"Un cultivar", "Une variété" et "Une varietas".

Serre horticole

Ainsi que vous allez pouvoir le constater, la distinction entre ces trois mots n'est vraiment pas aisée, l'utilisation interchangeable dans le milieu horticole des termes "Cultivar" et "Variété" génèrant en effet une confusion.

  • "Un cultivar" est un mot-valise anglais ("Cultigene variety"), créé en 1923 par le botaniste états-unien Liberty Hyde Bailey.

Et il désigne une variété de plante (arbres compris) obtenue en culture, par hybridation, sélection ou mutation, pour ses caractéristiques réputées uniques : morphologiques, esthétiques, techniques, vitesse de croissance (pour les arbres par exemple), adaptation à un biotope ou résistance à certaines maladies.

Ce terme de "Cultivar" est synonyme de "Variété cultivée" ou "Variété horticole", et plus communément malheureusement - par ellipse - "Variété".

Il existe de nombreux types de cultivars. Cette notion existe dès lors que dans une langue, on dénomme plusieurs types de plantes cultivées reconnaissables par des caractères communs au sein d'une espèce.

Les cultivars traditionnels sont donc nécessairement hétérogènes du point de vue du généticien, qui les qualifient souvent de "Variétés-populations" (ou "Landraces").

Avec l'essor de la sélection moderne et des outils génétiques, ainsi que des réglementations, on tend aujourd'hui à restreindre le sens de "Cultivar" à des populations de plantes "distinctes, homogènes et stables", autrement dit aptes à être enregistrées dans les catalogues officiels ou à recevoir un certificat d'obtention végétale.

Mais le terme "Cultivar" désigne également improprement :

    • les variétés naturelles mais cultivées dans les jardins et multipliées en pépinière,
    • ainsi que les variétés nées spontanément dans les cultures (dites "écotypes").
  • tandis que "Une varietas" (du latin "Varietas", "Qui diverge") ou "Une variété botanique"désigne, en botanique, en mycologie et de manière générale dans toutes les disciplines faisant appel à la systémique : un rang taxonomique de niveau inférieur au rang d'espèce, dit "Infraspécifique".

Contrairement à une "Varietas", un "Cultivar" ne peut donc pas transmettre ses caractéristiques par semence.

Les noms de cultivars sont gérés par le Code international pour la nomenclature des plantes cultivées, alors que les noms de varietas le sont par le Code botanique.

Source : wikipedia.org

"La polysynodie".

Ce substantif féminin très peu connu désigne : un système de gouvernement par conseil instauré en France de 1715 à 1718 par Philippe d'Orléans au début de sa Régence.

Le contrôle général des Finances et les secrétaireries d'État sont remplacés par six, puis huit conseils.

Le système vise à associer la noblesse au gouvernement de la France alors qu'elle s'en était trouvée écartée sous le règne de Louis XIV au profit, généralement, de la bourgeoisie.

Par exemple, une guerre potentielle est discutée par le Conseil de la guerre, qui rassemble des membres de la haute noblesse ainsi que des notables. Ensemble, ils doivent discuter des faits, des solutions possibles, pour finalement apporter au régent et à son Conseil de Régence un bilan et la marche à suivre.

Le système des secrétaires d'État est ainsi cassé dès la mort de Louis XIV.

La polysynodie, en remplaçant chaque secrétaire d'État par un conseil où siègent haute noblesse, magistrats et notables, redistribue les pouvoirs confisqués par Louis XIV et ses proches conseillers.

Mais la lenteur de ce système polysynodique, les oppositions fréquentes entre les membres d'un même conseil, encouragent finalement un retour aux secrétaires d'État, spécialistes et responsables d'un domaine, chargés de conseiller le régent.

La polysynodie fut supprimée le 24 septembre 1718. En revanche, le Conseil de Régence continua de siéger jusqu'à la majorité du roi, le 22 février 1723.

Source : wikipedia.org

"Corroyer".

Ce verbe peu connu relève du domaine technique et signifie : préparer une matière en la battant, en l'étirant, en la foulant.

