"Dépasser l'entendement" ou "Échapper à l'entendement".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre soutenu, qui signifie :

  • être incompréhensible, au-delà des limites de la compréhension humaine.

On dit par exemple : "Ce type de phénomène dépasse l'entendement".

  • ou, par exagération : être simplement extraordinaire, difficile à admettre.

On dit par exemple : "Je vous assure que l'attitude de votre fils échappe à l'entendement !".

Sources : www.cnrtl.fr et www.linternaute.fr

"Bafouer".

Ce verbe du registre soutenu signifie : ridiculiser, railler sans pitié, moquer avec dédain, traiter avec un mépris outrageant, tourner en dérision.

On dit par exemple : "Cet élève bafoue l'autorité de ses professeurs".

Ou : "L'autorité du gouverment est constamment bafouée".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

13 façons de dire : "Un chien".

Un chien

"Un cabot", "un clébard" et "un clebs" appartiennent au registre argotique.

Les géminations "Un chien-chien" (ou "un chienchien") et "un toutou" relèvent du langage enfantin.

Dans le langage courant, nous trouvons "un roquet", qui désigne un petit chien hargneux aboyant pour un rien, "un limier" qui désigne un grand et gros chien de chasse, et "un corniaud" ou "un bâtard" qui désignent un chien n'étant pas de race pure.

Enfin, le registre soutenu nous propose la locution nominale "le meilleur ami de l'homme" ainsi que les substantifs "le canidé" ou "le quadrupède", fréquemment employés par les journalistes.

Ainsi que "un molosse", qui désigne un chien de grade de troupeau ou un gros chien de garde, d'aspect particulièrement redoutable.

"Le gongorisme" ou "Le cultisme".

On rencontre assez peu fréquemment ces deux étranges substantifs masculins, qui relèvent du registre soutenu.

Et qui désignent tous deux : l'affectation, la préciosité, la recherche du style,.

Ce style littéraire du XVIIe siècle se caractérise notamment par l'abus d'images et de métaphores et il a été mis à la mode à la fin du XVIe siècle par certains écrivains espagnols.

Et en particulier, bien sûr, celui qui lui a donné son nom de "Gongorisme", le poète baroque espagnol Luis de Gongora y Argote, né le 11 juillet 1561 et mort le 24 mai 1627.

Le poète baroque espagnol Luis de Gongora y Argote, emblématique du "Gongorisme" ou "Cultisme".

Sources : wikipedia.org et Le Robert

"Instamment"

J'aime beaucoup cet adverbe, qui signifie :

  • dans le registre désuet : d'une manière imminente, urgente.

On dit par exemple : "La nouvelle formule va paraître instamment.

  • et dans le registre soutenu, de nos jours : vivement, de façon pressante, avec force ; avec instance, d'une manière instante.

On dit par exemple : "Vous êtes instamment priés de me restituer cet ouvrage".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr, wiktionar.org et Le Robert

9 façons de dire : "Un cheval".

La plus belle conquête de l'homme : le cheval

"Un canasson" relève du registre argotique.

"Un bourrin" appartient au registre familier.

De même que "Une rosse" et "Une rossinante", qui désignent - dans le registre désuet - un mauvais cheval, maigre et poussif.

"Une monture" relève du langage courant.

Et "La plus belle conquête de l'homme" ou "La plus noble conquête de l'homme", "Un fier destrier" ou  "Un équidé" appartiennent au registre soutenu.

"Délètère".

Cet adjectif signifie :

  • dans le langage courant, au sens propre : dangereux pour la santé, mettant la la vie en danger, pouvant causer la mort ; en particulier en parlant d'un gaz nocif.

On parle par exemple de "gaz délétère" ou de "produit délétère".

  • et dans le registre soutenu, au sens figuré : nuisible, néfaste, pernicieux ; qui corrompt l'esprit.

On parle par exemple d'"ambiance délétère", de "doctrine délétère" ,de "propos délétère" ou de "raisonnement délétère".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Déginguandé".

J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu qu'utilisait ma mère à propose de certains de mes copains d'adolescence.

Se prononçant dé-jun-guan-dé, il signifie en effet : ayant une allure gauche, une démarche irrégulière, déséquilibrée, sautillante. Et cela en raison de son corps disproportionné dans sa haute taille ou de ses membres trop longs.

On dit par exemple : "Mon ami Philippe est tout déginguandé : il a grandi de plus de 30 centimètres cette année et atteint presque les deux mètres !".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Il ne faut pas confondre "Les aïeuls" et "Les aïeux".

  • Curiosité intéressante de notre jolie langue, le substantif masculin "Un aïeul" possède l'étrange particularité de posséder... deux pluriels différents !
    • "Les aïeuls" désigne en effet : les grands-parents ou les grands-pères ; mais parfois aussi les arrière-grands-parents,

On dit par exemple : "L’héritage de mes aïeuls paternels a permis à mon père de s’acheter une petite maison de campagne".

