"Une attelle de doigts grenouille" ou "Une attelle grenouille".

Une "attelle de doigts grenouille" ou "attelle digitale"

Il s'agit du surnom couramment attribué dans le milieu médical aux "attelles digitales", dont la forme - avant emploi - peut rappeler celle d'une grenouille.

Cette appellation d'"attelles grenouille" relève donc du registre familier.

"Un atèle" et "Une attelle".

Ces deux substantifs homonymes désignent respectivement :

Un atèle noir de Colombie
Un atèle noir de Colombie
  • "Un atèle" : un mammifère primate du nouveau monde se déplaçant beaucoup et avec une grande habileté en mode suspensif, plutôt que sur les branches et de manière quadrupède.
Un atèle noir de Colombie
Un atèle noir de Colombie

La survie de ces singes - également appelés "singes-araignées" - est gravement menacée par les atteintes de plus en plus nombreuses à l'intégrité écologique de la canopée, causées par les routes qui fragmentent écologiquement les forêts.

  • et "Une attelle" :
Un collier de cheval avec attelle en bois
Un collier de cheval avec attelle en bois
    • une pièce de bois fixée de chaque côté du collier des chevaux, afin de recevoir les moyens de fermeture et de tirage (rênes).

On parlait autrefois d'"éclisse" et l'on disait alors "Éclisser un cheval" et non "Atteler un cheval".

    • ou : un dispositif destiné à contenir un membre ou une articulation.

Dans les films de guerre ou les westerns, les attelles rudimentaires improvisées par les protagonistes sont constituées de pièces rigides en bois ou en métal, destinées à maintenir immobile un membre fracturé.

Mais l'indication du port d'une attelle peut être très diversifiée.

Les attelles sont utilisées principalement lors d'atteinte ou suspicion d'atteinte traumatique (choc, coup, chute, faux mouvement, fracture), mais également dans les cas de rhumatisme pour mettre au repos l'articulation, de tendinite, etc.

Les attelles sont de différentes tailles et formes suivant le membre à immobiliser. Et il en existe pour les chevilles, les coudes, les doigts, les genoux, les hanches, les orteils ou les poignets.

Une attelle de genou
Une attelle de genou
Une atelle de poignet
Une atelle de poignet

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Mydriatique" et "Une mydriase".

Une mydriase ou dilatation persistante de la pupille de l'oeil

Cet adjectif et ce substantif féminin relèvent du jargon médical et signifient respectivement :

  • "Mydriatique" : capable de provoquer une mydriase, pour une substance,

On dit par exemple : "La belladone a des propriétés mydriatiques".

Les médicaments aux propriétés mydriatiques (l'atropine, l'épinéphrine, l'homatropine, l'hyoscyamine, la néosynéphrine, etc.) sont utilisés sous forme de collyre à instiller dans l'oeil ou les yeux malades.

  • et "Une mydriase" : une dilatation persistante de la pupille de l'oeil.

Source : www.larousse.fr

"Les dents déciduales" ou "Les dents lactéales".

Dents de lait de petit garçon

Ces deux locutions nominales féminines peu usitées désignent ce que l'on appelle plus couramment "les dents de lait" ; à savoir les premières dents, temporaires, formant la première dentition de l'enfant.

L'adjectif "déciduale(s)" vient en effet du latin "Deciduus" signifiant "qui tombe".

Ces dents apparaissent chez l'enfant entre six et huit mois et tombent entre six et douze ans pour laisser la place aux dents permanentes.

L'appellation "dents de lait" provient du fait que ces premières dents apparaissent au moment où l'enfant se nourrit encore principalement de lait. Mais également, peut-être, qu'elles sont aussi blanches que du lait ?

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les dents" en français.

"Antagonique", "Antagoniste" et "Un antagoniste".

"Antagonique" et "Antagoniste" sont deux adjectifs paronymiques du registre soutenu aux significations proches mais dont on ne peut pas dire qu'ils sont parfaitement synonymes :

  • "Antagonique" signifie en effet uniquement : en antagonisme, opposé, agissant en sens contraire.

On dit par exemple : "Le patronat et les syndicats ont naturellement des intérêts antagoniques".

  • tandis que "Antagoniste" signifie tout à la fois :
    • opposé, rival, adversaire, ennemi ; personnes s'opposant dans une lutte idéologique, dans un conflit,

On dit par exemple : "Lucky-Luke et les Dalton sont personnages antagonistes".

    • en anatomie et myologie : en opposition fonctionnelle, pour des organes et notamment des muscles (voir plus bas),

On dit par exemple : "L'homme possède des muscles antagonistes".

