"Le calendrier grégorien".

Cette locution nominale désigne le calendrier solaire conçu à la fin du XVIe siècle afin de corriger la dérive séculaire du calendrier julien alors en usage.

Le calendrier grégorien doit son nom au pape Grégoire XIII à la demande duquel des mathématiciens et des astronomes jésuites des universités de Salamanque (Espagne) et de Coimbra (Portugal) préparent les bases d'un nouveau calendrier à partir de 1579.

Le pape Grégoire XIII, 226e pape de l'Église catholique, élu le 13 mai 1572 et décédé à Rome le 10 avril 1585. Né à Bologne le 7 janvier 1502, il est l'instigateur, en 1582, de notre actuel calendrier, dit "calendrier grégorien".

Adopté par Grégoire XIII, le 24 février 1582, il est mis en application dans les États catholiques quelques mois plus tard. Le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 devient ainsi le vendredi 15 octobre 1582 en Espagne, au Portugal aini que dans les États pontificaux.

Et à cette suppression de dix jours s'ajoute l'instauration de la règle des années bissexiles.

L'usage du calendrier grégorien s'est ensuite progressivement répandu dans les pays protestants, et à l'ensemble du monde jusqu'au milieu du XXe siècle.

Ce calendrier s'est imposé dans la majeure partie du monde pour les usages civils. Mais de nombreux autres calendriers sont utilisés pour les usages religieux ou traditionnels.

Source : wikipedia.org

"Une année bissextile" ou "Un an bissextil"

Ces deux locutions nominales parfaitement synonymes désignent : une année de 366 jours (au lieu de 365), revenant tous les 4 ans et dont le mois de février comporte 29 jours (au lieu de 28).

Font exception à cette règle : les années dont le millésime est divisible par 100 mais non par 400. Ainsi, 1600 et 2000 étaient des années bissextiles, puisqu'elles étaient divisibles par 100 et par 400. Mais 1700, 1800 et 1900 ne l’ont pas été, puisqu'elles étaient bien divisibles par 100 mais pas par 400.

Le principe de l'année bissextile consiste donc à ajouter un jour (le 29 février) tous les 4 ans, sauf 3 fois tous les 400 ans.

2020 est une année bissextile et les prochaines seront donc 2024 et 2028.

Les années bissextiles ont été instaurées à partir de 1582, lors de la mise en place du calendrier grégorien.

Et cela afin de compenser la différence de temps entre l'année calendaire (365 jours) et l'année solaire, c'est-à-dire le temps pris par la Terre pour effectuer une révolution complète autour du Soleil, qui est de 365,2422 jours. Un jour surnuméraire est donc ajouté régulièrement pour que la moyenne de la durée des années calendaires soit la plus proche possible de l'année solaire. Sans cette correction, la date des saisons se décalerait progressivement dans le calendrier.

Sources : www.larousse.fr, www.futura-sciences.com et wikipedia.org

"La technique du disque rayé".

Il s'agit d'une technique d'affirmation de soi - en général ou face à une personne en particulier - mise au point par le psychologue américain Zev Wanderer .

Cette méthode simple et facile à appliquer part du principe qu'il faut être constant et clair pour se faire entendre.

Et qui consiste donc à répéter ses désirs, jusqu'à ce que l'on soit écouté.

Elle fait naturellement référence à l'expression du registre désuet "le disque est rayé".

Il ne s'agit pas cependant de répéter des heures durant les mêmes mots, mais bien de faire valoir sa propre opinion dans les conversations. Car celle-ci, de même que ses envies, sont tout aussi valables que celles des autres, et on ne doit jamais en douter.

C'est une technique qui évite d'être manipulé, et même de repérer les techniques de manipulation (parfois inconscientes) des autres.

Il s'agit de répéter sa position, son besoin, jusqu'à ce que son interlocuteur se rende compte que l'on ne changera vraiment pas d'avis.

Source : www.psychologue.net

"Le principat" et "Le dominat".

Ces deux substantifs masculins désignent les deux phases ou formes de gouvernement de l'Empire romain (24 av.J.-C. - 476) ; celui-ci ayant succédé à la Royauté romaine (753 – 509 av. J.-C.) et à la République romaine (509 – 27 av. J.-C.).

"Le principat"

Il s'agit du nom communément donné par les historiens de l'Antiquité au régime politique mis en place par Auguste et restant en vigueur dans l'Empire romain de -27 à 284 environ.

