209e pays ou territoire pour J'aime les mots, ce 4 octobre 2021, avec les Bermudes !

Carte des Bermudes (© Jacques Leclerc 2007)

Les Bermudes ("Bermuda" en anglais) constituent un archipel d'Amérique du Nord, membre associé de la communauté caribéenne, ainsi qu'un territoire britannique d'outre-mer.

Les habitants sont appelés les Bermudiens et les Bermudiennes (gentilé). Et l'économie de l'archipel repose en grande partie sur les finances en raison de son statut de paradis fiscal.

Géographie

D'une superficie de 54 km2 (Paris en fait 105), les Bermudes comptent environ 63 000 habitants.

Hamilton, la capitale, est située à 1 047 km à l'Est-Sud-Est du cap Hatteras, en Caroline du Nord (États-Unis d'Amérique).

Localisation des Bermudes (© Jacques Leclerc 2007)

L'archipel se compose de 181 petites îles de corail formant un atoll surélevé, les quatre îles principales étant : la Grande Bermude, l'île Saint George, l'île Saint David et l'île Somerset.

Les Bermudes disposent de précipitations suffisantes, mais d'aucun fleuve ni lac d'eau douce.

Elles bénéficient d’un climat équatorial, rarissime à cette latitude, puisqu'elles se situent plus de 3 500 km au Nord de l'Équateur ! Mais l'archipel baigne dans le courant chaud océanique du Gulf Stream.

On trouve ainsi aux Bermudes un climat doux avec des extrêmes peu marqués. Pendant l'hiver, la température moyenne minimale est ainsi de 18 °C en janvier, et, pendant l'été, la température moyenne maximale en août de 27 °C.

La légende du Triangle des Bermudes.

Selon une croyance répandue, cette zone géographique de l’océan Atlantique aurait été,le théâtre d’un grand nombre de disparitions mystérieuses et inexpliquées de navires et d’aéronefs. Mais, cette rumeur se fonde essentiellement sur des informations erronées, embellies ou mal interprétées et non sur des preuves évidentes, le triangle ne présentant statistiquement parlant aucune anomalie.

Carte du Triangle des Bermudes

Lire la suite

On ne dit pas : "Le Gujarat, l'État de naissance de Mahatma Gandhi" !

Ainsi que j'ai malheureusement pu l'entendre dans le commentaire du premier épisode de la série documentaire états-unienne "Quand la nature se déchaîne", tourné en 2020 et diffusé le 6 juin 2021 sur la chaîne de télévision française RMC Story.

Mais : "Le Gujarat, l'État de naissance DU Mahatma Gandhi" !

Le Mahatma Gandhi photographié en studio, à Londres (Grande-Bretagne), en 1931
Le Mahatma Gandhi photographié en studio, à Londres (Grande-Bretagne), en 1931
  • Mohandas Karamchand Gandhi, né le 2 octobre 1869 et mort assassiné à Delhi le 30 janvier 1948, est en effet un dirigeant politique, important guide spirituel de l'Inde et du mouvement pour l'indépendance de ce pays, communément connu et appelé en Inde et dans le monde comme "Mahatma Gandhi" (du sanskrit "mahatma" signifiant "grande âme"), voire simplement "Gandhi" ou "Bapu" ("père" dans plusieurs langues en Inde).

Et non "Le Mahatma Gandi".

"Mahatma » est d'ailleurs un titre qu'il refusa toute sa vie d'associer à sa personne.

Carte de l'État indien du Gujarat

  • Quant au Gujarat, État de naissance DU Mahatma Gandhi, il est l'un des vingt-neuf États de l'Inde.

Situé dans l’Ouest du pays, il est bordé :

    • au Nord par le Pakistan et le Rajasthan,
    • à l'Est par le Madhya Pradesh,
    • et au Sud par le Maharashtra.

Localisation de l'État indien du Gujarat

Sa superficie de 196 024 km2 est équivalente à celle du Sénégal. Et sa population compte environ 64 millions d'habitants, soit presque autant que la France.

Dont environ 349 000 habitants dans sa capitale, Gandhinagar, une ville nouvelle construite dans les années 1960, et nommée "Gandhi" afin de rendre hommage à ce grand homme.

Source : wikipedia.org

"Colomb-Béchar".

Localisation de la ville de Béchar (Algérie)

Il s'agit du nom colonial de la localité algérienne de Béchar, située dans le Sud-oranais.

