"La roche Tarpéienne est proche du Capitole" ou "Il n'y a pas loin du capitole à la roche tarpéienne".

"La roche tarpéienne est proche du Capitole"

J'aime beaucoup cette locution verbale qui nous vient du latin "Arx tarpeia Capitoli proxima".

Elle  signifie que les honneurs et la célébrité n’empêchent pas la déchéance ou la chute d’arriver ; et celles-ci peuvent survenir rapidement.

Aussi, la meilleure façon de précipiter quelqu'un vers sa chute - au propre comme au figuré - consiste parfois à l'inviter à monter le plus haut possible, voire à faciliter son ascension.

  • Le Capitole est en effet l'une des sept collines sur lesquelles Rome a été fondée. C'est le centre religieux de la ville avec le Temple de Jupiter capitolin consacré à la triade Jupiter, Junon et Minerve. Par extension chaque cité romaine se doit d'avoir son Capitole.
  • Tandis que la roche Tarpéienne (en latin : "saxum Tarpeium" ou "rupes Tarpeia" ou "encore "Tarpeium") est une crête rocheuse située à l’extrémité Sud-Ouest du Capitole, à Rome.

Lieu d’exécution capitale pendant l’Antiquité, c’est de là qu’étaient précipités, jusqu’à la fin de la République romaine, les criminels et en particulier ceux qui se rendaient coupables de faux témoignage et de haute trahison.

 

Histoire

Son nom vient de Tarpeia, la fille de Sempronius Tarpeius, gouverneur de la citadelle à l’époque de Romulus, qui avait accepté l’offre du roi des Sabins Titus Tatius, dont elle était amoureuse, d’ouvrir les portes à ses troupes alors en guerre contre les Romains.

À la fin de la bataille, Tarpeia demanda la récompense qui lui avait été promise pour sa trahison : ce que les Sabins portaient au bras gauche (leurs bijoux en or). Les Sabins s’exécutèrent immédiatement mais ils lui donnèrent aussi leurs boucliers qu’ils portaient également au bras gauche et dont le poids écrasa Tarpeia.

Le nom de Tarpeia fut d'abord donné à l'ensemble de la colline de l'actuel Capitole, puis fut réservé à l'un de ses rochers.

Sources : wiktionnary.org, wikipedia.org et XXX

"Vélléitaire" ou "Un vélléitaire".

Cet adjectif et ce substantif masculin relèvent du registre soutenu.

Et ils désignent, en parlant d'une personne, de son comportement : hésitant, timoré ; incapable de prendre des décisions et de passer aux actes, de se décider à agir, ou incapable de s'en tenir à une décision prise.

On dit par exemple : "Je n'en peux plus du caractère vélléitaire de mon nouveau chef".

Ou :"Moi aussi je déteste les vélléitaires".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"La probité".

Ce substantif féminin relève du registre soutenu.

Et il désigne : l'honnêteté scrupuleuse ; la qualité de la personne qui observe parfaitement les règles morales, qui respecte scrupuleusement ses devoirs, les règlements, etc. ; l'intégrité, la droiture.

On dit par exemple : "J'ai récemment apprécié la probité d'un vendeur eBay qui m'a récemment contacté pour me dire que j'avais réglé trop de frais de port et me proposer de choisir pour 10€ d'articles supplémentaires".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

Ne dites pas : "Ça veut dire quoi ?" ni "Qu'est-ce ça veut dire ?" !

Mais plutôt :

  • à tout le moins : "Qu'est-ce QUE cELa veut dire ?" (langage courant),
  • et idéalement : "Qu'est-ce QUE cELa SIGNIFIE ?" (registre soutenu),
  • voire : "Que cela signifie-t-il ?" (registre soutenu) !

"Ça veut dire quoi ?" relève du registre familier et "Qu'est-ce ça veut dire ?" du registre populaire

24 façons de dire "Tomber" en français.

Un bébé pleurant après être tomber par terre, en extérieur

"Prendre une gaufre", "Se casser la gueule", "Se gaufrer", "Se péter la gueule", "Se rétamer", "Se rétamer la gueule", "Se viander" et "Se vautrer" relèvent du registre argotique.

Tandis que "Ramasser un gadin", "Se boîter", "Se casser la binette", "Se casser la figure", "Se casser la margoulette", "Se gameller", "Se prendre une boîte", "Se ramasser" et "Se ratatiner" appartiennent au registre familier.

"Chuter", "Faire une chute", "S'étaler", "S'étaler de tout son long" et "Trébucher" relèvent du langage courant.

"Broncher" appartient au registre désuet.

Et "Choir" relève du registre soutenu.

"Ne pas être chose aisée" et "Ne pas être chose facile".

