"Vieux comme Mathusalem", "Dater de Mathusalem" ou "Depuis Mathusalem".

Ces différentes locutions adverbiales du langage courant signifient respectivement :

  • "Vieux comme Mathusalem" : extrêmement vieux,

On dit par exemple : "Mon père utilise encore un poste de radio vieux comme Mathusalem".

  • "Dater de Mathusalem" : être extrêment ancien ou vieux, par déformation de "Vieux comme Mathusalem".

On dit par exemple : "Ma dernière sortie en boîte de nuit doit dater de Mathusalem".

  • et "Depuis Mathusalem" : depuis extrêmement longtemps, également par déformation de "Vieux comme Mathusalem".

On dit par exemple : "Cette machine ne sert plus depuis Mathusalem".

Elles font toutes trois référence au personnage de Mathusalem, célèbre pour être la personne la plus âgée mentionnée dans l’Ancien Testament. Grand-père de Noé, il aurait vécu 969 années, selon la Bible, ce qui explique que son nom soit devenu synonyme de longévité.

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les autres façons de dire "Depuis très longtemps".

Source : www.expressions-francaises.fr

"Un taxon Lazare".

"Un taxon Lazare" est un taxon désignant une espèce - généralement animale, mais aussi parfois végétale - que l'on a cru éteinte (naturellement ou à cause de l'Homme), ou que l'on ne retrouve pas sous forme fossile pendant une période significative de l'histoire de la Terre, et qui semble "réapparaître" à un moment donné.

" Solenodon cubanus", le nom latin de l'almiqui, un étrange et rare mammifère venimeux endémique de Cuba, est un exemple de taxon lazare.

Et cette appellation est donnée en référence au personnage de Lazare, ressuscité par Jésus dans le Nouveau Testament'Évangile selon Jean (chapitre 11) selon lequel Lazare, mort depuis quatre jours et mis dans un sépulcre, serait sorti vivant de la tombe sur l'ordre de Jésus. .

La résurrection de Lazare de Béthanie : mort et enterré depuis quatre jours, il serait sorti de son spulcre sur ordre de Jésus
La résurrection de Lazare de Béthanie : mort et enterré depuis quatre jours, il serait sorti de son sépulcre sur ordre de Jésus

Source : wikipedia.org

"Marquis de Sade" et "Marquis".

Le groupe de rock français Marquis de Sade

Il s'agit des noms successifs d'un groupe de rock français, tous deux directement inspirés - bien évidemment - du nom de l'homme de lettres, romancier, philosophe et homme politique français Donatien Alphonse François de Sade, né le 2 juin 1740 et mort le 2 décembre 1814, longtemps voué à l'anathème en raison de la part accordée dans son oeuvre à l'érotisme et à la pornographie (son nom a directement inspiré les mots "sadisme" et "sadique").

  • "Marquis de Sade" est un groupe originaire de Rennes (35).

Actif entre 1977 et 1981, il est formé par Philippe Pascal, Franck Darcel , Pierre Thomas et Christian Dargelos. Il se scinde ensuite entre les groupes "Octobre" et "Marc Seberg". Et se reforme en 2017.

Issu de l'association de trois membres du groupe "Rats d'égouts" (Christian Dargelos, Pierre Thomas et Frank Darcel) et de deux membres de "Penthotal Lethaly" (Philippe Pascal et Anzia), Marquis de Sade est l'un des groupes les plus représentatifs de ce qui s'appellera la scène rock rennaise à partir de 1979.

Ce courant musical du rock français répondait à la "new wave" anglaise, dans un style où se mélangeaient aussi bien les influences du "Velvet Underground", de la trilogie berlinoise de David Bowie (les albums "Low", "Heroes" et "Lodger"), des vigoureux concerts des "Stranglers" (les albums "Raven" et "No More Heroes"), mais également du "funk" blanc des "Talking Heads". Les autres meneurs de cette scène rennaise étaient Kalashnikov, Tohu Bohu, Ubik, Sax Pustuls, Niagara, Étienne Daho et d'autres, leur dénominateur commun étant le duo de saxophonistes Daniel Paboeuf et Philippe Herpin, qui participaient à presque tous les disques de ces groupes, y compris ceux de "Marquis de Sade".