    • tandis que "Les aïeux" signifie : les ancêtres, les ascendants ou plus largement ceux qui ont précédé la génération actuelle.

On dit par exemple : "Mes aïeux sont originaires de Pologne, d'où ils sont partis à la fin du XIXe siècle".

  • Il n'existe en revanche qu'une seule forme au féminin pluriel - "Aïeules" - qui désigne tout aussi bien les grands-mères que les ancêtres féminines.

On dit par exemple : "Mes aïeules ont donné une bonne éducation à mes parents, qui se sont efforcés de nous la retransmettre à ma soeur et moi".

Si l'on excepte la locution interjective "Mes aïeux !", qui relève du registre familier, les termes "aïeuls" et "aïeux" sont généralement perçus comme relevant du registre soutenu.

Et comparativement avec les mots "ancêtres" ou "grands-parents", ils sont souvent connotés positivement, marquant une attitude de respect, d’admiration ou bien, dans des contextes différents, d’humour, d’ironie.

"Aïeuls" et "aïeux" sont d’ailleurs souvent associés à des qualificatifs tels que "dignes", "illustres", "vaillants", "nobles".

Pour désigner les arrière-grands-parents, on emploie le terme "bisaïeuls" (ou parfois "aïeuls") et pour les générations précédentes, "trisaïeuls", "quatrièmes aïeuls" ou plus rarement "quadrisaïeuls", "cinquièmes aïeuls", etc.

Source : bdl.oqlf.gouv.qc.ca

"La déliquescence" et "Déliquescent".

J'aime beaucoup ces jolis mots du registre soutenu, qui désignent respectivement :

  • "La déliquescence" :
    • au sens propre :
      • propriété que possèdent certains corps de se désagréger et de passer à l'état liquide ou semi-liquide en absorbant l'humidité de l'air,

On dit par exemple : "Ce produit de séchage est constitué de cristaux ou granulés que la déliquescence désagrège et rend liquides".

      • ou : état d’un corps ainsi pénétré par l’humidité.

On dit par exemple : "Ce sel est tombé en déliquescence".

    • et au sens figuré :
      • décadence complète, décomposition, ruine, résultant de la violation des règles morales,

On dit par exemple : "La déliquescence de notre société prend désormais des proportions inquiétantes".

      • ou : déchéance, décrépitude, dégénérescence, grand affaiblissement physique et intellectuel d'une personne.

On dit par exemple : "La déliquescence de ce très vieil ami m'attriste profondément".

  • et "Déliquescent" ou "Déliquescente" :
    • au sens propre : pouvant fondre complètement par déliquescence,

On dit par exemple : "Il s'agit de cristaux déliquescents, utilisés comme produit de séchage".

    • et au sens figuré :
      • en complète décadence,

On dit par exemple :"L'Empire romain est alors déliquescent".

      • ou : décrépi, dégénérescent, très affaibli physiquement ou intellectuellement.

On dit par exemple : "Sois réaliste, voyons : ton arrière-grand-père est plus que déliquescent désormais".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Au regard de" ou "Au regard des".

J'aime beaucoup employer cette locution prépositive qui relève du registre soutenu et qui signifie, selon le contexte: compte tenu de/s, par rapport à/aux, eu égard à/aux, en considération de/s, en comparaison de/s.

On dit par exemple : "Au regard de mes revenus, le coût de cette réparation est vraiment très élevé".

Ou : "Je ne suis pas inquiet pour les résutats de ma fille à ce concours, au regard de son excellent niveau".

Sources : www.linternaute.fre et www.academie-francaise.fr

"Sporadique" et "Sporadiquement".

Ces deux jolis mots appartiennent au registre soutenu.

Et ils signifient respectivement :

  • "Sporadique" (adjectif) :
    • qui apparaît, existe, se produit çà et là, de temps en temps, par intermittence, d'une manière irrégulière, éparse, clairsemée,

On dit par exemple : "L'incendie ne reprend plus que de façon sporadique".

Ou : "Après six mois, le mouvement s'est essouflé et il ne restait plus que des grèves sporadiques".

    • ou, en matière de pathologies : qui se produit rarement et ne touche, n'atteint que quelques individus isolés au sein d'une population. Par opposition à "épidémique" et "endémique".

On dit par exemple : "En dehors des périodes d'épidémie, cette maladie ne s'observe que de manière sporadique".

  • et "Sporadiquement" (adverbe) : de façon sporadique, d'une manière sporadique ; irrégulièrement, occasionnellement.

On dit par exemple : "À partir d'ici la forêt vierge n'existe pratiquement plus, sinon sporadiquement".

Ou : "Cette maladie s'observe sporadiquement dans certains pays d'Afrique".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr