"Sentir le soufre".

"Sentir le soufre" c'est à dire : le diable

On l'ignore souvent, mais cette locution verbale du langage courant est un idiotisme religieux !

Elle fait en effet référence à l'odeur caractéristique du soufre dont on croyait autrefois qu'elle signalait la présence du diable.

"Sentir le soufre" signifie ainsi, au sens figuré :

  • la situation est peu orthodoxe, présente un caractère d'hérésie, paraît diabolique.
  • et, par extension : la situation est douteuse, risquée, tendue ; et elle pourrait bien prendre une mauvaise tournure,

On dit par exemple : "Cette affaire sent le soufre : ne t'y risque surtout pas !".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org, fr.thefreedictionary.com, dictionnaire.lerobert.com et dictionnaire.reverso.net

"Au diable l'avarice !".

Cette expression en forme d'idiotisme religieux constitue une exclamation accompagnant la décision d'effectuer une dépense peu raisonnable ou d'acheter quelque chose sans regarder à la dépense, en étant davantage guidé par l'envie que par la raison.

Sources : wiktionary.org, dictionnaire.reverso.net et www.expressions-francaises.fr

"Se croire le premier moutardier du Pape".

J'adore cette expression française très ancienne en forme d'idiotisme numérique, d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme religieux.

Elle signifie dans le registre familier et au sens figuré : avoir une haute opinion de soi-même, se donner des airs d’importance, se prendre à tort pour une personne importante.

Autrement dit : être un sot vaniteux.

Ou, dans le registre vulgaire : "Péter plus haut que son cul".

Ainsi que l'attesta le lexicographe Émile Littré, dès la deuxième édition de son célèbre dictionnaire (1872-1877), "Il n’y a pas de moutardier parmi les officiers du pape" et ce titre ronflant n'est bien évidemment qu’une pure invention comique.

L'expression est décrite pour la première fois dans le Dictionnaire de Trévoux de 1771 et on la trouve chez plusieurs auteurs du XVIIIe siècle, ainsi que dans le célèbre conte d'Alphonse Daudet "La Mule du Pape" (1887).

Sources : www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"À damner un saint", "À damner tous les saints", "À damner tous les saints du Paradis", "À faire damner un saint", "À faire damner tous les saints" ou "À faire damner tous les saints du Paradis".

Ces différentes locution adverbiales en forme d'idiotisme religieux appartiennent au registre familier et signifient : qui procure un plaisir des sens incroyable, d’une intensité extrême.

On dit par exemple : "Cette fille avait une cambrure de reins à damner un saint".

Ou : "Cette tarte aux myrtilles était bonne à damner tous les saints".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Être droit comme un i", "Être droit comme un cierge" ou "Être droit comme un piquet" et "Se tenir droit comme un i", "Se tenir droit comme un cierge" ou "Se tenir droit comme un piquet".

Ces différentes locutions adjectivales du registre familier font référence à la forme rectiligne des trois objets évoqués : la lettre "i", un cierge et un piquet :

Lettre "i" majuscule
Lettre "i" majuscule
Un cierge blanc
Un cierge blanc
Un piquet de châtaignier
Un piquet de châtaignier

Et l'ensemble de ces expressions signifient donc :

  • pour une personne : être ou se tenir très droit, avec raideur,

On dit par exemple : "Malgré ses 92 ans, le vieillard était toujours droit comme un i".

  • ou pour un arbre par exemple : être parfaitement droit, rectiligne.

On dit par exemple : "L'allée était constituée d'une rangée de pins droits comme des cierges".

"Être droit comme un cierge" et "Se tenir droit comme un cierge" sont des idiotismes religieux.

Sources : wiktionary.org

"La cerise du diable" ou "L'herbe au diable" et "La cerise de juif".

Ces étranges locutions verbales en forme d'idiotismes religieux désignent familièrement deux plantes très particulières :

La belladone, une plante herbacée vénéneuse parfois appelée "Belle cerise", "Belle-dame", "Bouton noir", "Berise de juif", "Cerise du diable", "Cerise empoisonnée", "Guigne de côte", "Herbe empoisonnée", "Mandragore baccifère", "Morelle furieuse », "Morelle marine", "Morelle perverse" ou "Permenton"
La belladone
  • "La cerise du diable" et "L'herbe au diable" désignent en effet : la belladone, une plante herbacée vénéneuse également appelée "Belle cerise", "Belle-dame", "Bouton noir", "Cerise empoisonnée", "Empoisonneuse", "Guigne de côte", "Herbe empoisonnée", "Mandragore baccifère", "Morelle furieuse », "Morelle marine", "Morelle perverse" ou "Permenton".

Cette plante peut se révéler très toxique, ses baies noires contenant de l'atropine, une substance active sur le système nerveux, que les ophtalmologues utilisent afin de dilater la pupille lors d'un fond d’oeil.

C'est du reste à cette propriété que la belladone doit son nom, qui nous vient de l'italien "bella donna" ("belle dame" ou "jolie femme") ; ses propriétés mydriatiques amenant les femmes de Venise (Vénétie) (Italie) à s’en servir pour dilater leurs pupilles et rendre l’oeil brillant !