Ces deux locutions verbiales sont parfaitement synonymes et signifient toutes deux : être difficile.

  • "Ne pas être chose aisée" relève du registre soutenu.

On dit par exemple : "Expliquer à mon épouse la présence du collier de mon assistante dans notre voiture familiale n'a pas été chose aisée".

  • tandis que "Ne pas être chose facile" relève du langage courant.

On dit par exemple : "Remonter ces deux buts de retard en moins de 20 minutes ne va pas être chose facile".

"Céans".

J'aime beaucoup cet adverbe.

  • Relevant du domaine juridique, il signifiait autrefois (registre désuet), dans les jugements et les arrêts : "ici", "en ce lieu", "en ces lieux" ou "là où nous nous trouvons",

On disait par exemple : "Vous avez été convoqué devant la cour de céans".

  • mais ne se dit plus, de nos jours, que par plaisanterie, dans le registre soutenu, notamment dans la locution "Le maître de céans", désignant "Le maître de maison".

On dit par exemple : "Je serai ravi de vous revoir céans".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.dictionnaire-juridique.com

Merci à Michaël Darmon !

Le journaliste français Michaël Darmon

Il est est en effet devenu tellement rare de nos jours de pouvoir entendre à la télévision une aussi jolie formule, que ce superbe "Peu lui en chaut", utilisé le 26 novembre 2022, à propos de Vladimir Poutine, dans l'émission Weekend direct", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV

Je fustige suffisamment souvent le personnel journalistique et politique français pour pointer aujourd'hui du doigt une personne qui ose employer à bon escient une locution interjective de ce type, plutôt que de nous asséner un "Mais il s'en fout complèt'ment", comme se permettent régulièrement de le faire nombre de ses collègues ou de participants ou invités, contribuant ainsi, au quotidien, à la lente dégradation du niveau de langue moyen des français.

Né en 1962, Michaël Darmon est un journaliste, essayiste et romancier français.

Il a successivement travaillé à TF1, à la RTBF, à France 2, à I-Télé, i24news, Sud Radio et Europe 1.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Ma meuf touche grave sa bille en zikmu" !

Mais plutôt : "Ma copine s'y connaît beaucoup la musique" !

Voire : "Ma dulcinée est fort versée dans le quatrième art" !

Vous passerez ainsi du registre argotique au langage courant voire au registre soutenu.

Une guitariste
Roxane, chanteuse, clarinettiste et guitariste. Ancienne élève des conservatoires de Paris et actuellement professeure en école de musique, elle propose des cours de chant et clarinette à Nanterre (92), pour tous niveaux à partir de 10 ans.

12 façons de dire "Être mal habillé" en français.

Une jeune femme fagotée comme l'as de pique

"Être mal fringué" et "Être habillé à la va comme je te pousse" relèvent registre populaire.

Tandis que "Être mal sapé" appartient au registre argotique.

Et "Être attifé", "Être fagoté comme l'as de pique" ou "Être mal fagotté" au registre familier.

"Être bizarrement arrangé", "Être habillé sans goût" et "Être mal vêtu" relèvent du langage courant.

Tout comme, par plaisanterie, "Être habillé comme un touriste allemand".

Et "Être accoutré" ou "Être affublé" appartiennent au registre soutenu.

 

22 façons de dire "Avoir de la chance".

Avoir de la chance

Les formules "Avoir de la chatte", "Avoir de la moule", "Être chatard" (ou "Être chattard"); "Être chatteux" ou "Être mouleux" font référence à deux des noms donnés en argot au sexe de la femme ("Chatte" et "Moule") et relèvent du registre vulgaire.

De même que "Avoir du fion".

Quant aux formules "Avoir du cul" ou "Avoir le cul bordé de nouilles", elles relèvent du registre argotique.

"Avoir du bol", "Avoir une veine de cocu", "Être chançard", "Être cocu", "Être veinard" ou "Être verni" appartiennent au registre familier.

De même que "Avoir la baraka", qui nous vient du mot arabe "Baraka" désignant une chance extraordinaire, une bénédiction ou une faveur divine. Ce mot a été adopté par les troupes françaises de l’Armée d’Afrique dès la colonisation de l’Afrique du Nord dans les années 1830, puis employé par les poilus durant la Première Guerre mondiale comme synonyme du mot "chance".

Le langage courant nous offre les formules "Avoir de la veine", "Être chanceux", "Être en veine" ou "Être né sous une bonne étoile".

La formule "Être né coiffé" relève du registre soutenu et du registre désuet.

Enfin, "Être bidard" relève du registre désuet, cette expression venant du patronyme du gagnant du gros lot de la loterie de l'Exposition universelle de 1878.

Source : www.defense.gouv.fr