Lombardie), par le roi d'Italie Victor-Emmanuel III de Savoie

On a du reste, un temps, utilisé - en parallèle du mot "Autoroute" - le vocable "Autostrade" (pluriel italien de "Autostrada"), qui appartient aujourd'hui au registre désuet.

Source : wiktionary.org

On n'écrit pas : "Des soldes exceptionnelles", "Des soldes folles", "Des soldes intéressantes", "Des soldes monstrueuses", "Des soldes réelles" ni "Des vraies soldes" !

Affiches "Soldes" (Photo prise le 7 janvier 2015/ REUTERS/Vincent Kessler)

Mais : "Des soldes exceptionneLS", "Des soldes foUS", "Des soldes intéressanTS", "Des soldes monstrueUX", "Des soldes réeLS" et "Des vraiS soldes" !

Car le mot "Soldes" est un substantif... masculin.

On ne dit pas : "Des petits gens" ou "Les petits gens" !

Comme je l'ai entendu dire, le 9 juin 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Des petitEs gens" ou "Les petitEs gens" !

Cette locution nominale du langage courant désignant les personnes de condition modeste, les humbles, les gens de peu, relève en effet du féminin.

Doit-on dire "La tequila" ou "Le tequila" ?

Bouteilles de tequila
Réponse
L’un ou l’autre, car le mot espagnol « el tequila » est masculin !

Au Mexique : champ d'agave bleu destiné à la production de tequila

Cette boisson alcoolisée est produite au Mexique à partir de l'agave bleu, la plante également à l'origine de la fabrication du "Mezcal".

Panneau de bienvenue dans la localité mexicaine de Tequila (Janisco)

L'appellation d'origine "Tequila" requiert une production dans la localité du même nom et dans le seul état de Jalisco ou dans quelques municipalités des États mexicains de Nayarit, Michoacan, Guanajuato, et Tamaulipas.

Les cinq zones de production de la tequila
Les cinq zones de production de la tequila

On n'écrit pas : "Bonne après-midi" ni "Cette après-midi" !

Mais : "BON après-midi" et "CET après-midi" !

Car on dit "UN après-midi" et non "Une après-midi", pour désigner la partie de la journée située entre le déjeuner (le midi) et le dîner (le soir).

C'est du moins la position de l'Académie française et la mienne ; et cela même si Larousse et Le Robert acceptent les deux genres.

Certes la prononciation identique ("bône" et "cète") est trompeuse. Et très certainement à l'origine de cette pratique extrêmement répandue que je considère comme fautive.

Doit-on dire : "La fécule" ou "Le fécule" ?

Réponse
« LA fécule »

Ce mot désigne l'amidon contenu dans des organes souterrains, racines et tubercules (pomme de terre, igname, manioc, etc.), d'où on l'extrait sous forme d'une fine poudre blanche.

Les fécules sont utilisées dans l'alimentation humaine et animale, en papeterie, dans l'industrie des colles, en pharmacie et en métallurgie comme agglomérant des poudres métalliques.

L'"amidon" est le produit, d'ailleurs identique, retiré des graines de céréales.

"Un dythirambe" et "Dythirambique".

J'aime beaucoup ce substantif et cet adjectif du registre soutenu, souvent mal orthographiés car, il est vrai, peu connus et compliqués à écrire.

Au sens propre, un dythirambe est - dans la Grèce antique - un hymne religieux chanté par un choeur d’hommes accompagné d'un aulos et d'une danse représentant à l'origine l'emprise de Dionysos sur les hommes. Même si des dithyrambes ont été adressés à d'autres divinités grecques, il s'agit avant tout d'une action liturgique célébrée en l’honneur de Dionysos.

Par extension, il désigne aujourd'hui un éloge ou une louange enthousiaste, et souvent excessive.