"Une tête de gondole".

Cette locution nominale féminine relève du jargon mercatique de la grande distribution.

Et il désigne, au sens propre :

  • l'emplacement particulièrement visible, situé en bout de rayon et donnant sur les allées de circulation principales et sur l'allée centrale d'un magasin, permettant la présentation en masse d'articles de consommation courante.

On en trouve notamment dans les supérettes, supermarchés, hypermarchés, SDPM (Supermarchés à Dominante Marques Propres) et GSS (Grandes Surfaces Spécialisées).

La mise en tête de gondole peut avoir une forte influence sur les ventes et les multiplier par 2 ou 3 selon l'offre.

Elle s'accompagne donc généralement d'une opération promotionnelle et de la mise à disposition d'un mobilier de PLV.

Et elle est négociée entre le fournisseur et le distributeur, qui réclame au premier une importante contribution financière pour bénéficier de cette visibilité accrue.

  • et au sens figuré : ce qui est exposé à la première place, au premier rang, au devant ; ce que l'on expose de façon ostentatoire ; ce dont on se targue.

On dit par exemple : "Cet écrivain est l'une des têtes de gondole des éditions Gallimard".

Sources : www.definitions-marketing.com, www.larousse.fr et wiktionary.org

"La grande distribution".

Les logotypes des principales enseignes française de grande distribution alimentaire

Cette locution nominale féminine relève du langage courant.

Et elle désigne l'ensemble des opérateurs :

  • pratiquant le commerce de détail de biens de consommation et éventuellement des services associés (livraison, financement) à destination des consommateurs finaux,
  • à partir de points de vente disposant d'une grande surface réservée à la vente, ainsi que d'autres zones accessibles aux clients (parking) ou non (stocks-réserves),
  • organisés pour la vente en libre-service, les produits étant exposés sur des linéaires pour être choisis et prélevés directement par le consommateur.

Un magasin Carrefour et son parc de stationnement

Ce secteur économique est constitué des supérettes, supermarchés, hypermarchés, ainsi que des entreprises du grand commerce spécialisé (ameublement, bricolage, loisirs, etc.).

Un magasin Castorama

Source : wikipedia.org

"Un effet boomerang".

Cette locution nominale masculine désigne : une action qui se retourne contre son auteur ; un résultat soudain obtenu en réaction à une décision et dont les conséquences sont le plus souvent inattendues et négatives.

On dit par exemple : "Attention à l'effet boomerang de votre décision, qui pourrait être dévastateur !".

Sources : www.e-marketing.fr et www.expressio.fr

"Un portier ".

Ce substantif masculin polysémique du langage courant désigne tout à la fois :

  • autrefois :
    • un gardien ou un concierge (registre désuet),
    • avant 1965 et le concile de Vatican II, dans l'église catholique : un clerc ayant reçu le premier des ordres mineurs.
Un portier dhôtel
Un portier dhôtel
  • de nos jours :
    • un préposé, chargé de surveiller l'entrée principale d'un édifice et d'en ouvrir et refermer les portes.

On en trouve principalement devant les hôtels ou résidences de luxe.

    • un religieux (le "frère portier") ayant la charge d'ouvrir et de fermer la porte d'un couvent.

Son équivalent féminin est la "soeur portière".

    • dans l'argot de l'école Polytechnique : le premier élève du Klub ou 50e en partant de la fin, du classement de sortie.
  • et par extension :
    • dans le registre familier : une personne manquant de distinction, bavarde et souvent médisante,
    • un appareil électrique ou électronique, également appelé "Interphone" ou "Visiophone", permettant d'entendre ou d'entendre et de voir les visiteurs se présentant à l'entrée d'une maison ou d'un immeuble.

Et de commander automatiquement, à distance, l'ouverture et la fermeture de la porte.

    • dans le jargon informatique : un logiciel, généralement associé à une ou plusieurs passerelles, assurant notamment la conversion des adresses et vérifiant les autorisations d'accès à un réseau.
Un portier ou PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) de restaurant
Un portier ou PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) de restaurant
    • dans le domaine de la communication : une PLV (Publicité sur le Lieu de Vente) représentant un personnage en bois décoré, souvent grandeur nature, personnalisé à la marque ou à l'enseigne de l'établissement, et disposé devant la porte d'un point de vente.
Un portier ou gardien de but de football
Un portier ou gardien de but de football
    •  ou, au football ou au handball : le gardien de but ou - par ellipse lexicale - le gardien.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

25 façons de dire "Une automobile", "Une vieille automobile" ou "Une automobile en très mauvais état".