La ville coloniale de Colomb-Béchar, en Alhérie française

La Poste de Colomb-Béchar, dans les années 1920
La Poste de Colomb-Béchar, dans les années 1920

Située à 1 150 km au Sud-Ouest de la capitale Alger, à 852 km au Nord-Est de Tindouf et à environ 80 km à l'Est de la frontière marocaine, elle est la plus grande ville du Sud-Ouest algérien, et sa population est de 172 000 habitants.

"Colomb" était le nom de l'officier français qui la découvrit en 1870 : le général Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902).

Le général de division français Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902)
Le général de division français Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902)

Ce militaire effectua toute sa carrière en Algérie, où il se distingua à plusieurs reprises. Général de Division, il commanda le 15ème Corps d'Armée et fut mis à la retraite en 1888.

La prise du Ksar Béchar datant de 1903, et la mort du Général Colomb en 1902 incita les autorités françaises à lui donner son nom.

L'aventure spatiale française a débuté à Colomb-Béchar

C'est en effet depuis l'Algérie que la France devint la troisième puissance spatiale avant de rendre les clés de ses champs de tir sahariens le 1er juillet 1967.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les militaires français cherchaient un lieu pour expérimenter de nouveaux systèmes d'armes.

Leur choix se porta sur l'oasis de Colomb-Béchar en Algérie française, dans la partie Ouest du Sahara.

Occupée depuis 1906, la région était une porte ouverte sur le vaste monde saharien. Idéale pour y tester discrètement des missiles sans mettre en danger les populations, celle-ci disposait de grandes richesses minières (charbon, manganèse), d'une main-d'oeuvre qualifiée (française, italienne et espagnole) et d'importants axes de communication (pistes, routes, aérodrome, ligne de chemin de fer "Mer-Niger" jusqu'à Oran).

Véritable havre de prospérité, Colomb-Béchar offrait - du moins pour les Européens - un niveau de vie plus élevé qu'en métropole.

L'armée de terre y implanta le 24 avril 1947 le CEES (Centre d'Essais d'Engins Spéciaux), qui devint l'année suivante un centre interarmées sous le nom de CIEES (Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux). Les premiers champs de tir furent aménagés entre 1949 et 1952.

En pleine guerre d'Algérie, entre 1959 et 1963, quatre champs de tir supplémentaires spécifiques furent aménagés à "Hammaguir", un endroit plat, situé en plein désert, à 120 km au Sud-Ouest de Colomb-Béchar. "Hammaguir" est un mot inventé créé par les militaires français, à partir du mot arabe "Hamada", désignant les plateaux du Sahara et de "Guir", un oued voisin :

  • "Bacchus" pour les fusées-sondes à propergols liquides et solides (Agate, Bélier, Centaure, Dragon, Rubis, Topaze, VE10 Aigle),
  • "Blandine" pour les fusées-sondes à propergol liquide (Véronique, Vesta),
  • "Béatrice" pour des engins testés en coopération (sol-air Hawk américain, fusée Cora pour le lanceur européen Europa),
  • et "Brigitte" pour le lanceur de satellites Diamant A et le programme de fusées expérimentales de la série des Pierres précieuses Agate, Émeraude, et les missiles MSBS M1, Saphir, SSBS S1 ou VE10 Aigle.
Pas de tir Brigitte qui lança en orbite le satellite "Astérix" en 1965
Pas de tir Brigitte qui lança en orbite le satellite "Astérix" en 1965

Avec l'indépendance algérienne, et malgré la proposition du nouvel État de rester, la France décida de quitter le Sahara. Elle craignait que Hammaguir fît l'objet de pressions et s'imaginait mal procéder à des essais en plein coeur d'un État indépendant. Dès lors, le ministre des Armées Pierre Messmer décida le 4 juillet 1962 de transférer progressivement les essais militaires près de Biscarrosse (40), dans les Landes, au plus tard le 1er juillet 1967.

En 1964, il fut par ailleurs décidé que les lancements spatiaux se feraient à partir de 1967 depuis la Guyane française (973). En attendant, les essais continuèrent et de manière spectaculaire.

Tous les ans, plusieurs centaines d'engins furent expérimentés : des missiles, des fusées météorologiques, des fusées-sondes spatiales (avec parfois à leur bord des petits animaux).

Le 26 novembre 1965 ce fut au tour de la fusée Diamant A de décoller et de placer sur orbite "Astérix", le tout premier satellite français.

La France devint alors la troisième puissance spatiale. Quelques mois avant de rendre les champs de tir, deux fuséees Diamant furent lancés en février 1967. Puis les activités de lancement déclinèrent rapidement. Vint ensuite le temps du démantèlement ; tous les instruments de mesure, de suivi et les matériels de télécommunication furent ramenés en métropole.

