On ne dit pas : "Même s'il a un aura, une compétence" !

L'ancien joueur de rugby à XV et consultant sportif français Éric Blanc, cofondateur de la marque de vêtement "Eden park"

Mais : "Même s'il a unE aura, une compétence" !

Le mot "Aura" est en effet un subtantif féminin, qui nous vient du latin, et désignant - dans ce contexte - l'image, la réputation qui entoure ou semble entourer un être ou une chose.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Des desiderata" ou "Un desideratum".

Ce joli mot latin est utilisé en français, le plus souvent au pluriel pour désigner : des choses que l'on souhaite voir se réaliser, que l'on demande, que l'on attend. Et donc, selon le contexte : des désirs, des souhaits, des voeux, des revendications, des prétentions, des doléances.

On dit par exemple : "À force d'écouter les desiderata de son trio d'attaquants vedettes Benzema, Griezmann, Mbappé, durant la phase finale de l'Euro 2020, le sélectionneur des bleus, Didier Deschamps, s'est perdu dans ses schémas tactiques : 4-3-3 face à l’Allemagne lors de la première rencontre de poule, 4-4-2 face à la Hongrie, lors de la deuxième, 4-2-3-1 contre le Portugal, lors de a troisième, et enfin 3-5-2 face à la Suisse, lors du huitième de finale !".

Ou : "Mon nouveau patron m'a clairement demandé mes desiderata en matière de rémunération et d'avantages, et s'est engagé à me donner satisfaction !".

Sources : www.larousse.fr, www.linternaute.fr et www.cnrtl.fr

"Ex aequo", "Un ex aequo" et "Des ex aequo".

"Ex aequo" est une locution latine couramment utilisée en français, en particulier dans le domaine sportif.

  • Il s'agit principalement d'une locution adverbiale invariable signifiant : à égalité, avec le même rang dans un classement.

On dit par exemple : "Les deux équipes sont actuellement ex aequo, avec 42 points".

Ou : "Le film est troisième ex aequo au classement du nombre d'entrées".

  • Mais il peut également s'agir d'un substantif masculin ou féminin invariable désignant : une personne ayant obtenu le même rang qu'une autre. Ou, au pluriel : des personnes ayant obtenu le même rang.

On dit par exemple : "L'ex aequo allemand lauréat du Prix cette année n'a pas pu rester pour la cérémonie officielle".

ou : "Les deux ex aequo arrivés en tête du classement ont été félicités par le jury".

Source : wiktionary.org et www.larousse.fr

11 façons de dire "Le ventre" en français.

"Le bide" et "Le bidon"appartiennent au registre argotique.

Et "La bedaine", "Le bedon", "Le bidou", "La brioche", "La panse" ou "La ventrouille" au registre familier.

Ainsi que "La bedondaine", que nous devons au génial Rabelais, ou "La gidouille", à Alfred Jarry.

Enfin, "L'abdomen" (du latin "Abdomen" signifiant "Ventre", "Bas-ventre") relève du langage courant.

Sources : www.cnrtl.fr et crisco2.unicaen.fr

"Ex cathedra".

Cette locution latine en forme d'idiotisme religieux est une locution adverbiale signifiant :

    • au sens propre, dans le domaine religieux : du haut de la chaire de Pierre (le premier pape) et s'imposant à ses fidèles, en parlant du pape, chef de l'Église catholique s'exprimant de manière infaillible .
    • et par extension : du haut de sa chaire, avec autorité et solennité, de façon cérémonieuse ; sur un ton doctoral ou dogmatique.

On dit par exemple : "Emmanuel Macron l'omniscient n'en finit plus de nous asséner régulièrement ses déclarations ex cathedra".

Sources : ww.larousse.fr, www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Un MO" ou "Un Modus operandi".

Ce sigle et cette locution latine, souvent utilisés dans les feuilletons policiers, désignent : une manière d'opérer, de procéder ; une façon de faire.

Et non un "Mode opératoire", comme on peut malheureusement fréquemment le lire ou l'entendre dans les mauvaises traductions.

Cette expression peut être utilisée dans de nombreux contextes : organisationnels, professionnels, scientifiques, etc.

Et en matière de criminologie, le modus operandi correspond au mode de fonctionnement typique d'un criminel et ses façons d'agir.

Par exemple, un violeur peut avoir pour habitude d'agresser nuitamment des femmes rentrant par le dernier métro.

Cette manière d'opérer ne doit pas être confondue - comme c'est souvent le cas avec la "Signature" d'un criminel, qui peut par exemple consister à découper une partie du vêtement de la victime, qu'il emporte et conserve comme "Trophée".

Alors que le modus operandi peut changer avec le temps (le violeur se mettant à agresser des femmes à d'autres moments de la journée), sa signature (le découpage d'une pièce de tissu) restera habituellement la même.

Source : wiktionary.org

"Aller ad patres", "Être ad patres", "Envoyer ad patres" ou "Expédier ad patres".

Ces différentes locutions verbales du registre familier sont construites à partir de la locution adverbiale "Ad patres" (chez les ancêtres").