    • et, en pharmacologie et en électrophysiologie : bloquant ou diminuant l'effet physiologique d'une autre molécule, pour une molécule interagissant avec un récepteur membranaire ou récepteur nucléaire.
  • Enfin, le substantif "Un antagoniste" désigne lui :
    • dans le théâtre grec antique, et par extension dans d'autres arts du récit comme la littérature, la bande dessinée ou le cinéma : un personnage, un groupe de personnages, ou une institution, représentant l'opposition du protagoniste. En d'autres termes : une personne, ou un groupe de personnes s'opposant au(x) personnage(s) principal/principaux.

Par exemple, lorsqu'un héros combat, d'une manière ou d'une autre, un méchant, celui-ci est l'antagoniste du héros, qui est le protagoniste.

L'antagoniste peut également représenter une menace ou un obstacle au personnage principal.

On dit par exemple : "Les frères Dalton sont les antagonistes de nombreux albums de Lucky-Luke".

    • en anatomie et myologie : un muscle ou un groupe de muscles s'opposant au mouvement créé par les agonistes. Lorsqu'un muscle travaille, le muscle opposé ne travaille pas, sinon il empêcherait le mouvement de se produire, car les deux muscles se compenseraient. Lors d'un effort musculaire, le muscle agoniste est celui qui se contracte, et le muscle antagoniste celui qui s'étire en réaction à cette contraction. Ainsi, chaque muscle possède son muscle antagoniste,
    • et, en pharmacologie et en électrophysiologie : une molécule interagissant avec un récepteur membranaire ou récepteur nucléaire et bloquant ou diminuant l'effet physiologique d'une autre molécule.

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org et www.larousse.fr

"À jeun" ou "Être à jeun".

Cette locution adverbiale (qui se prononce "a-jun") nous vient du latin "jejunus" : "qui n'a rien mangé") signifie :

  • dans le langage courant : sans avoir rien mangé ou bu depuis le début de la journée.

Être à jeun pour une analyse de sang, signifie : ne pas avoir consommé d'aliments ni bu d'autres boissons que de l'eau depuis au moins 11 à 12 heures.

  • et dans le registre familier :
    • qui n'a pas encore pris de boisson, pour un alcoolique.

On dit par exemple : "À jeun, mon voisin alcoolique est plus agressif encore que lorsqu'il est ivre".

Ou : qui est en état de manque, pour toute personne intoxiquée.

On dit par exemple : "Un héroïnomane à jeun est un danger pour ses proches"

Source : www.larousse.fr

"Boiter" et "Boîter"

  • Le verbe "Boiter" (avec un "i") signifie : claudiquer, marcher en inclinant le corps d'un côté plus que de l'autre, ou alternativement de l'un et de l'autre.

On dit par exemple : "Depuis que je suis tombé, je boite un peu".

  • Et le verbe "Boîter" (avec un "î") n'existe pas officiellement.

Mais il est cependant utilisé par les militants politiques, dans le registre familier et en tant que néologisme, pour signifier : distribuer en boîtes à lettres (des tracts, des professions de foi).

On dit par exemple : "Je boîte dans ton quartier demain".

Ou : "Tu pourrais nous aider pour le boîtage de demain ?".

"Une logorrhée".

Ce substantif féminin du registre soutenu, que l'on a souvent du mal à orthographier, désigne :

  • au sens propre : une diarrhée verbale, ou incontinence verbale ; un trouble du langage caractérisé par un besoin irrésistible de parler.
  • et au sens figuré : un long discours creux ; du verbiage, un flux de paroles inutiles et incohérentes, un blabla prétentieux pour présenter des banalités ou une analyse plus ou moins cohérente et fondée.

Source : wiktionary.org

"Le coccyx".

Coccyx

Le coccyx ("cok-siss") est un tout petit os triangulaire situé à l'extrémité de la colonne vertébrale chez certains primates dont l'Homme.

Il résulte en principe, chez l'Homme, de la soudure de quatre vertèbres atrophiées (ce nombre pouvant varier de trois à cinq), nommées "vertèbres coccygiennes" ou "vertèbres caudales".

La colonne vertébrale, des sept vertèbres cervicales au coccyx

Le mot "Coccyx" vient du mot grec signifiant "Coucou", par analogie de forme avec le bec de cet oiseau.

Un coucou gris

Cet os fait encore partie de grands débats scientifiques en ce qui concerne son rôle pour notre corps et son utilité.