Le 1er juillet 1967, le général Yves Hautière, le dernier directeur du CIEES, remit officiellement les champs de tir aux autorités algériennes, ainsi que le prévoyaient les accords d'Évian signés en mars 1962.

Une page se fermait, après que plus de 270 fusées aient été lancées depuis ce site.

La base spatiale de Colomb-Béchar

Bien que le site soit inhabité depuis 45 ans, les installations sont toujours en place et notamment le pas de tir de la fusée Diamant.

Sources : www.capcomespace.net, gw.geneanet.org, military-photos.com et lhistoire.fr

"La Haye-Descartes" puis "Descartes".

La ville de Descartes (37)
  • C'est lors de la Révolution française que cette localité française du département d'Indre-et-Loire (37), en région Centre-Val de Loire, a pris le nom de "La Haye-Descartes", en hommage au célèbre mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes, natif de la commune en 1596.

  • Puis, en 1967, le nom de "Descartes", après s'être associée à la localité voisine de Balesmes, en 1966.

Cette petite cité du Sud de la Touraine s’inscrit dans la vallée de la Creuse, qui marque la frontière avec le département de la Vienne et la région Nouvelle-Aquitaine.

Localisation de la ville de Descartes (37)
Localisation de la ville de Descartes (37)

Située à 300 km de Paris (75), et à une cinquantaine de kilomètres de Tours (37), la ville se trouvait sur la ligne de démarcation durant la Seconde Guerre mondiale.

Elle compte 3 355 habitants en 2020.

Et son gentilé est "Descartois" et "Descartoise".

Source : wikipedia.org

"La Dominique" et "La République dominicaine".

Ces deux petits pays insulaires des Caraïbes sont souvent confondus bien qu'ils n'aient évidemment strictement rien à voir l'un avec l'autre, sinon d'avoir été tous les deux découverts par l'explorateur italien Christophe Colomb, au cours de ses deux premiers voyages en Amérique.

  • "La Dominique", en forme longue "Le Commonwealth de Dominique", est un pays et une île des Petites Antilles, située entre les îles françaises des Saintes et de Marie-Galante (deux dépendances de la Guadeloupe) au Nord, et de la Martinique, au Sud.

Il s'agit d'un minuscule état de 754 km2 (Londres en compte 1 572) et 74 000 habitants (comme les trois premiers arrondissements du coeur de Paris) ; sa capitale, Roseau, n'en comptant que 17 000.

Ce qui ne l'a pas empêché de se voir âprement disputé, plus de trois siècles durant, par les espagnols autant que par les français et les anglais.

Histoire

Le premier Européen à l'avoir abordée est Christophe Colomb, le dimanche 3 novembre 1493, lors de son deuxième voyage aux Amériques. Il l'appelle donc "Domingo" ("dimanche" en espagnol), d’où provient son nom actuel de "Dominique" en français.

En 1625, lors de la guerre de Trente Ans, les Espagnols laissent la place aux Français puis au cours du XVIIe siècle, Français et Anglais s’affrontent pour gouverner l'île.

En 1660, Français et Anglais abandonnent l’île aux Caraïbes et la déclarent zone neutre ; pour mettre fin aux conflits, un traité de paix est signé entre les Français, les Anglais et les indiens Caraïbes.

Déjà installés à la Martinique et à la Guadeloupe, les Français s'implantent petit à petit à la Dominique.

Mais les Britanniques s'approprient de nouveau l'île en 1759.

À l'issue de la guerre de Sept Ans, par le traité de Paris (1763), la France cède la Dominique à l’Angleterre ; mais entre 1772 et 1814, les Français rompent le traité et s’emparent par deux fois de la Dominique. En 1814, après une dernière tentative de reconquête, les Français abandonnent définitivement l’île en échange d’une indemnité et cette dernière redevient britannique.

En 1898, l'île reçoit le statut de Colonie de la Couronne britannique. En 1956, elle acquiert son indépendance au sein de l'éphémère Fédération des Antilles britanniques et, en 1967, elle devient État associé au Commonwealth et entame l’instauration d’un régime démocratique.

L’indépendance de la Dominique est déclarée le 3 novembre 1978, lors du 485e anniversaire de sa découverte par Christophe Colomb.

  • et "La République dominicaine" est un pays des Grandes Antilles, créé le 27 février 1844.