Le festival des "Rencontres Trans Musicales" de Rennes (35), créé en 1979, est naturellement l'héritier direct de cette scène.

Au-delà de la fusion musicale qui a donné naissance à cette scène rennaise, le style de "Marquis de Sade" était celui d'un rock adulte, volontiers sombre et dépressif. Les paroles des chansons étaient en français ou en anglais avec quelques traits d'allemand. Ces chansons abordent des thèmes "européens", durs, complètement dénués d'humour et parfois un peu prétentieux : drogues, maladies, soumission, violence, endoctrinement, camps de travail, apocalypse.

Très soutenu par le magazine branché "Actuel", Marquis de Sade a posé en couverture du numéro 4 de février 1980, avec la légende : "Les jeunes gens modernes aiment leurs mamans".

Couverture-poster du n°4 du magazine "Actuel" de février 1980, consacré au groupe de rock rennais "Marquis de Sade"N°4 du magazine "Actuel" de février 1980, avec un article consacré au groupe de rock rennais "Marquis de Sade"

 

 

La carrière de "Marquis de Sade" est brève puisqu'ils n'ont sorti que deux disques.

Le premier disque du groupe de rock français Marquis de Sade : "Rue de Siam" (1979)

Le premier, "Dantzig Twist" (1979), contient les classiques "Conrad Veidt", "Set in motion memories" et "Walls". Le son brut, très marqué "post-punk", fait ensuite place sur "Rue de Siam" (1980) à une production plus sophistiquée et à un mélange d'influences "new wave" et "funk".

Le deuxième disque du groupe de rock français Marquis de Sade : "Rue de Siam" (1980)

Le groupe n'a malheureusement connu qu'un succès public limité et seul le public "branché" le soutenait. De nombreux changements de musiciens ont émaillé la carrière pourtant brève du groupe.

En 1981, des différends d'ordre artistique entre le guitariste Franck Darcel et le chanteur Philippe Pascal font éclater le groupe, Frank Darcel fondant "Octobre", et Philippe Pascal créant "Marc Seberg".

L'écoute des disques de ces deux groupes rend cependant perplexe sur les différends artistiques des deux musiciens, car le style de "Marquis de Sade" s'y retrouve quasiment à l'identique.

"Marc Seberg" continue jusqu'en 1992, et sort plusieurs disques, Philippe Pascal continuant ensuite sa carrière au sein de diverses formations.

"Octobre" ne survit que deux ans, sortant deux disques, "Next Year in Asia" et "Paolino Parc", jamais réédités en CD. Plusieurs membres d'"Octobre" forment ensuite le groupe "Senso", auquel appartiendra le chanteur Pascal Obispo.

Avec le recul, "Marquis de Sade" apparaît comme un groupe culte.

Reformation

Le décès en 2013 du guitariste Frédéric Renaud met un terme au projet d'une reformation du groupe prévue lors des Transmusicales.

Affiche du concert anniversaire du groupe rennais Marquis de Sade, le 16 septembre 2017, à Rennes (35)

En 2017, Patrice Poch, un artiste et plasticien rennais, souhaite organiser une exposition pour les 40 ans du groupe, avec un tableau réalisé par un artiste différent pour chaque morceau des deux disques. Les membres du groupe sont informés de la démarche et ils acceptent de donner un concert à l'occasion de l'exposition aux ateliers du vent à Rennes (35). Le concert prévu initialement dans une petite salle se tient le 16 septembre 2017. Il a lieu au Liberté et est complet : on y croise dans la salle notamment Pascal Obispo, Dominique A ou encore Étienne Daho. Un CD/DVD du concert sort peu de temps après.

Le groupe de rock français Marquis de Sade

L'engouement étant réel, une tournée de cinq dates suit. Elle commence le 18 mai 2018 à Saint-Brieuc (25), dans le cadre du festival Art Rock, puis Paris la Villette (avec une apparition d’Étienne Daho pour une reprise du Velvet Underground, "Ocean" et Pascal Obispo qui monte sur scène pour interpréter un titre du groupe, "Wanda's Loving Boy"), les Vieilles Charrues à Carhaix (29) en juillet, puis Strasbourg (67), la Rochelle (17) et enfin Tarbes (65) le 10 novembre 2018.

Marquis de Sade travaillait sur un troisième disque, projet interrompu par la mort de Philippe Pascal le 12 septembre 2019.

  • et "Marquis" (par ellipse de "Marquis de Sade") est le nom choisi, en juin 2020, par les trois musiciens suvivants du groupe (Frank Darcel, Éric Morgen et thierry Alexandre), pour continuer leur activité, un nouveau disque étant annoncé pour janvier 2021.

Source : wikipedia.org et www.ouest-france.fr

"Une victoire à la Pyrrhus".

Cette locution nominale du registre soutenu désigne : une victoire chèrement acquise, obtenue au prix de terribles pertes pour le vainqueur.

Cette expression fait allusion au roi d'Épire Pyrrhus Ier, dont l'armée remporta en Italie deux grandes victoires contre les Romains.

Buste du roi d'Épire Pyrrhus 1er

D'abord en 280 av. J.-C., à la bataille d'Héraclée (aujourd'hui Policoro (Basilicate)(Italie)) et la seconde à la bataille d'Ausculum (aujourd'hui Ascoli Satriano (Pouilles)(Italie)) en 279 av. J.-C..

Les deux s'avérant formidablement coûteuses en vies humaines, le souverain aurait déclaré : "Si nous devons remporter une autre victoire sur les Romains, nous sommes perdus" ou "Si nous devons remporter une autre victoire comme celle-ci, je rentrerai seul en Épire".

Nota bene : Pyrrhus Ier a régné sur l'Épire (le "continent" en grec), région historique et montagneuse des Balkans, partagée entre la Grèce et l'Albanie, de 306 à 272.

Localisation du royaume d'Épire, région historique et montagneuse des Balkans, partagée entre la Grèce et l'Albanie

Il ne saurait donc, bien évidemment, être confondu avec Pyrrhus II, son petit-fils !

Fils d'Alexandre II d'Épire, Pyrrhus II fut en effet également roi, à la suite de son grand-père et de son père, mais de 242 à 234 av. J.-C.

Je sais bien que vous vous en souveniez parfaitement, mais si - par extraordinaire - l'un d'entre vous l'avait oublié, ce petit rappel aura pu lui être utile.

Souvenir personnel

"La zizanie", le 15e album d'Astérix, publié en 1970 par les géniaux Albert Uderzo et René Goscinny

Comme tous les enfants de mon âge, j'imagine, j'ai découvert cette superbe expression en 1970, dans le 15e album d'Astérix, "La zizanie", grâce aux géniaux René Goscinny et Albert Uderzo.

Le garde-chiurme romain Victoiralapirus, sur la galère qui amène en Armorique Tullius Détritus, le 'stratège chargé par César de semer le désordre dans le célèbre village gaulois

"Victoiralipirus" est en effet le nom de l'un des garde-chiourme du navire romain conduisant en Gaulle, Tullius Détritus, le stratège chargé par César de semer le désordre dans le célèbre village gaulois.

Tullius Détritus, le stratège chargé par César de semer le désordre dans le célèbre village gaulois

Source : wikipedia.org

"La guillotine" ou "Une guillotine".

Une guillotine

La guillotine est une machine de conception française, inspirée d’anciens modèles de machines à décapitation.

