"Popaul".

Ce mot masculin constitue, selon le contexte :

  • dans le registre familier : un diminutif du prénom masculin "Paul".

On dit par exemple : "C'est mon ami Paul, dit Popaul, qui va venir m'aider".

  • et dans le registre populaire : un surnom du pénis.

On retrouve notamment ce mot dans les expressions imagées "Emmener Popaul au cirque" et "Faire pleurer Popaul".

Verge au repos

Source : wiktionary.org

 

"Colomb-Béchar".

Localisation de la ville de Béchar (Algérie)

Il s'agit du nom colonial de la localité algérienne de Béchar, située dans le Sud-oranais.

La ville coloniale de Colomb-Béchar, en Alhérie française

La Poste de Colomb-Béchar, dans les années 1920
La Poste de Colomb-Béchar, dans les années 1920

Située à 1 150 km au Sud-Ouest de la capitale Alger, à 852 km au Nord-Est de Tindouf et à environ 80 km à l'Est de la frontière marocaine, elle est la plus grande ville du Sud-Ouest algérien, et sa population est de 172 000 habitants.

"Colomb" était le nom de l'officier français qui la découvrit en 1870 : le général Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902).

Le général de division français Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902)
Le général de division français Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902)

Ce militaire effectua toute sa carrière en Algérie, où il se distingua à plusieurs reprises. Général de Division, il commanda le 15ème Corps d'Armée et fut mis à la retraite en 1888.

La prise du Ksar Béchar datant de 1903, et la mort du Général Colomb en 1902 incita les autorités françaises à lui donner son nom.

L'aventure spatiale française a débuté à Colomb-Béchar

C'est en effet depuis l'Algérie que la France devint la troisième puissance spatiale avant de rendre les clés de ses champs de tir sahariens le 1er juillet 1967.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les militaires français cherchaient un lieu pour expérimenter de nouveaux systèmes d'armes.

Leur choix se porta sur l'oasis de Colomb-Béchar en Algérie française, dans la partie Ouest du Sahara.

Occupée depuis 1906, la région était une porte ouverte sur le vaste monde saharien. Idéale pour y tester discrètement des missiles sans mettre en danger les populations, celle-ci disposait de grandes richesses minières (charbon, manganèse), d'une main-d'oeuvre qualifiée (française, italienne et espagnole) et d'importants axes de communication (pistes, routes, aérodrome, ligne de chemin de fer "Mer-Niger" jusqu'à Oran).

Véritable havre de prospérité, Colomb-Béchar offrait - du moins pour les Européens - un niveau de vie plus élevé qu'en métropole.

L'armée de terre y implanta le 24 avril 1947 le CEES (Centre d'Essais d'Engins Spéciaux), qui devint l'année suivante un centre interarmées sous le nom de CIEES (Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux). Les premiers champs de tir furent aménagés entre 1949 et 1952.

En pleine guerre d'Algérie, entre 1959 et 1963, quatre champs de tir supplémentaires spécifiques furent aménagés à "Hammaguir", un endroit plat, situé en plein désert, à 120 km au Sud-Ouest de Colomb-Béchar. "Hammaguir" est un mot inventé créé par les militaires français, à partir du mot arabe "Hamada", désignant les plateaux du Sahara et de "Guir", un oued voisin :

  • "Bacchus" pour les fusées-sondes à propergols liquides et solides (Agate, Bélier, Centaure, Dragon, Rubis, Topaze, VE10 Aigle),
  • "Blandine" pour les fusées-sondes à propergol liquide (Véronique, Vesta),
  • "Béatrice" pour des engins testés en coopération (sol-air Hawk américain, fusée Cora pour le lanceur européen Europa),
  • et "Brigitte" pour le lanceur de satellites Diamant A et le programme de fusées expérimentales de la série des Pierres précieuses Agate, Émeraude, et les missiles MSBS M1, Saphir, SSBS S1 ou VE10 Aigle.
Pas de tir Brigitte qui lança en orbite le satellite "Astérix" en 1965
Pas de tir Brigitte qui lança en orbite le satellite "Astérix" en 1965

Avec l'indépendance algérienne, et malgré la proposition du nouvel État de rester, la France décida de quitter le Sahara. Elle craignait que Hammaguir fît l'objet de pressions et s'imaginait mal procéder à des essais en plein coeur d'un État indépendant. Dès lors, le ministre des Armées Pierre Messmer décida le 4 juillet 1962 de transférer progressivement les essais militaires près de Biscarrosse (40), dans les Landes, au plus tard le 1er juillet 1967.

