"En voiture Simone !" et "En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !".

"En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !"

Ces deux expressions appartiennent au registre populaire.

Ellipse de l'expression complète "En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !", la forme abrégée "En voiture, Simone !" signifie, selon le contexte :

  • au sens propre, lorsqu'au moment de prendre la route, un conducteur invite son ou ses passagers à monter dans la voiture sans perdre une minute : "Allons-y !", "Partons !".

On dit par exemple : "Allez, allez, fini les embrassades, on y va : en voiture Simone !".

  • et au sens figuré :
    • , pour encourager son ou ses interlocuteurs à commencer quelque chose, à démarrer une action : "On commence !", "Il est temps de s’y mettre !".

On dit par exemple : "Allez les gars, on se remue : en voiture Simone !".

    • ou pour évoquer la façon rapide et efficace avec laquelle on débute une activité : "C'est parti !", "Ça roule !".

On dit par exemple : "Tu as commencé les travaux de ta véranda ?" "Oh oui, depuis plusieurs jours déjà. J'ai passé la commande et en voiture Simone !"

Ou : "Tu te souviens de la petite blonde à la soirée de Jean-Marc ? Je l'ai rappelé mardi soir et en voiture Simone ! Elle déjeune avec moi samedi".

Ayant également conduit un camion de la Croix-Rouge pendant la Seconde Guerre mondiale et été la première femme à ouvrir une auto-école, c'est sa renommée qui a fait naître l'expression "En voiture Simone", ellipse de "En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !", seulement popularisée ensuite par Guy Lux, à partir de 1962.

Sources : www.envoituresimone.com, rmc.bfmtv.com et wiktionary.org

On ne dit pas : "Le Gujarat, l'État de naissance de Mahatma Gandhi" !

Ainsi que j'ai malheureusement pu l'entendre dans le commentaire du premier épisode de la série documentaire états-unienne "Quand la nature se déchaîne", tourné en 2020 et diffusé le 6 juin 2021 sur la chaîne de télévision française RMC Story.

Mais : "Le Gujarat, l'État de naissance DU Mahatma Gandhi" !

Le Mahatma Gandhi photographié en studio, à Londres (Grande-Bretagne), en 1931
Le Mahatma Gandhi photographié en studio, à Londres (Grande-Bretagne), en 1931
  • Mohandas Karamchand Gandhi, né le 2 octobre 1869 et mort assassiné à Delhi le 30 janvier 1948, est en effet un dirigeant politique, important guide spirituel de l'Inde et du mouvement pour l'indépendance de ce pays, communément connu et appelé en Inde et dans le monde comme "Mahatma Gandhi" (du sanskrit "mahatma" signifiant "grande âme"), voire simplement "Gandhi" ou "Bapu" ("père" dans plusieurs langues en Inde).

Et non "Le Mahatma Gandi".

"Mahatma » est d'ailleurs un titre qu'il refusa toute sa vie d'associer à sa personne.

Carte de l'État indien du Gujarat

  • Quant au Gujarat, État de naissance DU Mahatma Gandhi, il est l'un des vingt-neuf États de l'Inde.

Situé dans l’Ouest du pays, il est bordé :

    • au Nord par le Pakistan et le Rajasthan,
    • à l'Est par le Madhya Pradesh,
    • et au Sud par le Maharashtra.

Localisation de l'État indien du Gujarat

Sa superficie de 196 024 km2 est équivalente à celle du Sénégal. Et sa population compte environ 64 millions d'habitants, soit presque autant que la France.

Dont environ 349 000 habitants dans sa capitale, Gandhinagar, une ville nouvelle construite dans les années 1960, et nommée "Gandhi" afin de rendre hommage à ce grand homme.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome de Diogène" et "La syllogomanie".

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène" (© Melody Ko for Boston University)

Ce syndrome a été décrit en 1975 par la gériatre états-unienne Allison N. Clark, pour caractériser un trouble du comportement conduisant à des conditions de vie négligées, voire insalubres.

Il comprend une forme extrême d'accumulation compulsive, ou "Syllogomanie", mais ne s'y limite pas.

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

Ce nom de "Syndrome de Diogène", adopté en 1975, fait référence à Diogène de Sinope, le philosophe grec du IVe siècle av. J.-C., figure clé du cynisme et disciple d'Antisthène.

Diogène vivait dehors, dans un dénuement extrême, vêtu d'un simple manteau, et muni d'un bâton, d'une besace et d'une écuelle.

Dénonçant l'artifice des conventions sociales, il préconisait une vie simple, hors de la culture et de la civilisation grecques, plus proche de la nature.

Il se pliait à certaines restrictions susceptibles de lui apporter une plus grande indépendance vis-à-vis des biens matériels, une plus grande liberté morale.

Et se contentait pour dormir, d'une grande jarre renversée, couchée sur le flanc, ou d'un tonneau.

Le philosophe Diogène de Sinope vivant dans sa jarre renverséeLe philosophe Diogène de Sinope vivant dans son tonneau

Caractéristiques

Le syndrome associe entre autres :

  • une négligence parfois extrême de l'hygiène corporelle et domestique,
  • une accumulation d'objets hétéroclites, nommée également "Syllogomanie",
  • un déni de son état, et donc une absence de toute honte,
  • un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture,
  • un refus d'aide, celle-ci étant vécue comme intrusive,
  • et une personnalité pré-morbide : soupçonneuse, astucieuse, distante, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels en cours).

Historique

La première étude de ce modèle de conduite date de 1966. Cette année-là, deux psychiatres anglais, Mac Millan et Shaw, publient une étude sur 72 personnes âgées vivant dans des conditions d’hygiène personnelle et domestique inquiétantes.

Ils constatent chez ces patients un effondrement de leur norme de propreté personnelle et d'environnement et parlent de "Syndrome de décompensation sénile".

Symptômes

La personne présentant ce syndrome choisit un isolement social aussi grand qu'il lui est possible.

Elle en arrive à vivre presque recluse chez elle, n'ayant dès lors plus autant de raisons d'entretenir son logement et se désintéressant en même temps, à un degré plus ou moins grand, de son hygiène personnelle.

Le comportement du célèbre milliardaire états-unien Howard Hughes dans les dernières années de sa vie en constitue par exemple une parfaite illustration.

Se pensant à tort ou à raison en risque de pauvreté extrême, ce qui lui est suggéré par la vie peu gratifiante où elle s'installe, la personne atteinte du syndrome de Diogène essaie souvent d'économiser le plus possible pour parer à l'avenir, et accumule parfois des sommes importantes sans avoir réellement conscience de leur valeur.

Accumuler chez elle de grandes quantités de déchets ou du moins d'objets sans utilité immédiate l'amène à vivre dans des situations insalubres : d'abord simple encombrement, puis impossibilité d'entretenir ou même de faire entretenir son logement en raison même de cet encombrement devenu obstacle.

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

Patients

On trouve souvent un tel comportement chez des personnes d'âge avancé souffrant de solitude après la mort d'un conjoint ou d'un parent très proche.

Ce comportement peut être encouragé par un sentiment de fragilité financière, réelle ou non.

Et la solitude, voulue, ou l'isolement, subi, semble être le facteur de déclenchement principal.

Étiopathogénie

De 30 % à 80 % des personnes souffrant du syndrome de Diogène sont atteintes de maladies neuropsychiques.

Et presque 100 % chez les jeunes sujets.

Traitement

Le traitement doit commencer par la détection des cas de risque, puis l'admission dans un hôpital spécialisé ou une unité de gériatrie, avec étude des troubles médicaux. On prend ensuite des mesures adaptées de protection sociale pour éviter la rechute du patient dans ses conditions de vie antérieures. Dans quelques cas, il convient de traiter aussi une éventuelle pathologie psychiatrique associée (dépression, délire chronique).

S'il n'est pas possible d'assurer la vie en commun ou de placer le patient dans une institution sociale, il faut lui assurer un suivi régulier, des visites à domicile, et un travail coordonné de services sanitaires (médecin, infirmier/ère, ergothérapeute) et sociaux (travailleur social).

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

 

 

Bon, là, en ce qui concerne ces deux dernières photographies, j'aurais envie de dire que c'est très différent : rien que de très normal à mon sens.

Mais il est vrai que je suis bibliophile et bibliomane ! Et ceci explique peut-être cela...