Plus précisément, selon le contexte :

  • dans le domaine de la peausserie : transformer le cuir après tannage, l'apprêter, le préparer, l'assouplir, et lui donner la souplesse, la couleur, le grain, le dernier apprêt requis pour ses divers usages.

On parle ainsi de "Cuir corroyé" ou de "Peau corroyée".

  • dans le domaine de la construction :
    • malaxer et pétrir avec de l'eau (le sable, la chaux, la glaise, la terre à briques), pour en faire un mortier, un enduit,

On dit ainsi : "Corroyer de la terre glaise" ou "Corroyer du mortier".

    • et par extension : revêtir d'un enduit.

On dit ainsi : "Corroyer un mur" ou "Corroyer un bassin de fontaine".

  • dans le domaine des travaux publics : agglomérer à l'aide de rouleaux compresseurs les digues de retenue d'eau.

On dit ainsi :  "Corroyer un canal".

  • dans le domaine de la métallurgie : battre, écraser, forger ensemble ou souder à chaud des métaux ou des tôles,
  • dans le domaine de la menuiserie : dégrossir la surface d’une bille ou d'une pièce de bois,
  • ou enfin, dans le domaine de la fonderie : écraser toutes les mottes du sable, pour le rendre plus maniable.

L'action de corroyer s'appelle le "Corroyage".

Et le produit obtenu : le "Corroi".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Une voiture de remise", "Une voiture de petite remise" et "Une voiture de grande remise".

Ces différentes appellations remontent au XVIIe siècle, sous l'Ancien Régime, où il existait, à proximité du palais du Louvre, à Paris (75), deux bâtiments appelés "La grande remise" et "La petite remise", dans lesquels devaient stationner les carrosses en fonction de leur importance des voitures et de la qualité des personnes transportées.

Du 20 juillet 1955 au 31 décembre 2009, elles ont été à nouveau utilisées, afin de désigner différents types de véhicules loués avec chauffeur :

  • "Une voiture de petite remise" est une voiture mise à disposition d'une clientèle moyennant paiement, dans certains territoires où l'offre de taxis est faible ou inexistante.

Mais cette catégorie de véhicules est amenée à disparaître, plus aucune autorisation ne pouvant être délivrée depuis le 28 octobre 2010. Cette autorisation, personnelle, n'étant effet pas cessible, les véhicules de petite remise disparaitront avec l’arrêt d’activité des détenteurs actuels d'autorisation.

  • et "Une voiture de grande remise" est une voiture de tourisme de luxe, conduite par le propriétaire ou son préposé selon des conditions fixées à l'avance entre les parties.

Cette appellation a été remplacée par "Un VTC" (alors même que l'on devrait dire "Une" !) pour "Voiture de Tourisme avec Chauffeur" (du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2014) ou " Voiture de Transport avec Chauffeur" (depuis le 1er janvier 2015).

Il s'agit d'un moyen de TPPP ou T3P (Transport Public Particulier de Personnes), mis à disposition uniquement sur réservation, avec un conducteur professionnel souvent appelé "Chauffeur privé".

Un VTC (Voiture de Transport avec Chauffeur, anciennement Voiture de Tourisme avec Chauffeur)

Vous pouvez également lire mon article consacré à la polysémie du substantif féminin "Une remise".

Sources : www.csnert.fr et wikipedia.org

"La polymathie" et "Un polymathe".

On ignore souvent, me semble-t-il la signification de ces deux substantifs du registre soutenu.

Peu fréquemment employés, ils désignent respectivement :

  • "La polymathie" : la connaissance approfondie d'un grand nombre de sujets différents, en particulier dans le domaine des arts et des sciences.

On dit par exemple : "Rares sont les scientifiques à avoir la polymathie de Descartes !".

  • et "Un polymathe" : une personne possédant beaucoup de connaissances dans de nombreux domaines  ; plus communément appelée "une personne d'esprit universel" ou - par ellipse - "un génie universel".