En 1964, il fut par ailleurs décidé que les lancements spatiaux se feraient à partir de 1967 depuis la Guyane française (973). En attendant, les essais continuèrent et de manière spectaculaire.

Tous les ans, plusieurs centaines d'engins furent expérimentés : des missiles, des fusées météorologiques, des fusées-sondes spatiales (avec parfois à leur bord des petits animaux).

Le 26 novembre 1965 ce fut au tour de la fusée Diamant A de décoller et de placer sur orbite "Astérix", le tout premier satellite français.

La France devint alors la troisième puissance spatiale. Quelques mois avant de rendre les champs de tir, deux fuséees Diamant furent lancés en février 1967. Puis les activités de lancement déclinèrent rapidement. Vint ensuite le temps du démantèlement ; tous les instruments de mesure, de suivi et les matériels de télécommunication furent ramenés en métropole.

Le 1er juillet 1967, le général Yves Hautière, le dernier directeur du CIEES, remit officiellement les champs de tir aux autorités algériennes, ainsi que le prévoyaient les accords d'Évian signés en mars 1962.

Une page se fermait, après que plus de 270 fusées aient été lancées depuis ce site.

La base spatiale de Colomb-Béchar

Bien que le site soit inhabité depuis 45 ans, les installations sont toujours en place et notamment le pas de tir de la fusée Diamant.

Sources : www.capcomespace.net, gw.geneanet.org, military-photos.com et lhistoire.fr

"Le syndrome tétra-Amélie".

Il s'agit d'une maladie congénitale autosomique récessive extrêmement rare, caractérisée par l'absence des quatre membres du corps humain.

D'autres zone du corps humains sont aussi affectées par les malformations, telles que le visage, le crâne, les organes reproductifs, l'anus et le bassin.

Ce trouble est causé par des mutations dans le gène WNT3.

  • L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise "Prince Randian", que le voit dans le film culte "Freaks / La monstrueuse parade", réalisé en 1932 par Tod Browning était porteur de ce syndrome.
L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), porteur du syndrome tétra Amélie
L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La monstrueuse parade" (1932)
  • De même que le prédicateur chrétien évangélique et motivateur australien Nick Vujicic, né le 4 décembre 1982.

Le prédicateur chrétien évangélique et motivateur australien Nick Vujicic, porteur du syndrome tétra Amélie

  • Ou l'auteur journaliste sportif japonais Hirotada Ototake, né le 6 avril 1976.

l'auteur journaliste sportif japonais Hirotada Ototake, porteur du syndrome tétra Amélie

Cette maladie ne les a nullement empêché d'être père, puisqu'ils ont respectivement eu (à ce jour, pour les deux derniers) 5, 4 et 1 enfant.

On ne dit pas : "Les méthodes à Gilles"... ni même "Les méthodes de Gilles" !

Mais : "Les méthodes AGILES" !

Cette curieuse appellation désigne en effet - en ingéniérie logicielle des groupes de pratiques de pilotage et de réalisation de projets.

Elles ont pour origine le Manifeste pour le développement agile de logiciels, rédigé en 2001, qui avait consacré le terme agile" pour définir de multiples méthodes existantes, ayant pour point commun de mettre en avant la collaboration entre des équipes auto-organisées et pluridisciplinaires et leurs clients.

S'appuyant sur l'utilisation d'un cadre méthodologique léger mais suffisant centré sur l'humain et la communication, les méthodes agiles se veulent plus pragmatiques que les méthodes traditionnelles, impliquant au maximum le client et permettant une grande réactivité à ses demandes.

Préconisant une planification adaptative, un développement évolutif, une livraison précoce et une amélioration continue, elles encouragent des réponses flexibles au changement.

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les mots « à Gilles » et « agiles ».

Source : wikipedia.org

"Le piment oiseau" et "Le piment langue d'oiseau".

Piment oiseau

Il s'agit de deux variétés de piments très miquants, parfois confondues.

  • "Le piment oiseau" ou "Piment martin" est un petit piment rouge ou vert, qui est une variété principalement antillaise.

Dans l'échelle de Scoville simplifiée, qui mesure de la force des piments, il est classé à un degré 8 (torride), légèrement plus fort que le piment de Cayenne.

Autrefois, avant que les traitements chimiques soient utilisés, ces piments se trouvaient en abondance dans les champs de canne.