Une automobile

  • Nous disposons ainsi d'au moins 14 façons de dire "Une automobile" :

"Une tuture" relève du langage enfantin.

"Une bagnole", "Une caisse", "Une chignole" et "Une tire" appartiennent au registre argotique.

Et "Un taxi" au registre familier, de même que l'apocope "Une auto". Et, pour nos amis québecois : "Un char".

"Une voiture" relève du langage courant.

Tandis que "Un véhicule automobile" appartient au registre soutenu.

Et que les locutions nominales "Un véhicule particulier" (VP) ou "Un véhicule de tourisme" relèvent du jargon administratif et du jargon mercatique.

"Une titine" (registre familier) désigne uniquement une petite voiture. Tandis que "Une gamos" (registre argotique) désigne - pour les jeunes - un véhicule haut de gamme).

Un véhicule automobile très ancien ou "Un tacot"

  • 3 façons de dire "Une vieille automobile" :

"Un tacot" appartient au registre familier. De même que "Une guimbarde".

Et "Une teuf-teuf" (gémination) relève du langage enfantin.

Une vieille bagnole

  • et 8 façons de dire "Une automobile en très mauvais état" :

"Une chiotte", "Une guimbarde" et "Un os" relèvent du registre argotique.

De même que "Un veau" (idiotisme animalier), qui s'applique aux véhicules jugés insuffisamment puissants ou rapides.

"Une poubelle", "Un tape-cul", "Un tas de boue" et "Un tas de ferraille" appartiennent au registre familier.

Et "Une épave" au langage courant.

Source : www.dictionnairedelazone.fr

Pourquoi dire : "Un feedback" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Un retour d'expérience" ou "Un retour d'information".

Il s'agit d'un processus de régulation de la communication permettant à l'émetteur d'un message de savoir si le récepteur l'a bien compris et de l'adapter en conséquence.

  • une rétroaction (action en retour d'un effet sur sa cause, ou sur l'un de ses facteurs causals).
  • ou : un retour de son.

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Des goodies" ?

Et pas : "Des CADEAUX PUBLICITAIRES" ou "Des OBJETS PROMOTIONNELS" !

Ils sont par exemple utilisés pour être distribués aux visiteurs sur les salons, au sein de caravanes publicitaires ou dans le cadre d'actions de mercatique des plages.

Source : www.definitions-marketing.com

Pourquoi dire : "Le pitch d'un film" ou "Un pitch" et "Pitcher un film" ou "Pitcher" ?

Et pas, selon le contexte :

  • Dans le domaine du cinéma :
    • "L'accroche", "L'argument", "L'idée", "Le canevas", Le ressort dramatique" ou "Le résumé" d'un film,
    • et "Résumer un film".
  • Et dans le domaine de la communication :
    • "L'argumentaire", "La démonstration" ou "La présentation",
    • et : "Résumer" !

Source : www.academie-francaise.fr

Pourquoi dire : "Faire du media training" ?

Et pas : "Se préparer aux entretiens audiovisuels" ou "Se préparer à être interrogé par les organes d'information" !

C'est évidemment bien plus long. Mais cela évite d'utiliser le verbe "Faire", déjà présent dans des centaines de formules et expressions et dont nous truffons nos conversations.

Et surtout : de jargonner en anglais !

Pourquoi dire : "Petfood" ?

Un chat et un chien se pourléchant les babines devant un écuelle de croquettes

Et pas, tout simplement, : "Aliments pour animaux domestiques" !

Un rayon "petfood" c'est à dire d'aliments pour animaux domestiques
Un rayon d'aliments pour animaux domestiques

C'est en effet, je vous le concède, sensiblement plus long... mais il s'agit de français et non d'un mot anglophone appartenant au vocabulaire et au jargon de la mercatique, de la publicité et de la communication. Ainsi qu'au vocabulaire et au jargon de la distribution et du commerce.

Le marché des aliments pour animaux domestiques ("petfood") en France
Le marché des aliments pour animaux domestiques en France