"Un diable d'homme" et "Un diable" ou "Un petit diable".

Ces deux locutions nominales masculines en forme d'idiotisme religieux désignent respectivement, dans le langage courant :

  • un homme singulier, bizarre, dont on peut tout attendre.

On dit par exemple : "Se présenter à la présidence de la République, obtenir le César du meilleur acteur pour un rôle dramatique et fonder les Restos du Coeur" : Coluche était vraiment un diable d'homme !".

Un "diable d'homme" : Michel Colucci dit "Coluche"

  • un enfant urbulent, insupportable,

On dit par exemple : "Devoir surveiller un petit diable pareil ne doit pas être de tout repos".

Un "petit diable"

Source : www.larousse.fr et Le Robert

"Être heureux comme un Pape" ou "Être heureux comme Dieu en France".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes religieux relèvent du langage courant.

Et elles signifient tout simplement : être très heureux.

On dit également "Être heureux comme un prince" ou "Être heureux comme un roi".

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche".

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche"

Cette étonnante expression en forme d'idiotisme religieux relève du registre populaire.

Et elle doit bien sûr choquer certains chrétiens très croyants, puisqu'elle fait référence au fait d'ajouter l'enfant Jésus dans la crèche dans la nuit du 24 au 25 décembre, date anniversaire de sa naissance présumée, à Béthléem (Palestine), en l'an zéro ( alors qu'il serait vraisemblablement plutôt né à Nazareth (Israël) entre l'an -6 et l'an - 4... avant lui-même).

Mais qu'elle désigne, au sens figuré : la pénétration vaginale, c'est à dire l'introduction du sexe de l'homme dans celui de la femme.

On dit par exemple : "Demain c'est Noël, alors ce soir j'espère bien pouvoir lui mettre le Petit Jésus dns la crèche".

"Une sinécure" et "C'est une véritable sinécure", "C'est une vraie sinécure" ou "Ce n'est pas une sinécure".

  • "Une sinécure" est un substantif féminin désignant :
    • à l'origine, au Moyen Âge, un bénéfice ecclésiastique (beneficium sine cura) accordé à un clerc pour lui permettre d'effectuer un travail de recherche sans avoir à assurer de services religieux ou, comme on dit, sans avoir charge d'âmes,
    • puis, par extension : une charge, un emploi ou une fonction n'obligeant à aucune fonction, ou ne nécessitant que très peu de travail effectif ; pour lequel on est par conséquent rétribué sans avoir rien (ou presque rien) à faire,
    • et donc : une situation de tout repos.

 

  • "C'est une véritable sinécure" ou "C'est une vraie sinécure" sont donc des locutions verbales en forme d'idiotismes religeux signifiant, dans le registre familier : c'est une situation, un emploi de tout repos.

On dit par exemple : "Encore un ancien ministre qui va bénéficier d'une véritable sinécure au frais du contribuable".

  • et "Ce n'est pas une sinécure" est une locution verbale en forme d'idiotisme religieux signifiant, dans le registre familier : il ne faut pas croire que c'est facile : c'est pénible, ce n'est pas de tout repos ; il y a une lourde charge de travail, souvent désagréable, se réalisant au prix de lourds efforts.

On dit par exemple : "Tu ne devrais pas être  jaloux du nouveau boulot de ton frère : ile est peut-être mieux payé que toi, mais ce n'est pas une sinécure, crois-moi !".

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl;fr, Le Robert et www.larousse.fr

"Une prébende" ou "Des prébendes".

Ce substantif féminin désigne :

  • avant la Révolution française de 1789 :
    • la part de biens prélevée sur les revenus d'une église et attribuée à un clerc pour sa subsistance et en compensation du ministère accompli,
    • ou : le titre auquel est attachée une prébende,
  • et de nos jour, par analogie, dans le registre soutenu :
    • un poste honorifique, une sinécure lucrative, obtenus par faveur,
    • ou : les avantages, revenus et profits attachés à une charge, à une fonction quelconque.

On dit par exemple : "Sitôt les élections gagnées, les vainqueurs s'empressent de se partager les prébendes".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Un voeu pieux".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme religieux relève du registre soutenu.

Et elle désigne : un souhait que l'on pense irréalisable, dont on sait qu'il ne pourra se réaliser.

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"À Dieu ne plaise !" ou "Ce qu'à Dieu ne plaise !".

Bien qu'agnostique, j'aime beaucoup cette jolie locution interjective en forme d'idiotisme religieux.

Appartenant de nos jours au registre désuet, elle signifie :  espérons que cela n'arrivera pas !

Et s'utilise lorsqu'on ne souhaite pas qu'une chose se produise ; afin de repousser telle ou telle supposition ou éventualité que l'on ne veut pas envisager. En espérant que - comme elle devrait également déplaire à Dieu, celui-ci ne le permettra pas ; fera le nécessaire pour qu'elle ne se produise pas.

On dit par exemple : "Malheureusement une nouvelle catastrophe pourrait venir s'ajouter à celle-ci... ce qu'à Dieu ne plaise !".

Ou : "À Dieu ne plaise que je ne connaisse jamais pareille situation !".

Cette formule nous vient du XIe siècle, puisqu'on la retrouve, sous une forme un peu différente, dans la célèbre "Chanson de Roland" : "Ne placet Deu ne ses saintismes angles", c'est à dire "Ne plaise à Dieu, ni à ses très saints anges".