Le terme équivaut sensiblement à la notion d'empire, mais désigne tout particulièrement la nature du pouvoir et la position du monarque romain ; premier des citoyens de la cité, surpassant tous les autres par son prestige et son autorité, son inspiration divine et sa puissance agissante.

Il est mis en place par Auguste, sous couvert de restaurer la République et de maintenir les institutions existantes. Sous le principat il y a donc toujours un Sénat, des consuls, des préteurs, et des édiles (lesquels disparaîtront cependant vers le règne de Alexandre Sévère). Mais si les apparences de la République sont maintenues, le pouvoir passe entre les mains de l'empereur.

La seule existence légale de ce dernier est son titre : il est "Princeps senatus", c'est-à-dire "Prince du Sénat. Dans les faits le princeps est le premier sénateur, auparavant nommé par les censeurs, à parler au Sénat. C'est pourquoi on peut appeler l'empereur "Prince", et c'est aussi pourquoi cette période est appelée "Principat".

L'empereur assure également la fonction de "Pontifex maximus", c'est-à-dire "Grand pontife" ; le plus haut sacerdoce dans l'organisation religieuse des Romains.

"Le dominat"

Le terme vient du latin "dominus" (le "maître") : l'Empereur est l'homme devant lequel les habitants de l'empire ne sont considérés que comme des esclaves. À cette époque apparaissent en effet pour la première fois sur les pièces et dans la titulature impériale les mots "Dominus noster" ("notre maître").

Le Dominat est la seconde des deux phases ou formes de gouvernement de l'Empire romain, qui dura de 285 environ à 476, date officielle de la chute de l'Empire d'Occident.

La première phase du gouvernement impérial, le Principat, se termine avec la Crise du troisième siècle (de 235 à 285), qui voit Dioclétien s'auto-proclamer Empereur.

S'écartant des formes républicaines, plus ou moins respectée depuis Auguste, et donc en vigueur durant les trois premiers siècles de l'Empire, Dioclétien et ses successeurs adoptent un style de gouvernement plus influencé par la vénération des potentats orientaux de l'Égypte et de la Perse antiques que par la collégialité civique qui régnait au sein de la classe gouvernante durant la République romaine.

Pour Dioclétien, l'Empereur est ainsi le fils de Jupiter (le dieu souverain romain, gouvernant la terre et le ciel, ainsi que tous les êtres vivants s'y trouvant... pas Emmanuel Macron !) et son pouvoir se trouve légitimé non plus par le Sénat ou par le Peuple mais directement par les Dieux.

C'est également sous le Dominat que se développe la sacralisation de l'Empereur, visible par exemple dans le cérémonial qu'il fallait observer durant une entrevue avec lui : plusieurs génuflexions, embrasser la pourpre impériale... ce qu'un Romain de la République n'aurait jamais supporté.

On voit par ailleurs apparaître durant cette période une véritable cour impériale. Le Palais impérial (ou palais sacré) possède un grand nombre d'esclaves, hiérarchisés (au sommet se trouve le "Primicier de la Chambre Sacrée"), mais également des courtisans, au sens moderne du terme.

Enfin, l'administration impériale, relativement légère sous le principat libéral d'inspiration augustéenne, se trouve agrandie, ses attributions s'étendent. Son poids devient de plus en plus lourd pour les peuples administrés, tant financièrement que moralement. On assiste à la naissance d'une véritable bureaucratie au sens moderne du terme.

Les historiens contemporains considèrent la transition du Principat au Dominat comme un moment difficilement identifiable. Ils le caractérisent plutôt comme une transformation subtile et graduée au cours de laquelle les réformes de Dioclétien, bien que marquantes, ne forment qu'un simple échelon.

Source : wikipedia.org

Les quatre grandes périodes de l'Histoire.

Les personnes n'ayant pas étudié l'Histoire ignorent le plus souvent les noms et les dates de début et de fin des quatre grandes périodes qui la constituent et de celle qui la précède.

Il s'agit respectivement et chronologiquement de :

"Une écozone" ou "Une région biogéographique" et "Une écorégion" ou "Une province biogéographique".

Ces deux substantifs féminins désignent :

  • "Une écozone" ou "Une région biogéographique" : une partie de la surface terrestre représentative d'une unité écologique à grande échelle, caractérisée par des facteurs abiotiques (non vivants) et biotiques (vivants) particuliers.
  • "Une écorégion" ou "Une province biogéographique" : subdivision d'une écozone ou région biogéographique concernant les terres émergées.

