Gabriel Attal : un porte-paroleu du gouvernement euh insupportableu à écouter...

L'homme politique français Gabriel Attal

Né le 16 mars 1989, Gabriel Attal est passé du Parti socialiste à LaREM en 2016.

Élu député en juin 2017, il est devenu le plus jeune membre d'un gouvernement sous la Ve République, en étant nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse dans le second gouvernement d'Édouard Philippe, le 16 octobre 2018, à l'âge de 29 ans.

Chargé de mettre en place le SNU (Service National Universel) auprès de Jean-Michel Blanquer, il a ensuite été nommé porte-parole du gouvernement de Jean Casteix, le 6 juillet 2020.

Ayant écouté son compte-rendu du Conseil des ministres du juillet 2020, j'ai personnellement trouvé parfaitement insupportable sa façon de s'exprimer.

À ceux qui m'objecteraient sa jeunesse ou son manque d'expérience, je rappellerai simplement qu'après être sorti de Sciences-Po Paris, il a tout de même successivement été, en dépit de son jeune âge :

  • membre du cabinet de la ministre de la Santé socialiste Marisol Touraine de 2012 à 2017 (gouvernements Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve),
  • conseiller municipal de Vanves (92), depuis 2014,
  • député LaREM, de juin 2017 à octobre 2018,
  • coordinateur du groupe LREM à l'Assemblée nationale,
  • porte-parole de LaREM de janvier à octobre 2018,
  • et secrétaire d'État, d'octobre 2018 à juillet 2020 !

Avec une telle expérience, Gabriel Attal est donc un véritable professionnel de la politique ainsi qu'un professionnel du verbe, dont j'estime qu'il n'a pas le droit de s'exprimer de la manière dont il le fait, ajoutant des "eu" ou des "euh" à la moitié des mots qu'il prononce ("Nous euh sortons euh") qui rendent sa scansion proprement exaspérante.

Mais on va encore me dire que j'ai la dent dure...

Source : wikipedia.org

Ne prononcez donc plus "Sam'di" mais "SamEdi" !

Je me suis personnellement surpris, dernièrement, à m'étonner, lors d'un trajet en autocar, de la façon dont un monsieur Marseillais, assis derrière moi, prononçait à moult reprises le mot "Samedi", en décomposant soigneusement chaque syllabe "à la marseillaise" : "sa-me-di" !

Je confesse avoir même commencé à m'en amuser narquoisement... avant de prendre aussitôt conscience de ce que l'on devait en effet bien dire, comme lui, "Samedi" et non "Samdi", comme nombre de personnes - dont je suis - on désormais fâcheusement tendance à le faire !

"H aspiré" et "H muet".

  • Le "H aspiré" empêche toute liaison ou toute élision avec le mot précédent.

Pour le reconnaître, on doit pouvoir placer l'article défini "le" ou "la" devant le mot.

On dit par exemple "LA houille" (et non "L'houille"). Ou "LE haricot" (et non "L'haricot").

Le "H aspiré" ne provoque pas d'aspiration, mais un blocage dans la prononciation, qui évite la liaison.

On dit par exemple : "Un héros" (et non "Un Nhéros").

Ou "Une hauteur (et non une "Nhauteur").

  • Le "H muet" permet la liaison et l'élision avec le mot précédent.

Pour le reconnaître, on ne doit pas pouvoir pas pouvoir placer l'article défini "le" ou "la" devant le mot.

On ne peut pas dire par exemple "LE homme" (mais "L'homme").

Ni "LA herbe" (mais "L'herbe").

Source : www.aidenet.eu

On ne prononce pas : "Une montreud'femme" !

L'animateur Jérôme Anthony et le commissaire-priseur Emmanuel Layan

Comme l'ont fait successivement l'animateur français Jérôme Anthony et le commissaire-priseur français Emmanuel Layan, le 12 février 2020, dans l'émission "Un trésor dans votre maison" de la chaîne de télévision française 6Ter.