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés au "Syndrome de Ikikomori" et au "Syndrome de la cabane", "Syndrome de l'escargot" ou "Syndrome du prisonnier".

Source : wikipedia.org

"Château La Pompe" ou "Château Chirac".

Une carafe d'eau et un verre à moitié pleins, sur une table, en extérieur

Ces deux locutions verbales en forme de noms de vins appartiennent au registre familier.

Et elles désignent, de façon ironique : l'eau du robinet.

On dit par exemple : "Tu ne bois toujours pas de vin ? Non, je reste au Château La Pompe !".

La formule "Château Chirac" était utilisée à Paris (75), du 25 mars 1977 au 16 mai 1995,  durant les trois mandats de maire de l'homme politique français Jacques Chirac ( (29 novembre 1932 - 26 septembre 2019).

On disait par exemple : "Et toi, que bois-tu ? Du Château Chirac s'il te plaît".

Jacques Chirac, ceint de son écharpe demaire de Paris, devant la devise de la capitale : "Fluctuat nec mergitur"
Jacques Chirac, ceint de son écharpe de maire de Paris, devant la devise de la capitale : "Fluctuat nec mergitur"

 

"À plein badin".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : rapidement, très vite, à toute vitesse.

Et elle fait référence au "badin", surnom donné à l'anémomètre, un instrument servant à mesurer la vitesse et la force du vent, inventé en 1911 par l'ingénieur aéronautique français Raoul-Édouard Badin (19 décembre 1879 - 20 juin 1963).

On dit par exemple : "En 2010, quand l'Ohème a décroché son neuvième titre de champion de France, il a filé à Marseille à plein badin, pour participer à la fête qui avait lieu sur le Vieux-Port".

Source : wikipedia.org

"Rowenta".

Logotype de la marque dorigine allemande de petit électroménager Rowenta

Cette marque d'électroménager du groupe français SEB (Société d'Emboutissage de Bourgogne) a été fondée en Allemagne en 1909 par Robert Weintraud (1860-1927).

Celui-ci avait d'abord créé son entreprise en 1884 sous le nom de "Robert Weintraud GmbH & Co KG", avant d'en transformer le nom, en 1909, en "Rowenta (Robert Weintraud gmbh & co kg)".

C'est en 1988 qu'elle a été rachetée par le groupe SEB, dont le siège est situé à Écully (69).

Aspirateur traîneau Rowenta
Aspirateur traîneau Rowenta
Centrale vapeur Rowenta
Centrale vapeur Rowenta
Aspirateur sans sac Rowenta
Aspirateur sans sac Rowenta

Source : wikipedia.org

"La bible de Gutenberg".

Un incunable : la bible de Gutenberg "à 42 lignes" de 1455 environ, l'un des livres les plus chers au monde. Le prix d'un exemplaire complet peut atteindre les 20 millions de dollars

La "Bible de Gutenberg" ou "Bible latine à quarante-deux lignes", surnommée "B42", est le premier livre imprimé en Europe à l'aide de caractères mobiles.

L'impression de la Bible s'effectua à Mayence (Rhénanie-Palatinat) (Allemagne), et s'acheva probablement vers la fin de l'année 1455, ce qui en fait naturellement le premier des incunables.

Johannes Gutenberg, qui vécut de 1397 à 1468 environ, est généralement considéré comme l'inventeur du processus de fabrication des caractères métalliques mobiles uniformes et interchangeables, et le développeur des matériels et méthodes ayant permis la naissance de l'impression.

Cette bible a été imprimée sur les deux supports de l’écrit simultanément en usage au XVe siècle - le vélin et le papier - à raison d’un quart des exemplaires sur vélin et trois quarts sur papier.

Le choix d’imprimer sur vélin ne fut pas fortuit. Le parchemin jouissait en effet de la faveur d’acheteurs soucieux de la longévité de l’ouvrage, de sa résistance à un usage répété ou désireux d’y faire apposer un décor peint susceptible d’entretenir la ressemblance formelle avec le livre manuscrit.

Autre évolution : Gutenberg essaya un moment d'imprimer les titres en rouge, puis abandonna, sans doute parce que l'opération était trop fastidieuse : elle aurait demandé de passer deux fois chaque feuille sous la presse.