Échafaud, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
Échafaud, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)

Elle fut utilisée en France pour l’application officielle de la peine de mort par décapitation, à partir du 25 avril 1792, puis dans certains cantons de Suisse, en Grèce, en Suède, en Belgique et en Allemagne.

La mort du roi Louis XVI, le 1 janvier 1793, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
La mort du roi Louis XVI, le 1 janvier 1793, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)

Dans notre pays, une guillotine fonctionna pour la dernière fois le 9 septembre 1977, à la prison des Baumettes, à Marseille (13), pour découper en deux le manutentionnaire tunisien Hamida Djandoubi.

Liotard, appartenant tous les trois à la bande armée des "Chauffeurs de la Drôme", qui ravage la campagne valentinoise de 1905 à 1908.
Triple exécution de Valence du 23 septembre 1909 : Octave-Louis David, Pierre-Auguste Berruyer et Urbain-Célestin Liotard, appartenant tous les trois à la bande armée des "Chauffeurs de la Drôme", qui ravage la campagne valentinoise de 1905 à 1908.

Avant d'être définitivement remisée, après l’abolition de la peine de mort, le 18 septembre 1981, au Centre pénitentiaire de Marseille (13).

Noms successifs

La guillotine tient son nom du député, médecin et secrétaire de l'assemblée nationale constituante Joseph-Ignace Guillotin, qui - appuyé par Mirabeau - la fait adopter dans les tout premiers temps de la Révolution française.

Le docteur Joseph-Ignace Guillotin
Le docteur Joseph-Ignace Guillotin

Mais la machine fut d'abord appelée "Louison" ou "Louisette", en référence au nom du docteur Antoine Louis, son concepteur. Chirurgien militaire, celui-ci était secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie et fût l'un des contributeurs à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert pour les articles consacrés à la chirurgie.

Le docteur Antoine Louis
Le docteur Antoine Louis

Ou encore "La mirabelle", en référence à Mirabeau.

Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau
Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau

Et "La machine à Guillotin".

Mais c'est le terme de "La guillotine" qui s’imposa rapidement, promu de manière ironique par le journal royaliste "Les actes des apôtres".

Une chanson contribua à attacher à cette machine le nom de Guillotin pour la postérité.

Elle avait pour titre : "Sur l’inimitable machine du médecin Guillotin propre à couper les têtes et dite de son nom Guillotine".

Et pour dernier couplet :

"Le romain
Guillotin
Qui s’apprête,
Consulte gens de métier
Barnave et Chapelier,
Même le Coupe-tête
Et sa main
Fait soudain
La machine,
Qui simplement nous tuera
Et que l’on nommera
Guillotine".

Un progrès médical

Le 1er décembre 1789, le docteur Guillotin demande que "la décapitation fût le seul supplice adopté et qu'on cherchât une machine qui pût être substituée à la main du bourreau". L’utilisation d’un appareil mécanique pour l’exécution de la peine capitale lui paraît une garantie d’égalité, qui devait, selon lui, ouvrir la porte à un futur où la peine capitale serait finalement abolie.

Guillotin plaidait ainsi en faveur de son projet : "Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d’œil, et vous ne souffrez point. La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l'homme n'est plus".

Et, de fait, selon les experts médicaux, la section de la moelle épinière entraîne une perte de connaissance instantanée.

La proposition de Guillotin vise également à supprimer les souffrances inutiles. En effet, jusqu’alors, l'exécution de la peine capitale différait selon le forfait et le rang social du condamné : les nobles étaient décapités au sabre, les roturiers à la hache, les régicides et criminels d'État écartelés, les hérétiques brûlés, les voleurs roués ou pendus, les faux-monnayeurs... bouillis vifs dans un chaudron.

L'idée de Guillotin est adoptée en 1791 par la loi du 6 octobre qui dispose que "la peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu'il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés" et que "tout condamné à mort aura la tête tranchée" (la fameuse phrase de l'article 12 du Code pénal, déclamée sur tous les tons, en 1938, par le génial Fernandel, dans "Le Schpountz" de Marcel Pagnol).

L’appareil, inspiré d’anciens modèles de machines à décapitation existant depuis le XVIe siècle, est mis au point en 1792 par le chirurgien militaire Antoine Louis.

Après plusieurs essais sur des moutons puis trois cadavres à l'Hospice de Bicêtre le 15 avril 1792, la première personne guillotinée en France fut un voleur, du nom de Nicolas Jacques Pelletier, le 25 avril 1792.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome de Gilles de la Tourette" ou "La maladie de Gilles de la Tourette".

Il s'agit d'un trouble neurologique se traduisant par des tics incontrôlables et répétés, tels que des grimaces et des grossièretés, la victime ne pouvant s'empêcher de proférer régulièrement des mots ou des phrases relevant du registre argotique ou du registre vulgaire ("Coprolalie").

Ce trouble a été nommé ainsi par le célèbre médecin neurologiste français Jean-Martin Charcot, en hommage à son découvreur, l'un de ses élèves, Georges Gilles de La Tourette (30 octobre 1857 - 26 mai 1904) qui, le premier, en fit la description, en 1885.

On parle également de "SGT" pour "Syndrome de Gilles de la Tourette".

Source : wikipedia.org

Le premier nom de la ville de New York n'était pas "Nieuw Amsterdam" ("Nouvelle Amsterdam") mais "Angoulesme" ("Angoulême") !

L'île de Manhattan, à New York

Et cela du 17 avril 1524 jusqu'en 1634, c'est à dire durant plus d'un siècle...

Étrangement, très peu de gens, sinon quelques historiens érudits et spécialistes, connaissent cette histoire ; et cela aussi bien dans notre pays qu'aux États-Unis d'Amérique. Et à Angoulême (16) tout autant qu'à New York !

Trouver la route des Indes et de la Chine

Au milieu du XVe siècle, les monarques portugais et espagnols profitent d'une accalmie des guerres en Europe pour lancer des expéditions maritimes chargées d'explorer et de cartographier la Terre et surtout de trouver de nouvelles voies de commerce avec les Indes et la Chine.

Les Portugais privilégient l'océan Indien, tandis que l'italien Christophe Colomb, financé par les Espagnols, est le premier à explorer le continent américain, à partir de 1492.

La France, pourtant dotée de grandes façades maritimes et d'excellents marins, reste à l'écart jusqu'au début du XVIe siècle. Mais la découverte de Terre-Neuve par un armateur de Dieppe, Jean Ango, et les trésors rapportés d'Amérique à Charles Quint, son grand rival, persuadent François Ier de s'intéresser au Nouveau Monde.

Le roi de France François 1er, comte d'Angoulême
Le roi de France François 1er, comte d'Angoulême

"Manhattan" fondé sous le nom de "Terre d'Angoulesme"

Le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fondateur de la ville de New York, baptisée "Angoulesme" ("Angoulême") en hommage au roi de France François 1er, comte d'Angoulême, qui lui avait fourni son navire, la Dauphine
Le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fondateur de la ville de New York, baptisée "Angoulesme" ("Angoulême") en hommage au roi de France François 1er, comte d'Angoulême, qui lui avait fourni son navire, la Dauphine

En 1523, il met donc à la disposition d'un navigateur italien, Giovanni da Verrazano, son vaisseau royal La Dauphine, afin qu'il explore la côte Atlantique, depuis la Floride jusqu'à Terre-Neuve ; le financement de l'expédition étant cependant majoritairement assuré par de grandes familles italiennes. Verrazzano met moins de deux mois à atteindre la Caroline. Il poursuit vers le Nord et mouille, le 17 avril 1524, dans une grande baie en eaux profondes, entourée d'une bande de terre qui la protège.

Carte de la baie de New York et de Manhattan, baptisés "Baie Sainte-Marguerite" et "Angoulesme" ("Angoulême"), en avril 1524, par le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano, en hommage au roi François 1er, compte d'Angoulême, et à sa soeur Marguerite de Valois
Carte de la baie de New York et de Manhattan, baptisés "Baie Sainte-Marguerite" et "Angoulesme" ("Angoulême"), en avril 1524, par le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano, en hommage au roi de France François 1er, compte d'Angoulême, et à sa soeur Marguerite de Navarre

Il les baptise "Baie Sainte-Marguerite" et "Terre d'Angoulesme", en hommage à son commanditaire le roi François Ier, comte d'Angoulême et frère de Marguerite de Navarre, née Marguerite d'Angoulême. Aujourd'hui, elles ont pour nom "Baie de New York" et... "Manhattan" !

Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François 1er
Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François 1er

Jusqu'à la colonisation par les Hollandais en 1624, ces terres situées au sein d'un territoire plus vaste, nommé par Verrazano "La nuova Francia" ("La nouvelle France"), porteront donc ces noms faisant référence aux Valois et à leur berceau, Angoulême (16).

Des preuves écrites conservées jusqu'à aujourd'hui

Verrazano, a rédigé un compte rendu de son expédition adressé au roi François 1er. Mais celui-ci était à l'époque engagé dans les guerres d'Italie, et un moment retenu prisonnier par l'empereur Charles Quint. Il est donc hautement probable qu'il n'ait jamais eu connaissance de cette missive. Prudent, le navigateur avait toutefois pris soin de relater également son expérience à ses financiers italiens. Et l'on possède toujours aujourd'hui ce second manuscrit, acquis, en 1911 par le banquier et collectionneur JP Morgan.

Au Musée de la Ville de New York, un globe fabriqué à Rome en 1542, récapitulant toutes les expéditions de Verrazano, atteste également de cette découverte et de ces noms français.

Enfin, l'étonnante façade de l'immeuble Alwyn Court, à l'angle de la 7e avenue et de la 58e rue, à Manhattan, ornées d'innombrables salamandres (l'emblème du roi François 1er) et fleurs de lys (l'emblème de la monarchie française) continue de rendre hommage au roi qui donna son prenier nom à l'île de Manhattan.

Immeuble Alwyn Court, à l'angle de la 7e avenue et de la 58e rue, à Manhattan, ornées d'innombrables salamandres (l'emblème du roi François 1er) et fleurs de lys (l'emblème de la royauté française).

Alors pourquoi le nom d'Angoulême n'est-il pas resté dans la mémoire collective ?

Verrazano, à la recherche d'un passage rapide vers l'Asie, n'a jamais eu pour ambition de coloniser ce territoire : il n'a donc ni planté de drapeau à fleur de lys, ni décrété qu'il revenait au royaume de France, ni même essayé de l'acheter aux amérindiens Lénapes qui l'habitaient.

Ce que feront, en 1634, les colons hollandais qui s'y établiront, changeant le nom d'"Angoulesme" en "Nieuw-Amsterdam".

Par ailleurs, la faible communauté française de New York n'a jamais cherché à faire connaître ces faits historiques, à la différence de l'énorme communauté italo-américaine qui a fait de Verrazano le fondateur de la ville et obtenu que l'on donne son nom au célèbre pont Verrazano-Narrows enjambant la baie de New York, inauguré en 1964 et que l'on voit chaque année lors du marathon de New York.

Le pont Verrazzano-Narrows, inauguré en 1964
Le pont Verrazzano-Narrows, inauguré en 1964

Enfin, aucun élu d'Angoulême (16) n'a malheureusement cherché à poursuivre le dialogue entamé en 1952 par le maire de New York James O'Brien, qui avait aimablement invité son homologue français à venir inaugurer une statue du navigateur florentin Verrazano, sur le socle de laquelle figurait expressément le nom d'Angoulême, comme étant le premier porté par la ville de New York...

Sources : France 3 et www.lesechos.fr Véronique Le Bris le 13 septembre 2019

"Université René-Descartes".

Ancienne université Paris-V René-Descartes, à Paris (75) (1er janvier 1971 - 31 décembre 2019)

Il s'agissait du nom usuel de l'ancienne université Paris-V, qui rendait hommage au mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes.

logo de l'ancienne université Paris-V René-Descartes, à Paris (75) (1er janvier 1971 - 31 décembre 2019)

Créée le 1er janvier 1971, elle était l'une des treize universités parisiennes, héritières de l'université de Paris et de la Sorbonne (75).

Pluridisciplinaire, elle fait partie de la COMUE (COMmunauté d'Universités et Etablissements) université Sorbonne-Paris-Cité.

Se définissant comme "l’université des sciences de l'homme et de la santé", cette université a été dissoute le 31 décembre 1999 en raison de sa fusion au 1er janvier 2020 avec l'université Paris-Diderot et l'Institut de physique du globe, qui a donné naissance à l'université de Paris.

Source : wikipedia.org

"Le pendule de Foucault".

Il s'agit d'un dispositif expérimental conçu pour mettre en évidence la rotation de la Terre par rapport à un référentiel galiléen. Il a été mis au point de façon empirique, en 1851, par le physicien et astronome français Jean Bernard Léon Foucault.

Installé au Panthéon de Paris (75), il mesure 67 mètres et porte une masse de 28 kilogrammes. Une fois lancé, ce pendule oscille pendant 6 h. La période (aller-retour) est de 16,5 secondes et le pendule dévie de 11° par heure. Il a été réinstallé sous la coupole du Panthéon en 1995, constituant une attraction très appréciée des visiteurs.

Un autre "pendule de Foucault", plus modeste, construit à l'occasion de l'exposition de 1855, est exposé au musée national des techniques du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), à Paris (75).

Et c'est celui-là qui a inspiré à l'écrivain italien Umberto Eco le titre de son roman d'aventures publié en 1988 et vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde, "Le pendule de Foucault", auquel ce dispositif expérimental doit sa notoriété internationale auprès du grand public.

"Le pendule de Foucault", roman italien de Umberto Eco, paru en 1988

Mais il existe de nombreux autres "pendules de Foucault" à travers le monde.

Source : wikipedia.org

"Un référentiel galiléen" ou "Un inertiel".

Il s'agit d'un référentiel dans lequel le principe d'inertie est vérifié, c'est-à-dire que tout corps ponctuel "libre" (sur lequel ne s'exerce aucune force ou sur lequel la résultante des forces est nulle) est en mouvement.

Ce référentiel est dit "galiléen" en hommage au mathématicien, géomètre, physicien et astronome italien du XVIIe siècle Galilée.

Source : wikipedia.org

"La Haye-Descartes" puis "Descartes".

La ville de Descartes (37)
  • C'est lors de la Révolution française que cette localité française du département d'Indre-et-Loire (37), en région Centre-Val de Loire, a pris le nom de "La Haye-Descartes", en hommage au célèbre mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes, natif de la commune en 1596.

  • Puis, en 1967, le nom de "Descartes", après s'être associée à la localité voisine de Balesmes, en 1966.

Cette petite cité du Sud de la Touraine s’inscrit dans la vallée de la Creuse, qui marque la frontière avec le département de la Vienne et la région Nouvelle-Aquitaine.

Localisation de la ville de Descartes (37)
Localisation de la ville de Descartes (37)

Située à 300 km de Paris (75), et à une cinquantaine de kilomètres de Tours (37), la ville se trouvait sur la ligne de démarcation durant la Seconde Guerre mondiale.

Elle compte 3 355 habitants en 2020.

Et son gentilé est "Descartois" et "Descartoise".

Source : wikipedia.org

"Le calendrier grégorien".

Cette locution nominale désigne le calendrier solaire conçu à la fin du XVIe siècle afin de corriger la dérive séculaire du calendrier julien alors en usage.

Le calendrier grégorien doit son nom au pape Grégoire XIII à la demande duquel des mathématiciens et des astronomes jésuites des universités de Salamanque (Espagne) et de Coimbra (Portugal) préparent les bases d'un nouveau calendrier à partir de 1579.

Le pape Grégoire XIII, 226e pape de l'Église catholique, élu le 13 mai 1572 et décédé à Rome le 10 avril 1585. Né à Bologne le 7 janvier 1502, il est l'instigateur, en 1582, de notre actuel calendrier, dit "calendrier grégorien".

Adopté par Grégoire XIII, le 24 février 1582, il est mis en application dans les États catholiques quelques mois plus tard. Le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 devient ainsi le vendredi 15 octobre 1582 en Espagne, au Portugal aini que dans les États pontificaux.

Et à cette suppression de dix jours s'ajoute l'instauration de la règle des années bissexiles.

L'usage du calendrier grégorien s'est ensuite progressivement répandu dans les pays protestants, et à l'ensemble du monde jusqu'au milieu du XXe siècle.

Ce calendrier s'est imposé dans la majeure partie du monde pour les usages civils. Mais de nombreux autres calendriers sont utilisés pour les usages religieux ou traditionnels.

Source : wikipedia.org

"Le calendrier Julien".

Cette locution nominale masculine désigne le calendrier solaire utilisé dans la Rome antique, introduit par Jules César en 46 av. J.-C. afin de remplacer le calendrier romain républicain.

Le calendrier julien a été employé en Europe jusqu'à son remplacement par le calendrier grégorien en 1582.

Il reste utilisé de nos jours :

  • dans la République monastique du Mont-Athos,
  • par quatre Églises orthodoxes : celles de Jérusalem, de Russie, de Géorgie et de Serbie,
  • par trois Églises orthodoxes non reconnues par le synode : celles de Macédoine, du Monténégro et d'Ukraine,
  • marginalement par plusieurs régions du Maghreb, surtout Berbères, en Afrique du Nord,
  • et dans le calendrier rûmi en Turquie.

Le calendrier julien est parfois signalé par l'appellation "ancien style" (a.s.) ou "vieux style".

Le calendrier copte utilise la même structure que le calendrier julien avec quelques variantes d'application.

Source : wikipedia.org

"Zahia".

Le mannequin franco-algérien Zahia Dehar (Photo de CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Il s'agit du prénom sous lequel la prostituée franco-algérienne Zahia Dehar, née le 25 février 1992, a soudainement acquis son incroyable notoriété au printemps 2010.

Laquelle lui a permis de devenir mannequin, créatrice de lingerie et actrice.

Dix ans plus tard cependant, la plupart des gens continuent cependant, je crois, d'ignorer son patronyme.

Ayant tout misé sur son intellect, cette  jeune femme a commencé à se prostituer dès l'âge de seize ans et a rapidement évolué dans le monde de la prostitution haut de gamme.

Elle a été découverte par les organes d'information à l'occasion de "L'affaire Zahia", une scabreuse affaire de moeurs impliquant différents joueurs internationaux de football français , poursuivis pour "sollicitation de prostituée mineure".

Source : wikipedia.org

"Connétable".

Logo des sardines Connétable

Il s'agit du nom d'une marque française de conserves de poissons, appartenant à la conserverie Chancerelle.

Celle-ci, fondée en 1853 à Douarnenez (29) par Robert Chancerelle, est aujourd'hui la plus ancienne conserverie de sardines à l'huile au monde.

Les sardines et leur célèbre boîte rouge sont le produit phare de la marque Connétable.

Sardines Connétable

Une marque dont le nom fait référence au Connétable, grand officier de la Couronne, chef suprême de l'armée sous l'Ancien Régime.

Source : wikipedia.org