On dit par exemple : "N'étant pas polymathe, il est je pense tout à fait normal que je ne sois pas capable de lire la thèse de doctorat de mon neveu biologiste".

Source : wikipedia.org

"Fruitière" et "Une fruitière".

  • l'adjectif féminin "Fruitière" appartient au langage courant et signifie : qui porte des fruits ou qui concerne les fruits,

Une fruitière : fromagerie traditionnelle de montagne où est transformé du lait cru en fromage, dans les massifs du Jura et des Alpes

  • et "Une fruitière" est un substantif féminin peu connu du grand public, désignant, dans les massifs du Jura et des Alpes, tant en France qu'en Suisse : une fromagerie traditionnelle de montagne où est transformé du lait cru en fromage.
Fruitière à comté dans le Jura
Fruitière à Comté dans le Jura

Source : wikipedia.org

"La Nouvelle-France".

La Nouvelle-France à son apogée, vers 1745

Cette locution verbale désigne un immense ensemble colonial français d'Amérique du Nord ayant existé de 1534 à 1763 avec le statut de vice-royauté.

Sa capitale était Québec.

Et son gigantesque territoire était constitué des colonies d'Acadie, du Canada et de la Louisiane (celle vendue par Napoléon aux État-Unis d'Amérique en 1803. Pas l'actuelle État de Louisiane, infiniment plus petit).

À son apogée vers 1745, il comprenait le bassin versant du fleuve Saint-Laurent, des Grands Lacs et du Mississippi, le nord de la Prairie, et une grande partie de la péninsule du Labrador.

Soit une superficie d'environ 8 millions de km2, équivalant à 14 fois la France métropolitaine actuelle ; les États-unis d'Amérique et le Canada actuels s'étendant respectivement sur 9,86 et 9,98 millions de km2.

"La passementerie" et "Une passementerie".

Articles de passementerie

Ce substantif féminin peu usité désigne :

  • "La passementerie" : l'ensemble des productions en fil de toute nature (végétal, animal, métallique…) utilisées en décoration vestimentaire ou architecture intérieure.
Articles de passementerie pour rideaux et chaises
Articles de passementerie pour rideaux et chaises

Ainsi que le commerce de ces produits.

Articles de passementerie indienne
Articles de passementerie indienne
  • et "Une passementerie" : l'une de ces productions.

Source : wikipedia.org

"Un ciel de toit" ou "Une garniture de pavillon".

Un "ciel de toit" ou "garniture de pavillon"

Ces deux locutions nominales désignent la partie intérieure du toit d'un véhicule automobile.

C'est à dire : la partie que l'on voit en levant la tête, lorsque l'on est assis sur son siège.

Un "ciel de toit" ou "garniture de pavillon", sorti du véhiucle pour être nettoyé ou réparé
Un "ciel de toit" ou "garniture de pavillon", sorti du véhiucle pour être nettoyé ou réparé

Source : www.vroomly.com

"Un taxon Lazare".

"Un taxon Lazare" est un taxon désignant une espèce - généralement animale, mais aussi parfois végétale - que l'on a cru éteinte (naturellement ou à cause de l'Homme), ou que l'on ne retrouve pas sous forme fossile pendant une période significative de l'histoire de la Terre, et qui semble "réapparaître" à un moment donné.

" Solenodon cubanus", le nom latin de l'almiqui, un étrange et rare mammifère venimeux endémique de Cuba, est un exemple de taxon lazare.

Et cette appellation est donnée en référence au personnage de Lazare, ressuscité par Jésus dans le Nouveau Testament'Évangile selon Jean (chapitre 11) selon lequel Lazare, mort depuis quatre jours et mis dans un sépulcre, serait sorti vivant de la tombe sur l'ordre de Jésus. .

La résurrection de Lazare de Béthanie : mort et enterré depuis quatre jours, il serait sorti de son spulcre sur ordre de Jésus
La résurrection de Lazare de Béthanie : mort et enterré depuis quatre jours, il serait sorti de son sépulcre sur ordre de Jésus

Source : wikipedia.org