"Prosaïque" et "Le prosaïsme".

Ces deux mots nous viennent du latin "prosaicus" ("écrit en prose") et relèvent du registre soutenu.

  • "Prosaïque" est un adjectif signifiant :
    • au sens propre : qui tient de la prose ou qui tient trop de la prose.

On parle par exemple d'un "style prosaïque" ou de "vers prosaïques".

    • et au sens figuré : qui manque d’élégance, de distinction ; banal, commun, plat, vulgaire.

On dit par exemple : "Veuillez m'excuser d'être aussi prosaïque".

  • tandis que "Le prosaïsme" est un subtantif masculin désignant :
    • au sens propre : un défaut de la poésie qui contient un trop grand nombre de tours et d’expressions appartenant à la prose.

On dit par exemple : "Ses vers sont remplis de prosaïsmes".

    • et au sens figuré : ce qui a un caractère prosaïque, manque d’élégance, de distinction ; ce qui est banal, commun, plat, vulgaire.

On dit par exemple : "Cette formule prosaïque dit bien ce qu'elle veut dire".

 Source : wiktionary.org

"La monstration" de quelque chose.

Ce substantif féminin relève du registre soutenu.

Il nous vient du latin "monstratio" signifiant "action de montrer".

Et il désigne en français : l'action, le fait de montrer, d'exposer, de présenter quelque chose.

La Revue Paris Merveilles, au Lido, à Paris (75)
La Revue Paris Merveilles, au Lido, à Paris (75)

On dit par exemple : "La monstration de ces corps de femmes partiellement dénudés ne m'a jamais émoustillé".

Source : www.larousse.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.fr

"Pour ce faire" et "Pour se faire".

Ces deux locutions verbales homophones ne doivent surtout pas être confondues puisqu'elles ont des significations radicalement différentes :

  • "Pour ce faire" relève en effet du registre soutenu et signifie : "À cette fin", "Pour faire cela", "Dans ce but" ou "Pour parvenir à un tel résultat".

On dit par exemple : "Ne te fais pas surprendre par les températures à Montréal, en hiver. Pour ce faire, emmène ce que tu as de plus chaud et en quantité".

  • tandis que "Pour se faire" relève du langage courant et signifie : "Pour pouvoir être".

On dit par exemple : "C'est connu, les vedettes arrivent toujours en retard pour se faire désirer".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"Des vociférations" ou "Vociférer".

J'aime beaucoup ce substantif féminin et ce verbe qui relèvent de nos jours du registre soutenu.

Ils signifient respectivement :

  • "Des vociférations" : des paroles bruyantes, des exclamations émises d'une voix forte, avec colère, emportement ; des cris, des hurlements.

On dit par exemple : "Quand vous aurez cessé vos vociférations, la séance pourra reprendre".

  • et "Vociférer" : parler très bruyamment, s'exclamer d'une voix forte, avec colère, emportement ; crier, hurler.

On dit par exemple : "Inutile de vociférer mon chéri, c'est ton tour de repasser le linge et de faire la vaisselle".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Une connivence".

J'aime beaucoup ce joli substantif du registre féminin qui relève de nos jours, je pense, du registre soutenu.

Il nous vient du bas latin "coniventia", lui-même issu du verbe "conivere" ("laisser faire".

Et il désigne : une participation, une entente secrète ou tacite, une intelligence non avouée avec quelqu'un en vue d'une action ; une complicité par tolérance et dissimulation.

On dit par exemple : "Mon directeur a agi de connivence avec mon chef de service".

Ou : "Tous mes collègues étaient de connivence"

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

4 façons de dire "Des lunettes".

Des lunettes de vue

On dit en argot "Des binocles" (féminin) ou "Des carreaux".

Et "Des culs-de-bouteilles" lorsqu'il s'agit de lunettes verres très épais.

Des lunettes "culs-de-bouteilles"

Enfin, le substantif féminin "Des besicles" (beu-zi-cle) (ou "Des bésicles" (bé-zi-cle) désignait autrefois (registre désuet) des lunettes sans branches se fixant sur le nez, mais s'emploie de nos jours, par plaisanterie, pour désigner des lunettes (registre soutenu).

Des besicles (ou bésicles)

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"N'en déplaise" ou "Ne vous en déplaise".

J'aime beaucoup cette locution verbale invariable qui relevait autrefois du registre familier mais aujourd'hui du registre soutenu.

Presque synonyme de "En dépit de" ou de "Malgré", "N'en déplaise" se dit comme une sorte d'excuse.

Et elle signifie : je souhaite que cela ne leur déplaise pas, ne les fâche pas ; que cela plaise ou non ; même si cela déplaît.

Selon Littré, cette formule correspondrait à l'ellipse du tour impersonnel "qu'il ne vous en déplaise", que l'on trouve dans "Le Tartuffe" de Molière (1699) : "Ma bru, qu'il ne vous en déplaise, Votre conduite, en tout, est tout à fait mauvaise".

On dit par exemple : "N'en déplaise à certains, je continue à parler de Droits de l'Homme et non de Droits humains".

Sources : dictionnaire.orthodidacte.com et parler-francais.eklablog.com

"La malignité".

Ce substantif féminin relève du registre soutenu.

Et il désigne, selon le contexte :

  • la tendance à faire le mal, à essayer de nuire en secret, en se servant des ressources de l'intelligence et de l'imaginatione ; la malveillance, la perfidie,

On dit par exemple : "Je me suis toujours méfié de la malignité de ce dirigeant".

  • ou : le caractère dangereux et insidieux d'une affection et sa tendance à s'aggraver.

En particulier, le caractère cancéreux d'une tumeur.

On dit par exemple : "Il s'agit malheureusement d'un cancer dont la malignité est particulièrement redoutable".

Source : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"De mise", "Être de mise" ou "Ne pas être de mise".

La locution adjectivale "De mise" est invariable et elle relève de nos jours du langage soutenu.

Elle signifie :

  • au sens propre : admissible, convenable dans telle ou telle situation ; conforme aux usages habituels admis dans le milieu, l’environnement ou le contexte dont il est question.

On dit par exemple : "Ces propos ne sont pas de mise dans une telle situation".

  • et au sens figuré : d'actualité.

On dit par exemple : "L'imprudence est de mise en cette période troublée".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

 

"Encorné".

Cet adjectif possède des significations différentes en fonction du niveau de langue utilisé.

Il peut en effet tout aussi bien signifier :

  • dans le registre soutenu : qui possède des cornes,

On dit par exemple : "Un diable encorné brandissait une longue fourche".

Un diable "encorné"

  • que, dans le langage courant : blessé par des cornes, tranpercer, éventrer.

On dit par exemple : "Le matador s'est fait encorner par un jeune taureau".

Un matador encorné par un taureau

Source : www.larousse.fr

12 façons de dire "Voler" ou "Dérober".

"Barboter", "Carotter", "Chouraver", "Chourer" et "Étouffer" relèvent du registre argotique.

"Chiper", "Faucher" et "Piquer" appartiennent au registre familier.

"Chaparder", "Emprunter" et "Escamoter" relèvent du langage courant

Et "Subtiliser" du registre soutenu.

23 façons de dire : "Être riche" ou "Être très riche".

Être très riche"

"Avoir plein de blé", "Avoir plein de fric", "Avoir plein de pognon", "Être blindé", "Être plein aux as", "Être plein de fric", "Être très friqué" ou "Être super friqué" relèvent du registre argotique.

"Être pété de thunes" appartient au registre populaire.

Et "Être un richard" au registre familier.

Tandis que "Avoir beaucoup d'argent", "Avoir énormément d'argent", "Être cousu d'or", "Être fortuné", "Être milliardaire", "Être millionnaire", "Être multi-milliardaire", "Être multi-millionnaire", "Être riche comme Crésus", "Être richissime", "Être très argenté" ou "Être un nabab" appartiennent au langage courant.

Et "Être un nanti" au registre soutenu.