    • Le nom "Piment d'oiseau" viendrait de ce que les oiseaux en sont très friands et en rejetent les graines dans leurs fientes.
    • Et le nom "Piment Martin" serait issu de celui du "Martin triste", un petit oiseau passereau.

Un Martin triste

Ce piment peut parfois être appelé "Piment langue d'oiseau", mais cette appellation est plus large et correspond à ce que l'on appelle plus communément le "Pili-pili".

Piment oiseau

  • et "Le piment langue d'oiseau" également appelé "Pili-pili", auquel j'ai déjà consacré un article.

Source : wikipedia.org

Mais qui étaient donc "Brigitte", "Catherine", "Pascaline", "Séverine" et "Virginie" ?

Il s'agit des surnoms des cinq tunneliers français utilisés à partir de février 1988 sur le chantier du tunnel sous la Manche, entre la France et la Grande-Bretagne.

Un tunnelier en action

  • "Brigitte, qui creusa les 15 618 mètres du Tunnel de service sous mer (T1) à compter du 4 février 1988, portait le prénom de Brigitte Matheron, épouse de Pierre Matheron, Directeur construction France, surnommé "le Pharaon".
  • "Catherine, qui creusa les 18 857 mètres du Tunnel ferroviaire Sud sous mer (T2) à compter du 31 mars 1989, portait le prénom de Catherine Evrard, secrétaire de Bernard Pavot, Directeur du T3, et de toutes les "Catherine" de TML (TransManche Link) car ce prénom était le plus fréquent sur le chantier.

Le tunnelier "Virginie", qui creusa les 3 251 mètres du Tunnel de service sous terre (T4) du Tunnel sous la Manche, à compter du 11 mai 1988

  • Et "Virginie", qui creusa les 3 251 mètres du Tunnel de service sous terre (T4) à compter du 11 mai 1988, portait le prénom de Virginie Huez, fille de Michel Huez, ouvrier sur le chantier du tunnel, et lauréate à l’âge de 11 ans du concours intitulé "Dessine-moi ton tunnel".

Quant à "Pascaline" et "Séverine", le choix des prénoms de deux soeurs jumelles est particulièrement judicieux, puisque, en réalité, un seul et même tunnelier a été utilisé pour creuser les tunnels ferroviaires sous terre. Ladite machine est en effet d’abord partie depuis le puits de Sangatte (62) sur le Tunnel Sud (T5) en direction du terminal français. Puis, dès sa sortie au portail de Beussingues, à Peuplingues (62), elle a été retournée de 180°, pour reprendre aussitôt le chemin inverse, sur le Tunnel Nord (T6), jusqu’au puits de Sangatte (62).

  • Ainsi, "Pascaline", qui creusa les 3 265 mètres du Tunnel ferroviaire Sud sous mer (T5) à compter du 27 janvier 1989, portait le prénom de Pascaline Joly, fille de Louis Joly, Chef du personnel de la préfabrication.
  • Tandis que "Séverine", qui creusa les 3 265 mètres du Tunnel ferroviaire Nord sous terre (T6) à compter du 5 mars 1990, portait le prénom de sa soeur jumelle, Séverine Joly.

Cette tradition de baptiser au féminin les tunneliers remonte à la grande époque des houillères. Le travail au fond des mines leur étant interdit (loi du 13 décembre 1889), les femmes ne pouvaient alors y descendre. Mais, pour marquer quand même leur présence, les mineurs avaient l’habitude de donner des prénoms féminins aux chevaux et autres engins de roulage.

Seule exception à la règle sur le "chantier du siècle" du tunnel sous la Manche, "Europa", qui creusa les 20 007 mètres du Tunnel ferroviaire Nord sous mer (T2) à compter du 5 décembre 1988.

"Mathieu 4J !? Mais quels prétentieux ses parents !".

"Non mais c'est vrai, ça ! C'est quoi exactement ses prénoms à ce chirurgien ?! : Mathieu... Jean-Jérôme-Julien-Jonathan ? ou Mathieu...Joseph-Jules-Jérémie-Jacques ?! Pfff !"

Telle a été la - je trouve - drolatique réflexion de ma fille de 10 ans, en m'entendant évoquer, il y a quelques années, le nom du chirurgien viscéral et digestif aixois, spécialisé dans la chirurgie bariatrique, qui allait m'opérer quelques jours plus tard... et s'appelait - très simplement - Mathieu... "Kadji" !