On ne dit pas : "Disgresser", "Une disgression", "Faire une disgression" ou "Faire des disgressions" !

Comme on l'entend malheureusement trop souvent dire;

Mais : "Digresser", "Une digression", "Faire une digression" ou "Faire des digressions" !

Sans "s" entre le "i" et le "g".

Le verbe "Digresser" et le substantif "Digression" découlent en effet tous deux du latin "digressio", qui désigne l'action de s'éloigner.

Et "Digresser" ou "Disgression" ne sont que d'affreux barbarismes.

"Réouvrir" ou "Rouvrir" et "Réouverture" ou "Rouverture".

De manière assez étrange et illogique :

  • "Ouvrir de nouveau" doit se dire "Rouvrir" et non "Réouvrir" !

On dit par exemple : "De nombreux restaurants auront du mal à rouvrir après le déconfinement lié à la pandémie de maladie à coronavirus 2019".

  • Mais a contrario, le substantif correspondant est bien "Réouverture" et non "Rouverture", qui est un barbarisme...

On dit par exemple : "La réouverture des magasins ne pourra se faire que de manière progressive".

On ne dit pas : "Pour justement pallier À cet isolement" !

Comme l'a fait, le 19 mars 2020, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Pour justement pallier cet isolement" !

Je ne supporte plus d'entendre un tel barbarisme dans la bouche de personnes éduquées, diplômées et rompues à l'exercice de la parole comme peut l'être cette femme politique... qui n'a même pas pour elle l'excuse de la jeunesse, puisqu'elle est née, comme moi en 1961. Et que ses professeurs de collège et de lycée lui ont expliqué durant toutes les années 1970 que l'on ne disait pas "pallier à" mais "pallier" !

Je lui décerne donc, sans hésiter, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Une droite qui s'est scrashé en plein vol" !

Comme l'a déclaré le politologue français Roland Cayrol, le 23 février 2020, dans l'émission "Ça fait parler" sur la chaîne télévisée française d'information en continu LCI.

Mais, à tout le moins, : "Une droite qui s'est CRASHÉ en plein vol" !

Et, idéalement, : "Une droite qui s'est ÉCRASÉ en plein vol" !

Le verbe "scrasher" n'a en effet jamais existé en français ; pas plus que "to scrash" en anglais !

Sans doute monsieur Cayrol confond-il ces deux verbes anglais que sont "crasher" et "scratcher" ?

Mais que n'utilise-t-il donc pas un verbe français pour éviter ce type de déconvenue !