Localisation de la République dominicaine

Elle occupe environ les deux tiers de l'île d'Hispaniola, en mer des Caraïbes, Haïti occupant le tiers Ouest de l'île.

La République dominicaine, à l'Est d'Haïti, sur l'île d'Hispanala

L'espagnol est la langue officielle de ce pays de 48 000 km2 (comme la Bourgogne-Franche-Comté), qui compte plus de 10 millions d'habitants (l'Île-de-France en compte 12,2).

Histoire

Habité par les Taïnos depuis le VIIe siècle, le territoire de la République dominicaine a été atteint par Christophe Colomb en 1492 et devint le site des premières colonies européennes en Amérique, Saint-Domingue devenant la première capitale espagnole au Nouveau Monde. Après trois siècles de règne espagnol, avec un interlude français et haïtien, le pays devint indépendant en 1821 mais fut rapidement repris par Haïti. Victorieux lors de la guerre d'indépendance de la République dominicaine en 1844, les Dominicains eurent pourtant de nombreuses difficultés à parvenir à une stabilité politique durant les 72 années suivantes.

Le nom du pays

Son origine se trouve dans le nom de la capitale, Saint-Domingue (Santo Domingo en espagnol), elle-même baptisée en l'honneur de saint Dominique Nunez de Guzman (en espagnol : Domingo Nunez de Guzman), un religieux catholique, prêtre, fondateur de l'ordre des frères prêcheurs appelés couramment "dominicains".

Né vers 1170 et mort le 6 août 1221, il fut canonisé par l'Église en 1234, et est célèbre sous le nom de "saint Dominique".

La République dominicaine n'a pas d'appellation officielle courte ou "forme courte". Cependant, il en existe plusieurs officieuses :

    • La "Dominicaine " ; cette appellation est peu usitée en français mais on trouve plus facilement ses équivalents anglais "Dominican" et espagnol "Dominicana".
    • "Saint-Domingue", par extension du nom de la capitale du pays, puisque c'est le substantif duquel dérive "dominicaine". Ce nom a cependant aussi été utilisé dans le passé pour désigner la colonie française qui occupait le tiers occidental de la même île (dite "Hispaniola") et à laquelle a succédé la république d'Haïti.
    • La "Dominicanie", terme surtout utilisé par les Haïtiens et qui date de l'occupation haïtienne.
    • et enfin "Quisqueya", le vieux nom indien de l’île d’Hispaniola. Le nom signifie probablement "Mère de la Terre" en taïno ; ses habitants s’appellant "Quisqueyanos".

Le génocide des Taïnos

De nombreux historiens considèrent que cette ethnie, chère au président Jacques Chirac, disparut du fait du génocide commis par les Européens durant la conquête de la région, ou des maladies introduites par les colons.

Ainsi, Bartolomé de las Casas, raconte dans son livre "Historia general de las Indias", qu'en 1508 il restait environ 60 000 Taïnos sur l'île d'Hispaniola. Mais que 23 ans plus tard, en 1531, l'exploitation des mines d'or, les suicides et les maladies avaient réduit ce nombre à 600, soit une diminution de 90 % !

Néanmoins des études de l'ADN mitochondrial (maternel), réalisées en 2002, ont permis de découvrir que 61,1 % des Portoricains et 15 % des Dominicains descendaient d'une femme taïno.

Curieusement, l'héritage langagier des Taïnos dans notre langue n'est pas négligeable et je lui ai consacré un article, dont je me permets de vous recommander la lecture.

Source : wikipedia.org

"Napoléon" et "Napoléon Vendée".

Tels ont été temporairement, au cours du XIXe siècle, les noms de la ville de La Roche-sur-Yon (85), est une localité du Centre-Ouest de la France, préfecture du département de la Vendée, dans la région des Pays de la Loire.

  • "Napoléon", sous le Premier Empire (de 1804 à 1814), lors des Cent Jours (d'avril 1815 à juin 1815) et pendant la Deuxième République (de 1848 à 1852),
  • et "Napoléon-Vendée", durant le Second Empire (de 1852 à 1870).

Localisation géographique de la ville de La-Roche-sur-Yon (85)

Sur les différents changements de nom de la ville : "La Roche-sur-Yon : la ville qui a changé 8 fois de nom en 66 ans !".

Source : wikipedia.org

Savez-vous ce qu'est "Un barcelonnette" ou "Une barcelonnette" ?