L’alkékenge, également appelée "Amour-en-cage", "Cerise d'hiver", "Coqueret alkékenge" ou "Lanterne"
L’alkékenge, également appelée "Amour-en-cage", "Cerise d'hiver", "Coqueret alkékenge" ou "Lanterne"
  • et "La cerise de juif" désigne l’alkékenge, également appelé "Cerise d'hiver", "Coqueret alkékenge" ou "Lanterne".
L'alkékenge, également appelée "Cerise d'hiver", "Coqueret alkékenge", "Lanterne" ou... "Amour-en-cage", mais on se demande vraiment pourquoi !.
L'alkékenge, également appelée "Cerise d'hiver", "Coqueret alkékenge", "Lanterne" ou... "Amour-en-cage", mais on se demande vraiment pourquoi !

Ou encore "Amour-en-cage" !

L'alkékenge, également appelé "Cerise d'hiver", "Coqueret alkékenge", "Lanterne" ou... "Amour-en-cage", mais on se demande vraiment pourquoi !
L'alkékenge, également appelé "Cerise d'hiver", "Coqueret alkékenge", "Lanterne" ou... "Amour-en-cage", mais on se demande vraiment pourquoi !

Cette plante est essentiellement connue pour son fruit complexe, une baie comestible de couleur orange enfermée dans un calice rouge orangé accrescent semblable à une lanterne.

Source : wikipedia.org

"Prêcher pour sa paroisse" ou "Prêcher pour son saint".

Ces deux locutions verbales du registre familier, en forme d'idiotismes religieux, se disent, au sens figuré, d’une personne qui, bien qu’affichant une certaine objectivité, favorise, dans son argumentaire, son camp ou son groupe. 

Autrement dit : défende ses propres intérêts, parle pour son propre compte ; loue, vante une personne ou une chose par des motifs d’intérêt personnel.

On dit par exemple : "Je prêche pour ma paroisse, mais l'un des avantages de J'aime les mots est qu'il comporte le plus souvent des exemples et/ou des photos illustrant les définitions qu'il donne".

Sources : www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"Prêcher un converti".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme religieux signifie, au sens figuré : vouloir persuader une personne déjà convaincue.

Et est d'ailleurs synonyme de la formule dérivée, plus récemment apparue, ce me semble, "Prêcher un convaincu".

On dit par exemple : "Vous prêchez un converti : j'exècre moi aussi les anglicismes".

Source : wiktionary.org

"Nul n'est prophète en son pays".

J'aime beaucoup cette expression du langage courant en forme d'idiotisme religieux, qui daterait du XVIIe siècle.

D'origine biblique, elle signifie que le talent d'une personne est plus souvent reconnu à l'étranger que chez elle et que l'on a ordinairement moins de succès en son pays qu’ailleurs ; c’est parmi les siens, là où l'on vit, que l’on a le moins de chances d’être cru ou apprécié à sa vraie valeur, qu’on en impose le moins.

Il s'agit d'une paraphrase de la traduction des paroles prononcées par Jésus de Nazareth vers l’an 30, selon l’Évangile de Luc (4, 24) : "Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie".

Lorsque Jésus revint dans sa ville d'origine, Nazareth, tout le monde en effet se moquait de lui, et le considérait comme un simple fils de charpentier alors qu'il était le fils de Dieu.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Que diable !" et "Que diable".

Attention à la typographie et au point d'exclamation, qui permet de distinguer ces deux formules du registre désuet en forme d'idiotismes religieux :

  • "Que diable !" avec un point d'exclamation est en effet une locution adverbiale et une interjection servant à indiquer de l'impatience ou de l'irritation.

On dit par exemple : "Allons, allons : remuez-vous un peu, que diable !".

  • tandis que "Que diable" est un pronom interrogatif de même usage que le pronom interrogatif "Que" ou "Qu''', indiquant, en outre, de la surprise ou de l'irritation.

On dit par exemple : "Mais que diable allais-tu faire seule, à minuit, dans la maison de campagne isolée de cet ancien violeur multirécidiviste ?".

Source : wiktionary.org

"Le diable est dans les détails", "Le diable se cache dans les détails" ou "Le diable se niche dans les détails".

Cette expression signifie - au sens figuré - qu'il est important de s'intéresser à tous les détails d'un problème ; un seul d'entre eux pouvant causer d'importants désagréments ou ennuis et compromettre tout un ensemble, voire faire échouer un projet.

Elle nous vient du poème philosophique "Ainsi parlait Zarathoustra", publié en 1885 par le philosophe allemand Friedrich Nietzsche.

Et la forme "Le diable se niche dans les détails" appartient au registre familier.

Source : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"À longueur de journée" ou "Toute la sainte journée".

Ces deux expressions signifient "Durant toute la journée, sans discontinuer".

  • "À longueur de journée" appartient au langage courant.
  • Tandis que "Toute la sainte journée" relève du registre familier et constitue un idiotisme religieux.

Source : www.larousse.fr

"Nom de Dieu" !

Cette interjection en forme d'idiotisme religieux constitue un juron blasphématoire exprimant la colère.

Il nomme en effet expressément "Dieu", que la tradition chrétienne interdit de nommer en dehors de la prière, ce qui constitue par conséquent un blasphème.

L'expression "Nom de Dieu !" possède de ce fait de très nombreux équivalents non sacrilèges tels que par exemple : "Nom d’un chien !", "Nom d’une pipe !", "Nom d'une pipe en bois !" ou "Nom d’un petit bonhomme !", "Nom de nom !", "Nom de Zeus !", etc.