On ne dit pas : "La Salle Pé", "La Salle Pétrière", "L'Hôpital de la Salle Pétrière" ni "L'Hôpital de la Pitié-Salle Pétrière" !

L'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris (75)

Mais : "La SALPÉ", "L'Hôpital de la SALPÊTRIÈRE" et "L'Hôpital de la Pitié-SALPÊTRIÈRE" !

Ce célèbre hôpital relevant de l'AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris) est situé 47-83, boulevard de l'Hôpital dans le 13e arrondissement, au Sud-Est de Paris (75).

Localisation de quelques grands hôpitaux parisiens

L'hôpital de la Pitié-Salpêtrière est le plus grand des hôpitaux français par sa superficie. Au sein de ses 90 bâtiments répartis sur 33 hectares, sont présents 77 services regroupés en 10 pôles, dont les urgences.

Il compte 2 130 lits et 7 000 salariés y accueillent chaque année 156 000 patients.

L'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris (75)

Fondé en 1656 par le roi Louis XIV, La Salpêtrière fut le premier et le plus grand des établissements de l'Hôpital général de Paris.

Pourquoi ce nom de "Pitié-Salpêtrière" ?

Et il fut construit sur l'emplacement du petit arsenal, où l'on fabriquait la poudre pour les munitions, surnommé "La Salpêtrière".

Plus ancien explosif chimique connu, la "poudre noire", parfois dénommée "poudre à canon" ou "poudre à fusil", est constituée d'un mélange déflagrant de soufre, de nitrate de potassium (ou "salpêtre") et de charbon de bois.

Après la démolition en 1896 de l'ancien hôpital de la Pitié, le nouveau fut installé en 1911 sur un site jouxtant celui de la Salpêtrière (sur l'ancien site, dans le 5e arrondissement, se trouve aujourd'hui la Grande Mosquée de Paris, inaugurée en 1926).

Les deux hôpitaux fusionnèrent en 1964.

Et ils forment aujourd'hui l'hôpital "Pitié-Salpêtrière", faisant partie du groupement hospitalier "Pitié-Salpêtrière-Charles-Foix" depuis 2012.

Le 14 décembre 1974, l'hôpital fait l'objet d'une double protection au titre des monuments historiques : un classement et une inscription.

L'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris (75)

Sources : wikipedia.fr et pitiesalpetriere.aphp.fr

Pourquoi dire : "La pop culture" ?

Et pas, en français : "La CULTURE POP" ou "La culture POPULAIRE" !

C'est à dire : une forme de culture - qui n'est ni la culture de masse ni la culture médiatique - dont la principale caractéristique est d'être produite et appréciée par le plus grand nombre, à l'opposé d'une culture élitiste ou avant-gardiste qui ne toucherait qu'une partie aisée et/ou instruite de la population.

Contrairement à une forme de culture jugée plus élitiste, la culture populaire se veut accessible à tous et demeure compréhensible et appréciable à plusieurs niveaux, sans exiger nécessairement de connaissances culturelles approfondies au préalable.

Mais elle ne se prive pas pour autant de références plus ou moins explicites à de nombreuses autres oeuvres, comme par exemple dans les émissions et feuilletons télévisés.

Source : wikipedia.org

"Une mater" et "Mater".

Ces mots homophonographes ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Une mater" (ma-tère) est un substantif féminin du registre familier, signifiant selon le contexte :
    • par apocope : un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

    • ou, pour les jeunes, par utilisation du mot latin "mater" ("la mère) : une mère.

On dit par exemple : "Ta mater est d'accord pour samedi soir ?".

Une maman et ses bébés, étendus sur l'herbe

Source : www.cnrtl.fr

"Happy electrio" et "Jusqu'à 6 électros pour 1£ de plus" !

Publicité d'octobre 2021 pour le "Happy electrio" du cuisiniste français "Cuisine Plus"

Tels sont les slogans que se permet de nous infliger l'enseigne française "Cuisine Plus" sur ses affiches publicitaires d'octobre 2021.

Cuisine Plus est un cuisiniste franchisé créé en 194 à Quimper (29).

Logotype du cuisiniste français "Cuisine Plus"

Et le terme "électros", que j'avoue découvrir ici pour la première fois, désigne, par ellipse lexicale (le substantif "appareil" est éliminé : trop compliqué, certainement) et apocope ("ménager" disparaît également : trop long à prononcer, vraisemblablement) : des appareils électroménagers.

 

Pourquoi dire : "Le foot US" ?

La journaliste sportive française Candice Rolland

Comme a pu le déclarer, le 9 octobre 2021, la journaliste sportive française Candice Rolland, en commentant la rencontre amicale de football "Portugal-Qatar", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas : "Le footBALL AMÉRICAIN" !

Le football américain

Ce sport collectif extrêmement différent du football oppose deux équipes de onze joueurs qui alternent entre la défense et l'attaque, le but du jeu étant de marquer des points en amenant le ballon dans la zone d'en-but adverse.

Les points peuvent être marqués de différentes façons :

  • en franchissant la ligne de but avec le ballon,
  • en lançant le ballon à un autre joueur situé de l'autre côté de la ligne de but,
  • en plaquant le porteur du ballon de l'équipe adverse dans sa propre zone d'en-but,
  • ou en tirant au pied le ballon entre les poteaux du but adverse.