Le système des écozones a été proposé en 1975 par Miklos Udvardy (28 mars 1919 - 27 janvier 1998), un ornithologue et universitaire hongrois, dans un objectif de conservation.

Et il est maintenant utilisé internationalement comme système unifié à des fins d’identification biogéographique et de conservation.

Source : wikipedia.org

"L'Australasie".

Ce vocable signifiant étymologiquement "Asie du Sud" fut pour la première fois employé par Charles de Brosses en 1756 dans son ouvrage intitulé "Histoire des navigations aux terres Australes".

Il désigne une partie de l'Océanie dont la définition n’est pas figée mais qui comprend généralement l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ces deux pays - et parfois la Nouvelle-Guinée - ont d'ailleurs présenté ensemble des athlètes sous cette appellation aux Jeux olympiques de 1908 et de 1912 et en Coupe Davis (à partir de 1904).

Plus récemment, certains géographes anglophones ont décidé d'attribuer ce terme à un ensemble comprenant l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Guinée et autres îles adjacentes, pour délimiter l’écozone australasienne.

Source : wikipedia.org

"Le protoxyde d'azote" ou "Le proto".

Cette locution nominale et son apocope désignent ce que l'on appelle couramment "le gaz hilarant".

Ce composé chimique, également appelé "Oxyde nitreux" ou "Hémioxyde d'azote", est un gaz incolore a l'odeur et au goût légèrement sucrés.

Il s'agit d'un puissant gaz à effet de serre, 298 fois plus puissant que le gaz carbonique, devenu le premier contributeur à la destruction de la couche d'ozone !

Utilisations traditionnelles

Ce gaz est utilisé :

  • comme comburant, pour accroîre la puissance des moteurs, en compétition automobile,
  • avec l'acétylène dans certains appareils d'analyse,
  • comme gaz dépoussiérant, pour les ordinateurs,
  • comme gaz propulseur, dans les bombes de crème chantilly,
  • et pour les siphons à crème Chantilly, crème fouettée ou mousses chaudes ou froides.

Siphon à Chantilly

Utilisation comme drogue

On le surnomme "gaz hilarant" car il euphorise à l'inhalation, d'où son usage comme drogue récréative hallucinogène.

Sa consommation par les jeunes français a littéralement explosé ces derniers temps, du fait de :

  • son extrême simplicité d'utilisation :
Un jeune inhalant du protoxyde d'azote à l'aide d'un ballon de baudruche préalablement gonflé à l'aide d'une cartouche de gaz pour siphon
Un jeune inhalant du protoxyde d'azote à l'aide d'un ballon de baudruche, préalablement gonflé à l'aide d'une cartouche de gaz pour siphon ©La Voix du Nord/Pascal Bonnière

Il suffit en effet de remplir un ballon de baudruche avec le contenu d'une cartouche, puis d'inhaler le gaz ainsi transféré dans le ballon.

Cartouches de protoxyde d'azote et ballons de baudruche jetés sur un trottoir après usage

Ainsi s'explique le grand nombre de cartouches argentées vides et de ballons dégonflés que vous avez certainement dû remarquer depuis quelques temps, au moins dans certains quartiers, jonchant souvent les pelouses des parcs et des cités, ainsi que les trottoirs de nos villes...

Cartouches de protoxyde d'azote et ballons de baudruche jetés après usage

  • son extrême facilité d'accès :

Le protoxyde d'azote est en effet en vente libre dans sa version "gaz pour syphon", ce qui permet de se droguer en toute légalité !

  • et son prix absolument dérisoire :

On trouve ce "gaz pour syphon" à un prix défiant toute concurrence et à la portée de n'importe quel jeune enfant, puisque par exemple à 4 euros les 6 cartouches chez Casino, soit seulement 66 centimes pièce !

Blister de 6 cartouches de gaz pour siphon en vente dans les magasins Casino

Et même à 134,95€ les 400 cartouches sur le site bienmanger.com, mis en avant par Google, soit 33,7 centimes pièce !

