"Tonight Bruce Infos".

Bruce Toussaint, animateur de Tonight Bruce Infos sur BFMTV

Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Car tel est le titre de l'émission télévisée vespérale d'information axée sur l'actualité présentée depuis le 26 août 2019 par le journaliste français Bruce Toussaint sur la chaîne de télévision française 'information en continu BFM TV.

Elle remplace l'émission "Grand Angle", présentée par Jean-Baptiste Boursier d'août 2014 à juillet 2018 et par Bruce Toussaint d'août 2018 à juillet 2019.

Sans doute ce dernier a-t-il considéré que "Les informations du soir de Bruce Toussaint" ou - puisque la familiarité et les apocopes semblent désormais de rigueur : "Les infos du soir de Bruce" - ne sonnaient pas assez modernes ?

"Wheeler Dealers France".

Cette émission française consacrée à l'automobile, diffusée depuis le 10 octobre 2016 sur la chaîne télévisée française RMC Découverte, est la version française de l'émission britannique... "Wheeler Dealers" (Bravo à ceux qui ont trouvé tout seuls ! Du moins s'ils ont moins de 5 ans ou plus de 100..).

Celle-ci est diffusée depuis le 7 octobre 2003 sur Discovery Channel en Angleterre.

Et en France, sur RMC Découverte et Discovery Channel depuis 2014... sous le titre "Occasions à saisir" ; dont on se demande pourquoi il n'a pas été repris pour la version française !

Source : wikipedia.org

"Vintage Garage" puis "Vintage Mecanic".

Il s'agit des deux noms successifs d'une émission française (si, si !) consacrée à la restauration d'automobiles et de motocyclettes anciennes, présentée par le journaliste automobile et éditeur français François Allain et diffusée, depuis le 18 mai 2016, sur la chaîne de télévision française RMC Découverte.

L'émission a changé de nom le 15 mars 2017 après six premiers épisodes diffusés du 18 mai 2016 au 1er juin 2016.

"Garage d'autrefois" et "Mécanique rétro" m'auraient semblé davantage pertinents. Mais je ne suis évidemment qu'un vieux râleur acariâtre.

"Flash Talk" sur LCP Assemblée Nationale : l'émission qui fait honte au service public audiovisuel.

Les présentateurs et le logo de l'émission "Flash talk"

En ce 15 avril 2018, c'est la seconde fois que j'ai la malchance d'atterrir sur l'émission télévisée dominicale "Flash Talk", diffusée - honte à elle -, à 13 heures, par la chaîne LCP Assemblée Nationale. Et, comme la première fois, je n'ai tenu que... deux minutes avant de devoir changer de canal, mortifié que j'étais par la médiocrité et la teneur du vocabulaire et du niveau de langage employés.

D'abord, naturellement, pourquoi ce titre anglais absurde et inadmissible sur une chaîne parlementaire française. Ses concepteurs pensent-ils sincèrement que leurs jeunes hypothétiques téléspectateurs en saisissent la signification ?

J'incline à penser pour ma part que "Conversation impromptue" ou "Conversation improvisée" serait nettement plus clair et surtout justifié, dans un pays francophone et sur une chaîne publique émanant de la chambre haute de la représentation nationale.

Ensuite, et surtout, cette émission, qui semble avoir pour vocation de donner la parole aux jeunes, concourt surtout, à mon sens, à les conforter dans leur médiocrité langagière.

De fait, pas plus Raphaël Yem que Sonia Chironi, ses deux animateurs, ne semblent en effet capable de prononcer ou de construire correctement une phrase dans un français un tant soit peu correct.

Jugez-en plutôt : "I' sont là ! I' vont avoir la parole !", débute la jeune femme. Avant que son comparse n'enchaîne, s'adressant à un premier interlocuteur : "C'est quoi ton prénom ?", "S'appelle comment ton collège ?" ! Puis, de jargonner le "djeun's", à coups de "Arrête de mythoner" et autres formules, toutes plus familières ou argotiques les unes que les autres.

Ce n'est pas, à mon sens, faire preuve de respect à l'égard de la jeunesse que de s'adresser ainsi à elle en la tutoyant gros comme le bras et en adoptant son sociolecte, ses mots, ses expressions, son jargon et ses tics de langage. Je pense, a contrario, que l'on doit vouvoyer un jeune interlocuteur ; lui parler un langage compréhensible mais suffisamment soutenu pour lui témoigner du respect qu'on lui porte. Et, idéalement, lui donner envie d'essayer d'améliorer son niveau de langue.

Il est évidemment tout à fait néfaste pour le maintien et l'amélioration de la pratique de notre jolie langue, de chercher ainsi à se mettre au niveau de langue de ses interlocuteurs en pratiquant le nivellement par le bas.

C'est au contraire en s'efforçant d'avoir une prononciation correcte et d'utiliser des mots et des locutions pertinents d'un registre de langue courant ou d'un registre de langue soutenu, qu'il sera je pense - et j'espère - possible d'y parvenir.