Source : www.expressio.fr

"Pleurer comme une Madeleine".

"Pleurer comme une Madeleleine" (© Jill Greenberg 2012)

Cette locution verbale du registre familier signifie :

  • pleurer beaucoup, abondamment ; être particulièrement triste, sembler inconsolable,
  • voire : pleurer de façon quelque peu excessive et légèrement injustifiée.

Elle est très proche de l'idiotisme animalier "Pleurer comme un veau" et des idiotismes corporels "Pleurer à chaudes larmes" et "Pleurer toutes les larmes de son corps".

On dit par exemple : "Mon chéri, lorsque tu auras fini de pleurer comme une Madeleine parce que le PSG a perdu, tu penseras à aller chercher les enfants chez tes parents, s'il te plait".

"Pleurer comme une Madeleine" ne constitue pas un idiotisme alimentaire mais un idiotisme religieux.

En effet, la Madeleine dont il est ici question n'est pas le petit gâteau sucré à pâte molle, en forme de coquille...

Des madeleines

... mais Marie de Magdala ou Marie la Magdaléenne ("Marie Madeleine"), pleurant aux pieds du Christ dans la Bible.

Source : wiktionary.org

"La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange".

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Ces différentes locutions verbales désignent une plante épiphyte originaire d'Amérique du Nord et d'Amérique Centrale appelée "Tillandsia usneoïdes".

On l'a souvent aperçue dans les films se déroulant en Louisiane, car cette fille de l’air croît accrochée aux branches d’arbres des milieux humides.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Dans les forêts, cette espèce se retrouve fréquemment sur les branches des chênes de Virginie et de cyprès chauves, l’eau de ruissèlement qui dégouline de leurs feuilles étant particulièrement favorable aux cheveux d’anges.

Tillandsia usneoïdes se retrouve aujourd’hui partout dans le monde, soit introduit dans les forêts, soit cultivé dans les maisons, serres, vérandas, ou en extérieur.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Description

Tillandsia usneoïdes se présente sous forme tiges filiformes, souples et ramifiées indéfiniment, recouvertes de fines écailles argentées. Elles portent des feuilles fines, parfois redressées, parfois bouclées, de même texture que la tige. Les minuscules écailles qui recouvrent l’ensemble ont un rôle important dans l’absorption de l’eau et des nutriments. Tillandsia usneoïdes n’a pas de racine, c’est une plante à fleur épiphyte qui se nourrit exclusivement du ruissèlement de l’eau sur ses tiges et feuilles.

L’ensemble pend d’une branche ou d’un support sur un à plusieurs mètres, comme une longue barbe de vieillard.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Les petites fleurs à trois pétales apparaissent parfois en été, uniques, bien ouvertes et de couleur verte, parfois jaune. Elles produisent des graines soyeuses.

Culture

Tillandsia usneoïdes peut être gardé en intérieur toute l’année, ou cultivé sous les arbres en extérieur pendant l’été et rentré en hiver. En régions méditerranéennes, la plante est parfois conservée toute l’année dehors.

Les cheveux d’anges demandent une bonne luminosité en évitant le soleil direct aux heures les plus chaudes, qui les dessèche trop vite. Ils sont maintenus dans une atmosphère relativement humide, habituellement entre 15 et 25 °C, bien qu’ils soient capables de subir des températures beaucoup plus fraiches.

"La barbe de vieillard" et "Les cheveux d'ange" sont des idiotismes corporels. Et "Les cheveux d'ange" est un idiotisme religieux.

Source : www.aujardin.info

Où peut-on envoyer quelqu'un lorsqu'on le tue ?

Le moins que l'on puisse dire est que les formules ne manquent pas pour dire en français que l'on tue quelqu'un en l'envoyant ou en l'expédiant quelque part !

On peut en effet "Envoyer à la morgue", "Envoyer ad patres", "Envoyer au cimetière" ou "Envoyer au royaume des morts".

Ou utiliser les idiotismes religieux "Envoyer au ciel", "Envoyer au paradis" ou "Envoyer au purgatoire".

Ainsi que toutes leurs variantes avec le verbe "Expédier" : "Expédier à la morgue", "Expédier ad patres", "Expédier au cimetière", "Expédier au royaume des morts", "Expédier au ciel", "Expédier au paradis" et "Expédier au purgatoire"

Sur le même sujet, je me permets de vous recommander mon article consacré à toutes les façons de dire "Tuer".

"Faire pleurer le Petit Jésus".

Cette étonnante locution verbale en forme d'idiotisme religieux appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : se masturber, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

"Un bouc émissaire" ou "Servir de bouc émissaire".

"Un bouc émissaire" est une locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme religieux.

Elle trouve son origine dans la Bible, Dieu prescrivant, dans le Lévitique, d’envoyer dans le désert, vers Azazel, un bouc expiatoire, chargé de toutes les fautes d’Israël.

Et elle désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un bouc que l’on chassait dans le désert, après l’avoir chargé des malédictions que l’on voulait détourner du peuple.
  • et au sens figuré, dans le registre familier : une personne sur laquelle on fait retomber les torts des autres, victime expiatoire.

On dit par exemple : "Dans cette affaire, le député mis en cause sert, à l'évidence, de bouc émissaire à la majorité présidentielle".

Ou : "Je veux bien assumer mes responsabilités, mais pas servir de bouc émissaire à la société".

Source : wiktionary.org