Et elles signifient donc respectivement, au sens figuré :

  • "Aller ad patres" : rejoindre le royaume des morts, c'est à dire mourir.

On dit par exemple : "Je sais bien qu'en continuant de boire comme il le fait, mon père risque d'aller ad patres d'ici quelques années à peine".

  • "Être ad patres" : être au royaume des morts, c'est à dire être mort.

On dit par exemple : "Il y a bien longtemps que mon oncle et ma tante sont ad patres".

  • et "Envoyer ad patres" ou "Expédier ad patres" : envoyer au royaume des morts, c'est à dire tuer.

On dit par exemple : "S'il continue comme ça, ton cousin va se faire expédier ad patres par Riton le Stéphanois et sa bande".

Sur le même sujet, je me permets de vous recommander mon article consacré à toutes les façons de dire "Tuer".

"Un cultivar", "Une variété" et "Une varietas".

Serre horticole

Ainsi que vous allez pouvoir le constater, la distinction entre ces trois mots n'est vraiment pas aisée, l'utilisation interchangeable dans le milieu horticole des termes "Cultivar" et "Variété" génèrant en effet une confusion.

  • "Un cultivar" est un mot-valise anglais ("Cultigene variety"), créé en 1923 par le botaniste états-unien Liberty Hyde Bailey.

Et il désigne une variété de plante (arbres compris) obtenue en culture, par hybridation, sélection ou mutation, pour ses caractéristiques réputées uniques : morphologiques, esthétiques, techniques, vitesse de croissance (pour les arbres par exemple), adaptation à un biotope ou résistance à certaines maladies.

Ce terme de "Cultivar" est synonyme de "Variété cultivée" ou "Variété horticole", et plus communément malheureusement - par ellipse - "Variété".

Il existe de nombreux types de cultivars. Cette notion existe dès lors que dans une langue, on dénomme plusieurs types de plantes cultivées reconnaissables par des caractères communs au sein d'une espèce.

Les cultivars traditionnels sont donc nécessairement hétérogènes du point de vue du généticien, qui les qualifient souvent de "Variétés-populations" (ou "Landraces").

Avec l'essor de la sélection moderne et des outils génétiques, ainsi que des réglementations, on tend aujourd'hui à restreindre le sens de "Cultivar" à des populations de plantes "distinctes, homogènes et stables", autrement dit aptes à être enregistrées dans les catalogues officiels ou à recevoir un certificat d'obtention végétale.

Mais le terme "Cultivar" désigne également improprement :

    • les variétés naturelles mais cultivées dans les jardins et multipliées en pépinière,
    • ainsi que les variétés nées spontanément dans les cultures (dites "écotypes").
  • tandis que "Une varietas" (du latin "Varietas", "Qui diverge") ou "Une variété botanique"désigne, en botanique, en mycologie et de manière générale dans toutes les disciplines faisant appel à la systémique : un rang taxonomique de niveau inférieur au rang d'espèce, dit "Infraspécifique".

Contrairement à une "Varietas", un "Cultivar" ne peut donc pas transmettre ses caractéristiques par semence.

Les noms de cultivars sont gérés par le Code international pour la nomenclature des plantes cultivées, alors que les noms de varietas le sont par le Code botanique.

Source : wikipedia.org

"Vice-versa"

Cette locution adjectivale nous vient directement du latin "Vice versa" (littéralement : "La position ayant été inversée")

Elle se prononce en français viss-ver-ssa et signifie : réciproquement, inversement ; dans l'autre sens, dans le sens inverse.

On dit par exemple : "J'ai toujours apprécié d'habiter Paris lorsque ma belle-mère résidait en province, et vice-versa".

Ou : "On peut parfaitement être à la fois parfaitement inculte et très intelligent, et vice-versa".

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org, www.larousse.org, www.cnrtl.fr et Le Robert

"In fine".

J'aime bien cette jolie locution adverbiale latine que l'on utilise fréquemment dans le registre soutenu et qui signifie, selon le contexte :

  • au dernier moment, en fin de compte, finalement.

On dit par exemple : "In fine, le gouvernement a décidé de ne pas modifié la réglementation en vigueur".

Ou : "In fine, nous sommes parvenu à éviter le procès".

  • à la fin, dans les dernières lignes, dans la partie finale (d'un livre, d'un chapitre ou d'un paragraphe).
  • ou : ne pouvant pas être remboursée par anticipation.

On parle ainsi, par exemple, de "crédit in fine", de "prêt in fine" ou de "remboursement in fine".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Affirmer mordicus" ou "Soutenir mordicus".

Ces deux locutions verbales font référence à l'adverbe latin "Mordicus" ("en mordant") et signifient, dans le registre familier : affirmer avec obstination ; soutenir avec ténacité ; affirmer quelque chose de façon catégorique, avec une fermeté opiniâtre.

On dit par exemple : "Mon petit-fils m'a affirmé mordicus que la guerre de 1418 avait été une effroyable boucherie !".

Ou : "L'un de mes collègues m'a soutenu mordicus que la Guyane était une île !".

Sources www.larousse.fr et www.expressio.fr