Le vainqueur est l'équipe ayant marqué le plus de points à la fin du match.

Le football américain

Aux États-Unis et au Canada (y compris au Québec), le football américain (ainsi que son pendant canadien, le football canadien) est simplement appelé "football".

En revanche, le sport dénommé "Football" au niveau mondial y est appelé "Soccer".

Source : wikipedia.org

"Un coup de téléphone", "Un coup de fil" ou "Un coup de bigophone" ou "Un coup de bigo".

Une jeune femme passant un "coup de fil"

Ces différentes locutions nominales masculines désignent toutes : un appel téléphonique.

Et elles s'utilisent principalement avec les verbes "Donner" et "Passer" ou "Attendre" et "Recevoir".

  • "Un coup de téléphone" relève du langage courant.
  • "Un coup de fil" du registre familier, et fait référence aux téléphones "filaires", dotés d'un fil, ayant précédé les téléphones "sans fil" et les téléphones "portables",
  • et "Un coup de bigophone" ou -par apocope - "Un coup de bigo", du registre populaire.

4 façons dire : "Bon appétit !".

"Bon appétit !"

Parce que l'usage de cette formule est contraire aux bonnes manières, la langue française - pourtant si riche en idiotismes alimentaires - ne compte presque aucun synonyme de la locution interjective "Bon appétit" (registre populaire), en dehors de la classique apocope "Bon ap' !" (ou "Bon app' !") (registre familier).

Et de l'inepte Un excellent appétit !" (par ellipse de "Je vous souhaite un excellent appétit !"), dont nous gratifient fréquemment les serveurs de restaurant, se croyant certainement très polis.

On peut toutefois souhaiter à ses convives ou commensaux : "Régalez-vous !" (langage courant) ou "Régalez vos papilles !" (registre soutenu).

"Bon appétit !"

Sources : wiktionary.org

On ne dit pas : "On peut s'blesser grave" !

Le journaliste sportif français Nicolas Geay

Comme a pu le déclarer le journaliste sportif français Nicolas Geay, le 5 août 2021, en commentant les épreuves masculines de cyclisme sur piste des Jeux olympiques de Tokyo 2020, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "On peut sE blesser graveMENT" !

"Un indic".

Ce substantif masculin en forme d'apocope relève du registre familier.

Et il désigne, dans le jargon de la police et des truands : un indicateur de police ou un informateur.

Celui-ci était également appelé "un doulos" jusque dans les années 1960.

Il s'agit d'un auxiliaire qui fournit des informations, soit de manière gracieuse, soit en l'échange d'une certaine impunité (poursuite de son propre trafic, élimination d'un concurrent…), d'un gain financier, d'un assouplissement de son régime carcéral (meilleur cantinement, rapprochement géographique avec sa famille) ou d'un service (obtention de titres de séjour).

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Tu as rien montré de très glam" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme a pu le déclarer, le 29 juin 2021, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission de Smaïl Bouabdellah, "13H Smaïl", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais, à tout le moins : "Tu N'as rien montré de très glamOUR" !

Et, en français : "Tu N'as rien montré de très SÉDUISANT" !

Parce qu'il use et abuse des anglicismes lors de chacune de ses interventions dans les différentes émissions de cette chaîne, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Un chef opérateur de prise de vues", "Un chef opérateur", "Un chef-op", "Un chef op", "Un directeur de la photographie", "Un directeur de la photo", "Un directeur photo", "Un dir-phot", "Un dir phot" ou "Un DOP (Director Of Photography)".

Un "chef opérateur" ou "directeur de la photo"

Toutes ces locutions nominales masculines sont parfaitement synonymes.

Et elles désignent : le responsable, durant le tournage d'un film, de la prise de vues.

Fonction

Il s'agit d'un poste très important, puisqu'en collaboration étroite avec le réalisateur, il conçoit l'esthétique de l'éclairage.

Il dirige l'équipe d'électriciens-éclairagistes, celle-ci plaçant les projecteurs et accessoires selon ses directives. En accord avec le réalisateur, il peut assurer à la fois le cadre et la lumière.

Le directeur de la photographie est assisté par différents chefs de poste :

  • dans le domaine de la caméra : d'un cadreur, lui-même assisté d'un premier assistant opérateur, dit "pointeur" (chargé de faire le point),
  • dans le domaine de la lumière ou éclairage : d'un chef électricien, chargé de la mise en place des installations d'éclairage,
  • dans le domaine de la machinerie : d'un chef machiniste, supervisant l'installation de la caméra et la mise en oeuvre des mouvements de prises de vues ("travellings") et grues, à l'exception de l'utilisation d'un Steadicam,
  • dans le domaine de la gestion des supports numériques : d'un ingénieur de la vision ou "DIT  (Digital Imaging Technician)", spécialiste technique des formats numériques et servant d'intermédiaire entre le laboratoire (numérique) et le tournage.

À la finalisation du film, en postproduction, le directeur de la photographie supervise également, avec le réalisateur, l'étalonnage des images du film.

Parmi les plus grands directeurs de la photographie de l'histoire du cinéma français, on peut citer par exemple : Henri Alekan, Nestor Almendros, Raoul Coutard ou Pierre Lhomme.

Un "chef opérateur" ou "directeur de la photo"

Source : wikipedia.org