Grâce à ses nobles caractères gothiques richement imprimés, cette bible est reconnue comme un chef-d'œuvre d'artisanat et d'impression de qualité. Le texte est la traduction latine connue sous le nom de la Vulgate, effectuée par Jérôme au IVe siècle.

La Bible est entièrement imprimée en double colonnes, et les pages sont majoritairement constituées de 42 lignes. Les lettres majuscules et les titres sont ornés en couleurs à la main. Les deux volumes qui la composent présentent des reliures en cuir de porc blanc, datant du XVIe siècle.

La "Bible à 42 lignes" de 1455 environ est un des livres les plus chers au monde, le prix d'un exemplaire complet pouvant atteindre les... 20 millions de dollars !

Les 49 "Bibles de Gutenberg" actuellement connues (sur un ensemble de 180 exemplaires) sont situées : en allemagne (12), en Autriche (1), en Belgique (2), au Danemark (1), en Espagne (2), aux États-Unis d'Amérique (9), en France (5), au Japon (1), en Pologne (1), au Portugal (1), au Royaume-Uni (8), en Russie (2), en Suisse (2) et au Vatican (2).

Source : www.ekklesia.pro

"Arriver comme les carabiniers" ou "Arriver comme les carabiniers d'Offenbach".

Cette locution verbale signifie : arriver trop tard, être en retard.

On dit par exemple : "Vous arrivez comme les carabiniers : tout est fini depuis plus de deux heures, les amis !".

Ou : "Tu vas arriver comme les carabiniers d'Offenbach si tu ne te dépêches pas".

On dit également : "Arriver après la bataille" ou "Arriver à la fumée des cierges".

Cette expression fait référence aux carabiniers de l'opéra bouffe 'Les Brigands', écrit en 1869 par Henri Meilhac et Ludovic Halévy, sur une musique de Jacques Offenbach, dans lequel on peut entendre (acte 1, scène 11) le choeur des carabiniers déclamer :

"Nous sommes les carabiniers,
La sécurité des foyers ;
Mais, par un malheureux hasard,
Au secours des particuliers
Nous arrivons toujours trop tard".

Source : wiktionary.org

"Colomb-Béchar".

Localisation de la ville de Béchar (Algérie)

Il s'agit du nom colonial de la localité algérienne de Béchar, située dans le Sud-oranais.

La ville coloniale de Colomb-Béchar, en Alhérie française

La Poste de Colomb-Béchar, dans les années 1920
La Poste de Colomb-Béchar, dans les années 1920

Située à 1 150 km au Sud-Ouest de la capitale Alger, à 852 km au Nord-Est de Tindouf et à environ 80 km à l'Est de la frontière marocaine, elle est la plus grande ville du Sud-Ouest algérien, et sa population est de 172 000 habitants.

"Colomb" était le nom de l'officier français qui la découvrit en 1870 : le général Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902).

Le général de division français Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902)
Le général de division français Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902)

Ce militaire effectua toute sa carrière en Algérie, où il se distingua à plusieurs reprises. Général de Division, il commanda le 15ème Corps d'Armée et fut mis à la retraite en 1888.

La prise du Ksar Béchar datant de 1903, et la mort du Général Colomb en 1902 incita les autorités françaises à lui donner son nom.

L'aventure spatiale française a débuté à Colomb-Béchar

C'est en effet depuis l'Algérie que la France devint la troisième puissance spatiale avant de rendre les clés de ses champs de tir sahariens le 1er juillet 1967.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les militaires français cherchaient un lieu pour expérimenter de nouveaux systèmes d'armes.

Leur choix se porta sur l'oasis de Colomb-Béchar en Algérie française, dans la partie Ouest du Sahara.

Occupée depuis 1906, la région était une porte ouverte sur le vaste monde saharien. Idéale pour y tester discrètement des missiles sans mettre en danger les populations, celle-ci disposait de grandes richesses minières (charbon, manganèse), d'une main-d'oeuvre qualifiée (française, italienne et espagnole) et d'importants axes de communication (pistes, routes, aérodrome, ligne de chemin de fer "Mer-Niger" jusqu'à Oran).

Véritable havre de prospérité, Colomb-Béchar offrait - du moins pour les Européens - un niveau de vie plus élevé qu'en métropole.

