On ne dit pas : "Patatrac" !

L'ancien joueur de football international français Olivier Rouyer

Comme l'a déclaré, le 07 avril 2021, l'ancien joueur de football international français Olivier Rouyer, dans l’émission vespérale "L’Équipe du Soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "PATATRAS !" (pa-ta-tra) !

Merci au journaliste Didier Roustan de l'avoir repris en ce sens, ainsi qu'il se permet parfois de le faire avec certains de ses collègues de cette émission, malheureusement fâchés avec le français.

 

On ne dit pas : "Il a fait sa formation" !

La commissaire-priseur française Delphine Fremeaux-Lejeune, experte dans l'émission "Affaire conclue", sur la chaîne de télévision publique française France 2

Comme l'a déclaré, le 09 avril 2021, la commissaire-priseur française Delphine Fremeaux-Lejeune, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "Il a EFFECTUÉ sa formation" !

Parce qu'elle accumule les formules incorrectes de ce type lors de chacune de ses interventions dans cette émission, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Qu'il a réussi à désoeuvrer" !

Le journaliste sportif français Bertrand Latour

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 13 avril 2021, le journaliste sportif français Bertrand Latour, dans l'émission "L'Équipe d'Estelle", présentée par Estelle Denis, sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Le verbe "Désoeuvrer" n'existe pas en effet en français.

Seul existe l'adjectif ou substantif "Désoeuvré" signifiant : inactif, oisif, n'exerçant pas d'activité précise, par impossibilité matérielle ou psychologique.

Ne comprenant absolument pas ce que ce monsieur a bien voulu nous dire, je ne puis bien évidemment suggérer ce qu'il aurait dû déclarer !

On ne dit pas : "Cette équipe lilloise a de plus en plus de mal de faire le jeu" !

L’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri

Comme l’a déclaré, l’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, le 16 avril 2021, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française.

Mais : "Cette équipe lilloise a de plus en plus de mal À faire le jeu" !

Parce qu'il est parfaitement incapable de s'exprimer dans un français correct et accumule ce type de fautes grossières, je lui lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi dire : "J'ai un bug sur ce but, j'chuis un peu aux fraises" !

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Olivier Ménard, le 13 avril 2021, dans son émission vespérale "l'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas simplement, par exemple : "Je suis un peu perdu sur ce but ; je ne comprends pas bien ce qui s'est passé exactement" !

Cela lui aurait évité de parler anglais ("un bug") et d'utiliser une expression relevant du registre familier ("Être aux fraises") et, à mon humble avis, méconnue de beaucoup de ses téléspectateurs.

 

On ne dit pas : "On essaie d'me faire porter bouc émissaire" !

Le collectionneur français Pierre-Jean Chalençon

Comme l'a pitoyablement déclaré, le 05 avril 2021, le collectionneur français Pierre-Jean Chalençon.

Mais : "On essaie dE me faire porter LE CHAPEAU" !

Ou : "On essaie dE me PRENDRE POUR bouc émissaire" !

Pour cet immonde charabia, je décerne à ce bouffon pathétique mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Y a tellement d'l'espoir ce soir" !

Le journaliste sportif français Yoann Riou

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Yoann Riou, le 13 avril 2021, dans l'émission vespérale de Messaoud Benterki "La grande soirée", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais, à tout le moins : "Y a tellement D'ESPOIR ce soir" !"

Et idéalement : "IL Y a tellement D'ESPOIR ce soir" !

L'interjection du registre familier "Hein" n'a pas vocation à servir de virgule lors d'interventions orales !

La journaliste française Sylvia Amicone

Je ne supporte plus ce tic de langage, de plus en plus répandu parmi les journalistes de notre pays, consistant à remplacer les virgules et point-virgules de leurs textes par autant de "Hein" lors de leurs interventions orales !

Aussi étonnant et incroyable que cela puisse paraître, j'en compte en effet régulièrement deux ou trois - par minute ! - lors des prises de paroles préparées des journalistes opérant sur les différentes chaînes de télévision françaises d'information en continu. Lesquels pensent ainsi, je crois, masquer le fait qu'ils lisent des notes écrites, en adoptant une façon de parler se voulant "naturelle" et "grand public".

Vérifiez par vous-même : vous verrez que je n'exagère pas !

Ainsi par exemple de la journaliste française Sylvia Amicone, officiant le 06 avril 2021, dans l'émission "Le grand soir", sur LCI.

Si vous ne l'aviez pas encore remarqué, je vous promets que vous allez, très rapidement désormais, être, comme moi, véritablement exaspéré par cette pratique relevant d'un registre populaire démagogique n'ayant pas sa place, selon moi, dans la bouche d'un professionnel du verbe, dont on peut attendre qu'il s'exprime dans un français sinon soutenu au moins courant.

Pour cette raison, je leur décerne, et cela de façon collective, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

"Stratosphérique".

Un ballon stratosphérique

Cet adjectif du langage courant qualifie :

  • au sens propre : ce qui est propre à la stratosphère (une "couche stratosphérique"), sert à l'explorer ou permet d'y naviguer (une "fusée stratosphérique") ou encore ce qui y a lieu (un "expérience stratosphérique") ; la stratosphère étant la couche de l'atmosphère située entre la troposphère (6 à 17 km d'altitude) et la mésosphère (50 km d'altitude),
Les différentes couches de l'atmosphère
Les différentes couches de l'atmosphère

Les différentes couches de l'atmosphère

  • et au sens figuré : ce qui est très élevé.

On dit par exemple : "Un niveau stratosphérique","Un prix stratosphérique" ou "Un taux d'intérêt stratosphérique".

Les journalistes et commentateurs sportifs usent et abusent de cette acception, en nous expliquant régulièrement que tel ou tel joueur, auteur d'une excellente prestation "a été stratosphérique" ou "est stratosphérique", par ellipse de "a joué à un niveau stratosphérique" ou "joue à un niveau straosphérique"

Sources : www.larousse.fr, Le Robert et www.cnrtl.fr