Lot de 400 cartouches de "gaz siphon professionnelles N2O pour chantilly" en vente sur le site bienmanger.com
Lot de 400 cartouches de "gaz siphon professionnelles N2O pour chantilly" en vente sur le site bienmanger.com

Ou encore à 219€ les 600 cartouches chez le même fournisseur, pour les crétins ne sachant pas compter (36,5 centimes pièces, soit 8,3% plus cher !).

Source : wikipedia.org

"Un muselet" et "Une plaque de muselet".

Peu de gens, je crois, connaisse ce substantif masculin et cette locution nominale féminine du langage courant qui désignent :

Un muselet avec son couvercle

  • "Un muselet" : la sorte de cage en fil de fer dont on coiffe le bouchon des bouteilles de champagne, de vin mousseux, de bière ou de cidre et qui est serrée au goulot.

Un bouchon et sept plaques de muselet de champagne

  • "Une plaque de muselet" : la rondelle métallique - le plus souvent ornée de couleur ou estampée - apposée sur la face supérieure d’un bouchon de bouteille de champagne, de vin mousseux, de bière ou de cidre et retenue par un muselet.

Elle est fréquemmment appelée de façon impropre "Une capsule de champagne".

Et le collectionneur de plaques de muselet est appelé "Un placomusophile".

Source : wiktionary.org

"Le baguenaudier ", "Le baguenaudier arborescent" ou "L'arbre à vessies".

Un baguenaudier et ses baguenaudes

Ces noms et ce surnom désigne un arbrisseau de la famille des Fabacées (ou Légumineuses) qui se caractérise par son fruit nommé "Baguenaude".

La "Baguenaude" est une espèce de gousse brun rougeâtre en forme de petite vessie pleine d’air, qui enfle à maturité et devient translucide, éclatant de façon sonore lorsqu’on la presse entre les doigts.

Des baguenaudes

C'est le nom de ce fruit et cette pratique qui a donné son premier sens (propre) au verbe "Baguenauder" (ou "Se baguenauder").

La "Métrologie" n'a rien à voir avec le temps qu'il fait et ne saurait être confondue avec la "Météorologie" !

Ces deux substantifs féminins paronymes ont en effet des significations radicalement différentes :

  • La "MéTROlogie" désigne en effet la science de la mesure.

Elle définit les principes et les méthodes permettant de garantir et maintenir la confiance envers les mesures résultant des processus de mesure.

Il s'agit d'une science transversale s'appliquant dans tous les domaines où des mesures quantitatives sont effectuées.

On peut distinguer, artificiellement, différents aspects de la métrologie pour faciliter sa compréhension :

    • la métrologie fondamentale, ou scientifique, qui vise à créer, développer et maintenir des étalons de référence reconnus,
    • la métrologie industrielle, la plus fréquente, qui permet de garantir les mesures, par exemple d'un processus de fabrication, souvent dans le cadre d'un contrôle qualité, lié à un système de gestion de la qualité,
    • et la métrologie légale, liée aux mesures sur lesquelles s'appliquent des exigences réglementaires.
  • Tandis que la "MéTÉOROlogie" désigne l'étude scientifique des phénomènes atmosphériques, ainsi que des météores (à ne pas confondre avec les... météorites !).

Cette science a ainsi pour objet l'étude des nuages, des précipitations ou du vent dans le but de comprendre comment ils se forment et évoluent en fonction des paramètres mesurés tels que la pression, la température et l'humidité.Il s'agit d'une discipline traitant principalement de la mécanique des fluides et de la thermodynamique mais qui fait usage de différentes autres branches de la physique, de la chimie et des mathématiques. Purement descriptive à l'origine, la météorologie est devenue un lieu d'application de ces disciplines. Pour ce faire elle doit s'appuyer sur un réseau cohérent d'observations. Le premier du genre - concernant un territoire multinational étendu - est apparu en 1854, sous la direction du français Le Verrier, qui établit un réseau européen de données atmosphériques fonctionnant de manière opérationnelle dès 1856.

La météorologie moderne permet d'établir des prévisions de l'évolution du temps en s'appuyant sur des modèles mathématiques à court comme à long terme, qui assimilent des données de nombreuses sources dont les stations, les satellites et les radars météorologiques.

Elle a des applications dans des domaines très divers comme les besoins militaires, la production d'énergie, les transports (aériens, maritimes et terrestres), l'agriculture, la médecine, la construction, la photographie aérienne ou le cinéma.

Enfin, la météorologie est également utilisée pour la prévision de la qualité de l'air.

Source : wikipedia.org