"Fussent-elles", "Fussent-ils", "Fût-elle" ou "Fût-il".

J'aime beaucoup ces différentes formes conjuguées du verbe "Être" qui relèvent du registre soutenu.

  • "Fussent-elles" et "Fussent-ils" constituent la forme interrogative de la troisième personne du pluriel à l'imparfait du subjonctif.

Et signifient respectivement : peu importe qu’elles soient ou peu importe qu'ils soient.

On dit par exemple : "Fussent-elles hors de prix, je souhaite absolument manger des huîtres ce soir".

Ou : ""Fussent-ils malades, ils auraient pu nous prévenir qu'ils ne comptaient pas venir".

  • "Fût-elle" et "Fût-il" constituent la forme interrogative de la troisième personne du singulier à l'imparfait du subjonctif.

Et signifient respectivement : peu importe qu’elle soit ou peu importe qu'il soit.

On dit par exemple : "Fût-elle la fille du président, je ne la veux pas comme assistante".

Ou : "Fût-il le pape, je ne le recevrai pas !".

Source : wiktionary.org

"Contendant" ou "Contendante" et "Contondant" ou "Contondante".

Ces deux adjectifs paronymiques du registre soutenu ne doivent surtout pas être confondus, car ils possèdent des significations fort éloignées :

  • "Contendant" ou "Contendante" - qui relève également du registre désuet - qualifie en effet : celui ou celle qui est acteur ou actrice d'une situation ; protagoniste d'un conflit ou d'un litige.

On parle par exemple d'un "héritier contendant" ou d'un "prince contendant".

Et d'une "partie contendante", dans le domaine juridique.

Le mot peut également être utilisé comme substantif : "Un contendant" ou "Une contendante".

On dit par exemple : "Il faudrait que l'un des contendants accepte de faire quelques concessions".

  • tandis que "Contondant" ou "Contondante" qualifie : ce qui meurtrit par écrasement, blesse par le choc, sans couper, ni percer, mais en produisant des contusions.

On parle par exemple d'un "objet contondant" ou d'un "outil contondant", lorsqu'une personne a utilisé un gros cendrier ou une statuette pour frapper et assommer ou tuer sa victime.

Et d'une "arme contondante", pour désigner une arme constituée d'un manche pour la prise en main et d'une partie opposée servant à asséner des coups écrasants et non tranchants.

Les gourdins, les masses d'armes, les massues, les marteaux d'armes et les bâtons de combat sont des armes contondantes.

Mais pas les pics à glace ou les haches.

Une arme contondante est

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

24 façons de dire : "Les fesses".

Des fesses de femme

"Le baba", "le boule", "le dargeot", "le derche", "le fouettard", "le joufflu", "les meules", "les miches" ou "le pétard" relèvent du registre argotique.

Tandis que "le cul", "la lune", "le panier", "le popotin", "le postère" ou "le tutu" appartiennent au registre familier.

Et "Le cucul" au langage enfantin.

"L'arrière-train", "le bas du dos", "la croupe", "le derrière" ou "le fessier" relèvent du langage courant.

Et "le postérieur", "le séant" ou "le siège" au registre soutenu.

"Sciemment".

J'aime beaucoup ce joli adverbe du registre soutenu qui se prononce sia-man.

Et qui signifie : en pleine connaissance de cause, en sachant précisément ce que l'on fait ; consciemment, délibérément, volontairement.

On dit par exemple : "Le chauffard en fuite a sciemment percuté un piéton alcoolisé qui titubait sur la chaussée".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"In fine".

J'aime bien cette jolie locution adverbiale latine que l'on utilise fréquemment dans le registre soutenu et qui signifie, selon le contexte :

  • au dernier moment, en fin de compte, finalement.

On dit par exemple : "In fine, le gouvernement a décidé de ne pas modifié la réglementation en vigueur".

Ou : "In fine, nous sommes parvenu à éviter le procès".

  • à la fin, dans les dernières lignes, dans la partie finale (d'un livre, d'un chapitre ou d'un paragraphe).
  • ou : ne pouvant pas être remboursée par anticipation.

On parle ainsi, par exemple, de "crédit in fine", de "prêt in fine" ou de "remboursement in fine".