Le coccyx est considéré comme un reliquat d'un appendice caudal (ou "queue") que possédaient les ancêtres de l'Homme et qui s'est amoindrie au cours de l'évolution. L'hypothèse selon laquelle cette atrophie serait liée à la bipédie n'est pas avérée, certains primates ayant vu leur queue disparaître bien avant l'acquisition de la bipédie. Selon le primatologue japonais Masato Nakatsukasa, la perte de la queue chez les hominoïdes du miocène est probablement due à l'augmentation de la taille de ces grands singes anthropoïdes chez qui la queue devient handicapante, et à une locomotion lente couplée à l'augmentation des capacités préhensiles des membres locomoteurs (pieds et mains remplaçant le rôle de contrepoids de la queue).

On l'ignore souvent, mais l'embryon humain possède une longue queue (d'environ un sixième du corps) qui subit à la huitième semaine une résorption osseuse ; les quatre vertèbres extrêmes (dite "coccygiennes" ou "caudales") se fondant en une seule pour former le coccyx.

Source : wikipedia.org

Les curieux pluriels de "Un travail" : "Des travaux", "Des professions" mais également... : "Des travails" !

"Un travail" est un substantif masculin du langage courant désignant un certain de nombre de choses et principalement :
  • avant toute chose : une activité professionnelle régulière et rémunérée.

On dit par exemple : "Avoir un travail", "Chercher un second travail", "Offrir du travail", etc.

  • mais également : l'ensemble des opérations que l'on doit accomplir pour élaborer quelque chose.

On dit par exemple : "Un travail d’embellissement et de rénovation", "Un travail de couture", etc.

  • ou encore : l'ensemble des phénomènes mécaniques qui constituent l'accouchement, grâce auquel le foetus et le placenta sont expulsés de l'utérus.

Le travail commence par les contractions de l'utérus, puis se poursuit par la naissance du bébé et se termine par l'expulsion du placenta.

Le travail, première phase de l'accouchement ; du début des contractions jusqu'à la dilatation ou l'ouverture complète du col de l'utérus
Le travail, première phase de l'accouchement ; du début des contractions jusqu'à la dilatation ou l'ouverture complète du col de l'utérus
  • ainsi que, par ellipse lexicale de "Un travail à ferrer" : un appareil servant à maintenir et immobiliser les grands animaux domestiques (principalement les boeufs et les chevaux), afin de les ferrer, les examiner, les soigner.
Un travail à ferrer
Un travail à ferrer
Mais, de façon assez curieuse, le pluriel de "Un travail" n'est pas le même dans ces trois cas, puisque l'on dit :
  • de façon générale : "Des travaux".
On dit par exemple : "Des travaux d’embellissement et de rénovation", "Des travaux de couture", etc.
  • mais "Des travails" lorsque l’on parle du "Travail à ferrer".

On dit par exemple : "J'ai encore plusieurs travails à réparer cette semaine".

  • et "Des emplois" ou "Des professions" lorsque l'on emploie le terme "travail" au sens général d’activité professionnelle.

On dit par exemple : "Je suis obligé d'avoir deux emplois pour m'en sortir financièrement" (et non "deux travails").

Ou : "Je connais pas mal de personnes qui exercent deux professions simultanément" (et non "deux travails").

Dans ce cas, en effet, il est d’usage de ne pas utiliser le mot "travail" au pluriel (qui serait ici "travaux").

Sources : www.dictionnaire-academie.fr et www.doctissimo.fr

"IMG".

On a sans doute trouvé particulièrement judicieux d'utiliser un même sigle pour désigner deux notions médicales totalement différentes... :

  • L'Interruption Médicalisée de Grossesse, également appelée "Avortement thérapeutique", qui ne peut être réalisée que lorsque la santé de la femme enceinte ou de son enfant est en cause.

À ce titre, l'IMG peut être pratiquée à tout moment de la grossesse, dès lors que la grossesse met gravement en danger la santé de la femme enceinte, ou si l'enfant à naître est atteint d'une affection particulièrement grave et incurable.

  • Mais également l'Indice de Masse Grasse.

Exprimé en pourcentage, celui-ci sert à juger de la proportion de tissus adipeux d'une personne adulte, en rendant rend compte de la disproportion entre la masse de graisse et celle des muscles.

"Le syndrome de Gilles de la Tourette" ou "La maladie de Gilles de la Tourette".

Il s'agit d'un trouble neurologique se traduisant par des tics incontrôlables et répétés, tels que des grimaces et des grossièretés, la victime ne pouvant s'empêcher de proférer régulièrement des mots ou des phrases relevant du registre argotique ou du registre vulgaire ("Coprolalie").

Ce trouble a été nommé ainsi par le célèbre médecin neurologiste français Jean-Martin Charcot, en hommage à son découvreur, l'un de ses élèves, Georges Gilles de La Tourette (30 octobre 1857 - 26 mai 1904) qui, le premier, en fit la description, en 1885.

On parle également de "SGT" pour "Syndrome de Gilles de la Tourette".

Source : wikipedia.org