Pourquoi dire : "NIMBY", "Effet NIMBY", "Syndrome NIMBY" et même "Not In My Back Yard" ?

Et pas : "Pas chez moi" ou "Pas pour moi" !

L'acronyme anglais "NIMBY" et la locution adverbiale correspondante ("Not In My Back Yard") - apparus respectivement aux États-Unis d'Amérique dans les années 1980 et 1970 - signifient en effet "Pas dans mon arrière-cour".

Et ils sont généralement utilisés pour décrire soit l'opposition de résidents à un projet local d’intérêt général dont ils considèrent qu’ils subiront des nuisances, soit les résidents eux-mêmes. Le "nimbiste" désigne ainsi l'opposant à un projet d'aménagement motivé, non par une opposition de principe ou de nature environnementale, mais par l'emplacement de ce projet qui porte atteinte à son cadre de vie et à son patrimoine.

Le "syndrome NIMBY" désigne en particulier l'attitude des personnes voulant tirer profit des avantages d'une technologie moderne, mais refusant de subir dans leur environnement les nuisances liées aux infrastructures nécessaires à son installation. Progressivement, l’utilisation du terme NIMBY comme qualifiant péjoratif s’est adouci. Il est de plus en plus utilisé de manière neutre et analytique pour désigner les oppositions de riverains à l’implantation d’infrastructures nouvelles, perçues comme potentiellement nuisibles.

Ces oppositions peuvent viser : l’implantation de grands bâtiments, d’usines chimiques, de parcs industriels, de bases militaires, d’éoliennes, d’antenne-relais, d'antenne radioélectriques, de lignes à haute tension, de décharges ou de centres d'enfouissement, d’incinérateurs, de centrales nucléaires, de prisons, de centres d'hébergement et de réinsertion sociale, de stades, de lotissements et - c'est le cas le plus fréquent - de programmes d'amélioration de transport (nouvelles routes ou autoroutes, chemins de fer, ports, aéroports).

"NIMBY" peut également être utilisé, dans un sens figuré, afin de décrire les personnes prônant une certaine proposition (par exemple, des mesures d'austérité budgétaire, des augmentations d'impôts, des réductions d'effectifs), mais s'opposent à son application dès lors qu'elle exigerait un sacrifice de leur part.

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "N'le balance pas" !

Affiche du refuge de la SPA (Société Protectrice des Animaux) de Gennevilliers (92) de juin 2019 "N'le balance pas".

Comme a pu le faire le refuge SPA (Société Protectrice des Animaux) de Gennevilliers (92) sur Facebook, le 26 juin 2019.

Mais : "NE LE balance pas" !

Et même, idéalement : "NE L'ABANDONNE pas" !

Parce qu'il me semble que de telles dérives ne sont - selon moi - pas admissibles à l'écrit, je leur décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "On peut penser qu'y a un peu moins d'monde à l'oreille" !

Le journaliste économique français Dominique Seux

Comme nous l'a asséné le journaliste économique Dominique Seux, le 8 mai 2019 sur la radio publique française France Inter, en évoquant le fait qu'il s'agissait d'un jour férié.

Mais : "On peut penser qu'IL y a un peu moins d'AUDITEURS à l'ÉCOUTE" !

Inutile de dire que ce n'est pas en proférant de telles absurdités que ce valet de l'ultra-libéralisme risque de remonter dans mon estime.

On ne dit pas : "À l'arrivée faut pas s'étonner de voir l'hôpital dans lequel il se trouve" !

Le journaliste français Bruno Jeudy

Comme l'a déclaré le journaliste français Bruno Jeudy, le 22 juillet 2020, dans l'émission "C dans l'air", sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais : "À l'arrivée IL NE faut pas s'étonner de voir l'ÉTAT dans lequel L'HÔPITAL se trouve" !

À force de ne plus prononcer tous les mots et de construire ses phrases n'importe comment, je crains que l'on ne court le risque de être pouvoir compris.

Pardon : "De NE PLUS POUVOIR ÊTRE compris", bien sûr !

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "J'trouve les débats sont passionnants" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Grégory Schneider, le 20 juillet 2020, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir" de la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "JE trouve QUE les débats sont passionnants" !

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "On continue d's'en parler dans quelques minutes" !

La journaliste française Bénédicte Le Chatelier

Comme l'a fait, le 20 juillet 2020, la journaliste française Bénédicte Le Chatelier, dans son émission "Le Club Le Chatelier", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais, à tout le moins : "On continue D'EN parler dans quelques minutes" !

Et, idéalement :"NOUS CONTINUERONS D'EN parler dans quelques minutes" !

On ne dit pas : "Les lavallois se mettent en risque de 135 euros" !

Florian Bercault, maire DVG (DiVers Gauche) de Laval (53)

Comme l'a déclaré le maire DVG de Laval (53), Florian Bercault, le 20 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "Les lavalois ENCOURENT UNE AMENDE de 135 euros" !

Comment un diplômé de l'IEP Paris ("Sciences Po") et HEC Paris peut-il s'exprimer aussi pitoyablement, sinon parce qu'il a été biberonné à la novlangue et que ce jeune élu "des territoires", récemment "arrivé en responsabilité" n'est plus "en capacité" de dire les choses telles qu'elles sont et de parler clairement, normalement.

Comme en aurait certainement été capable un jeune élu de province, récemment arrivé au pouvoir, il y a à peine 20 ans.

Pourquoi dire : "Avec "La guerre des boutons", dès 1962, Yves Robert avait plié le game" ?

L'actrice française Juliette Arnaud

Comme nous l'a asséné la chroniqueuse "littéraire" Juliette Arnaud, le 30 avril 2019, dans l'émission "Par Jupiter !", de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, sur la radio publique française France Inter.

Mais : "Avec La guerre des boutons, dès 1962, Yves Robert avait gagné la partie" !

On ne dit pas : "L'action a augmenté de deux points cinq pour cent" ou "Le titre a perdu un point six pour cent" !

Comme je l'entend malheureusement régulièrement dire dans les organes d'information.

Mais : "L'action a augmenté de deux VIRGULE cinq pour cent" et "Le titre a perdu un VIRGULE six pour cent" !

Et ces chiffres s'écrivent "2,5%" et "1,6%".

Et non "2.5%" et "1.6%", comme je le lis aussi souvent, hélas !

Il s'agit là d'anglais et non de français, sapelipopette !

On ne dit pas : "Des cas plus ou moins graves selon l'avancée dans leur stade du COVID" !

Comme l'a déclaré un caporal-chef de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris), le 14 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "Des cas plus ou moins graves selon LEUR STADE D'AVANCEMENT DE LA maladie à coronavirus" !

Pour cet affreux charabia, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".