Sources : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Un plumitif".

J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre soutenu, qui désigne, selon le contexte :

  • dans le jargon juridique : un registre tenu par le greffier durant les audiences, sur lequel il note les diverses phases de l'audience et l'essentiel des décisions,
  • et, de façon péjorative :
    • une personne vivant de sa plume, telle que un greffier, un clerc de notaire, un commis aux écritures, un secrétaire ou un bureaucrate.
    • un écrivain ou un journaliste médiocre, besogneux.

On dit également, dans le registre familier : "Un gratte-papier" ou "Un scribouillard".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "Même pas i't'connaît l'mec" !

Mais :

  • "CE mec NE tE connaît même pas" (registre argotique),
  • "CE TYPE NE tE connaît même pas" (registre familier),
  • "CE GARS NE tE connaît même pas" (langage courant),
  • ou : "CET INDIVIDU NE tE connaît même pas" (registre soutenu) !

 

"Avoir vent de quelque chose" ou "Avoir écho de quelque chose".

Ces deux curieuses locutions verbales, qui ne manquent pas d'interloquer nos amis étrangers et nos jeunes enfants, appartiennent au registre soutenu.

Et elles signifient toutes deux : avoir connaissance, être au courant, être informé, entendre parler de quelque chose ; recevoir une information.

On dit par exemple : "J'ai eu vent d'un projet d'embauche dans votre société".

Ou : "Ma soeur a eu écho d'un possible retard de livraison".

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.expressio.fr

"Pertinemment".

Cet adverbe du registre soutenu qualifie ce qui est fait de manière pertinente, judicieuse.

  • Répondre pertinemment, c'est répondre avec intelligence et bon sens.

On dit par exemple : "J'éprouve des difficultés à prendre mon épouse pour une imbécile car elle me répond toujours pertinemment...".

  • Savoir pertinemment quelque chose, en revanche, c'est le savoir parfaitement, de manière incontestable.

On dit par exemple : "Mon chéri, tu sais pertinemment que j'aperçois le soutien-gorge de notre jeune fille au pair sous ta descente de lit... et que cette pauvre Ingrid va rapidement étouffer dans la penderie !".

"Gager que".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre soutenu, que j'utilise souvent dans ce blogue et qui signifie : parier que, présumer que, supposer que ; donner comme sûre son opinion sur quelque chose.

On dit par exemple : "Compte tenu de l'importance du nombre d'articles publiés chaque semaine, je gage que l'importante croissance de la fréquentation de J'aime les mots perdure".

Ou : "Je gage que le niveau de langue de nos journalistes n'ira guère en s'améliorant".

Sources : www.cnrtl.fr, Le Robert et www.larousse.fr

"En deçà" ou "En deçà de".

J'aime beaucoup cette jolie locution prépositive, qui relève du registre soutenu et signifie, selon le contexte :

  • de ce côté-ci  ou de ce côté-ci de :

On dit par exemple : "L'usager de la SNCF oit respecter le marquage au sol indiquant la limite de discrétion. Et s'arrêter en deçà".

Ou : "En deçà de la frontière, le port de la ceinture de sécurité n'était pas obligatoire avant le 1er juillet 1973, à l'avant, et le 1er octobre 1990, à l'arrière".

  • avant ou avant le/la/les.

On dit par exemple : "Ce phénomène date de la dernière guerre. Et n'existait pas en deçà".

Ou : "Cette machine n'était pas utilisée en deçà du Moyen Âge".

  • ou, au figuré : en dessous ou en dessous de.

On dit par exemple : "Pour cet achat, je me suis fixé une limite de 200€. Et j'espère bien rester en-deçà".

Ou : "La fréquentation de J'aime les mots est restée cette semaine-ci en-deçà de ses niveaux habituels".

Source : wikipedia.org

"Force est de constater".

J'ai toujours apprécié cette expression du registre soutenu, qui permet de dire de manière élégante : "On est bien obligé de constater" ou "Il faut bien constater".

Mais je dois reconnaître - force m'est de constater ! - que son emploi systématique par les journalistes et hommes politiques, qui en usent et abusent depuis quelques temps, a fini par me la rendre presque insupportable.