L'armée de terre y implanta le 24 avril 1947 le CEES (Centre d'Essais d'Engins Spéciaux), qui devint l'année suivante un centre interarmées sous le nom de CIEES (Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux). Les premiers champs de tir furent aménagés entre 1949 et 1952.

En pleine guerre d'Algérie, entre 1959 et 1963, quatre champs de tir supplémentaires spécifiques furent aménagés à "Hammaguir", un endroit plat, situé en plein désert, à 120 km au Sud-Ouest de Colomb-Béchar. "Hammaguir" est un mot inventé créé par les militaires français, à partir du mot arabe "Hamada", désignant les plateaux du Sahara et de "Guir", un oued voisin :

  • "Bacchus" pour les fusées-sondes à propergols liquides et solides (Agate, Bélier, Centaure, Dragon, Rubis, Topaze, VE10 Aigle),
  • "Blandine" pour les fusées-sondes à propergol liquide (Véronique, Vesta),
  • "Béatrice" pour des engins testés en coopération (sol-air Hawk américain, fusée Cora pour le lanceur européen Europa),
  • et "Brigitte" pour le lanceur de satellites Diamant A et le programme de fusées expérimentales de la série des Pierres précieuses Agate, Émeraude, et les missiles MSBS M1, Saphir, SSBS S1 ou VE10 Aigle.
Pas de tir Brigitte qui lança en orbite le satellite "Astérix" en 1965
Pas de tir Brigitte qui lança en orbite le satellite "Astérix" en 1965

Avec l'indépendance algérienne, et malgré la proposition du nouvel État de rester, la France décida de quitter le Sahara. Elle craignait que Hammaguir fît l'objet de pressions et s'imaginait mal procéder à des essais en plein coeur d'un État indépendant. Dès lors, le ministre des Armées Pierre Messmer décida le 4 juillet 1962 de transférer progressivement les essais militaires près de Biscarrosse (40), dans les Landes, au plus tard le 1er juillet 1967.

En 1964, il fut par ailleurs décidé que les lancements spatiaux se feraient à partir de 1967 depuis la Guyane française (973). En attendant, les essais continuèrent et de manière spectaculaire.

Tous les ans, plusieurs centaines d'engins furent expérimentés : des missiles, des fusées météorologiques, des fusées-sondes spatiales (avec parfois à leur bord des petits animaux).

Le 26 novembre 1965 ce fut au tour de la fusée Diamant A de décoller et de placer sur orbite "Astérix", le tout premier satellite français.

La France devint alors la troisième puissance spatiale. Quelques mois avant de rendre les champs de tir, deux fuséees Diamant furent lancés en février 1967. Puis les activités de lancement déclinèrent rapidement. Vint ensuite le temps du démantèlement ; tous les instruments de mesure, de suivi et les matériels de télécommunication furent ramenés en métropole.

Le 1er juillet 1967, le général Yves Hautière, le dernier directeur du CIEES, remit officiellement les champs de tir aux autorités algériennes, ainsi que le prévoyaient les accords d'Évian signés en mars 1962.

Une page se fermait, après que plus de 270 fusées aient été lancées depuis ce site.

La base spatiale de Colomb-Béchar

Bien que le site soit inhabité depuis 45 ans, les installations sont toujours en place et notamment le pas de tir de la fusée Diamant.

Sources : www.capcomespace.net, gw.geneanet.org, military-photos.com et lhistoire.fr

"Une arconada".

Les joueurs français Luis Hernandez et Bernard Lacombe, en joie après l'incroyable bourde du gardien de but espagnol Luis Arconada, qui, le 27 juin 1984 à Paris (75), ne parvient pas à maîtriser le ballon, sur un coup franc tiré par Michel Platini

Ce mot fait référence au nom de l'ancien gardien de football international espagnol Luis Miguel Arconada Etxarri, né le 26 juin 1954.

Et il désigne malheureusement pour lui, depuis le 27 juin 1984 : une boulette ou bourde de gardien.

On le sait, l'histoire est souvent cruelle. Et elle l'est tout particulièrement avec ce très grand joueur, en retenant presque exclusivement son erreur lors de la finale de l’Euro 1984. Cet homme qui a causé le chagrin de l’Espagne et laissé son nom à la postérité pour cette bourde était pourtant un excellent gardien.

