Pourquoi dire : "Slow motion" voire "Slow-mo" ou "Slo-mo"" ?

Et pas simplement, en français : "RALENTI" !

À savoir : un effet spécial, réalisé lors de la prise de vues ou en léger différé, et spécifique au cinéma et à la télévision, qui consiste à filmer un sujet en accélérant la cadence de prise de vues pour que le mouvement du sujet soit ralenti à la projection.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Split screen" ou "Écran splitté" ?

Un écran partagé ("split screen") durant le générique du film états-unien de Norman Jewison "L'affaire Thomas Crown" (1968)

Et pas, tout simplement : "Écran divisé", "Écran fractionné" ou "ÉCran séparé" !

Il s'agit en effet d'un effet audiovisuel consistant - au cinéma, à la télévision ou dans un jeu vidéo - à diviser l'écran en plusieurs parties, chacune d'entre elles présentant des images différentes : soit plusieurs scènes différentes, soit plusieurs perspectives différentes d'une même scène.

Un écran divisé ("split screen") dans le film états-unien de Norman Jewison "L'affaire Thomas Crown" (1968)

C'est notamment le cas dans le splendide film états-unien de 1968, de Norman Jewison, "L'affaire Thomas Crown", qui réunit au sommet de leur beauté Steve McQueen et Faye Dunaway. Dans ce film légendaire, les nombreux écrans partagés nous permettent de suivre par le menu, le braquage minutieusement conçu par le millionnaire Thomas Crown. Celui-ci, réalisé par cinq complices qui ne se connaissent pas et qui ne se rencontreront qu'une fois, laissera la police perplexe. Mais pas la redoutable enquêtrice de la compagnie d'assurance, la ravissante et sagace Vicky Anderson (Faye Dunaway) !

Affiche du film états-unien "L'affaire Thomas Crown", de Norman Jewison (1968)

Le tout sur la merveilleuse musique de Michel Legrand, à qui la chanson "The windmills of your mind" ("Les moulins de mon coeur"), rapporta l'oscar de la meilleure chanson originale.

Mais, ainsi que l'explique par le menu un excellent article du Cinéclub de Caen (14) (*), si l'année 1968 constitua une sorte d'âge d'or de l'écran divisé, le procédé avait été inventé dès le début du cinéma avec le jeu du cache et du contre-cache, conçu et mis au point par Méliès avant 1900. Il s'agissait néanmoins d'un trucage qui ne devait pas être perçu par le spectateur, à l'inverse de l'écran séparé proprement dit, qui s'exhibe en tant que tel.

L'écran partagé est ainsi utilisé avec parcimonie dans le cinéma muet et avant l'apparition de l'écran large. L'écran partagé ne naît véritablement qu'après l'exposition universelle de Montréal en 1967 ; Richard Fleischer (dans "L'étrangleur de Boston"  en 1968) et Norman Jewison en ayant fait la plus brillante utilisation, et Brian De Palma une forme intimement liée aux mystères de son cinéma).

(*) : www.cineclubdecaen.com/analyse/splitscreen.htm

Sources : wikipedia.org et www.cineclubdecaen.com

Pourquoi dire : "En replay" ou "Le replay" ?

Et pas : "En REDIFFUSION" ou "En DIFFÉRÉ" !

Et : "LA REDIFFUSION" ou "Le DIFFÉRÉ" !

Ce substantif masculin est en effet un faux anglicisme désignant une technologie grâce à laquelle il est possible de revoir ou réécouter une émission de radio ou de télévision après qu'elle ait été diffusée en direct.

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Hacker" et "Un hacker", "Un hackeur" ou "Une hackeuse" ?

Et pas, simplement : "Pirater informatiquement" et "Un pirate informatique" ou "une pirate informatique" !

Puisqu'il s'agit de pénètrer par effraction dans des systèmes ou des réseaux informatiques.

Le substantif masculin "Un hacker" est un mot anglais.

Quant au verbe "Hacker" et aux substantifs masculin "Un hackeur" et fémlinin "Une hackeuse", il s'agit de mots de franglais.

Les utiliser contraint d'ailleurs ceux qui le font à prononcer différemment les mots homophonographes "Hacker" (a-ké) et "Un hacker" (un a-keur) afin de les distinger...

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Le mapping vidéo" ou "Le video mapping" ?

Vidéo mapping

Et pas : "La fresque lumineuse" ou "La projection illusionniste".

Ainsi que le font nos amis québecois.

Puisque les anglophones n'utilisent même pas ce vocable mais celui de "Projection mapping" !

C'est à dire : une technologie multimédia permettant de projeter de la lumière ou des vidéos sur des surfaces tridimensionnelles comme des bâtiments, ou bien dans des lieux tels que des salles de concert, des stades de sport ou des musées, dans le but de créer une illusion optique.

Vidéo mapping

Source : wikipedia.org

"Un RADAR".

Antenne radar

Ce mot relève du vocabulaire et du jargon aéronautique, du vocabulaire et du jargon militaire ainsi que du vocabulaire et du jargon de la police et de la sécurité.

On ignore souvent que "Radar" est un acronyme américain signifiant "RADio Detection And Ranging", que l'on peut traduire par "Détection et estimation de la distance par ondes radio", "Détection et télémétrie radio", ou plus simplement "Radiorepérage".

Il a remplacé le sigle anglais précédemment utilisé : RDF (Radio Direction Finding), que l'on peut traduire par "Radiocompas".

Un radar est un système utilisant les ondes électromagnétiques pour détecter la présence et déterminer la position ainsi que la vitesse d'objets tels que les avions, les bateaux, ou la pluie.

Les ondes envoyées par l'émetteur sont réfléchies par la cible, et les signaux de retour (appelés "écho radar") sont captés et analysés par le récepteur, souvent situé au même endroit que l'émetteur :

  • La distance est obtenue grâce au temps aller/retour du signal,
  • la direction grâce à la position angulaire de l'antenne où le signal de retour a été capté,
  • et la vitesse avec le décalage de fréquence du signal de retour généré selon l'effet Doppler.

Le radar est utilisé dans de nombreux domaines :

  • en météorologie pour détecter les orages,
  • pour le contrôle du trafic aérien,
Radar routier fixe
Radar routier fixe
  • pour la surveillance du trafic routier,
Radars routiers fixes de nouvelle génération
Radars routiers fixes de nouvelle génération
  • par les militaires, afin de détecter les objets volants mais aussi les navires,
  • en astronautique,
  • etc.

On retrouve ce mot "Radar" dans différentes expressions : "Disparaître des écrans radar", "Disparaître des radars", "Passer sous le radar", "Passer sous les radars" ou "Rester sous le radar", "Rester sous les radars".

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Un conf call" !

Mais : "Une conférence téléphonique" !

"Conf call" est en effet l'apocope de la locution nominale anglaise "Conference call", qui désigne une communication téléphonique organisée à l’avance entre plus de deux correspondants.

Et non, comme on le croit parfois, un exposé retransmis par téléphone !

Source : www.academie-francaise.fr