Mais : "Une montrE DE femme" !

"Une Cuiller" et "Une cuillère".

Petite cuillère

Ce mot féminin du langage courant désigne un ustensile de table ou de cuisine, constitué d'une partie creuse de forme ovale ou arrondie et d'un manche.

Cet ustensile est essentiellement utilisé pour puiser, transvaser ou porter à la bouche des aliments liquides ou peu consistant.

Le mot peut s'écrire de deux façons différentes, chacune des deux graphies étant parfaitement correcte.

On a toutefois de plus en plus tendance à écrire "Cuillère", une graphie plus en adéquation avec la prononciation ("cui-yère").

Source : www.cnrtl.fr et www.lalanguefrancaise.com

"La paie" ou "La paye".

Ce mot féminin du langage courant désigne à la fois ;

  • l'action de payer un salarié ("la paye du personnel"),
  • ou le salaire perçu, la somme touchée par ledit salarié ("Dépenser toute sa paye").

Il peut s'écrire de deux façons différentes, chacune des deux graphies étant parfaitement correcte.

On a toutefois de plus en plus tendance à écrire "Paie".

Tout en prononçant majoritairement "pai-ye".

Shakespeare, toujours d'actualité !

Façade de Pharmacie-Homéopathie

Un jeune africain, fraîchement débarqué en France, demande à un ami étudiant s'il veut bien lui lire les différentes enseignes des commerces situés sur le trottoir d'en face, auxquelles il n'est pas encore habitué : Café-Tabac, Coiffeur, Pharmacie-Homéopathie...

De bonne volonté, l'ami s'exécute gentiment et commence à énoncer à haute et intelligible voix, en distinguant parfaitement chaque syllabe, : "ca-fé", "ta-ba", "koi-feur", "far-ma-ssi", "o-mé-o-pa-ti"...

Lorsque le jeune africain commente, visiblement affecté, : "Ah ! Pauv'e Juliette !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le mot « Homéopathie » et la locution « Roméo parti ». Et fait naturellement référence à la célèbre pièce de théâtre britannique « Roméo et Juliette », écrite en 1597 par William Shakespeare.

Les verbes se terminant en "ayer" peuvent tous se conjuguer (et donc se prononcer) de deux façons différentes.

Il existe en français 25 verbes principaux se terminant en "ayer" : Balayer, bayer, brayer, bégayer, déblayer, débrayer, défrayer, délayer, dérayer, désembrayer, désenrayer, effrayer, égayer, embrayer, enrayer, essayer, étayer, frayer, monnayer, pagayer, payer, rayer, relayer, remblayer, surpayer.

Et ils présentent la particularité de pouvoir se conjuguer suivant deux modes, le "y" pouvant se transformer en "i" devant un "e" muet.

  • Premier mode possible :
    • Je balaye, J'essaye, Je paye, Je raye, etc.
    • Tu balayes, Tu essayes, Tu payes, Tu rayes, etc.
    • Il balaye, Il essaye, Il paye, Il raye, etc.
    • Ils balayent, Ils essayent, Ils payent, Ils rayent, etc.

Dans ce cas, leur prononciation se termine en "êye" : "je balêye", "J'essêye", etc.

  • Second mode possible (le "y" se transforme en "i") :
    • Je balaie, J'essaie, Je paie, Je raie, etc.
    • Tu balaies, Tu essaies, Tu paies, Tu raies, etc.
    • Il balaie, Il essaie, Il paie, Il raie, etc.
    • Ils balaient, Ils essaient, Ils paient, Ils raient, etc.

Dans ce cas, leur prononciation se termine en "ê" : "je pê", "je balê", "j'essê", etc.

À mon sens sens, le second mode - la formulation en "aie"/"aient"/"aies" ("ê") - est plus joli et plus soutenu que le premier - la formulation en "aye"/"ayent"/"ayes" ("êye") -.