Cet enfant du Pays Basque brillait chaque semaine sur les pelouses de Liga avec son club, la Real Sociedad. Il a d’ailleurs conduit son club de San Sebastian (Pays Basque) (Espagne) au sommet du football espagnol en remportant consécutivement deux fois le championnat (1981-1982) et en étant désigné meilleur gardien de la Liga.

Le gardien de but espagnol Luis Arconada

Du haut de son petit mètre 78, Luis Arconada impressionnait par sa détente et son explosivité. Surtout, il savait rassurer sa défense et bénéficiait d’une confiance aveugle de la part des supporters de la Real Socieda, qui avaient l’habitude d’employer la formule "No pasa nada, tenemos a Arconada" ("Il n’y a rien à craindre, nous avons Arconada").

Ses meilleurs arrêts :

International espagnol depuis 1977 et jusqu'en 1985 (70 sélections), Luis Arconada connaît l'apogée avec la Roja lors de l’Euro 1984. Capitaine de l'équipe d'Espagne, il est cet été là considéré comme le meilleur portier du tournoi et ne cesse de le démontrer au cours de la compétition.

En finale face à la France, le duel tant attendu entre le capitaine espagnol, Luis Arconada, et le capitaine français, Michel Platini, a bien lieu.

Le coup franc de Michel Platini et la bourde de Luis Arconada

À la 55e minute de ce France-Espagne, dans un Parc des Princes plein à craquer, les Bleus de Michel Hidalgo obtiennent un coup franc à l’entrée de la surface de réparation. Alors que le score est toujours nul et vierge entre les deux équipes, Michel Platini s’élance et frappe du droit.

Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platin qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...
Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platini qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...

Luis Arconada qui semblait avoir capté le ballon, le voit en réalité, glisser sous son corps.

Cela fait 1-0 pour l’équipe de France, pour la plus grande joie des Bleus, mais une bien cruelle désillusion pour le pauvre Arconada.

Un second but français marqué dans le temps additionnel par Bruno Bellone, délivre enfin le peuple français, encore traumatisé par la dramatique "Nuit de Séville" du 8 juillet 1982 : une terrible défaite aux tirs au but face à l'Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde jouée en Espagne, après avoir mené 3-1, en marquant deux buts dans les dix premières minutes de la prolongation, s'ouvrant ainsi la route - pensions-nous tous alors - vers la première finale de notre histoire.

Mais l’Espagne toute entière voit s'envoler ses rêves de sacre.

Le résumé de la finale France-Espagne (2-0) :

Arconada, héros de la demi-finale face au Danemark, devient le symbole de cet échec.

Difficile à avaler pour l’ancien gardien, même des années après : "Le poste de gardien, c’est pour le bon comme pour le mauvais côté. Mais le plus dur, c’est que les gens se souviennent de moi seulement pour cette action" a-t-il expliqué, il y a quelques années à la télévision espagnole.

Sources : labeautedufootball.com et www.football-vintage.com

"Une charlotte" ou "Une Charlotte".

Ce substantif féminin en forme de prénom féminin peut avoir en français au moins six significations différentes :

  • une sorte de bonnet féminin, populaire dans les classes modestes du XVIIIe au XIXe siècle, et considérée comme le précurseur de la capote.

Fréquemment portée en Lorraine, la charlotte est née d'une évolution du bonnet auquel furent ajoutés des bords et des liens pour le nouer sous le cou. Elle servait à cacher les cheveux afin d'indiquer la respectabilité. Et elle était souvent portée comme bonnet d'intérieur au XVIIIe siècle .Tandis qu'on la portait couramment sous un chapeau de paille en été.

Elle se confectionnait en batiste ou en mousseline, avec une bordure froncée.

Dès le milieu du XVIIIe siècle, les liens furent remplacés par des rubans.

Et au cours du XIXe siècle, on lui ajoute des bords derrière et sur les côtés, afin de couvrir la nuque, préfigurant ainsi la capote mais sans amidon.