Barcelonnette (04)
  • Ce substantif constitue tout d'abord le gentilé de la ville de "Barcelonnette", une commune française, sous-préfecture du département des Alpes-de-Haute-Provence (04), dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Carte de situation de la ville de Barcelonnette (04)

Cette commune de montagne, entièrement située à plus de 1 100 mètres d'altitude, dans la vallée de l'Ubaye comptait 2 939 habitants en 2012.

  • Mais "un Barcelonnette" représente bien davantage qu'un simple habitant de Barcelonnette !

Car celle-ci, en effet - de même que la ville de Jausiers, distante de seulement 9 km - a joué un rôle clé dans l'histoire de l'immigration française au Mexique.

Le phénomène migratoire liant la vallée de l'Ubaye et ce pays du Sud de l'Amérique du Nord remonte principalement au XIXe siècle, faisant suite à l'indépendance mexicaine intervenue en 1821. En effet, la présence espagnole empêchait auparavant que d’autres communautés européennes et étrangères ne viennent s’installer, si ce n'est quelques groupes à caractère religieux.

Appartenant à la famille des Laugier-Arnaud, une grande famille de négociants et banquiers de l'Ubaye, au XVIIIe siècle, les trois frères Arnaud (Jacques, Marc-Antoine et Dominique), originaires de Jausiers (04), sont, dès 1818, à l'origine du mouvement d'émigration des Ubayens au Mexique et en Louisiane (États-Unis d'Amérique) au XIXe et début du XXe siècle.

Lire la suite

"Pierre Savorgnan de Brazza".

Pierre Savorgnan de Brazza

C'est sous le nom de Pietro Paolo Savorgnan di Brazza qu'est né, le 26 janvier 1852, ce célèbre explorateur italien issu d'une lignée d'aristocrates vénitiens.

Naturalisé français, cet officier de marine a ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale, avant de mourir à seulement 53 ans, le 14 septembre 1905.

Fait assez exceptionnel, Brazzaville, la ville qui porte son nom, fondée à Nkuna au début des années 1880, n'a pas été débaptisée lors de la décolonisation du Congo "français", comme cela fut assez généralement le cas dans l'ensemble des anciennes colonies, qu'elles soient françaises ou non.

C'est aujourd'hui la capitale de la république du Congo, que l'on surnomme souvent, de manière informelle "Congo Brazzaville" ou "Congo Brazza", par opposition à la RDC (République Démocratique du Congo) (ancien "Congo belge", devenu "Zaïre", de 1971 à 1997), surnommée, de manière tout aussi informelle "Congo Kinshasa".

"Port-Gentil".

Port-Gentil

Cette localité, capitale économique du Gabon, doit son nom à l'officier de marine, explorateur et administrateur colonial français Émile Gentil, né le 4 avril 1866 et mort, à seulement 48 ans, le 30 mars 1914.

À l'instar de Brazzaville, la ville n'a pas été débaptisée lors de la décolonisation, ce qui est relativement exceptionnel à ma connaissance.

Situation de Port-Gentil

"Cesson-Sévigné".

Cesson-Sévigné

Il s'agit d'une localité d'Ille-et-Vilaine (35), en région Bretagne.

Son nom initial de Cesson a été modifié en Cesson-Sévigné en 1921, en référence à la marquise de Sévigné, la célèbre épistolière française.

Sévigné est le nom d'une ancienne seigneurie de Gévezé (35), berceau de la famille de Sévigné, qui possédait aussi une seigneurie sur le territoire de Cesson (35), située à l'est de la commune, au bord de la Vilaine.

Localisation de cesson-Sévigné (35)

Source : wikipedia.org

"Ferney-Voltaire".

Localisation de Ferney-Voltaire (01)

 

Localisation de Ferney-Voltaire (01), au Nord de Genève (Suisse)
Localisation de Ferney-Voltaire (01), au Nord de Genève (Suisse)

Il s'agit d'une localité de l'Ain (01) situé sur la frontière franco-genevoise, où se réfugia, en 1759,  l'écrivain et philosophe français Voltaire, précédemment installé à Genève (Genève) (Suisse).

Le château de Voltaire, à Ferney devenue Ferney-Voltaire (01)
Le château de Voltaire, à Ferney devenue Ferney-Voltaire (01)

Devenu lieu de pèlerinage intellectuel, le château de Ferney faisait partie en 1770-1775 du périple de formation de l’élite européenne éclairée.

Investissant ses capitaux, Voltaire a fait d'un village misérable une petite ville prospère.

Celle-ci, reconnaissante, se rebaptisa "Ferney-Voltaire" dès le 24 novembre 1793, soit moins de 15 ans après sa mort.