Une fillette portant une charlotte

  • un bonnet jetable à élastique, recouvrant les cheveux pour des raisons d'hygiène.Cet EPI (Equipement de Protection Individuelle) est utilisé dans certaines industries (en particulier les industries agro-alimentaires, pharmaceutiques et parfois chimiques) et en chirurgie,

Une femme portant une charlotte jetableUne charlotte jetableDes charlottes jetables

  • un type de dessert moulé, de forme cylindrique ou tronconique, d'environ 10 cm de hauteur, formé d'une croûte faite de biscuits à la cuillère (ou des boudoirs), ou de tranches de pain, ou encore d'une génoise, et dont le centre est garni soit de fruits, soit d'une crème.

L’origine de ce dessert est incertaine, mais il se dit qu'il aurait été inventé en l'honneur de Sophie-Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (19 mai 1744 - 17 novembre 1818), épouse du roi Georges III et, à ce titre, reine du Royaume-Uni, de 1761 à 1818, sous le nom de "reine Charlotte".

Sophie-Charlotte de Mecklembourg-Strelitz (19 mai 1744 - 17 novembre 1818), épouse du roi Feorges III et, à ce titre, reine du Royaume-Uni, de 1761 à 1818, sous le nom de "reine Charlotte"

À l'origine, la Charlotte aux fruits (pomme, poire, ou pêche), aux tranches de pain beurré, était servie chaude avec le thé chez les Anglais ; puis un cuisinier anglais a légèrement changé la recette et notamment son service froid.

De nos jours, on sert la Charlotte froide, on utilise les biscuits et on farcit d'une crème ou d'une mousse, aux fruits (fraise ou poire essentiellement) ou au chocolat.

Une Charlotte aux fruits
Une Charlotte aux fruits
Une charlotte aux fraises
Une charlotte aux fraises
Une Charlotte au chocolat
Une Charlotte au chocolat
  • une variété de fraise ronde, produite de juin à septembre,

Des fraises Charlotte

  • une variété de pomme de terre mise sur le marché en 1981,

Pommes de terre Charlotte

Une rose Charlotte

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

"Le homburg", "Le Eden" ou "Le chapeau du parrain".

Chapeau "Homburg" rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniens

Ces différentes appellations désignent toutes un seul et même type de couvre-chef masculin d'origine allemande, popularisé depuis la fin du XIXe siècle.

De forme arrondie, ce chapeau semi-rigide en feutre de laine se caractérise par une "gouttière" centrale sur le dessus, par un large gros-grain en soie et par un bord ourlé. Il est en général de couleur grise ou foncée.

Chapeux "Homburg", rebatipsés "Eden" par les tailleurs londoniens

Le homburg est considéré comme relativement "habillé" (moins que le haut-de-forme mais davantage que le fédora), et il impose le port d'un costume. En principe, il ne comporte pas de creux latéraux, mais on peut pincer le tissu pour lui donner une allure plus décontractée.

  • Il doit son nom de homburg à la ville de Bad Homburg vor der Höhe, dans le Land de Hesse, d'où il est originaire.

Localisation de la ville allemande de BadHomburg vor der Höhe (Hesse)

C'est lors de l'une de ses nombreuses cures dans cette ville, au cours des années 1890, que le prince de Galles, futur roi Édouard VII, découvrit ce chapeau. Il en rapporta un exemplaire et décida d'en lancer la mode.

Le roi d'Angleterre Édouard VII, coiffé d'un homburg

On a ainsi souvent vu le Premier ministre britannique Winston Churchill coiffé d'un homburg.

Le Premier ministre britannique Winston Churchill, coiffé d'un chapeau "Homburg"

  • Mais, dans les années 1930, le ministre britannique des affaires étrangères Anthony Eden porta si souvent le homburg en public que ce chapeau fut surnommé le "Eden" chez les tailleurs londoniens.

Le ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniensLe ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniensLe ministre britannique Anthony Eden, coiffé de son éternel chapeau "Homburg", rebatipsé "Eden" par les tailleurs londoniens

  • Enfin, le homburg connut un regain de popularité dans les années 1970, après que l'acteur Al Pacino l'ait porté dans le film "Le parrain" de Francis ford Coppola, en 1972, ce qui lui vaut parfois le sobriquet de "Chapeau du Parrain".

L'acteur états-unien Al Pacino, dans le film états-unien "Le parrain", de Francis Ford Coppola (1972)

Certains Juifs orthodoxes portent un chapeau de type homburg, au bord plus large et de couleur noire.

Chapeau juif orthodoxe de type homburg

Sources : wikipedia.org